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Le VASPURAKAN

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Connaissez-vous le VASPURAKAN ? ………. ? Moi non plus, jusqu’à ce que j’y retrouve une ancêtre, N.
Mais, où dois-je pointer le télé-objectif ?
Au PORTUGAL, lieu où toute l’action se serait déroulée ?
En FRANCE,  à NANTES, terre d’origine d’un des protagonistes ?
En ARMENIE, terre d’origine de deux autres ?
Et la date ? Aux alentours de l’an 1000, peut-être après 1021.

Saisis par la grande peur millénariste, si jamais elle a existé ? Ou par une Foi sans limites ? Ou  les deux à la fois ?

Quelle entreprise ce voyage ! D’Arménie, du VASPURAKAN, jusqu’à St. Jacques de Compostelle, vers l’an Mille !

Le VASPURAKAN était un royaume d’Arménie occidentale. SENNECHERIB-Jean ou SENEKERIM, roi du VASPURAKAN ose, en compagnie de sa fille N. entreprendre cette équipée si aventureuse.  La mère de  N. s’appelait  KOUTSCHKOUTSCH, fille de GAGIK I et de N. et rien ne nous dit qu’elle était aussi du voyage. Mais même si elle n’a pas participé à l’aventure, son seul prénom lui assure le droit de rester pour la postérité. KOUTSCHKOUTSCH !

Du voyage, non. Du pèlerinage. Car ce n’était pas du tourisme, on affrontait tous ces dangers, pour arriver à Santiago de Compostela, afin de faire ses dévotions à l’Apôtre Jacques. L’Europe, d’Est en Ouest d’un seul trait. Il faut voir où se situe le VASPURAKAN ! Quelque part entre l’ouest de l’ARMENIE, la TURQUIE, et l’IRAN, autour du lac VAN.

Christianisées vers l’an 300, les populations du VASPURAKAN étaient des catholiques apostoliques, comme ceux de ROME, envoyant des théologiens aux premiers Conciles. Des Apôtres, dont S. Barthélémi, seraient venus leur porter la « bonne parole ». Mes pèlerins, eux, cherchaient le salut à l’autre bout du continent, à l’extrémité occidentale de l’Europe. Quel courage et quelle Foi !

Arrivés au Portugal, tout près du but, tout à fait au nord, à BRAGANÇA, ils trouvent dans un couvent le repos et l’accueil, dus à leur rang. A quel Ordre appartenait ce couvent ? Est-ce que des voyageurs aussi exotiques avaient trop attiré l’attention sur eux ? Auraient-ils échappé à tant de dangers de la route, à toutes ces « compagnies », à ces bandes de brigands qui sillonnaient l’EUROPE dans tous les sens et qui inspiraient avec raison tant de fantasmes et de terreurs, pour être victimes d’un fils de famille, et français de surcroît ? C’est pourtant ce que la «  légende » raconte.

Le roi SENNEKERIM-Jean régna de 1003 à 1021. Il fut le dernier roi de la dynastie ARDZRUNI  et  aurait cédé le VASPURAKAN à BYSANCE. Une autre de ses filles, Mariam, épousa Georges, roi de GEORGIE.

D. Mendo ALAO, celui par qui le scandale arriva, fils du 5ème Comte de NANTES, appartenait à la Famille des « ALAIN », famille qui avait été aussi, un temps, titulaire du Duché de BRETAGNE. Ce « rico-homem »,  parti de son Comté d’origine s’était fixé dans cette région de BRAGANÇA, au nord du Portugal. Il aurait trouvé la princesse N. d’ARMENIE, tout à fait à son goût. Il l’aurait raptée. Peut-être épousée ?

J’ai retrouvé ces ancêtres si intéressants dans la ligne de mon 17ème grand-père, Vasco  GOMES de ABREU, né vers 1340.

Le fils de l’union forcée entre D. Mendo  ALAO (ALAIN ou ALANO) et  N. d’ARMENIE  fut  D. Fernão MENDES ANTAS, qui épousa en 1045, N. AFONSO de LEON, fille du roi de CASTILLE,  Afonso VI.

     *  ALAIN de NANTES (975) et N.,

*  Mendo ALAO, seigneur de BRAGANçA  et N. d’ARMENIE

  • D. Fernão MENDES ANTAS et N. ALFONSO de LEON, fille d’ Afonso VI, roi de CASTILLE
  • Mem FERNANDES ANTAS et D. D. Sancha VIEGAS de BAIAO
  • Fernão MENDES, seigneur de BRAGANÇA et 1°  D.Teresa SOARES da MAIA   2° D. Sancha HENRIQUES, Infanta de Portugal, sœur de D. Afonso I, roi du PORTUGAL
  • D. Pero FERNANDES, Mordomo-mor du roi Afonso  I  et D. Fruïlle SANCHES de BARBOSA
  •  D.Nuno PIRES de BRAGANÇA et Maria FOGAÇA
  • D. Froïlle NUNES et D. Martim PIRES de CHACIM
  • D. Nuno MARTINS de CHACIM, Meirinho –mor, Mordomo-mor, Tenant de BRAGANÇA sous le roi D. Afonso III et D. Teresa NUNES QUEIXADA
  • D. Sancha NUNES de CHACIM et Lourenço SOARES de VALADARES
  • D. Guiomar LOURENCO de VALADARES et Gomes LOURENÇO de ABREU
  • Lourenço GOMES de ABREU, 7° seigneur de la Torre et Honra de ABREU, seigneur de REGALADOS, VALADARES, LAPELA e MELGAÇO, Ambassadeur du roi Afonso IV marié avec  D.Teresa CORREIA de AZEVEDO
  • D. Vasco GOMES de ABREU  et  D. Maria ROIZ de PORTOCARREIRO.   D.  Vasco  GOMES de ABREU et D.  Maria ROIZ de PORTOCARREIRO furent les huitièmes arrière-grand-parents de D. Vasco MARINHO  de CASTRO, mon 14ème grand-père

 

Chateau de Bragance / Bragança

Chateau de Bragance / Bragança

P O R T U G U E S

O V A S P U R A K A N

Conhecem o VASPURAKAN ?……… ? Eu também não, até ter encontrado um antepassado, N.

Mas, onde é que devo dirigir o télé-objecctivo ?

Em PORTUGAL, onde toda a acção deve ter ocorrido ?

Na  FRANÇA, em NANTES, terra de origem de um dos protagonistas ?

Na ARMENIA, terra de origem de dois  outros ?

E a data ? Por volta do ano 1000, talvez depois de 1021.

Alarmados pelo grande terror milenarista, se esse terror existiu ? Ou antes por uma Fé sem limites ?  ou as duas causas juntas ?

Que empresa essa viagem ! Da Arménia, do VASPURAKAN, até Santiago de Compostela, por volta do ano Mil ! O VASPURAKAN era um reino da Arménia ocidental. SENNECHERIB-Jean ou SENEKERIM, rei do VASPURAKAN atreveu-se, em companhia da sua filha N. a tentar essa viagem tão arriscada. A mãe de N. chamava-se KOUTSCHKOUTSCH, filha de GAGIK I e de N. e nada nos diz se ela fez ou não parte da viagem. Mas mesmo se ela não participou à aventura, basta o seu nome proprio para lhe garantir o direito à posteridade. KOUTSCHKOUTSCH !

Da viagem, não. Da peregrinação. Porque não se tratava de turismo, afrontavam-se todos  esses perigos para ir a Santiago de Compostela, fazer as devoções ao Apòstolo Tiago. A Europa, d’ Este em Oeste duma trota. Basta ver onde se situa o VASPURAKAN ! Là para o Oeste da ARMENIA, da TURQUIA e do IRAO, à volta do lago VAN. Cristianisadas à volta dos anos 300,  as populações do VASPURAKAN eram catòlicos apostòlicos, como os de ROMA, e enviavam Teòlogos aos primeiros Concìlios. Alguns Apòstolos, por exemplo, São Bartolomeu, teriam levado até eles  « a boa palavra ». Os meus peregrinos, esses, procuravam a salvação na outra extremidade do continente, na extremidade ocidental da Europa. Que coragem e que Fé !

Chegados a Portugal, mesmo no Norte, a BRAGANCA, quase no fim da aventura  são accolhidos como  a categoria deles o exige, num convento. Um convento pertencendo a que Ordem ? Viajantes assim tão « exòticos » teriam chamado demais a atenção sobre eles ? Teriam eles escapado a tantos perigos na viagem, a todas as « companhias », a essas tropas de bandidos que percorriam a Europa em todos os sentidos e que com razão inspiravam tanto terror e tantos fantasmas, para ao fim e ao cabo serem vitimas de um « filho de famìlia », e francês ainda por cima ? E no entanto a « lenda » que corre.

O rei SENNEKERIM-Jean reinou de 1003 a 1021. Foi o ùltimo rei da dinastia ARDZRUNI e teria cedido o VASPURAKAN a BIZANCIO. Uma outra das suas filhas, Mariam, casou com o rei da GEORGIA, Jorge.

D. Mendo ALAO, aquele que causou o escândalo, filho do 5° Conde de NANTES, pertencia à familia dos « ALAIN », familia que durante uns tempos tinha sido titular do Ducado da BRETANHA. Esse « rico-homem », saido do seu Condado original, tinha-se fixado na região de BRAGANÇA, no norte de Portugal. A princesa N. da ARMENIA agradou-lhe imenso. Ele teria-a raptado. Talvez desposado ?

Encontrei estes antepassados tão interessantes na linha do meu 17° avô, Vasco GOMES de ABREU, nascido por volta de 1340.

O filho da união forçada entre D. Mendo ALAO ( ALAIN ou ALANO) e N. da ARMENIA foi D. Fernão MENDES ANTAS, que casou em 1045 com N. AFONSO de LEON, filha do rei de CASTELA, Afonso VI.

Les deux MONIZ, Martim, celui de la Porte et Egas, celui de la Corde

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Ce nom, Martim MONIZ, est connu de tous les petits écoliers du Portugal. Comme celui d’un autre MONIZ, Egas, à  la même époque. Ils sont contemporains et ont, tous les deux, marqué l’Histoire du pays. Je ne sais pas s’ils étaient apparentés entre eux. Mais, le fait que je descende des deux,  je ne le sais que depuis très peu de temps.

Martim était un noble chevalier, valeureux, arrière-arrière-petit fils du roi D. Fernando I de LEON et CASTILLA. Il se trouvait aux côtés de D. Afonso HENRIQUES, devenu Afonso I du Portugal, et premier roi du pays, quand celui-ci entreprit le siège de LISBONNE avec l’aide de croisés venus de toute l’Europe.
Les Almohades tenaient la ville et étaient les maîtres de toute la région, offrant une dure résistance aux assaillants. Les semaines passaient  et les chrétiens étaient près d’abandonner, quand un matin, faisant un tour en bas des murailles, Martim MONIZ  aperçoit une porte pas tout à fait fermée.
C’était le  21 octobre 1147.
Ayant donné le signal à ses compagnons, il voit la porte qui commence à se refermer. Se sacrifiant, il met son corps  dans l’entrebâillement et en empêche la fermeture totale. Les chrétiens accourent, forcent l’ouverture et Lisbonne est ainsi prise.

La porte où Martim MONIZ se sacrifia  porta son nom pour toujours, selon le souhait exprimé sur le champ par le roi D. Afonso HENRIQUES. Ses descendants furent récompensés,  entre autres, par la Tour et les Terres et Honra de VASCONCELOS. Ce nom resta dans la ligne  descendante, qui vint jusqu’à moi.
L’autre ancêtre, portant le même nom MONIZ, fut Egas MONIZ de RIBADOURO. Il est parfaitement contemporain de Martim MONIZ. Le destin d’Egas fut probablement moins guerrier que celui de Martim. En fait, il fut le Maître, au sens didactique du mot, du prince Afonso HENRIQUES.  Le Comte de PORTUCALE, Henri de BOURGOGNE, confia l’éducation et la formation de son fils, futur premier roi,  à D. Egas MONIZ de RIBADOURO,  qui appartenait à une des cinq familles de « ricos-homens » tenant tout le nord du Portugal actuel et une grande partie de la Galice. Le jeune prince Afonso vécu jusqu’à sa quatorzième année au sein de la famille MONIZ de RIBADOURO.
Mais il brûlait de secouer le joug qui le liait à sa mère, dans un premier temps, et à son cousin, Afonso VII de CASTILLA, dans un second temps. Après des turbulences politiques multiples, suivies de batailles, de simples escarmouches et duels, ou de tournois qui n’avaient rien d’amical, il parvint, après la bataille de S. Mamede, gagnée par lui, à renvoyer la Comtesse veuve Teresa, sa mère, vers le château de Lanhoso. Elle y resta prisonnière et s’y serait  remariée  avec son vieil amant Fernan PEREZ de TRAVA, comte de TRASTAMARA, dont elle  eut plusieurs enfants. Je parlerai par ailleurs de ce couple, que l’Histoire du PORTUGAL charge de tous les méfaits et malmène sérieusement et qui est présent dans mon arbre généalogique.
Quant au joug qui  liait le  prince Afonso HENRIQUES à son cousin castillan, c’était autre chose, beaucoup plus difficile à traiter, que d’enfermer une « faible femme » dans un château. Tout d’abord, il y avait le Droit Féodal, qui l’engageait comme vassal de son cousin, puis  il y avait la puissance du Pape, seul habilité à  reconnaître l’instauration d’un nouveau royaume chrétien. Ensuite, il y avait la réalité de la situation. CASTILLA était un royaume constitué depuis des siècles, avec des armées organisées et aguerries. Le jeune prince âgé d’à peine vingt ans, lui, ne disposait que de quelques petits milliers de soldats, à la tête desquels se trouvaient les représentants de ces « ricos-homens » dont je parle plus haut.
Jeunes dans leur grande majorité, valeureux, pleins de courage et de fougue, mais tellement inférieurs en nombre ! Parmi eux, j’ai un ancêtre Vasco GOMES de ABREU, probablement descendant d’un croisé, fils du Comte d’EVREUX, français, (ABREU déformation d’EVREUX). Vasco GOMES de ABREU participa avec éclat au fameux tournoi de VALDEVEZ,  aux côtés du prince Afonso. Ce fut un tournoi, qui eut lieu à une trentaine de kms de ma ville natale, MONÇAO, et où on décida par un commun accord entre portucalenses et castillans, que le sort des armes, sur le pré, déciderait d’une trêve future, qui, en fait, préfigura l’indépendance du Petit face au Grand.
Les portucalenses sortirent vainqueurs, la trêve fut effective et les négociations s’engagèrent, et c’est là que D. Egas MONIZ intervint. Lors de la négociation, sa Foi fut engagée, comme on disait à l’époque, sa Parole, comme on dit de nos jours. Par l’entremise de D. Egas, Afonso HENRIQUES, devenu Comte du PORTUCALE, après la mort de son père Henri de BOURGOGNE, promettait le respect d’un certain nombre de conditions face au suzerain castillan. Que très peu de temps après, évidemment, il ne respecta point. Il ne reconnut plus la suzeraineté de son cousin (les mères étaient sœurs) et  déclara l’indépendance du Comté.
Nous voici encore une fois dans le dilemme entre le Légal et le Légitime, entre le Légal et le Réel.
Archétype de l’Honneur, du respect de la parole donnée,  D. Egas,  voyant le Disciple y manquer, habillé lui et les siens de la bure des condamnés, pieds nus, la corde au cou, s’en va, motu proprio, à pied jusqu’à Tolède. Là, il se jette aux pieds d’ Afonso VII. Frappé de stupeur, ce dernier le renvoie libre vers le tout nouveau Portugal.

Ma ligne descendante de D. Egas MONIZ figure dans le petit texte  « ZAYRA, ma princesse maure ».

Egas Moniz, Azulejo Estação de São Bento (Porto)

Egas Moniz, Azulejo Estação de São Bento (Porto)

Station de métro Martim Moniz à Lisbonne

Station de métro Martim Moniz à Lisbonne

 Voici la ligne descendante de D. Martim MONIZ :

  • D. Martim MONIZ  et Teresa AFONSO
  • D. Pedro MARTINS da TORRE, seigneur  de VASCONCELOS  et  Teresa SOARES da SILVA
  • D. Joao PERES de VASCONCELOS, o Tenreiro et  Maria SOARES COELHO
  • D. Rodrigo ANES  de VASCONCELOS  et  Mécia RODRIGUES de PENELA
  • Guiomar RODRIGUES de VASCONCELOS  et  Estevão PAIS de AZEVEDO
  • Teresa CORREIA de AZEVEDO  et  Lourenço GOMES de ABREU
  • Vasco GOMES de ABREU  et   Maria ROIZ de PORTOCARRERO
  • Helena GOMES de ABREU  et  Vasco GIL BACELAR
  • Alvaro VAZ BACELAR  et  Joana MARINHO
  • D. Vasco MARINHO de CASTRO  et  Bernaldina ANICIA
  • Joana MARINHO da LOBEIRA  et  D. Lanzarote FALCÃO, premier Commandeur de la ville de MONÇAO, mes 13èmes grands-parents

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Este nome, Martim MONIZ, é  conhecido de todos os escolares de Portugal. Como o de um outro MONIZ, Egas, na mesma época. Eles foram contemporânios e ambos marcaram a Història do paìs. Nao sei se  eram aparentados. Mas, o facto que eu seja descendente de ambos, sò o soube muito recentemente.

Martim era um nobre e valente cavaleiro, trineto do rei D. Fernando I, rei de LEON e CASTELA. Encontrou-se ao lado de D. Afonso HENRIQUES, mais tarde Afonso I de PORTUGAL, e primeiro rei do paìs, quando este pôs o cêrco a LISBOA, ajudado por cruzados vindos de toda a Europa.

Os Almohadas ocupavam a cidade e eram os senhores de toda a região, oferecendo uma valente resistência aos assaltantes. As semanas iam passando e os cristãos preparavam-se a levantar o cerco, quando uma certa manhã, dando uma volta por baixo das muralhas da cidade,  Martim MONIZ descobre uma das portas mal fechada.

Era o dia 21 de Outubro 1147

Tendo dado sinal aos seus companheiros, ele vê a porta que começa a fechar-se. Sacrificando-se,  introduz-se  na estreita abertura e impede  a fechadura total. Os cristãos acodem, forçam a abertura e LISBOA é tomada  assim.

A porta em que o Martim MONIZ se sacrificou guardou o nome dele para sempre, segundo o desejo então exprimido pelo rei D. Afonso HENRIQUES. Os descendentes de Martim foram recompensados, entre outros, pela doação da Torre e das Terras e Honra de VASCONCELOS. O nome ficou na linha descendente, que chegou até mim.

O outro antepassado, de mesmo nome MONIZ, foi o Egas MONIZ de RIBADOURO, perfeitamente contemporânio do Martim. O destino do Egas deve ter sido menos guerreiro do que o do Martim. Na realidade ele foi o Preceptor, o Aio do prìncipe Afonso HENRIQUES.

O Conde de PORTUCALE, Henri de BOURGOGNE, tinha confiado a educação e formação do seu filho, futuro primeiro rei, a D. Egas MONIZ de RIBADOURO, que pertencia a uma das cinco famìlias de « ricos-homens » possuidores de todo o norte do Portugal actual e da Galiza. O jovem prìncipe viveu no seio da famìlia de RIBADOURO até ao seu décimo quarto aniversàrio.

Mas o seu maior desejo era o de se libertar do jugo da mãe, em primeiro lugar  e em seguida  do do seu primo, Afonso VII de CASTELA. Depois de muitas turbulências polìticas, seguidas ou não de batalhas, de torneios que não tinham nada de desportivo, ele conseguiu, depois da batalha de S. Mamede, em que  ficou vencedor, expedir a sua mãe, a Condessa vìuva Teresa, para um castelo na Galiza. Ali, ela ficou prisioneira  e pensa-se que voltou a casar com   o seu  « velho » amante, Fernan PEREZ de TRAVA, conde de TRASTAMARA, de quem teve vàrios filhos. Tenho a intenção de falar deste casal num outro texto, pois a Història de PORTUGAL carrega-os de todos os pecados e maltrata-os .Eles figuram como meus antepassados directos.

Quanto ao outro jugo, o que ligava o prìncipe D. Afonso HENRIQUES ao seu primo castelhano, isso era outra coisa, muito mais dificil de resolver do que o de manter prisioneira  num castelo uma « faible femme ». Havia em primeiro lugar o Direito Feudal, que o ligava como vassalo ao seu primo, havia em seguida o poder do Papa, ùnico habilitado a reconhecer a instauração dum novo reino cristão. Por fim havia a realidade da situação ? CASTELA era um reino constituìdo desde séculos, com exércitos  organisados e treinados. O jovem prìncipe, de vinte anos de idade, ele, dispunha sò de uns poucos milhares de soldados, à frente dos quais se encontravam os representantes desses « ricos-homens » de que falei.

Na sua grande maioria eram jovens, valentes, cheios de coragem e de ardor, mas tão inferiores pelo nùmero ! Entre eles tenho um antepassado Vasco GOMES de ABREU, Conde de REGALADOS, provàvelmente descendente de um cruzado, filho do Conde d’EVREUX francês, (EVREUX  deformação d’EVREUX). Vasco GOMES de ABREU participou de maneira tão destacada a todas essas batalhas que se tornou um dos companheiros mais pròximos de D. Afonso HENRIQUES. O torneio de VALDEVEZ que teve lugar a uns trinta kms da minha vila natal, MONCAO, de um comum acordo entre portucalenses e castelhanos, devia decidir duma trégua, que prefigurou a independência do Pequeno quanto ao Grande.

Os portucalenses saìram vitoriosos, a trégua foi efectiva e as negociações começaram, tendo então intervindo D. Egas MONIZ. Durante a discussão , ele fez valer a sua Fé, quere dizer nos nossos dias a sua Palavra de Honra, garantindo da parte do jovem Afonso HENRQUES, o respeito de certas convenções, entre o suzerano, ou seja o rei de Castela e o vassalo, ou seja o Conde de Portucale.

Claro que ràpidamente, o vassalo nada respeitou do que tinha sido decidido. Ignorou os direitos do seu primo (as mães eram irmãs) suzerano e declarou a independência do Condado.

Mas eis-nos mais uma vez face ao dilema entre o Legal e o Legìtimo, entre o Legal e o Real.

Arquétipo da HONRA, do respeito da palavra dada, D. Egas, vendo o seu discìpulo abandonar esses princìpios, vestiu-se ele e os seus dos trajos dos condenados, e pés descalsos, a corda ao pescoço, foi, de seu proprio arbìtrio até Toledo.

Chegado à Côrte, deitou-se aos pès do rei D. Afonso VII. Este soberano, mudo de admiração, mandou—o voltar libre para o novo PORTUGAL.

A minha linha descendente de D. Martim MONIZ encontra-se no fim do texto francês.

A linha descendente de D.Egas MONIZ està no fim do texto « ZAYRA, a minha princesa Moura »

UNE GRAND-MERE ENCHAINEE

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La découverte du tourisme s’accompagna  pour moi d’un grand traumatisme. Je devais avoir trois ou quatre ans, peut-être cinq, quand, en compagnie de mes parents, je visitais le château de GUIMARÃES.

Historiquement, cette ville, première capitale du PORTUCALE, et ce château, ont une très grande importance. Mais le traumatisme, dont je garde encore l’image, arriva par la vue d’un énorme rocher, dans la cour du château, et d’une chaîne en fer, scellée sur ce rocher. Le guide, d’un ton destiné à impressionner les visiteurs, nous apprend  que le premier Roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES,  avait fait enchaîner en ce lieu sa mère «  a Raìnha Dona TERESA ».

Un fils qui fait enchaîner sa Maman ! Une maman qui est Reine ! Un rocher si énorme ! Un soleil si brûlant  en plein mois d’août ! C’était trop ! Et encore, j’ignorais à ce moment-là  que je possède un peu de l’ADN des deux… de la mère et du fils.

Cette leçon d’histoire, in situ, m’avait frappée par la dureté des mœurs qui permettaient à un fils de se comporter aussi indignement envers sa mère et aussi par l’état d’adultère, publiquement affiché, d’une reine avec son amant. Car, la reine Dona Teresa, veuve du Comte de PORTUCALE, D. Henri de BOURGOGNE, vivait en état d’adultère avec le Comte D. Fernando PEREZ de TRABA, qui avait une épouse et des enfants en Galice. D’ailleurs les historiens portugais ne les  ont pas épargnés, ils ont toujours fustigé le comportement de ce couple, traité presque en « couple infernal », comme pour mieux mettre en valeur, par contraste, l’action du fils Afonso, fondateur du royaume du PORTUGAL.

Dona Teresa de LEON, la  » raìnha Dona Teresa » en question, fille bâtarde de D. Afonso VI, Roi de CASTILLE et LEON, et de Ximène MONIZ, fut la mère du premier Roi du Portugal.  La croisade d’Occident  avait attiré  vers la Péninsule Ibérique la fine fleur des seigneurs féodaux européens, pourfendeurs de musulmans, en quête d’aventure et de fortune. Parmi eux, Henri de BOURGOGNE, fils du Duc Henri de BOURGOGNE et d’une fille du Comte de BARCELONA, accompagné de son cousin Raymond, reçurent des récompenses de rêve. Rien moins que deux des filles du Roi pour épouses, ainsi que le royaume de Castille pour l’un et le Comté de PORTUCALE pour l’autre.  On dirait un conte de fées, c’est pourtant la vérité.

Disons qu’Henri fut un peu moins bien loti que son cousin Raymond.  Il n’a reçu qu’un Comté et pour épouse une Infante bâtarde. Cette Infante Teresa, élevée auprès de sa mère Ximena MONIZ au château de son grand-père maternel, comte de Bierzo,  fut mariée à 13 ans, par son père, le Roi Alfonso VI. L’époux choisi fut le croisé Henri de BOURGOGNE, âgé de 24 ans. Raymond, le cousin bourguignon  épousa Urraca,  l’héritière  légitime, et reçut la  promesse  du royaume de CASTILLE. La mort d’Afonso VI de CASTILLA y LEON très peu de temps après, plaça Urraca et le Prince Consort Raymond sur le trône. Ce qui fit de la demi-sœur Teresa et de son mari Henri de BOURGOGNE, devenus Comtes du PORTUCALE, leurs vassaux.

J’ai parlé dans un petit texte des premiers temps de ce Comté du PORTUCALE, devenu vers 1143 le royaume du Portugal, et dont le premier Roi fut justement ce prince Afonso qui enchaîna sa mère. Oh ! Les mœurs barbares de l’époque ! Il faut dire que la maman avait exagéré.  Dès qu’elle se trouva veuve, et les mauvaises langues disent  déjà avant, du  vivant du Comte Henri, elle prit pour amant D. Fernando PEREZ de TRAVA ou TRABA, Comte  de TRASTAMARA en GALICE.

Après le décès du Comte D. Henri de PORTUCALE, et pendant la minorité du prince Afonso, Teresa de LEON, Comtesse de PORTUCALE, assuma la régence du Comté, on peut  dire en cogestion avec son amant. Le couple mena pendant des années une guerre non déclarée contre la  Reine de Castille, après le décès d’Afonso VI, père d’Urraca et de Teresa. Le lien de suzerain à vassal tant que vécurent le roi Alfonso VI et le Comte de PORTUCALE avait été accepté, sans trop d’accrocs. Mais dès qu’il  s’est  agi  de deux sœurs, ou de cousins, il pesa manifestement trop lourd.

Le projet politique de Teresa de LEON et de Fernando de TRABA, était celui de réunir  la GALICE, anciennement un royaume, et le Comté de PORTUCALE en une seule entité. Ce serait un Comté, un Duché ou un Royaume GALAICO-PORTUGAIS. D’ailleurs, elle signait « Regina ».

Encore de nos jours, ce projet d’une union galaico-portugaise  existe toujours, tant l’identité de ces territoires, identité linguistique, culturelle, géographique et historique est évidente.

Mais la liaison adultérine de la Comtesse Teresa et du Comte de TRASTAMARA ainsi que la nature de leur projet politique alimentaient toujours plus l’animosité des puissants de  ce temps, ces cinq familles de « ricos-homens », les MAIA, les BRAGANÇA, les RIBADOURO, les BAIÃO et les SOUSA. A ceux-là vint s’ajouter un autre magnate, Pero GONÇALVES de MARNEL, alcaide de CASTELO de PAIVA, que Fernando PEREZ de TRABA avait écarté du gouvernement de COIMBRA, pour s’en approprier lui-même. COIMBRA était en dehors du Comté de PORTUCALE.

Le Comte de TRASTAMARA se trouvait ainsi, de fait, le maître de la GALICE, des Terres de SANTA MARIA au sud du Douro, jusqu’à COIMBRA, et par sa cogestion avec Teresa du PORTUCALE, le maître aussi de toute la région au nord, entre le DOURO et le MINHO. En 1127-1128, les « ricos-homens », avec à leur tête le tout jeune Prince Afonso, accompagné d’Ermigio MONIZ de RIBADOURO et de Pero GONÇALVES de MARNEL passent à l’action et déclenchent les hostilités contre la Régente et son compagnon.

Le Comte de TRASTAMARA, galicien, marié et père de famille en Galice, vivant en concubinage notoire avec la régente du Comté du PORTUCALE, concubinage que le Pape avait condamné, était célèbre pour son courage, ses exploits guerriers contre les Maures, son allure, dont les contemporains disaient :

« si vous voulez savoir à quoi ressemble un roi, regardez Fernando PEREZ ».

Peut-être le jeune Afonso HENRIQUES fut-il poussé à l’action par un «  complexe d’Œdipe » ? Tout d’abord, se débarrasser de Fernan PEREZ de TRABA, ensuite « enchaîner » Maman. La bataille de S. Mamede, tout près de GUIMARAES,  se conclut en faveur du Prince Afonso et des conjurés.  L‘accrochage de la chaîne au rocher eu-t-il lieu à ce moment-là ? Des affrontements mineurs se sont poursuivis, jusqu’au jour où ayant pu rejeter les troupes de sa mère et du Comte de TRASTAMARA au-delà du fleuve Minho, il les a maintenus prisonniers dans le château de LANHOSO. Ils y séjournèrent pendant des années, en liberté surveillée, peut-on dire. A tel point que la reine de CASTILLE, Dona Urraca, elle-même, pria son neveu Afonso, de bien vouloir libérer Teresa.

L’action d’ Afonso HENRIQUES pour obtenir l’indépendance du Comté dont il était maintenant le titulaire se poursuivit,  contre les Maures, Almohades, qui tenaient le sud du Portugal actuel, et contre son cousin, Afonso VII, Roi de CASTILLE, successeur d’Urraca et de Raymond de BOURGOGNE.

C’est à partir de ce séjour forcé dans le château de LANHOSO que cette page de l’ Histoire du PORTUGAL devient une page de mon histoire personnelle. Teresa de LEON fut la mère du premier roi du Portugal et de 5 princesses, filles du Comte D. Henri.

Mais de sa longue relation avec D. Fernando PEREZ de TRAVA, peut-être régularisée tardivement par un mariage, elle eut deux filles, Sancha et Teresa.

Cette Teresa FERNANDEZ de TRABA, fille de Teresa de LEON et de Fernando PEREZ de TRABA, se maria en 1160 avec le Comte D. Nuno PEREZ de LARA, qui était « l’Alferes »  (Porte-drapeau) du Roi de LEON,

  Ils sont parmi  mes 27èmes  grands-parents.

On peut voir encore de nos jours à Palência, l’Hôpital et le Couvent des Cisterciens qu’ils y fondèrent. Devenue veuve, Teresa FERNANDEZ de TRABA se remaria avec le Roi de LEON, D. FERNANDO II.

Les enfants de son premier mariage avec D. Nuno PEREZ  de LARA furent élevés au Palais Royal, à LEON. Ils y vécurent comme des Infantes, très tôt orphelins de mère,  morte en couches du 2ème enfant du Roi D. Fernando II.

Theresa_Countess_of_Portugal

Teresa de LEON

fernando

Fernando Perez de TRABA

1983875

château de GUIMARAES

  • Fernando PEREZ de TRABA (1080-1155) comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON (1080-1130) comtesse  du PORTUCALE
  • Teresa FERNANDEZ de TRABA mariée 1° au Comte Nuno PEREZ de LARA (1110-1177),  « Alferes » du roi de LEON  2° au roi de LEON, Fernando II
  • Gonzalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA (dcd 1222) marié à Maria DIAZ de HARO, fille de D. Diego LOPEZ de HARO, 10ème seigneur de VIZCAIA
  • Nuno GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA (1220-1275) marié à Teresa AFONSO de LEON, fille du Roi Afonso IX de LEON,  senora de ALMUNIA y VILLANUEVA de CARNO
  • Teresa NUNEZ de LARA mariée à Gil GOMES de ROA, seigneur de AZA y ROA
  • Nuno GIL marié à Aldonza RODRIGUEZ de SALDANA
  • Alvar NUNEZ DAZA marié à Juana de ROJAS
  • Rodrigo ALVAREZ DAZA marié à Maria PEREZ PAIS de AMBIA
  • Alvar RODRIGUEZ DAZA marié à Comêndola GONCALVES
  • Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS marié à Brites VELHO de CASTRO
  • Vasco RODRIGUES de ARAUJO marié à Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Inês ou Joana VELOSO
  • Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
  • Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES de CODORNIGA
  • Guiomar  RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO  mariée à Vasco RODRIGUES
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
  • Isabel de PASSOS de FIGUEIROA mariée à Fernando de SA de ARAUJO
  • Cristovão de SA de PASSOS marié à Felipa de SA BRANDÃO
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA  mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevão PEREIRA da LOMBA
  • Caetano PEREIRA BARBOSA marié à Luisa Teresa SA SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
  • Serafina Teresa  LOURENÇO PEREIRA  mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA, 2° à Pierre LAFORIE

UMA    AVO   ACORRENTADA

 Para mim, a  descoberta do turismo acompanhou-se de um grande  trauma.

Devia eu ter uns três ou quatro anos, talvez cinco, quando em companhia dos meus Pais, visitava  o Castelo de GUIMARAES. Històricamente, esta cidade, primeira capital de PORTUCALE, e este castelo, têm uma grande importância.

  Mas o trauma, de que retive a imagem, aconteceu à vista de um rochedo enorme, no terreiro do castelo e duma corrente em ferro que estava soldada a esse rochedo. O guia, de um ton destinado a impressionar os visitantes, informa-nos que o primeiro rei de Portugal, D. Afonso HENRIQUES, tinha feito acorrentar ali a sua mãe, « a raìnha D. TERESA ».

Um filho que faz acorrentar a sua mamã, uma mamã  raìnha, um penedo assim tão grande, um sol assim  de matar naquele mês de Agosto !  Era demais ! E ainda eu  desconhecia   nessa altura que possuo uma porção de ADN dos dois… da mãe e do filho !

Esta lição de història,  in situ,  chocou-me pela dureza dos costumes que permitiam a um filho de se comportar tão indignamente com a sua mãe e também por esse adultério pùblico de uma raìnha com o seu amante. De resto, os historiadores portugueses  trataram sempre com grande severidade o comportamento desse casal, apresentado quase sempre como um «casal infernal », de maneira a melhor salientar, por contraste, o filho D. Afonso, fundador do reino de PORTUGAL .

Dona Teresa de LEON , fillha bastarda do rei de LEON y CASTELA, D. Afonso VI, e de Ximena MONIZ,  foi a mãe do primeiro rei de PORTUGAL. A cruzada de Ocidente tinha  atraìdo para a Penìnsula Ibérica a fina flor dos senhores feudais europeus, perseguidores de musulmanos,  à procura de aventuras e de fortuna. Entre eles, Henrique de BORGONHA, filho do Duque Henri de BOURGOGNE e duma filha do Conde de BARCELONA , e o seu primo Raimundo, receberam recompensas de sonho. Nada menos do que a mão de duas das filhas do Rei  e o reino de CASTELA para um e o Condado de PORTUCALE para o outro.  Parece mesmo um conto de fadas, mas não, é a verdade històrica.

Digamos que Henrique teve um lote inferior em valor ao do seu primo. Recebeu sò um condado e por esposa uma Infanta  ilegìtima. Esta Infanta Teresa, de 13 anos de idade, criada junto da sua mãe Ximena MONIZ, no castelo do avô materno, conde de Bierzo, foi dada em casamento pelo seu pai, Afonso VI, ao cruzado D. Henrique de BORGONHA, de 24 anos de idade.

O primo Raimundo casou com a Infanta Urraca, herdeira do reino de CASTELA y LEON. A morte pouco tempo depois do rei Afonso VI, fez do casal, ao tìtulo de reis de CASTELA, os suzeranos dos Condes de PORTUCALE, Teresa e Henrique.

Num curto texto, inserido neste blog, falei da fundação deste Condado Portucalense, que por volta de 1143 se tornou  o reino de PORTUGAL, e que teve como primeiro rei, exactamente, esse prìncipe Afonso que mandou acorrentar a sua mãe. Oh ! Que bàrbaros costumes nesses tempos ! Note-se  que a Mamã tinha  exagerado. Desde que ficou viuva, e até antes, segundo as màs linguas, quando o Conde Henri  estava ainda em vida, ela arranjou um amante, D. Fernando PEREZ  de TRABA, ou TRAVA, Conde de TRASTAMARA, na Galiza.

Durante a minoridade do principe Afonso, ela assumiu a regência do Condado, quase em co-gerência com o seu amante e pràticamente , sem declaração de guerra,  durante anos, esteve em guerra contra a irmã Urraca, raìnha  de Castela, apòs a morte do pai de ambas. O elo  de suzerano e vassalo,   suportàvel em vida do rei Afonso VI e de Henrique de Borgonha, apòs a morte de ambos, pesava demais entre irmãs ou entre primos.

O projeto polìtico da Teresa de LEON  e de Fernando de TRABA, era o de criar uma entidade ùnica entre a Galiza, antigamente um reino, e o Condado de Portucale. Teria sido um Condado, um Ducado, ou um Reino  GALAICO-PORTUGUES. De resto, ela assinava « Raìnha ». Ainda, nos nossos dias, hà pessoas para acariciar esse projeto, tanto é evidente a identidade linguìstica, cultural, geogràfica e històrica.

Mas a relação adulterina da Condessa Teresa e do Conde de Trastàmara, além do projeto politico,  alimentava cada dia mais a  animosidade dos poderosos daquele tempo, ou sejam as cinco famìlias de « ricos-homens », os MAIAS, os BRAGANÇAS, os RIBADOUROS, os BAIOES e os SOUSAS. A esses veio juntar-se um outro  magnate, Pero GONÇALVES de MARNEL, alcaide de CASTELO de PAIVA, a quem Fernando PEREZ de TRABA tinha confiscado COIMBRA, para se apoderar dela. COIMBRA não fazia parte do Condado Portucalense.

O Conde de TRASTAMARA, encontrava-se assim, de facto, o dono da GALIZA, das Terras de SANTA MARIA, ao sul do Douro, até COIMBRA, e, pela cogestão  com Teresa de PORTUCALE, o dono também de toda a região do norte, entre o Douro e o Minho. Em 1127-1128, os « ricos-homens », comandados pelo  jovem prìncipe Afonso, acompanhado  de Ermìgio MONIZ de RIBADOURO e de Pero GONCALVES de MARNEL  abrem as hostilidades contra a Condessa Regente e o seu companheiro.

O jovem prìncipe Afonso, herdeiro do Condado, tinha passado a infância e uma parte da adolescência no seio duma famìlia que figura entre os meus antepassados, a famìlia dos « ricos-homens » de RIBADOURO. O seu pai, o Conde D. Henri de BOURGOGNE, tinha  confiado a sua formação e educação a D. Egas MONIZ de RIBADOURO, irmão de Ermìgio .  A missão do educador consistia em fazer do jovem Afonso um perfeito cavaleiro medieval e, mais tarde, um Conde que seria o  sucessor do Conde D. Henrique.

D. Afonso HENRIQUES permaneceu entre os RIBADOURO até aos seus 14 anos. Chegado a esse aniversàrio, em 1122,  na Sé  Catedral de ZAMORA, provocando o espanto dos presentes, armou-se ele mesmo cavaleiro. E empreendeu de se libertar da influência da sua mãe, mas principalmente do companheiro da mesma, D. Fernando PEREZ de TRABA. O Conde deTRASTAMARA, galego, casado e chefe de famìlia na GALIZA, vivendo em concubinato pùblico, condenado pelo Papa, com a Regente do Condado de PORTUCALE, era célebre pela sua coragem, os seus feitos de guerra contra os Mouros, a sua presença, da qual os contemporâneos diziam : «  se queres saber  como é   um rei,  olha para o Fernando PEREZ ».

E possìvel que o jovem Afonso HENRIQUES tenha sido movido por um « complexo de Œdipe ». Em primeiro lugar, ver-se libre do Fernan PEREZ de TRABA, em seguida « acorrentar » a Mamã. A batalha de S. Mamede, perto de GUIMARAES, concluiu-se pelo triunfo do prìncipe Afonso e dos conjurados. O episòdio da corrente teve ele lugar nessa altura ? As escaramuças e os encontros belicosos continuaram até ao dia em que o Prìncipe pôde obrigar as forças da sua mãe e do Conde de TRABA a atravessar o rio Minho.  Prisioneiros no castelo de LANHOSO, em liberdade vigiada, para os libertar foi necessària a intervenção em favor de Teresa da sua meia irmã Urraca, raìnha de CASTELA.

A acção d’Afonso HENRIQUES para obter a independência do Condado continuou, contra os Mouros Almohades, e em seguida contra o seu primo Afonso VII rei de CASTELA e sucessor de Urraca e Raimundo de Borgonha.

Foi a partir dessa estadia forçada e prolongada no castelo de LANHOSO que esta pàgina da Història de PORTUGAL  se transformou em uma pàgina que me é pessoal.  D. Teresa de LEON foi a mãe do primeiro rei de Portugal e de 5 princesas, filhas do Conde D. Henri de BOURGOGNE.

Mas da sua relação duràvel com D. Fernando PEREZ de TRABA, talvez regularisada por um casamento, nasceram duas filhas, Sancha e Teresa.

 Esta ùltima, Teresa FERNANDEZ de TRABA, casou em 1160  com o Conde D. Nuno PEREZ  de LARA, que era o « Alferes » do rei de LEON, e  são eles os meus 27° avos.

Em Palência, podemos visitar ainda hoje o Hospital e o Convento de Cister que eles ali fundaram.

 Depois de viùva,  D. Teresa FERNANDEZ de TRABA, voltou a casar com o Rei de LEON, D. Fernando II. Os filhos do primeiro casamento com D. Nuno  PEREZ de LARA foram criados no Palàcio Real  de LEON. Eram tratados como Infantes, cedo  orfãos de mãe, pois  ela  morreu de parto, ao dar à luz o 2° filho do Rei D. Fernando I

Pedro MADRUGA, « o noso rei », ou … ?

português

  • Pour qui démarre une recherche généalogique enracinée dans le nord du Portugal ou en Galice, impossible de ne pas buter de façon répétée sur un personnage remarquable, haut-en-couleurs, Pedro MADRUGA. Ce nom qui veut dire « lève-tôt » est un sobriquet attribué à un homme puissant, qui compta en Espagne, juste avant et pendant le règne  des Rois Catholiques.

Son nom était Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, comte de Caminha. Et voici les indices qui pourraient faire de lui un de mes ancêtres colatéraux. Après le mariage de Emerenciana SUAREZ de PUGA JUNQUEIRAS FAJARDO, fille des titulaires du Pazo de Monterreal em Tortòreos, Galice, Espagne, avec Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR , le couple, de Galice  est  venu s’installer dans le manoir, Quinta de Santo Antão, en terre portugaise, à Monção. Ce rameau de la famille était titulaire dans les années 1600 du majorat qui, au-delà de villes de Galice, dont FEARDOS,  MILMENDA et GOMESENDE, incluait le Pazo de Monterreal  à Tortòreos (Galice) et la Quinta de Santo Antão à Messegães, MONÇÃO, Portugal. Il n’est  pas encore possible d’établir de façon documentée le fait que Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR puisse être un descendant  de Pedro MADRUGA. Les blasons  présents sur les manoirs d’un côté et de l’autre de la frontière, à Tortòreos et à Monção, le laissent penser, mais… l’accès aux sources, aux documents écrits, en Galice, est un authentique parcours du combattant.

 J’ai un 7ème grand-père Manuel de CASTRO e ARAÙJO, né à Santo Antão, Messegães,   MONÇÃO, le 11-11- 1674. Le blason de ce manoir rappelle les familles CASTRO, SÀ, SOTOMAIOR et PUGA.  Je m’accorde le plaisir de parler de ce personnage passionnant, qu’il puisse se révéler par la suite mon ascendant direct ou un collatéral.

    Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR était dit « o noso rei » (notre roi) par les habitants du sud-ouest  de la Galice, tant il en imposait. Né bâtard, de la liaison de D.Fernan YANES  de SOTOMAYOR avec une dame Constanza de ZUNIGA,  sœur ou nièce de la Comtesse  de Santa  Marta de RIBADAVIA, son père lui a attribué un précepteur et lui fit donner à TUI une éducation très complète pour l’époque. Il paraissait se destiner au sacerdoce, et le roi Henri IV de Castille, frère d’Isabelle la Catholique, aurait même prévu pour lui l’Archevêché de S. Jacques de Compostelle. Une façon  de se débarrasser des FONSECA, détestés des SOTOMAYOR et du Roi, qui était un TRASTÀMARA.  Mais, dans son histoire personnelle, dès le début, l’ordre habituel des choses parut changé. Où a-t-on vu un demi-frère légitime, lui, qui se déplace jusqu’à la Cour pour obtenir du roi que le frère bâtard soit reconnu comme son héritier, jouissant de toutes les prérogatives de la légitimité ? C’est pourtant  ce que fit D. Alvar de SOTOMAYOR en faveur de Pedro, son demi-frère, en 1468. De ceci découlera le changement de nom : Il s’appelera désormais ALVAREZ de SOTTOMAIOR.

  Pedro MADRUGA est resté dans l’Histoire de GALICE, comme le pacificateur, lors de la révolte Irmandiña. En ces périodes considérées comme les plus agitées politiquement, avec des révoltes de paysans, commerçants et  noblesse de terroir, se soulevant contre les grands féodaux et la Couronne, lors des deux guerres Irmandiñas (1467-1469), ensuite lors de la querelle dynastique qui opposa une tante, Isabelle la Catholique, sœur du défunt roi Henri IV de TRASTAMARA, à sa nièce Jeanne, la Beltraneja, fille légitime du même roi, Pedro MADRUGA joua habillement de sa position de grand seigneur régional. Le sobriquet « la Beltraneja » dont était affublée la princesse Joana, l’héritière, avait sa source dans la rumeur  qui  lui attribuait comme père D. Beltran de la CUEVA.

  Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR  était  marié à D. Teresa de TÀVORA, de la puissante famille portugaise des TÀVORAS. Il pouvait compter sur la protection assurée du roi du Portugal D. Afonso V, qu’il  avait amené  à épouser Jeanne, la prétendante à la couronne de Castille, dont il avait pris le parti. Si les choses se présentaient mal pour lui d’un côté ou l’autre de la frontière, il lui suffisait de franchir le fleuve Minho. En Galice il possédait un château-forteresse à SOTOMAYOR. Au Portugal il était Comte de CAMINHA et y a passé de longues périodes, peut-être même des années.

  On sait que dans la querelle de succession dynastique,  la tante, Isabelle la Catholique, l’emporta sur la nièce et que des « guerrillas », des prises et destructions de châteaux,  des escarmouches s’en suivirent perturbant la paix civile de toute la Galice pendant des années. Les fiefs et possessions de D. Pedro ALVARES de SOTOMAYOR s’étendaient sur tout le sud de la Galice et le nord du Portugal. Il était Comte de CAMINHA au Portugal, vicomte de TUY et auto-proclamé Maréchal de BAIONA en Galice. Habile dans les manœuvres politiques, avec les rois de Castille et du Portugal, il se trouve pendant  une quinzaine d’années en conflit armé, et  quelques rares fois en alliance, avec les FONSECA, redoutable famille d’Archevêques de Santiago de Compostela et de Séville. Ces FONSECA, oncles et neveux confondus,  durant le règne des Rois Catholiques,  sont Evêques  de SANTIAGO  et SEVILLE, mais aussi de CORDOBA,  BADAJOZ, PALENCIA et BURGOS. En Galice, les  FONSECA et MADRUGA se portent ombrage mutuellement.

 MADRUGA est réputé pour son courage physique, sa maîtrise des armes et surtout son sens de l’improvisation tactique. Ses innombrables succès militaires seraient dus non seulement à ses talents de chef de guerre, mais aussi à l’apparition d’arquebuses inconnues  à l’époque. Pendant ces guerres Irmandiñas pour faire face à toutes les révoltes, avec leur cortège de destruction de châteaux  féodaux et d’exactions, la coalition a besoin d’un chef, d’un « caudillo ».

 A Monção, ma ville natale, a lieu une réunion des chefs de guerre, avec D. Juan de PIMENTEL, frère du Duque de Benavente, l’Archevêque  de Santiago de COMPOSTELLE, D. Alfonso II da FONSECA, le Comte de LEMOS et  D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR; alias Pedro MADRUGA. C’est lui qui est choisi comme  « Caudillo ».

  Les Irmandiños (Fraternités) étaient des « confréries » de paysans n’en pouvant plus des impôts, taxes et corvées qui les écrasaient. Ces guerres Irmandiñas sont considérées comme bien plus sérieuses que les « Jacqueries » françaises. Et l’originalité de cette insurrection  est qu’aux côtés des insurgés Irmandiños on trouve des  éléments de la  noblesse rurale et des prêtres. Face à eux, en défense du pouvoir central, représenté par les rois Catholiques, à Castille,  on trouve les Grands Seigneurs Féodaux et le Haut Clergé, dont l’Archevêque de S. Jacques de Compostelle, FONSECA.  A la tête de quelques milliers d’hommes, les troupes du Caudillo reprennent les châteaux un à un. D.Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR oblige les Irmandiños à reconstruire beaucoup de ceux qui avaient été détruits, et peu à peu pacifie toute la Galice. Non sans mettre à terre, lui, les châteaux appartenant à ses adversaires, comme ceux des TENORIO et ceux des  MONTENEGRO.  Les Irmandiños (Fraternités) sont mises hors la loi  et disparaissent.

 Le nom de Madruga reste associé à cette victoire et à la cruauté dont il fit preuve tout au long. Ses méthodes étaient impitoyables. A l’évêque de TUI qui lui reprochait tant de destructions de châteaux, témoins d’histoires familiales aussi nobles et riches que la sienne, il répond orgueilleusement : « En Galice une seule maison suffit, la mienne ». Exécutions sommaires des Irmandiños, décapitation des nobles  et même, comme avec l’Abbé de S. Croyo, ou Clòdio, victime d’une humiliation publique mémorable, la promenade forcée sur un âne, avec des colliers d’aulx autour du cou. On connait la symbolique de l’ail parmi les chrétiens. C’est le Diable, rien d’autre.

 Mais les règlements de comptes dans le camp des vainqueurs ne vont pas tarder. Certain jour, accouru en appui de sa famille  au château de Ribadavia, Pedro MADRUGA y trouve déjà une Assemblée de nobles, venus aussi au secours. Certains d’entre eux, tels  D. Pedro SARMIENTO de SOTOMAYOR,  lui sont notoirement hostiles. Méfiant par nature, un  jour qu’il  se promène hors l’enceinte de la Ville, Pedro MADRUGA   voit venir un  chevalier, porteur d’un message de l’Archevêque FONSECA.  A la question du messager : « Etes-vous   D. Pedro de SARMIENTO ? », il répond : « Yo soy », « je le suis ». La lecture du message intercepté justifie sa méfiance.

Il y est ordonné par FONSECA aux Seigneurs présents, d’étrangler MADRUGA sur le champ. Rentré au château, il tue sans délai Pedro SARMIENTO et seule la fuite a pu sauver les autres nobles présents.

 Pendant son exil au  Portugal, l’Archevêque da FONSECA était entouré d’une vraie cour, comme celle de St. Jacques de Compostelle.  Parmi ces nobles et hiérarques   religieux galiciens se trouvait D. Juan da NOBOA (B=V).

A la fin des révoltes Irmandiñas, une fois la paix revenue, et sous injonctions répétées des rois Catholiques, les biens accaparés par les uns et les autres dans chaque camp, doivent être restitués aux propriétaires premiers. La chose fut très, très difficile, et les litiges (pleitos) innombrables. Il ne faut  pas  oublier que la noblesse ne relevait pas des tribunaux ordinaires, elle ne pouvait relever que de ses pairs, auprès de la Real Audiência de Calice,  qui transmettait à VALLADOLID.

Et, bien sûr,  dans chaque camp  on cherchait à ne pas se trouver parmi les perdants.

A ORENSE, il y a un de ces « pleitos » qui oppose un groupe de nobles au Mosteiro (Couvent) de MONTEDERRAMO, probablement cistercien.

En 1486 les Rois Catholiques font injonction au Comte de RIBADAVIA,  à Juan de PIMENTEL (frère du Comte, puis Duque  de BENAVENTE), à Luis de VILAMARIN, à Pero VASQUEZ de PUGA, à Nuno GONZALEZ et à Gonzalo de PUGA de ne plus s’occuper des affaires de l’Eglise et de l’Evêché d’ OURENSE, et de rendre les biens usurpés pendant  les Guerres Irmandiñas.

Juan de NOBOA, qui après son exil au Portugal, s’était trouvé  dans la même situation   de confusion juridique, et qui bénéficiait de la protection  très précieuse de l’Archevêque  FONSECA,  écrit un jour, dans un probable accès de rage mal contenue, en galaico-portugais,  à l’adresse des moines de MONTEDERRAMO , qui devaient lui réclamer les titres de possession :

« E eu que titulo hei de mostrar mais que habelas herdado de meu pai, o meu pai do meu aboo, e o meu aboo dos nosos antepasados que as possuiron  desde que o mundo foi mundo. Vos e San Bernardo ( que era de Franza)  e a puta que vos pariu que tendes que ver coa  miña facenda por uns poucos papeis  derrocadeiros que presentais…

« Et moi, quel tître dois-je présenter, les ayant hérités de mon père, mon père de mon grand-père, et mon grand-père des ancêtres qui les possédaient depuis que le monde fut monde. Vous et S. Bernard (qui était de France) et la pu…. qui vous a mis  au monde qu’avez-vous à voir avec mon patrimoine pour des papiers douteux que vous présentez …

C’est cru, c’est « hard », je n’ai pas besoin de traduire. ( Parir = accoucher, Facenda = patrimoine).

  Pedro MADRUGA  lui aussi, avait selon les témoins contemporains   un langage fleuri, où les jurons  prédominaient.

Mais, jurons ou pas jurons,  sa fin arriva et comme souvent, elle fut le fruit d’une trahison. La plus douloureuse des trahisons, puisqu’elle eut lieu au sein de sa propre famille. Sa femme, Teresa de TAVORA, dans le but de favoriser leur fils aîné, en mauvaise posture à la Cour des Rois Catholiques, lui tend un piège affectif, où il tombe très facilement. MADRUGA, ayant obtenu une audience avec les souverains, afin d’être pardonné, prend la route de Castille.

 A ALBA de TORMES, ayant pris conseil  auprès de ses amis et cousins, les Ducs d’ ALBA et de MEDINACELI, il est reçu par Isabelle et Ferdinand,  le 11-04-1486.

  Que s’est-il passé lors de cette audience ? Les souverains avaient-ils oublié que MADRUGA avait pacifié pour eux toute la Galice ? Avaient-ils pardonné son activisme politique et guerrier en faveur de Jeanne « la Beltraneja » ? Avaient-ils pardonné la mort de SARMIENTO ? Ou, en accord avec SOTOMAYOR  quelque chose d’autre a-t-elle été décidée secrètement ?

  Il s’en va dans un Couvent attendre leur pardon et c’est là que s’épaissit le mystère de sa mort, sans témoins, sans corps, sans funérailles, sans réclamation de la dépouille par la famille, dans des circonstances étranges, relatées de façon contradictoire par les uns ou les autres à l’époque,  en donnant peut-être naissance au  « roman » réactualisé qui veut que MADRUGA et Christophe COLON soient une seule et même personne. Cette hypothèse  avait fait l’objet d’un  livre de Celso GARCIA  de la RIEGA vers 1850. Ce livre qui avait fait grand bruit à l’époque était basé sur des documents retrouvés à ce moment-là dans des Archives de PONTEVEDRA.

En me gardant bien d’entrer dans les différentes polémiques sur l’identité de l’un ou de l’autre, sujets sur lesquels mon incompétence est totale, je signale ici uniquement ce qui fonderait l’hypothèse du COLON galicien. Une parmi beaucoup d’autres : COLON galicien, COLON génois, COLON portugais, COLON castillan et même COLON polonais !

 Voici quelques unes parmi les nombreuses «  preuves » du COLON galicien :

– Au jour, 11-04-1486, et heure de cette entrevue avec les rois Catholiques, tous les deux, C. COLON et D.Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR apparaitraient dans ce que nous appelons de nos jours l’Agenda Royal. On peut imaginer que c’est D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR qui est entré pour être reçu par les Rois Catholiques …  et que c’est Christophe COLON, qui en est ressorti,

– la dame ZUNIGA, mère de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, portait aussi le nom de COLON, très peu usité en Galice,

– Pedro MADRUGA, au moment de  sa naissance illégitime, à S.Salvador de POIO, PONTEVEDRA, se serait appelé Cristobal Pedro ZUNIGA de COLON. Quelques années après, après la reconnaissance de paternité par son père, D. Fernan  YANES de SOTOMAYOR,  il se serait appelé Pedro FERNANDEZ de SOTOMAYOR. Après la démarche de son demi-frère auprès du roi, pour que la totalité des droits en héritage  soit accordée à lui, fils bâtard, il aurait adopté le nom qui le rendit célèbre D. Pedro ALVAREZ (du nom d’Alvar, son frère) de SOTOMAYOR, par sobriquet MADRUGA,

– en poursuivant  l’énumération des « preuves », on a le nom d’une suite de localités visitées et dénommées  par l’Amiral dans le Nouveau Monde. Ce relevé toponymique  correspondrait très exactement à ce qui aurait été une suite «  remémorée » de hameaux ou de lieux-dits de son « hypothétique rincon » de Galice, les « Rias Bajas » de Pontevedra. On relèverait en tout quelques 200 noms de lieux qui coïncident et à noter que pas un seul ne rappellerait Gênes ou l’Italie,

– le 18/12/1492, au Nouveau Monde, l’Amiral organise une grande fête dédiée à Santa Maria Mayor. Ce jour est celui de la fête annuelle  à San Salvador de POIO, lieu de naissance de Pedro MADRUGA,

–  la caravelle « la Santa Maria » de C. COLON a été construite à PONTEVEDRA et son premier nom était « la Gallega »,

– dans les écrits de COLON on trouve plus de 500 mots typiquement galaico-portugais,

– l’identité des prénoms des enfants et la protection historiquement attestée  d’un fils de Pedro MADRUGA par l’Amiral, qui lui confia le gouvernement d’une île, PUERTO RICO,

– les dates de séjour de Pedro MADRUGA au Portugal, qui correspondraient à des absences  d’Espagne de C. COLON,

– le fait, peu connu, mais attesté, que D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, était un marin accompli, ayant beaucoup navigué avec des pirates français !

– selon les tenants du COLON de Gênes, l’ « historique », il serait resté en Italie, pendant 25 ans. Comment expliquer, alors, le fait que l’AMIRAL COLON, quelques années plus tard, ait dû recourir à un traducteur pour correspondre avec une personnalité italienne ?

– des liens familiaux au Portugal, par la famille de la femme de  Pedro MADRUGA, D.Teresa de TAVORA. Un frère de celle-ci, Martim de TAVORA a épousé une sœur de Pedro CORREIA da CUNHA,

– Pedro CORREIA (CORREA) da CUNHA, qui était une personne très influente à la Cour du Portugal, était le mari de la demi-sœur de l’épouse portugaise de C. COLON,

–  Izéu PERESTRELO FURTADO de MENDONCA mariée avec Pedro CORREIA et sa soeur Felipa MONIZ PERESTRELO, mariée avec Christophe COLON étaient filles de Bartolomeu PERESTRELO, grand navigateur, découvreur et donataire de MADERE et PORTO-SANTO. Elles étaient issues de deux mariages du navigateur. Pedro CORREIA et COLON sont beaux-frères

– En résumé, on peut dire que Pedro MADRUGA était beau-frère de Martim de TAVORA, qui était beau-frère de Pedro CORREIA, qui était beau-frère de Ch. COLON.

 – elles et leurs maris vivaient dans un monde de grands navigateurs, et on sait par Bartolomeu de LAS CASAS et Hernando COLON, que c’est Pedro CORREIA da CUNHA qui renseigna abondamment Ch. COLON sur l’existence d’îles et de peuples au-delà de la Mer Océane, vers l’Ouest,

– l’identité graphologique entre les écrits de l’un et de l’autre aurait été confirmée lors d’un congrès en 2013, à Barcelona, par 80 graphologues,

 – une recherche ADN à laquelle se sont prêtés un universitaire américain, de nom Antonio Pedro de SOTOMAYOR, et un habitant de Puerto-Rico, de nom COLON,  avance pour la date retenue, aux alentours de 1500, une concordance à 99,71% pour qu’un ancêtre commun puisse avoir existé,

– un texte de Francesillo de ZUNIGA, chroniqueur de la Cour de Castille, daté du XVI siècle, dit clairement que Diego de SOTOMAYOR, fils de Pedro MADRUGA, est le fils de C. COLON,

– un manuscrit du Dr. MORALES y PADILLA, daté de 1620, attribue trois enfants à C. COLON et non deux. Le troisième fils, Cristobal de SOTOMAYOR, était connu à Puerto-Rico comme Cristobal COLON de SOTOMAYOR, fils de Pedro MADRUGA. Ce qui renforce la thèse de la double identité du découvreur du Nouveau Monde,

– sans parler du détail, qui compte tenu du respect des traditions au moment des décès, me trouble particulièrement : les funérailles de Christophe COLON se sont passées dans une grande discrétion, sans aucune manifestation ni représentation des souverains, et la dépouille mortelle après plusieurs tombeaux provisoires et avant de partir définitivement vers le Nouveau Monde, a trouvé un « refuge » prolongé, dans la chapelle de la famille SOTOMAYOR, à Valladolid, auprès de D. Fernan Yanes de SOTOMAYOR, père de Pedro MADRUGA.

  L’Histoire et  la culture Galiciennes gardent vivant le souvenir de Pedro MADRUGA. Une symphonie et un Opéra « Pedro Madruga » lui sont dédiés.

madruga

Pedro Madruga ?

 

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Château de SOTOMAYOR

Dans ma branche paternelle, j’ai une 6ème Grand-mère, Caetana de CASTRO SOARES, qui, pour des raisons que la raison ne connait pas, m’inspire une affection particulière. Je ne sais rien d’elle, à part les données de l’état civil : ses parents, les lieux de naissance, de vie et de décès. Je sais quels enfants elle a eus et qui était son mari. Son père fut Manuel de CASTRO e ARAUJO, de SANTO ANTAO. Sa mère fut Ana SOARES de BRITO.

Blason de Santo Antão

Blason de Santo Antão: CASTRO  (de 6 arruelas), SÀ, SOTOMAYOR, PUGA

  • Manuel de CASTRO e ARAUJO marié à Ana SOARES de BRITO
  • Caetana de CASTRO SOARES, ( née en 1705), mariée à Antònio ALVARES de SOUSA,( né en 1709)
  • Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES
  • Rosa Quitéria ALVES FERNANDES, (1769), mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA  (né le 6-12-1755)
  • Manuel José de JESUS PUGA (décédé 1848) marié à D. Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel JESUS de PUGA (né 1849) marié à Ana Joaquina BALEIXO
  • Laura da Conceicao  PUGA (née en 1879) mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR (né en 1874)
  • João Antònio PUGA PEREIRA (1902) marié à Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES (1906)
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA (1930) mariée à Pierre LAFORIE (1932)

————————————————————————————————– P O R T U G U E S ———

Para quem quere fazer uma pesquisa genealògica enraìzada no norte de PORTUGAL e na GALIZA, é quase impossivel progredir sem encontrar a cada passo uma pessoa notàvel, que concentra toda a atenção, Pedro MADRUGA. Este nome que quere dizer « levanta-se cedo » é uma alcunha que foi dada a um homem que marcou o seu tempo, antes e durante o reinado dos reis Catòlicos.

O nome dele era D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, conde de CAMINHA. Seguem os ìndices que poderiam fazer dele um dos meu antepassados. Depois do casamento de Emerenciana SUAREZ de PUGA JUNQUEIRAS FAJARDO, filha dos propritàrios do PAZO de Monterreal, em Tortòreos, Galiza, ESPANHA com Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR, o casal veio instalar-se na Quinta de Santo Antão, em terra portuguesa, em MONÇAO. Este ramo da famìlia, por volta de 1600, era titular de um morgadio que incluia, na Galiza, alèm de vilas como FEARDOS, MILMENDA e GOMESENDE, esse Pazo de Monterreal e a Quinta de Santo Antão em Messegães, MONÇAO, Portugal. Para jà, ainda não foi possivel estabelecer documentalmente o facto que Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR fosse um descendente directo do Pedro MADRUGA. Os brasões presentes de um lado e outro da fronteira nas duas Quintas, levam-nos a essa hipòtese, mas a consulta de fontes escritas na Galiza, é duma dificuldade extraordinària.

Eu tenho um 7° avô, Manuel de CASTRO e ARAUJO, nascido em Santo Antão, MONÇAO, em 11-11-1674. O brasão da Quinta evoca as famìlias CASTRO, SA, SOTOMAIOR e PUGA. Mas, dadas as dùvidas que persistem falta de documentos, nao farei a ligação entre esse avô e Pedro MADRUGA. Mas acordo-me o prazer de falar deste personagem apaixonante.

D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR era chamado «  o noso rei » pelos habitantes do sudoeste da Galiza, tanto ele impunha o respeito. Embora fosse bastardo de nascimento, da relação de D. Fernão YANES de SOTOMAYOR com uma dama Constança de ZUNIGA, irmã ou sobrinha da Condessa de Santa Marta de RIBADAVIA, o seu pai atribuiu-lhe um professor que lhe dispensou em TUY uma educação muito completa para aquela época. Tudo levava a pensar que se destinava ao sacerdòcio, e o rei Henrique IV, um TRANSTAMARA, irmão de Isabel a Catòlica, teria mesmo previsto para D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR o Arcebispado de Santiago de Compostela. Seria uma maneira de se ver livre dos FONSECA, detestados pelos SOTOMAYOR e pelos TRANSTAMARAS.

E é de notar que na sua història pessoal, desde o princìpio, os acontecimentos sucedem-se de maneira pouco habitual. Onde é que se viu um meio-irmão legìtimo que vai à Côrte pedir ao Rei que o seu meio irmão bastardo seja reconhecido como seu herdeiro, com a atribuição de todas as prerogativas da legitimidade ? Foi, no entanto, o que fez D. Alvar de SOTOMAYOR em favor de Pedro, seu meio-irmão, em 1468.

Pedro MADRUGA ficou célebre na Historia da GALIZA como o prototipo do Cavaleiro Medieval. Nesses tempos, considerados como os mais agitados polìticamente, com revoltas de camponeses e da nobreza rural contra a Corôa e os grandes Senhores Feudais, nas chamadas Guerras Irmandiñas (1467-1469), em seguida durante a querela dinàstica, que opôs uma tia, Isabel a Catòlica, irmã do defunto rei Henrique IV à sua sobrinha Joana, a Beltraneja, filha legìtima do mesmo rei, Pedro MADRUGA implicou-se a fundo servindo-se de seu estatuto de grande Senhor regional. A alcunha “ a Beltraneja” atribuìda à princesa Joana, herdeira, tinha origem no boato, baseado na suposta impotência do Rei e que lhe dava por pai D. Beltran de la CUEVA.

D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR era o marido de D. Teresa de TAVORA, da importante familia portuguesa dos TAVORAS. Dispunha da proteção segura do rei de Portugal, D. Afonso V, que ele tinha levado a desposar a princesa Joana, pretendente ao trôno de CASTELA, de quem era partidàrio. Se as coisas se apresentavam mal para ele de um lado ou outro da fronteira, bastava atravessar o rio Minho.Na GALIZA tinha um castelo fortaleza em Sotomayor. Em Portugal era Conde de CAMINHA e passou là longos perìodos, talvez mesmo anos.

Sabemos que na querela de sucessão dinàstica, a tia, Isabel a Catòlica, ganhou face à sobrinha e que muitas guerrilhas, muitos assaltos e destruções de castelos se sucederam, perturbando a paz civil de toda a Galiza durante dezenas de anos. As propriedades e domìnios de D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR estendiam-se sobre todo o sul da GALIZA e o norte de PORTUGAL. Ele era Conde de CAMINHA em Portugal e Visconde de TUY e autoproclamado marechal de BAIONA, na Galiza. Muito hàbil nas manobras polìticas, com os reis de Castela e de Portugal, durante uns quinze anos andou envolvido em conflitos armados, e muito raramente aliado com os FONSECA, da temìvel famìlia de Arcebispos de Santiago de Compostela e de Sevilha. Estes FONSECA, tios e sobrinhos, durante o reino dos Reis Catòlicos são Bispos de SANTIAGO e de SEVILHA, mas também de CORDOBA, BADAJOZ, PALENCIA e BURGOS. Na GALIZA é indubitàvel que os FONSECA e o Pedro MADRUGA se fazem sombra uns aos outros.

MADRUGA tem grande reputação de coragem fìsica, de mestria nas armas e principalmente um extraordinàrio sentido da improvisação tàctica. Os inùmeros sucessos militares que alcançou seriam devidos não sò aos seus talentos de “senhor da Guerra”, mas também à aparição de espingardas de um tipo desconhecido até ali. Durante as Guerras Irmandiñas, para afrentar todas essas revoltas, com o habitual cortejo d’exações e de destrução de castelos, a « coalição » dos Grandes, vê-se na obrigação de designar um chefe, um « caudillo ».

Em MONÇAO, a minha vila natal, reuniram-se esses chefes de guerra. Estavam presentes o irmão do Duque de BENAVENTE, D. Juan de PIMENTEL, o Arcebispo de Santiago de COMPOSTELA, D. Afonso II da FONSECA, o Conde de LEMOS e D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, aliàs Pedro MADRUGA. Foi ele que os outros escolheram como «  caudillo ».

Os Irmandiños (Fraternidades) eram umas confrarias de camponeses, esmagados por tantos impostos, taxas e trabalhos devidos aos senhores. Essas guerras são consideradas como revoltas de maior gravidade do que as « Jacqueries » francesas. E a originalidade desta insurreição, reside no facto de haver junto aos camponeses irmandiños, alguns elementos da nobreza rural e alguns padres. Frente a eles, em defesa do poder central, representado pelos reis Catòlicos, em CASTELA, encontram-se os grandes Senhores Feudais e o Alto Clericato, representado pelo Arcebispo de Santiago de COMPOSTELA, FONSECA. A frente de uns milhares de homens, as tropas do Caudillo retomam os castelos uns apòs os outros. D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR obriga os Irmandiños a reconstruir muitos dos que tinham sido destruìdos e pacifica toda a Galiza, pouco a pouco. Não, sem destruìr, ele, os castelos pertencendo aos adversàrios, como os dos TENORIO e dos MONTENEGRO. As Fraternidades são postas fora da lei e desaparecem.

Mas o nome de Pedro MADRUGA ficou associado a esta vitòria e também à crueldade de que fez prova, ao longo da guerra. Os seus métodos eram sem piedade. Ao bispo de TUY, que tentava fazer-lhe ver que as destruìções que cometia punham fim a històrias familiais tão ricas como a sua, respondeu com soberba : «  Na Galiza basta haver uma casa, a minha ». Execuções sumàrias de Irmandiños, decapitação de nobres e mesmo humilhações pùblicas memoràveis, como com o abade de S. CROYO ou CLODIO, forçado a dar um passeio em cima de um burro, com colares de alhos ao pescoço. Sabe-se o que simbolisava o alho para os cristãos nesses tempos. Era ùnica e simplesmente o Diabo.

Mas a hora de apurar as contas aproximava-se no campo dos vencedores. Certo dia, vindo com urgência para prestar socorro à sua familia no castelo de RIBADAVIA, Pedro MADRUGA encontra à chegada uma Assembleia de nobres, vindos também em defesa. Alguns de entre eles, como D. Pedro SARMIENTO de SOTOMAYOR, são seus inimigos declarados. Por natureza desconfiado, certo dia em que passeava por volta do castelo, vê chegar um mensageiro, portador de uma mensagem do Arcebispo FONSECA. A pergunta do portador, « O Senhor é D. Pedro de SARMIENTO ?”, ele responde “ Yo soy” (“Sou”). A leitura da mensagem justifica plenamente a desconfiança que o tinha movido. FONSECA ordenava aos Senhores presentes de estrangular MADRUGA sem tardar. Desde que regressou ao castelo, degolou imediatamente o SARMIENTO e os outros sò escaparam porque fugiram como relâmpagos.

O seu fim de vida, como acontece muitas vezes, foi o fruto de uma traição, e a mais dolorosa das traições, pois teve lugar no seio da famìlia. A sua esposa, Teresa de TAVORA, para ajudar o filho mais velho do casal, que encontrava problemas na côrte dos Reis Catolicos, preparou-lhe uma armadilha afectiva, em que ele caiu fàcilmente. MADRUGA, tendo obtido uma audiência dos soberanos, afim de ser perdoado, mete-se a caminho para Castela.

Em ALBA de TORMES, depois de ter recebido os conselhos dos seu amigos e primos, os Duques d’ALBA e de MEDINACELLI, é recebido por Isabel et Fernando, no dia 11-04-1486.

Que é que se passou durante essa audiência ? Os soberanos teriam esquecido que deviam a D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR a pacificação de toda a Galiza ? Teriam eles perdoado ou não o activismo politico e guerreiro do mesmo, em favor da « Beltraneja » ? Teriam eles perdoado a morte de SARMIENTO ? Ou, em acordo com D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, algo de diferente foi decidido secretamente ?

Ao deixar os Reis, Madruga vai para um Convento esperar o perdão e é aì que começa o mistèrio da sua morte, sem testemunhas, sem cadàver, sem cerimònia fùnebre, sem reclamação do corpo feita pela famìlia, numas circunstâncias estranhas, relatadas de maneira contraditòria por uns e outros na época dos feitos, e dando talvez origem ao « romance » reactualisado, que vê uma e mesma pessoa no MADRUGA e em Cristovão COLOMBO. Esta hipòtese tinha aparecido por volta de 1850 num livro de Celso GARCIA de la RIEGA. O livro tinha feito um escândalo na época (hoje dirìamos um buzz !) e basear-se-ia em documentos descobertos nessas datas nos Arquivos de PONTEVEDRA.

Abstendo-me eu de entrar nas controvérsias sobre a identidade de um e do outro, matérias em que a minha ignorância e incompetência são totais, atrevo-me aqui a adiantar ùnicamente a hipòtese do COLOMBO galego. Um, entre muitos outros : COLOMBO galego, COLOMBO genovês, COLOMBO português, COLOMBO castelhano e até COLOMBO polaco !

Eis algumas das numerosas « provas » do COLOMBO galego :

No dia da audiência concedida pelos Reis Catòlicos, à mesma hora, os nomes de Cristovão COLOMBO e de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR aparecem no que agora chamamos a Agenda Real. Pode-se imaginar que entrou D. Pedro de SOTOMAYOR e que saìu … Cristovão COLOMBO. Era o dia 11-04-1486,

a mãe de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, Constanza de ZUNIGA, chamava-se também COLON (COLOMBO), nome raro na Galiza,

Pedro MADRUGA, quando nasceu, ilegìtimo, em S. Salvador de POIO, PONTEVEDRA, teria sido baptizado Cristobal Pedro ZUNIGA de COLON. Anos depois, quando o seu pai, D. Fernan YANES de SOTOMAYOR, o legitimou, teria recebido o nome de Pedro FERNANDEZ de SOTOMAYOR. E ainda anos mais tarde, quando o seu meio irmão Alvar obteve dos Reis Catòlicos que MADRUGA, bastardo, lhe sucedesse legìtimamente, com todos os direitos subsequentes, ter-se-ia chamado do nome que o tornou célebre Pedro ALVAREZ (de Alvar) de SOTOMAYOR,

prosseguindo a enumeração das « provas », temos uma relação de localidades visitadas e baptizadas pelo Grande Almirante no Novo Mundo. Esta relação toponìmica corresponderia exactamente ao que seria uma « recordação » de lugares e aldeias sucedendo-se umas às outras nas RIAS BAJAS, rincon de PONTEVEDRA que MADRUGA conhecia bem. Haveria mais de 200 nomes que coincidem … e nenhum evocando a Itàlia,

no dia 18-12-1492, no Novo Mundo, o Almirante organisou uma grande Festa em honra de Santa Maria Maior. Esse dia é o da Festa Anual em S. Salvador de POIO, aldeia natal de Pedro MADRUGA,

a caravela « Santa Maria » de C. COLOMBO foi construìda em PONTEVEDRA e o seu primeiro nome foi « a Galega »,

nos documentos escritos por C. COLOMBO encontrar-se-iam mais de 500 palavras tìpicas do galaico-português,

a identidade dos nomes dos filhos de um e outro e a protecção, històricamente documentada de um filho de Pedro MADRUGA, pelo Grande Almirante, que lhe concedeu o governo duma ilha, PUERTO RICO,

as datas das presenças de Pedro MADRUGA em Portugal, que se « encaixariam » perfeitamente com ausências em ESPANHA de C. COLOMBO,

o detalhe, pouco conhecido, que Pedro MADRUGA era um perfeito navegador, tendo praticado muito na Galiza com piratas franceses,

segundo os defensores do C. COLOMBO italiano, o “històrico”, ele viveu na ITALIA até aos 25 anos. Como explicar, então, que o Almirante COLOMBO, anos mais tarde, tenha recorrido aos serviços de um tradutor para corresponder com uma personalidade italiana ?

Os elos familliais em Portugal, pela famìlia de Teresa de TAVORA, esposa de MADRUGA. Um irmão de Teresa, Martim de TAVORA, era casado com uma irmã de Pedro CORREIA da CUNHA,

Pedro CORREIA da CUNHA que era uma personalidade muito influente na Côrte de Portugal, era casado com uma meia irmã da espôsa portuguesa de C. COLOMBO,

Izéu PERESTRELO FURTADO de MENDONCA, espôsa de Pedro CORREIA da CUNHA e sua irmã Felipa MONIZ PERESTRELO, espôsa de COLOMBO, eram filhas de dois casamentos de Bartolomeu PERESTRELO, grande navegador, descobridor e mandatàrio de Madeira e Porto-Santo,

Pedro CORREIA da CUNHA e Cristovão COLOMBO eram cunhados,

Todos viviam num meio de navegadores, e sabe-se por Bartolomeu de LAS CASAS e por Hernan COLOMBO que Pedro CORREIA da CUNHA forneceu a C. COLOMBO muitas informações sobre as terras e ilhas para là do Oceano, em direcção do Ocidente,

A identidade grafològica entre os escritos de um e do outro teria sido confirmada por 80 peritos, em BARCELONA, em 2013, no âmbito de um Congresso de Grafologia,

Uma pesquisa A.D.N. a que se prestaram um universitàrio americano de nome Antònio Pedro de SOTOMAYOR e um habitante de PUERTO RICO de nome COLON, deu uma concordância a 99,71%  da possibilidade que, nos anos 1500, essas duas pessoas possam ter tido um antepassado comum,

Um documento escrito de Francesillo de ZUNIGA, cronista da côrte de CASTELA, datado do século XVI, diz claramente que Diego de SOTOMAYOR, filho de Pedro MADRUGA, é filho de C. COLOMBO. Um detalhe tão importante foi atribuìdo a um « êrro de escrita »,

Um manuscrito inédito do Dr. MORALES y PADILLA, datado de 1620, atribue 3 filhos e não 2 a Cristovão COLOMBO. O 3° filho, Cristobal de SOTOMAYOR, era conhecido em PUERTO RICO, como Cristobal COLON de SOTOMAYOR, filho de Pedro MADRUGA. O que dà força à tese da dupla identidade do descobridor do Novo Mundo,

Sem falar de um detalhe que me perturba mais particularmente, tendo em conta as tradições no momento dos funerais. As cerimònias fùnebres de C. COLOMBO decorreram numa grande discreção, sem manifestações nem representação dos monarcas e os restos mortais, depois de vàrios abrigos provisòrios e antes de atravessarem definitivamente o Oceano Atlântico, receberam um asilo prolongado de vàrios anos em VALLADOLID, na capela dos SOTOMAYORES, junto de D. Fernan YANES de SOTOMAYOR, pai de Pedro MADRUGA…

A Història e a Cultura Galegas guardaram viva a memòria de Pedro MADRUGA, pois uma Sinfonia e uma Opera « Pedro MADRUGA » lhe são dedicados.

What do you want to do ?

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APRES LES TEMPLIERS…

Qui, ayant vu la série des « Rois Maudits » a pu oublier la terrible malédiction de Jacques de MOLAY, Maître des TEMPLIERS, sur le bûcher, entouré de flammes ?

Et qui, n’a pas fantasmé lors de lectures ou de fictions sur les trésors cachés des TEMPLIERS ?
Il se trouve que j’ai parmi mes ancêtres un Maître de l’ ORDEM de CRISTO, le 6ème, D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE. Il le resta de 1356 à 1372. Et l’ORDEM de CRISTO est l’ordre monastico-militaire qui hérita des biens des TEMPLIERS au Portugal.

La bulle papale « Vox Clementis » ayant  ordonné le 22-03-1312 l’extinction définitive de l’Ordre des TEMPLIERS et la dévolution immédiate de tous leurs biens à l’ORDRE des HOSPITALIERS de Jérusalem, les rois de Castilla, Aragon, Portugal et Maiorca, à force de manœuvres dilatoires et d’interminables négociations, ont obtenu des sursis à exécution. Ils entendaient profiter de cette opportunité, pour imposer de façon plus nette l’autorité de la Couronne face à l’Eglise et, pourquoi pas, chercher à voir un peu plus clair dans l’immense « domaine temporel » de celle-ci.

Ce fut pour le Roi D. Dinis, au Portugal, l’occasion d’ordonner un « audit ». Car, en ce qui concerne le Portugal, la Reconquista avait été achevée par son père, le roi Afonso III, vers 1250. Ce roi fut d’ailleurs le premier à s’intituler « rei de Portugal e dos Algarves ». Donc, une fois achevée cette reconquête, les Ordres Religieux se trouvaient face au Roi, au moins aussi riches mais bien plus indépendants que la Haute Noblesse, qui elle, avait lourdement payé le « tribut du sang » pendant les siècles précédents.

Ayant mis un peu plus d’ordre dans les affaires temporelles des monastères, du clergé séculier et les possessions des uns et des autres, ayant procédé au recensement pendant des années, un accord intervint entre le monarque et le Vatican. C’est ainsi que le pape Jean XXII crée, par bulle, le nouvel Ordre, ORDEM de CRISTO, à qui, sans qu’aucune persécution ou violence soit exercée sur des TEMPLIERS, devront être dévolus, pacifiquement, tous les biens de ceux-ci et qu’en 1321 le premier Maître du nouvel Ordre jure obéissance au Pape en premier lieu, et tout de suite après, au Roi.

En fait, la plupart des chevaliers furent intégrés dans le Nouvel Ordre. Et les richesses de toute sorte appartenant aux TEMPLIERS, furent elles aussi transférées au nouveau, sans coup férir. Seul le nom changea et le siège dans un premier temps. Le siège définitif de l’Ordre est une merveille architecturale qui se visite à TOMAR, Convento da Ordem de Cristo. Il fallait donner le change au Pape.

Pendant son règne D. Dinis avait pu asseoir de façon plus ferme son autorité sur le Clergé, Haut et Bas, Régulier et Séculier. De même son successeur, D. Afonso IV, qui a  fait procéder à de nouveaux recensements patrimoniaux. Vint le tour de D. Pedro I d’accéder au trône.

D. Pedro I, Le Justicier ou le Cruel, petit-fils de D. Dinis, avait eu pour épouse légitime une Infante de Castille, D. Constança MANUEL, qui fut la mère de son successeur sur le trône, D. Fernando I. Mais, de sa belle et tragique histoire d’amour avec la galicienne Inês de CASTRO, il avait eu quatre autres enfants. Et de sa liaison avec D. Teresa LORENZO de ANDRADE, galicienne aussi, cousine de D. Nuno FREIRE de ANDRADE, il eut un autre fils, appelé D. João.
C’est pour former et éduquer cet enfant D. João que le roi D. Pedro I appela au Portugal D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE, qui était galicien, né à La Corogne, appartenant à la grande Famille des ANDRADE.  D. Nuno s’acquitta si bien de sa mission que quelques années plus tard, le bâtard devint D. João I, le premier roi  de la deuxième dynastie, celle d’AVIS.

Entretemps, de 1356 à 1372, D. Nuno fut le 6ème Maître de l’ORDEM de CRISTO et le Chancelier-Mor du Royaume. Le cumul de ces deux hautes-fonctions, qui rappelle RICHELIEU ou MAZARIN dans l’Histoire de France, advenait pour la première fois au Portugal et témoigne du prestige de ce 18° grand-père, ainsi que de sa proximité avec le trône.
Il est à noter, d’ailleurs, que parmi les successeurs immédiats de D.Nuno, dans les années qui ont suivi, on trouve le 5ème fils du Roi D. Joao I, le Prince D. Henri le NAVIGATEUR. Il était Duc de Viseu et investit la quasi-totalité des revenus de l’Ordre dans la préparation des Grandes Découvertes, armant des caravelles et formant des marins. Il créa l’Ecole de Sagres dans l’Algarve, qui fut la première école de Navigation au monde. Après le Prince Henri, les Maîtres de l’Ordre de Cristo ont toujours appartenu à la Famille Royale.

Mais quelle fut ma surprise, en faisant des recherches  pour l’article de ce blog « A la poursuite de la boule rouge », de découvrir que j’ai aussi comme ancêtre, le 7ème Grand-Maître de l’Ordem de Cristo. Il s’agit de D. Lopo DIAS de SOUSA, fils de D. Alvaro et de D. Maria TELES de MENESES. Ce 7ème Grand-Maître, a été choisi pour cette insigne charge à l’âge de 12 ans. Quoique réticent au début, mais, parce qu’il s’agissait d’un neveu de la reine D. Leonor TELES, le Pape laissa le siège vacant jusqu’à la 25 année de D. Lopo. De lui   descendent  mes GOMES de ABREU de Melgaço.

Après le règne de D. Pedro I, qui ne dura que 10 ans, vint celui de son fils D. Fernando I.
Malheureusement, D. Fernando I est mort très jeune et, après son décès il y eut pléthore de prétendants. Parmi eux, Beatriz, indubitablement la plus légitime, puisqu’elle était sa fille, mais, détail péjoratif, elle était l’épouse du Roi de Castille, D. João I. Reconnaître le droit de D.Beatriz à la couronne du Portugal, signifiait, de facto, accepter la mainmise de Castille sur le Portugal, qui avait si chèrement gagné son indépendance après des siècles de lutte, contre les Maures et  contre les Castillans.

Parmi la noblesse portugaise, le dilemme fut terrible. J’ai des ancêtres ABREU de REGALADOS et des MARINHO FALCÃO, partisans de D. Beatriz, qui se sont exilés pour toujours en Espagne, ayant vu tous leurs biens confisqués et attribués à d’autres. Les familles se sont divisées, les uns n’écoutant que la légitimité de Beatriz, les autres accueillant dans leurs coeurs ce nouveau sentiment national.

Il y avait, comme autres prétendants, les enfants d’Inês de CASTRO, D. João et D. Dinis. Et, beaucoup plus discret, peu courtisan, il y avait aussi ce disciple du Maître de l’ORDEM de CRISTO, ce fils de D. Teresa LORENZO de ANDRADE, cet Infante bâtard devenu Maître de l’ORDEM de AVIS. On peut penser que la faveur dont il a bénéficié auprès des nobles et de la population en général, au moment de la dispute successorale, doit quelque chose au geste que des années auparavant son Maître lui avait dicté.

Bien des années plus tôt, en effet, lors du décès du Maître d’un autre Ordre religieux, celui d’AVIS, mon 18ème grand-père, D. Nuno FREIRE de ANDRADE ayant pris par la main le jeune Infante dont il avait la garde, et qui était alors âgé de 8 ans à peine, l’amena devant le Roi D. Pedro I, son père. Les récits diffèrent, pour les uns c’est l’enfant qui a exprimé la demande, pour les autres c’est D. Nuno FREIRE de ANDRADE qui l’a exprimée pour lui. Il demandait à être armé chevalier et demandait aussi à être nommé Maître de l’Ordre d’AVIS. Les deux demandes furent satisfaites et cet enfant bâtard ne s’appela désormais que D. João « Mestre d’AVIS ».
On peut dire de cette « astuce » de D. Nuno FREIRE de ANDRADE, qui sut saisir le bon moment, qu’elle a pu contribuer à imposer le « Mestre d’AVIS » face aux autres prétendants, des années après, lors de la querelle successorale et de la guerre avec Castille.

Les plus belles pages de l’Histoire du Portugal s’inscrivent à partir de là, à partir de 1385, avec le Saint Connétable, D. Nuno ALVARES PEREIRA, qui prit le parti du Mestre d’AVIS, avec la Bataille d’ ALJUBARROTA, qui vit 6.000 portugais mettre en déroute 36.000 castillans, avec ce mariage réussi de D. João Mestre de Avis avec l’anglaise D. Filipa de LANCASTER, et la naissance de leurs enfants, l’«Inclita Geração », des enfants cultivés, curieux du Monde, promoteurs des Découvertes Maritimes qui commencent tout de suite après. Je suis certaine qu’encore de nos jours si vous dites « Deu sinal a trombeta castelhana » n’importe qui dans la rue vous répondra « horrendo, ingente, fero e temeroso, ouviu-a o Monte Artabro e o Guadiana atràs tornou as ondas, de medroso… »

C’est le chant de CAMÕES, dans « Os LUSIADAS », racontant la bataille d’ ALJUBARROTA.
Mais D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE, Maître de l’Ordem de Cristo, n’était plus de ce monde, pour assister au triomphe de son disciple. Il était décédé en 1373.

unnamed                                    Fenêtre appartenant au Convento de CRISTO à  TOMAR

  • Rui FREIRE de ANDRADE (1295-1370) marié à Inês GONÇALVES de SOTOMAYOR (1300)
  • D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE (1315-1373) marié à Clara MARTINS
  • Teresa FREIRE de ANDRADE (1340) mariée à Afonso RODRIGUES de MAGALHAES

Cette 17ème grand-mère Teresa FREIRE de ANDRADE eut un frère, Rui FREIRE de ANDRADE, qui fut l’arrière-grand-père de Pedro ALVARES CABRAL, grand navigateur, découvreur du BRESIL en avril 1500.

  • Maria de MAGALHÃES mariée à Gonçalo RODRIGUES de ARAÙJO
  • Pedro ANES de ARAÙJO (1380) marié à Mor GOMES VELHO
  • Brites VELHO de ARAÙJO mariée à Alvaro RODRIGUES CODORNIGA
  • Guiomar RODRIGUES de ARAÙJO MOGUEIMAS FAJARDO mariée à Vasco RODRIGUES
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
  • Isabel de PASSOS de FIGUEIROA mariée à Fernando de SÀ de ARAÙJO
  • Cristovao de SÀ de PASSOS marié à Felipa BRANDÃO COELHO
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA  e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Manuel de SÀ marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • Angela de SÀ BARBOSA BACELAR mariée à Estevão PEREIRA DA LOMBA
  • Caetano PEREIRA BARBOSA marié à 1° Paula RODRIGUES de CALDAS 2° Luisa Teresa de SÀ SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
  • Serafina Teresa LOURENÇO PEREIRA mariée à Joaquim Antònio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDÃO RODRIGUES
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à João Antònio PUGA PEREIRA
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée 1° Alfredo Ernesto de SÀ LEÃO PIMENTEL FERREIRA 2° Pierre LAFORIE

                                                                                                                                         PORTUGUES

DEPOIS dos TEMPLARIOS …

Quem pôde esquecer, depois de ter visto  a série « les Rois Maudits »,  a terrìvel maldição lançada pelo  Mestre dos TEMPLÀRIOS, Jacques de MOLAY, na fogueira, cercado pelas labaredas ?

E quem não delirou em projectos  mirabolantes,  quando leu ou viu obras sobre os tesouros dos TEMPLÀRIOS ?

Acontece que entre os meus antepassados, tenho um, D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE  que foi  o 6° Mestre da ORDEM de CRISTO. Ocupou o cargo entre 1356 e 1372. E a ORDEM de CRISTO é a ordem monàstico-militar que herdou de todos os bens dos TEMPLÀRIOS em Portugal.

Quando a bula do Papa « Vox Clementis » ordenou em 22-03-1312 a extinção definitiva da Ordem dos TEMPLÀRIOS, e a devolução imediata de todos os bens que possuìam, à Ordem dos HOSPITALÀRIOS de Jerusalém, os reis de CASTELA, ARAGÃO, Portugal e MAIORCA, apòs muitas manobras  retardatàrias e  negociações interminàveis, obtiveram aprazamentos. Os reis queriam tirar proveito da oportunidade, para  imporem de maneira mais firme a  autoridade da Corôa  face à Igreja e, porque não, tentar  ver mais claro no  imenso «  domìnio temporal » da mesma. Apresentou-se então ao Rei D. Dinis de Portugal o bom momento para ordenar um « audit ».

A Reconquista em Portugal estava terminada desde D. Afonso III, por volta de 1250, com a conquista do Algarve. De resto, este Rei foi o primeiro a intitular-se « rei de Portugal e dos Algarves ». Por isso, acabada a Reconquista, as diferentes Ordens Religiosas encontravam-se em face do Trono, pelo menos tão ricas, mas muito mais independentes do Rei do que os Nobres, que eles, durante séculos tinham pago  o « impôsto do sangue ».

Depois de ter « arrumado » um tanto os assuntos temporais dos mosteiros, do clero secular e as possessões de uns e dos outros, tendo ordenado recenseamentos durante anos, um acordo interveio entre o Rei e o Vaticano. E é assim que o Papa João XXII cria, por  bula, a nova Ordem, a ORDEM de CRISTO, a quem,  sem  quaisquer violências ou perseguições contra os TEMPLÀRIOS, deveriam ser entregues, pacìficamente, todos os bens que os mesmos possuìam, e que em 1321 o primeiro Mestre da Nova Ordem  jura obediência ao Papa, em primeiro lugar e logo a seguir, ao Rei.

Na realidade, a grande maioria dos cavaleiros  do TEMPLO  foram integrados na nova Ordem. As riquezas de toda a natureza, tendo pertencido aos TEMPLÀRIOS, foram transferidas, sem o mìnimo problema, à Nova Ordem. Sò se mudou o nome e nos princìpios, a sede . A sede definitiva da ORDEM de CRISTO, é uma maravilha de arquitectura e pode visitar-se ainda hoje em TOMAR,  Convento da ORDEM de CRISTO. Era preciso dar a impressão de obedecer ao Papa.

Durante o seu reinado, D. Dinis,  afirmou de maneira definitiva a sua autoridade sobre o Clero, Alto e Baixo, Regular e Secular. O seu sucessor, D. Afonso IV, igualmente,  fazendo proceder a novos recenseamentos  patrimoniais.

 Chegou a vez a D. Pedro I d’aceder ao trono.

D. Pedro I, o Justiceiro ou o Cruel, neto de D. Dinis, tinha tido por esposa legìtima uma Infanta de CASTELA, D. Constança MANOEL. O herdeiro  nascido desta união foi o rei D. Fernando I.

Mas, da bela e tràgica història de amor  com a galega D. Inês de CASTRO, tinham nascido quatro outros filhos. E, da sua relação com D. Teresa LORENZO de ANDRADE, galega também e  prima de D. Nuno FREIRE de ANDRADE, tinha nascido  um outro filho, chamado D. João.

O rei D. Pedro I tinha chamado para Portugal D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE, galego, nascido na Coruña, da grande Casa dos ANDRADES,  para lhe confiar a formação e educação deste ùltimo Infante bastardo, D. João. D. Nuno deu tão bem conta da missão,  que uns anos mais tarde, esse bastardo subiu ao trono, como primeiro rei da segunda dinastia, a de AVIS.

Entretanto, de 1356  a  1372, D. Nuno foi o 6° Mestre da ORDEM de CRISTO e o Chanceler-Mor do Reino. O exercìcio simultâneo das duas altas funções, não deixa de lembrar em França, RICHELIEU ou MAZARIN, e acontecia pela primeira vez em Portugal, deixando entrever o prestìgio desse 18° avô, e a confiança do Rei.

È de reparar que um dos Mestres ou Grão-Mestres da ORDEM, sucessores  imediatos de D. Nuno, foi o 5° filho de D. João I, o Prìncipe  D. Henrique, o Navegador.

  Sendo Duque de Viseu, e Grão-Mestre da Ordem de Cristo, investiu a quasi totalidade dos  seus abastados rendimentos na preparação das Grandes Descobertas,  formando navegantes e armando esquadras. Criou a Escola de Sagres no Algarve, que foi a primeira escola de navegação no mundo. Depois do Prìncipe D. Henrique,  todos os Mestres da Ordem de Cristo foram membros da Famìlia Real.

Apòs o reinado de D. Pedro I que durou  uns escassos 10 anos, veio o de seu filho D. Fernando I.

Infelizmente, D. Fernando morreu jovem e, a seguir à sua desaparição, os pretendentes ao trono foram muitos. Sem dùvida nenhuma, a mais legìtima era a sua filha, D. Beatriz, mas havia um obstàculo maior, ela era a esposa do rei de CASTELA,  D. João I.

 E  reconhecer os direitos da princesa D. Beatriz ao trono de Portugal era aceitar, ipso facto, o domìnio de Castela sobre Portugal, que tanto tinha lutado, durante séculos, para assumir a sua independência, primeiro contra os Mouros e em seguida contra os Castelhanos.

No seio da Nobreza portuguesa, o dilema foi terrivel. Tenho antepassados, alguns ABREUS de REGALADOS  ou  MARINHOS FALCÕES, partidàrios da D. Beatriz, que se exilaram para sempre em Espanha, e que viram todas as suas propriedades e todos os bens, confiscados e atribuìdos a outros. As famìlias dividiram-se, uns não aceitando senão a legitimidade de D. Beatriz, outros, acolhendo no coração este sentimento nacional tão recente.

Os outros pretendentes, eram os filhos da Inês de CASTRO, D. João e D. Dinis. E, mais discreto, pouco dado à vida da Côrte, havia esse discìpulo do Mestre da Ordem de Cristo, esse filho de D. Teresa LORENZO de ANDRADE. Nada nos impede de pensar que a popularidade de que ele disfrutava junto à nobreza e à  população em geral, nesse perìodo de questão sucessoral, devia algo ao gesto que muitos anos antes o seu  Mestre, D. Nuno,  lhe tinha ditado.

Anos  antes, aproveitando  uma sucessão aberta na Ordem de AVIS,  D. Nuno FREIRE de ANDRADE,  dando a mão ao Infante, levou-o junto ao rei D. Pedro, seu pai.  Uns dizem que foi a criança, de uns 8 anos de idade, que exprimiu o pedido, outros dizem que D. Nuno o fez pelo Infante. O pedido era o de ser armado cavaleiro e em seguida, nomeado Mestre de AVIS. Os dois pedidos foram satisfeitos, e a partir dali, o Infante bastardo foi sò conhecido como D. João, « Mestre de AVIS ».

D. Nuno FREIRE de ANDRADE, contribuiu provàvelmente a impôr o « Mestre de AVIS » perante os outros pretendentes, mais tarde, quando a questão  da Sucessão provocou a guerra contra CASTELA.

As pàginas mais belas da  Història de Portugal, inscrevem-se a partir de então, a partir de 1385, com o Santo Condestàvel Nuno ALVARES PEREIRA, que tomou o partido do Mestre de AVIS, com a Batalha de ALJUBARROTA, que viu 6.000 portugueses derrotar 36.000 castelhanos, com o casamento  de D. João I  e da  inglesa D. Filipa de LANCASTER, e o nascimento dos filhos, a « Inclita Geração », prìncipes instruìdos, curiosos do Mundo, empreendedores das Descobertas Marìtimas, que começam  com eles. Estou quase certa, que ainda hoje, na rua, se se disser a alguém : « Deu sinal a trombeta castelhana », haverà bastantes que responderão : «  horrendo, ingente, fero e temeroso, ouviu-a o Monte Artabro  e o Guadiana … »

È o Canto de CAMÕES, em « Os LUSÌADAS »,  evocando a Batalha de ALJUBARROTA.

Mas, D. Nuno RODRIGUES FREIRE de ANDRADE, 6° Mestre da ORDEM de CRISTO, jà  não pôde assistir     ao triunfo do seu discìpulo. Ele tinha morrido em 1373.

ZAYRA, ma princesse Maure

Ce fut le plus grand choc ressenti au cours de mes recherches généalogiques. Et, passée cette  énorme surprise, un grand bonheur, celui de savoir que j’avais aussi du sang Maure. Plus précisément du sang Omeyyade, qui me vient de Syrie, de Damas.

On m’avait avertie que la recherche généalogique, quand on a la chance de tirer les bons bouts de la pelote, peut procurer beaucoup de plaisir et de surprises, mais aussi quelques désagréments, par la découverte de « gibiers  de potence » ou  de « galériens ». Heureusement tout cela, pour l’instant, me fut épargné, et les  peu nombreux « hors-la-loi » que j’ai trouvés, s’écartèrent de la loi pour des raisons nobles, pour défendre des idéaux ou des croyances.

Et comme grande surprise j’ai eu cette grand-mère Zayra, ou quelquefois Zahira. Elle est née à CORDOUE,  fille de Zaydan, de la lignée de Mohamed ABD er RAHMAN III, premier Calife de Cordoue. Le mariage  avec   Lovesendo RAMIREZ, fils de Ramiro II, roi de LEON, eut lieu dans un contexte de recherche de paix entre les royaumes chrétiens du nord de la Péninsule Ibérique et le puissant royaume Omeyyade de CORDOBA, au sud.

Mohamed ABD er RAHMAM III, premier Calife de CORDOUE, était le descendant du petit groupe, d’une dizaine de personnes accompagnant ABD er RAHMAN I, qui au prix d’énormes périls avaient échappé à l’extermination de tous les OMEYYADES.  Cela s’était passé à DAMAS, siège du Califat, quand les ABBASSIDES y avaient pris le pouvoir. Ce petit groupe, après un périple en Méditerranée et un séjour  prolongé dans le Maghreb, avait trouvé refuge dans l’Emirat de CORDOBA. Le long des années, plusieurs Emirs s’y sont succédé, et quand ABD er RAHMAN III le devint à son tour, il s’est senti assez puissant pour dénoncer son statut de dépendance envers le Califat de BAGDAD, qui avait remplacé celui de DAMAS. Il se proclama Calife. La tradition et quelques documents lui attribuent pour mère, une princesse chrétienne appartenant au harem de l’Emir.

L’EMIR est un prince, le CALIFE est un roi.

L’éblouissement qui saisit tous ceux qui visitent CORDOUE, est l’hommage dû à ce grand premier Calife. Il est de tradition de dire que CORDOBA ne serait pas CORDOBA, si ABD er RAHMAN III n’avait pas existé. La Grande Mosquée, commencée par son ancêtre ABD er RAHMAN I et terminée par lui, MEDINAT az ZAHRAT, font partie des Trésors de l’Humanité. Que le roi de LEON, Ramiro II, ait voulu sceller une paix durable avec les OMEYYADES du sud, fût-ce au prix de mariages avec des infidèles, quoi de plus naturel ? Il avait, lui-même, en 3èmes noces, épousé ONEGA, princesse  Maure, qui se convertit au christianisme comme la tradition le voulait. Leur fils, Lovesendo,  à son tour épousa une princesse maure.

Et  leur union fut la matrice  d’une des cinq familles de « ricos-hombres », « ricos-homens » ou « magnates » qui ont dominé toute la région. Ces familles étaient les MAIA (déformation orale de OMEYYADE ?), les BRAGANÇA , les SOUSA, les BAIAO et les RIBADOURO.

Dans mon arbre généalogique, je trouve vers la fin du XI siècle, au moins à deux reprises, la parfaite illustration des politiques familiales du temps et peut-être le signe d’une certaine endogamie.  Sur 3 ou 4 générations, les cinq familles de « ricos-homens »  s’y retrouvent toutes mariées entre elles.

Si je prends l’ancêtre D. Nuno PIRES de BRAGANCA, né vers 1170,  il a comme grands-parents  des représentants des quatre autres familles : MAIA, SOUSA, BAIAO et RIBADOURO. De même, pour  mon 21 ème grand-père, D. Paio ANES de AMBIA, marié à Maria RODRIGUES de BAIAO. Il est le fils de D. Joao PIRES  da MAIA et de  D. Guiomar MENDES de SOUSA. Il est le petit-fils de D. Elvira VIEGAS  et de son mari Pedro PAIS « Alferes ». D. Elvira VIEGAS est la fille de D. Egas MONIZ de RIBADOURO, l’homme-symbole de l’Intégrité dans l’Histoire du Portugal, et de sa seconde épouse Teresa AFONSO. L’Alferes était le « seigneur de la guerre » de toute une région, la plus haute charge militaire.

Cette région, devenue  le Comté de PORTUCALE comprenait tout le nord du Portugal actuel et toute la Galice et est à son tour devenue 100 ans plus tard le royaume du Portugal. Celui-ci se constitua peu à peu, au prix de nombreuses batailles contre les Maures, prises  de châteaux, et même  l’engagement de « croisés », venus de l’Europe chrétienne. Il est peu connu  en France que la 1ère dynastie portugaise est appelée « de Borgonha », en référence au 1er Comte de Portucale,  Henri de Bourgogne.  Cet Henri,  père du 1er roi du Portugal, D. Afonso I HENRIQUES,  vint avec son cousin Raymond de Bourgogne, dans la péninsule Ibérique  pour combattre les Infidèles,  et eut comme récompense la main de Térèse, fille bâtarde du roi de Castille Alphonse VI et le titre de Comte du PORTUCALE.  Son cousin Raymond de Bourgogne,  lui, par le mariage avec Urraca,  fille héritière du même roi de Castille, eut la couronne de Castille, en tant que prince consort.

Cette 1ére dynastie, de Borgonha, dura environ 200 ans. Les descendants de Zahira ou Zayra Ibn ZAIDE et de Lovesendo RAMIREZ se trouvent dans toute la noblesse d’Espagne et du Portugal, ainsi que dans toutes les familles royales d’Europe. Des généalogistes peu scrupuleux, vers le XVII et XVIII siècles, pour plaire à leurs mandants, ont cherché à occulter cette donnée historique.

Mosquée de Cordoue (Cordoba)

Image (4)

mosquée cordoba

  • Zaidan Ibn ZAID né vers 915   avec  N
  • Zayra Ibn ZAID née vers 940,  mariée à Lovesendo RAMIREZ
  • Aboazar LOVESENDES marié à Unisco GODINHES
  • Ermigio ABOAZAR marié à Vivili TURTEZENDES
  • Toda ERMIGES mariée à 1° Egas MONIZ de RIBADOURO, 2° Pedro TURTEZENDES
  • Ermigio VIEGAS, seigneur de RIBADOURO marié à Unisco PAIS
  • Monio ERMIGES, seigneur de RIBADOURO marié à OUROANA
  •  D.Egas MONIZ, o Aio, Maître du 1er roi du Portugal marié à 1° Dordia PAIS de AZEVEDO, 2° Teresa AFONSO
  • Elvira VIEGAS fille du second mariage, mariée à Pedro PAIS, « Alferes »
  • D. Joao PIRES da MAIA marié à D. Guiomar MENDES de SOUSA

Pour illustrer l’interconnexion des « Grandes Familles » d’Europe, je reprends plus loin, en    appendice, l’ascendance de D. Guiomar MENDES de SOUSA.

  • D. Paio ANES de AMBIA marié à Maria RODRIGUES de BAIAO
  • D. Pedro PAIS de AMBIA, seigneur de LOBIOS marié  à Maria FERNANDES de LIMA
  • Maria PERES  PAIS de AMBIA mariée à Rodrigo ALVAREZ DAZA
  • Alvar RODRIGUES DAZA, seigneur de  LOBIOS, marié à Comêndola GONÇALVES
  • Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS, marié à Brites VELHO de CASTRO
  • Vasco RODRIGUES de ARAUJO marié à Leonor RODRIGUES VELHO
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Inês ou Joana VELOSO.D. Pedro était pendant le règne de D. Fernando I, le  » fronteiro-mor » face à la Galice. Il dirigeait les hommes en armes qui veillaient à l’intégrité des frontières.
  • Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
  • Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES CODORNIGA
  • Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO mariée à Vasco RODRIGUES
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
  • Isabel de PASSOS  de FIGUEIROA mariée à Fernando de SA  de  ARAUJO
  • Cristovao de SA de PASSOS ( décédé 1623) marié à Felipa BRANDAO COELHO
  • Cristovãode SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA (née 04-11-1618) mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR  mariée à Estevao PEREIRA da LOMBA
  • Caetano PEREIRA BARBOSA marié 1° à Paula RODRIGUES de CALDAS, 2° à Luisa Teresa SA  SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA, fille du 2ème mariage, mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
  • Serafina Teresa LOURENÇO PEREIRA mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée 1° à Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA, 2° à Pierre LAFORIE

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  • Le 22ème grand-père  cité plus haut, D. Nuno PIRES de BRAGANÇA, était l’arrière-petit-fils du Comte D. Henri de BOURGOGNE et de son épouse Teresa, Infante de Castille, premiers titulaires du Comté du PORTUCALE.
  • D. Nuno PIRES de BRAGANÇA marié à Maria FOGAÇA
  • Dona Froïlle NUNES mariée à Martim PIRES de CHACIM
  • Dona Sancha NUNES de CHACIM mariée à Lourenço SOARES de VALADARES
  • Dona Guiomar LOURENÇO de VALADARES mariée à Gomes LOURENÇO de ABREU
  • Lourenço GOMES de ABREU marié à Teresa CORREIA de AZEVEDO
  • Vasco GOMES de ABREU marié à Maria ROIZ de PORTOCARRERO
  • Helena GOMES de ABREU mariée à Vasco GIL BACELAR
  • Alvaro VAZ BACELAR avec Joana MARINHO
  • D. Vasco MARINHO de CASTRO né vers 1465 avec Bernardina ANICIA, mes 14èmes grands-parents

  APPENDICE

Ascendance de D. Guiomar MENDES de SOUSA:

  • Hughes CAPET marié à Adélaïde de POITOU
  • Robert II, le Pieux, roi de FRANCE marié à Constance d’ARLES
  • Robert I, le Vieux, Duc de Bourgogne marié à Hélie de SEMOUR
  • Henri, Duc de Bourgogne marié à Béatriz (?) de Barcelona
  • Henri de BORGONHA, Comte de PORTUCALE marié à Teresa de LEON, Infante de CASTELA
  • Sancha HENRIQUES, soeur du 1er Roi du PORTUGAL mariée à Sancho NUNES de BARBOSA
  • Urraca SANCHES de CELANOVA mariée à Gonçalo MENDES de SOUSA
  • D. Mendo de SOUSA, o Sousao marié à D. Maria RODRIGUES VELOSO
  • D. Guiomar MENDES de SOUSA mariée à D. Joao PIRES da MAIA (1190)

 

                                                                                                                                 P O R T U G U E S

                                          Z A Y R A     a  minha Princesa Moura    

Foi o maior choc recebido no decurso das minhas pesquisas genealògicas. Mas, depois dessa surpresa enorme, uma grande felicidade, saber que nas minhas veias corre também sangue Mouro.  Mais precisamente, sangue Omeyyada, que me vem da SIRIA, de DAMASCO.

Tinham-me dito que quando se tem a sorte de tirar os bons fios da meada, muito prazer e muitas surpresas podem surgir, mas também às vezes, contrariedades, pela descoberta de forçados, e outros personagens pouco recomendàveis. Felizmente, para jà, nada disso. Os poucos « fora-da-lei » que encontrei, se desobedeceram à dita lei, foi por razões nobres, por defesa de ideais ou de crenças.

E, como enorme surpresa, apareceu-me esta avò ZAYRA. Ou por vezes, ZAHIRA. Ela nasceu em CORDOBA, filha de ZAYDAN, trineto de Mohamed ABD er RAHMAN III, primeiro Califa de CORDOBA. O casamento da ZAYRA com o Lovesendo RAMIREZ, filho de Ramiro II, rei de LEON,  situou-se num contexto de paz ente os reinos cristãos do norte da Penìnsula Ibérica e o poderoso reino de CORDOBA, no sul.

O antepassado da ZAYRA,  Mohamed ABD er RAHMAN III, primeiro Califa de CORDOBA,  descendia de  um pequeno nùcleo de umas dez pessoas, que acompanhando ABD er  RAHMAN I  tinham sido os ùnicos sobreviventes do massacre   cometido pelos ABBASSIDES sobre os OMEYYADAS. Em DAMASCO, sede do Califato, os OMEYYADAS, no poder, foram exterminados quando duma revolta dos ABBASSIDES. Sò esse pequeno grupo conseguiu escapar e, depois de um refùgio prolongado no Maghreb, instalaram-se em CORDOBA, que era um Emirado dependente de DAMASCO. Durante anos, o Emirado de CORDOBA reforçou o seu poder e quando ABD er RAHMAN III o herdou, ele sentiu-se suficientemente forte para denunciar o elo de submissão que subsistia vis-à-vis de BAGDAD,que depois da SIRIA se tinha tormado a sede do Califato, e declarou-se Califa, o 1° Califa de CORDOBA. A tradição e alguns documentos atribuem-lhe como mãe, uma princesa cristã, pertencendo ao harem do Emir.

O Emir é um prìncipe, o Califa é um rei.

O deslumbre que CORDOBA produz sobre todos os que a visitam, é a homenagem devida a esse grande  Califa. E tradicional dizer-se que CORDOBA nao seria CORDOBA se ABD er RAHMAN não tivesse existido. A Grande Mesquita, começada pelo primeiro ABD er RAHMAN, e terminada por ele, MEDINA az ZAHRAT, fazem parte dos Tesouros da Humanidade. Que o rei de LEON, Ramiro II, tenha desejado estabelecer uma paz duradoura com os OMEYYADES do sul, mesmo se para là chegar foi  necessàrio aceitar alguns casamentos com Infiéis, nada de admirar ? Ele mesmo, em terceiras nùpcias, tinha desposado ONEGA, uma princesa moura, que se converteu ao cristianismo como era de tradição. O filho deles, Lovesendo, por sua vez, casou com  uma princesa  moura.

E  essa união foi a matriz duma das cinco famìlias de « ricos-hombres », « ricos-homens », ou « magnates » que dominaram toda a região  durante séculos. Essas famìlias eram os MAIAS (deformaçao oral de OMEYYADA), os BRAGANÇAS (1a casa), os SOUSAS, os BAIOES e os RIBADOUROS.

Na minha àrvore genealògica,  encontro là para o fim do X° século, pelo menos duas vezes, a perfeita ilustração das polìticas familiais desse tempo, e mesmo as provas duma certa endogamia.  Sobre 3 ou 4 gerações, as cinco famìlias de « ricos-homens » casam todas entre elas.

Por exemplo, o antepassado D. Nuno PIRES de BRAGANÇA, nascido por volta de 1170.

 Ele tem como avòs, os representantes das quatro outras famìlias : MAIA, SOUSA, BAIAO e RIBADOURO. E a mesma coisa acontece com o meu 21° avô, D. Paio ANES de AMBIA, casado com Maria RODRIGUES de BAIAO. Ele é filho de D. Joao PIRES da MAIA e de D. Guiomar MENDES de SOUSA. E também neto de D. Elvira VIEGAS e do seu marido Pedro PAIS «  Alferes ». D. Elvira VIEGAS é filha de D. Egas  MONIZ de RIBADOURO, o arquetipo da Integridade na Història de PORTUGAL, e da sua segunda esposa Teresa AFONSO. O Alferes era o « senhor da guerra » de toda uma região, o mais alto cargo militar.

Essa região, um pouco mais tarde Condado de PORTUCALE, incluìa todo o norte do Portugal actual e toda a Galiza, e  uns 100 anos  depois, tornou-se o reino de PORTUGAL. Este reino constituiu-se pouco a pouco, à custa de muitas batalhas contra os Mouros, tomadas de castelos, e até o apoio de « cruzados », vindos da Europa cristã.

Em França, pouca gente sabe que  a primeira dinastia portuguesa é a de « BORGONHA », em referência ao primeiro Conde de Portucale, Henri de BOURGOGNE. Este Henri, pai do primeiro rei de Portugal,  D. Afonso HENRIQUES, veio com o seu primo Raymond de BOURGOGNE combater os infieis na Penìnsula Ibérica. Como recompensa recebeu a mão de Teresa, filha bastarda do rei de CASTELA, Afonso VI, e o Condado Portucalense. O primo Raimundo pelo casamento com a herdeira legìtima de CASTELA, Urraca, recebeu a coroa desse reino, a tìtulo de prìncipe consorte.

Esta 1a dinastia, de BORGONHA, durou mais ou menos 200 anos. Os descendentes de ZAYRA e de Lovesendo RAMIREZ encontram-se em toda a nobreza da Espanha e de Portugal, assim commo em todas as famìlias reais da Europa. No século XVII e XVIII, houve genealogistas pouco escrupulosos, ao serviço de certos  monarcas,  que para serem agradàveis aos mesmos, tentaram ocultar essa ascendência, que é na hora actual, um feito històrico incontestàvel.

Côte de la Mort et famille MARIÑO da LOBEIRA

português

A l’extrémité occidentale de la Galice, et donc d’Espagne et d’Europe, il y a une côte si dangereuse qu’on la nomme « la Cuesta de la Muerte ». Côte de la Mort, oui, mais côte d’une beauté à couper le souffle. Ressemblant à la Bretagne, géologiquement apparentée  avec elle, et  probablement accolée à elle, en des temps d’avant glaciation,  aux temps de la Pangée. Une côte en dentelle, toute déchirée, même déchiquetée, par les rias. Au Moyen Age cette côte si dangereuse offrait déjà l’abri de  quelques ports  naturels. Là, des marins, dans leurs frêles embarcations de cabotage ou de pêche,  échangeaient entre la  Grande-Bretagne, la Scandinavie et le  nord de l’Europe avec la Méditerranée.

Une branche de ma famille, les MARIÑO(MARINHO), étaient pendant le Bas Moyen Âge, les seigneurs de plusieurs de ces villes portuaires. L’origine de cette famille donna lieu à une légende très poétique, reprise sérieusement par les Nobiliaires du Moyen Age : un chevalier, mourant de fatigue, épuisé par le poids de son armure et par le soleil, tombe de cheval et  est en train de se  noyer. Une créature « MARINE », une sirène le tire vers la plage, le débarrasse de sa lourde armure  et le sauve d’une mort certaine. Elle le trouve si beau, qu’elle en tombe amoureuse. Lui, revenant peu à peu à la vie, s’aperçoit de la beauté de celle à qui il doit le salut, et tombe lui aussi en amour. Le couple fait sa demeure au fond de l’eau, a quatre enfants. Mais,  les années passant, le chevalier se languit de la vie terrestre et obtient de la pauvre sirène l’accord pour partir avec les  garçons. Ils doivent être armés chevaliers  comme leur père. Le cœur saignant de douleur, elle accède, n’imposant  qu’une condition : que dans toutes les générations à venir de MARIÑOS, un enfant mâle la rejoigne sous les eaux. Ainsi fut fait, et c’est la raison pour laquelle, en toutes les générations de cette famille, un enfant mâle aux yeux bleus disparait sans laisser de traces, et que sur les jambes de ces beaux éphèbes,  des écailles dorées remplacent les poils.

  Beaucoup plus prosaïquement, les MARINHOS sont une branche descendante des TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA, puissante famille de Galice, qui donna une dynastie à CASTILLE. Et ces MARINHOS-là, ceux des alentours de Santiago de Compostela précisément, sont issus du mariage, en  1170, de D. Mariana MARINHO avec le chevalier italien FRAIAO ( CAZADOR), venu guerroyer contre les Maures.

  La Cuesta de la Muerte était sous leur juridiction. Ils avaient bénéficié pendant des siècles des « mercês » (dons ) de la part des rois wisigoths,  puis des rois de Galice et aussi de ceux  du Portugal. Le 18-12-1302 le roi Fernando IV fait donation à Payo MARIÑO  de la ria de MUROS,  de Sta MARIA de FISTERRA , de   S. VICENZO et de S. Martin de DUIO, de Santa Maria de Morana, de S. Esteban de Landeira et de S. Pedro de Cibran.  Le 15-08-1307 le même roi fait donation au même Payo MARIÑO du Port de MUROS  et de la ville de SARRIA. Le 30-04-1374, le roi du Portugal, D. Fernando I,  fait donation du Comté de Valadares à Esteban ANES MARINHO. Quelques siècles après, lors d’une restructuration administrative, Valadares est intégré  dans le Concelho de Monção. D’abord installés près de S. Jacques de Compostelle ( Santiago), les MARINHOS s’avancent vers la côte, inexorablement. Rien qu’entre 1369 et 1374 on trouve les donations de villes comme OUGUELA, CAMPOMAIOR, S. FINS de PENAJOIA, PENAFIEL, VIMIANZO et d’autres  encore, faites à des MARIÑOS.

 Le château -fort primitif de VIMIANZO avait été l’œuvre des MARINHO da LOBEIRA, Mais de cela il ne reste plus rien, les guerres Irmandiñas lui ont été fatales. Dans un document administratif de 1300 ils disaient   posséder  déjà  9 châteaux et 5 villes.  Ils y avaient le monopole du sel et de la pêche.

En ces temps-là la viande et  le poisson, sardines, morue, ne se conservaient et ne s’échangeaient que salés. Et on sait la valeur attribuée au sel, et la fameuse gabelle, impôt si lourd.  La ria de MUROS  et NOIA leur appartiennent, ainsi que ces deux villes. L’implantation de cette famille au Portugal  est généralement datée  du  mariage de D. Joana MARINHO da LOBEIRA avec D. Lançarote FALCÃO, « hidalgo » galego de Pontevedra.

Joana et Lançarote sont mes 13ème grands-parents.

Joana était née à Rome aux alentours de 1490, fille du protonotaire apostolique D. Vasco MARINHO de CASTRO, né  à Monção, Portugal, aux alentours de 1465. La mère de Joana était D. Bernaldina ANICIA, appartenant à une très illustre famille romaine, les ANICIA. Cette famille comptait parmi les siens des Saints, des Empereurs, des Philosophes, des hommes politiques qui ont marqué l’Histoire de ROME, pendant des siècles.

Le mariage de D. Lançarote et de D. Joana a eu lieu  vers 1515, et  donna naissance à la famille MARINHO FALCÃO.

La date de 1515 est généralement retenue par le fait que le roi du Portugal D. Manuel I, en 1516, offre une très importante somme d’argent   » en cadeau de mariage  » à D. Lanzarote FALCÃO . Peu  d’années après, vers 1521,  il  le nomme  1er Commandeur  de  la ville de Monção.

En 1511, plus précisément le 7 juin 1511 (Livre 3, Registre des Légitimations, fls 93, rol 1038), le même roi D. Manuel I  avait légitimé les  enfants  de D. Vasco MARINHO de CASTRO, nés à Rome de D. Bernaldina ANICIA et de D. Vasco.

 Or le grand chroniqueur portugais Fernão LOPES, rapporte la présence active de D. Gonçalo MARINHO, aux côtés du roi D. João I, en juin 1385, lors de la reprise  de GUIMARÃES aux castillans,  GUIMARAÃES, première capitale du Portugal. En 1385 ! Ce D. Gonçalo MARINHO se distingua lors de ce fait d’armes, important dans un moment où l’indépendance du petit Portugal tenait à peu de choses. D. Gonçalo MARINHO, après la contribution  guerrière pour assurer l’indépendance du pays face à Castille, fonda plusieurs couvents et s’est  retiré  dans celui de S. Francisco qu’il avait aussi fondé, près de Viana do Castelo.

Il fut  déclaré BEAT après une vie pieuse et recluse. Un chagrin d’amour  aurait amené le jeune et vaillant guerrier à devenir moine. Tout ceci prouverait donc,  la présence de MARINHOS au Portugal, bien avant le mariage de mes 13èmes grands-parents  Joana et Lancelot (Lanzarote ou Lançarote).

D’ailleurs, cette présence avant la date généralement retenue, serait la conséquence du Grand Schisme d’ Occident. Les Portugais avaient gardé l’obédience à Rome, contrairement à Castille qui obéissait à l’Anti-Pape, celui d’Avignon. Au Vatican et dans les capitales restées fidèles, une croisade contre Castille avait même été envisagée !!! De ce fait,  certaines familles de Galice, de Castille ou d’Aragon, par fidélité au Pape de Rome, se seraient installées à cette époque au Portugal. Et y auraient fait souche.

Mais, en Galice même, la puissance des MARIÑOS  fait des envieux.  Entre autres, l’Archevêque de Santiago de Compostela. Santiago se situe à 30 kms de NOIA, fief des MARINHOS et où ils séjournent  souvent. VIMIANZO et NOIA sont leurs demeures principales. Les litiges entre les MARIÑOS et les différents archevêques remplissent des tiroirs et des tiroirs dans les Archives d’Espagne. Ils sont aussi en procès avec le roi. Le fait historique le plus dramatique de cette belligérance survient quand le chef de famille est  Rui (ROY) II SOGA MARIÑO da LOBEIRA, fils de Pedro PAES MARIÑO et de Sancha Inês MARIÑO de LOBEIRA.  Il est amené à prendre des positions politiques en faveur d’un certain archevêque, contre un autre. Un litige s’ensuit. Le roi Alfonso XI de Castille condamne Rui SOGA à rendre certaines villes, ainsi qu’une énorme somme d’argent, ce à quoi celui-ci se refuse.  Alfonso XI reprend VIMIANZO par les armes, et  l’attribue à l’Archevêque de Santiago de Compostelle.

Afin d’aider  leur fils et pour assurer  son émancipation, les parents de RUY SOGA   se retirent dans des couvents séparés, et par un acte notarié, datant du 19-03-1378, se dépouillent eux et leurs deux filles, de tous leurs biens, en sa faveur. Rien n’y fit, il refusa l’injonction du  roi. Mais, pris dans une embuscade, devant la belle église romane de NOIA, sur la grande place, Rui SOGA MARINHO da LOBEIRA  est décapité « pour avoir désobéi à son roi ».

Et même  après sa mort, en 1383, le roi Jean  I (XOAN) réclame à ses héritiers la somme de 213.000 maravedis, à rendre à Pedro RUIZ SARMIENTO, adelantado mayor de Galice( rang comparable à celui de gouverneur) et à déduire de la somme de 500.000 maravedis, que le roi, lui-même, doit à SARMIENTO.  Le 22-10-1383 les dettes des MARIÑOS envers l’Adelantado de Galice, Pedro RUIZ SARMIENTO, sont liquidées, et c’est devant notaire et témoins que  le 7-03-1384, Frei  Payo MARIÑO, devenu moine dans le Couvent de Bonaval et son épouse, devenue Sœur  Sancha VASQUEZ  MARIÑO da LOBEIRA, nonne dans le Couvent de Belvis, dénoncent et protestent la prétention maintenue de l’Archevêque Garcia MANRIQUE  sur cette dette.

Pendant des dizaines d’années, les descendants de Rui SOGA ont mené des actions en justice pour récupérer ce qu’ils considéraient leur être dû. Les pauvres parents ayant perdu un fils et s’étant dépouillé volontaire et inutilement  de tous leurs biens pour le sauver, ne sont plus en vie le 21-02-1391, quand l’  Archevêque MANRIQUE souscrit à la liquidation de la dite dette.

A l’origine de toute cette dramatique situation on trouve le fait que les MARIÑOS, parce que descendants des TRABA ou TRASTAMARA,  ne reconnaissaient pas l’autorité du roi de Castille,  ne se voulant vassaux  que  des rois de Galice. Or, le royaume de Galice avait été assimilé par celui de LEON et plus tard, avec celui-ci, assimilé par CASTILLE. Et cette insubordination des TRASTAMARA envers Tolède et Madrid se manifeste encore 100 ans plus tard, à travers le comportement de Rui SOGA MARIÑO de LOBEIRA.

Des associations culturelles militant pour l’autonomie de la Galice et pour la Langue galega portent son nom .Et l’ironie de toute l’histoire est que de cette famille  sont sortis plus tard plusieurs rois de Castille et d’Espagne.

A la dynastie des TRASTAMARA appartenaient parmi  d’autres Henrique IV de Castille et sa sœur Isabelle la Catholique. La bienveillance du Trône envers les MARIÑOS, malgré des accidents à différents moments de l’Histoire, se manifeste encore par la concession  du titre de Marquis, le 17-12-1705, par le roi Filipe V à Antonio MARIÑO de LOBEIRA y ANDRADE LEMOS y SOTOMAYOR.

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église romane de Noia

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église romane de Noia

Rui SOGA MARINHO da  LOBEIRA  appartenait à une branche collatérale de la mienne.  Il ne figure pas dans mon arbre généalogique.  Voici l’explication :

Le mariage,  en 1170, de Mariana MARINHO avec le chevalier italien FRAIÃO, donna naissance entre autres enfants à  D. João FORJAZ (ou FROILAZ) MARINHO, né à NOIA, qui épousa Elvira ORDOÑEZ de BOVIDA. Ce couple a eu plusieurs enfants, dont Martin et Pedro.  Tous deux s’appellent  ANES ou EANES (fils de Jean) MARINHO

Le MARINHO dont descendait Rui SOGA  était probablement  Martin ANES  ou EANES MARINHO.

Le MARINHO, dont je viens, est probablement un frère de Martin, Pedro ANES MARINHO.

  • FRAIÃO marié à D. Mariana MARINHO
  • D. João FORJAZ MARINHO marié à Elvira ORDOÑEZ de BOVIDA
  • D. Pedro ANES MARINHO marié à Sancha VASQUEZ SARRAZA
  • D. Joao PIRES MARINHO marié à D.  Teresa PAIS MARINHO
  • Pedro ANES MARINHO marié à  D. Beatriz RODRIGUES de LIMA
  • D Vasco PEREZ MARINHO évêque d’Orense avec Teresa RODRIGUES de VALADARES
  • Pedro ANES MARINHO  marié à   Mécia LOPES TABUADA
  • Vasco MARINHO marié à Joana LOPES ALDÃO
  • Joana MARINHO avec Alvaro VAZ BACELAR
  • D. Vasco MARINHO de CASTRO, Protonotaire Apostolique avec D. Bernardina ANICIA
  • Joana MARINHO da LOBEIRA mariée à D. Lançarote FALCÃO
  • Dionisio MARINHO FALCAO marié à Isabel de ALMEIDA
  • Joao FALCÃO marié à Potência VAZ
  • Catarina MARINHO FALCÃO mariée à João RODRIGUES VILARINHO ou BACELAR
  • Catarina MARINHO mariée à Manuel ALVARES
  • João RODRIGUES VILARINHO, o Saramago,  marié à Francisca SOARES de BRITO
  • Ana SOARES de BRITO ou Ana RUIZ SOARES mariée à Manuel de CASTRO e ARAÙJO
  • Caetana de CASTRO SOARES mariée à Antònio ALVARES de SOUSA
  • Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES
  • Rosa Quitéria ALVES FERNANDES mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA
  • Manuel José de JESUS PUGA marié à Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel JESUS de PUGA marié à Ana Joaquina BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR
  • João Antònio PUGA PEREIRA marié à Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SÀ LEÃO PIMENTEL FERREIRA,  2° à Pierre LAFORIE

————————————————————————————————– P O R T U G U E S ———

C O S T A  da  M O R T E e  Famìlia  MARINO da LOBERA
Na extremidade ocidental da Galiza, e portanto da Espanha e da Europa, hà uma costa tão perigosa que lhe chamam  « a Costa da MORTE ». Costa da Morte, porque não, mas costa duma beleza impressionante. Muito parecida com a Bretanha francesa, geològicamente aparentada e provàvelmente ligada a ela nos tempos da Pangée, antes da glaciação.Uma costa rendilhada, como se estivesse esfarrapada  pelas rias. Na Idade Média  essa costa tão perigosa oferecia jà o abrigo de alguns portos naturais. Ali, os marinheiros, nas pobres embarcações de pesca, faziam jà comércio entre a Grande-Bretanha, a Escandinàvia, o norte da Europa e o Maditerrâneo. Um ramo da minha famìlia, os MARINHOS (MARIÑOS), eram durante a Baixa Idade Média, os Senhores de algumas dessas vilas portuàrias.

O  nome desta famìlia deu origem a uma lenda muito poética, que os Nobiliàrios da Idade Média recolheram sem reservas : um cavaleiro, morto de cansaço, exausto pelo pêso da couraça e pelo sol, cai do cavalo e està a afogar-se. Um ser « maritimo », uma sereia, tira-o para a praia, desembaraça-o da pesada armadura e salva-o duma morte certa. Acha que ele é tão bonito, que se apaixona logo por ele. Ele, uma vez recuperados os sentidos, repara na beleza daquela a quem deve a vida, e apaixona-se também.

O casal habita no fundo do mar, tem quatro filhos. Mas, passando os anos, o cavaleiro tem saudades da  vida terrestre e obtem da pobre sereia o consentimento para sair da àgua com os fillhos. E preciso armà-los   cavaleiros como o papa. Com o coração endolorido, ela acede, e põe sò uma condição : que nos tempos  futuros,  em todas as gerações de MARIÑOS, um filho de sexo masculino và viver com ela no fundo do  mar. Assim se fez, e é por essa razão, que em todas as gerações de MARIÑOS, um filho varão com os olhos azuis desaparece sem deixar  vestìgios, e que nas pernas desses belos mancebos, se vêem escamas douradas em vez de pêlos.

Muito mais prosaicamente os MARINHOS são um ramo descendente dos TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA, poderosa famìlia da Galiza, que deu uma dinastia  a CASTELA. E esses MARIÑOS, mais precisamente os da região de Santiago de Compostela, vêm do casamento, em 1170, da D. Mariana MARINHO com o cavaleiro italiano FRAIAO( CAZADOR), que tinha vindo lutar contra os Mouros. A Costa da Morte pertencia-lhes. Durante séculos tinham  recebido « mercês » da parte dos reis wisigodos, em seguida da parte dos reis da Galiza e mesmo dos reis de Portugal. Em 18-12-1302, o rei Fernando IV faz doação ao Payo MARINHO,  da ria de MUROS, de Sta Maria de FISTERRA, de S. Vicenzo e de S. Martinho de DUIO, de Santa Maria de MORANA, de Santo Estevão de LANDERA e de S Pedro de CIBRAN.

O mesmo rei, em 15-08-1307, faz doação ao mesmo Payo MARINHO do porto de MUROS e da vila de SARRIA.

Em 30-04-1374, o rei D. Fernando I do Portugal, faz doação do Condado de VALADARES   a Esteban ANES MARINHO. Uns séculos mais tarde, quando duma restructuração administrativa,  VALADARES foi integrado no Concelho de Monção.

Primitivamente instalados junto de Santiago de Compostela, os MARINHOS avançam em direcção da costa, inexoràvelmente. Sò entre 1369 e 1374, encontramos a doação de vilas, como OUGUELA, CAMPOMAIOR, S. FINS de PENAJOIA, PENAFIEL e VIMIANZO e ainda outras feitas aos MARINHOS

Num documento administrativo de 1300 eles declaravam possuir 9 Castelos e 5 vilas. Detinham nessas terras o monopòlio do sal e da pesca. Nessas épocas, a carne e o peixe, sardinhas, bacalhau, sò se conservavam  e trocavam depois de serem salgados. E todos conhecemos o valor atribuìdo  ao sal, a famosa gabela, imposto esmagador. A ria de MUROS e a vila de NOIA pertencem-lhes. A implantação desta famìlia em Portugal é geralmente datada do casamento de  D. Joana MARINHO da LOBEIRA com o fidalgo galego de PONTEVEDRA, D. Lançarote FALCÃO.  Joana tinha nascido em ROMA, por volta de 1490, filha do Protonotàrio Apostòlico D. Vasco MARINHO de CASTRO,  nascido em Portugal. O casamento deve ter sido contraìdo depois de 1515, e deu origem à famìlia MARINHO FALCÃO. A data de 1515 é previligiada porque temos a prova  que o rei D. Manuel I, em 24-04-1517, faz presente duma quantia avultada , 168.000 reis, como « presente de casamento » a D. Lanzarote FALCÃO, e que poucos anos depois, o mesmo rei nomeia o  mesmo D. Lanzarote como 1° Comendador de Monção.

Joana e Lançarote são os meus 13os avòs.

Ora o grande cronista português Fernão LOPES faz menção da presença actuante de D. Gonçalo MARINHO ao lado do rei D. João I, em Junho de 1385, quando se deu a retomada de GUIMARAES aos castelhanos, GUIMARAES, primeira capital de Portugal. Em 1385 ! Este D. Gonçalo MARINHO distinguiu-se nesse feito de armas, importante num momento em que a independência do pequeno Portugal dependia de tão pouco. D. Gonçalo MARINHO, depois dessa participação para ajudar a independência do paìs  face a  CASTELA, fundou vàrios conventos e retirou-se no de S. Francisco em VIANA do CASTELO, que ele mesmo tinha também fundado.
Foi declarado BEATO, apòs uma vida em claustro e cheia de piedade. O jovem e corajoso cavaleiro teria escolhido a vida no convento, depois de um desgosto de amor.  Estes factos provariam a presença de MARINHOS em Portugal, muito  antes do casamento de D. Lançarote e de D. Joana. De resto, essa presença mais cedo do que a  data geralmente admitida, seria a consequência do Grande Cisma do Ocidente.
PORTUGAL tinha-se mantido na obediência a ROMA, ao contràrio da CASTELA, que obedecia ao Anti-Papa, o de Avignon. No Vaticano e nas capitais cristãs fieis, uma cruzada contra CASTELA tinha  mesmo sido projectada !!! Em consequência de tudo isso, famìlias da GALIZA, de CASTELA ou de ARAGÃO, por fidelidade ao Papa de Roma, instalaram-sse nesses tempos em PORTUGAL. E muitas teriam criado raiz.
Mas na Galiza mesmo, o poder dos MARIÑOS suscita muita inveja. Entre outros, o Arcebispo de Santiago de Compostela. Santiago fica a uns 30 Klm de NOIA, feudo dos  MARINHOS e lugar onde eles permanecem habitualmente. VIMIANZO e NOIA são as estâncias preferidas dessa famìlia. As questões judiciais entre os MARINHOS  e os diferentes Arcebispos ocupam metros e metros de gavetas nos  Arquivos  Espanhois. Eles  estão também em contendas judiciais com o rei.

O feito històrico mais dramàtico para esta famìlia ocorreu quando o chefe de famìlia era Rui (ROY) II SOGA MARIÑOda LOBEIRA, filho de Pedro PAES MARIÑO e de Sancha Inês MARIÑO da LOBEIRA. Em certa ocasião  ele toma partido por um arcebispo de Santiago contra um outro. Segue-se uma questão no tribunal. O rei Alfonso XI de CASTELA condana o Rui SOGA a devolver certainas vilas, assim como a pagar uma enorme quantia, coisas a que SOGA se recusa. Afonso XI retoma pela força VIMIANZO e dà-o ao Arcebispo de Santiago de Compostela.
Para ajudar o filho e para garantir a sua emancipação, os pais entram em  dois conventos separados e, por um acto notarial, em data do 19-03-1378, abandonam tudo o que possuìam a favor dele. Inùtil ! Rui SOGA não se  submete às ordens do rei. Mas, pouco tempo depois cai numa embuscada, e deante da linda igreja romana de NOIA, na praça principal, Rui SOGA MARINHO da LOBEIRA é decapitado por « ter desobedecido ao seu rei ».
E mesmo apòs a sua morte, em 1383, o rei João I ( XOAN) exige dos seus herdeiros o pagamento de 213.000 maravedis, a entregar a Pedro RUIZ SARMIENTO, adelantado-mor da GALIZA e a deduzir de 500.000 maravedis, que o rei ele mesmo deve ao SARMIENTO.
No dia 22-10-1383 as dìvidas dos MARINHOS quanto ao adelantado-mor da Galiza, Pedro RUIZ  SARMIENTO, foram liquidadas, e é  ante notàrio e testemunhas que em 07-03-1384, Frei Payo MARINHO, frade no convento de Bonaval e a sua esposa, freira no convento de Belvis, sob o nome de  Irmã Sancha VASQUEZ MARIÑO da LOBEIRA, denunciam e protestam contra a pretensão mantida  pelo Arcebispo Garcia MANRIQUE sobre essa dìvida.
Durante dezenas de anos, os descendentes de Rui SOGA ficaram envolvidos em questões em justiça para recuperar o que eles consideravam lhes ser devido. Os pobres pais, tendo visto morrer o filho e tendo-se despojado voluntària e inùtilmente de todos os bens para o salvar, jà não são deste mundo quando  no dia 21-02-1391, o Arcebispo MANRIQUE subscreve à liquidação da dita dìvida.
Na origem desta tràgica situação  encontra-se  o facto de os MARINOS, como descendentes dos TRABA ou TRASTAMARA, não reconhecerem a autoridade do rei de CASTELA, sò se considerando vassalos dos reis da GALIZA. Ora, o reino da GALIZA tinha sido assimilado pelo reino de LEON e mais tarde ambos os reinos foram  assimilados pelo de CASTELA.
E essa insubordinação dos TRASTAMARA face a TOLEDO e MADRID, manifesta-se ainda uns 100 anos mais tarde, pelo comportamento do Rui SOGA MARIÑO da LOBEIRA.
Hà associações culturais que militam pela autonomia da GALIZA e da Lìngua Galega, que escolheram o  nome de Rui SOGA. E a ironia desta història é que desta famìlia TRASTAMARA saìram mais tarde vàrios reis de Castela e da Espanha.
À dinastia dos TRASTAMARA pertenciam entre outros Henrique IV de CASTELA e a sua irmã Isabel a Catòlica. E que apesar de «  acidentes » no decurso do tempo, os favores do trono destinados aos MARINHOS  mantiveram-se e  aparecem ainda na concessão do titulo de Marquês atribuido pelo rei Filipe V, em 17-12-1705 a Antònio MARIÑO de LOBEIRA y  ANDRADE LEMOS y SOTOMAYOR.

Rui SOGA MARINO da LOBEIRA não pertence à minha àrvore genealògica. Ele pertencia a um ramo colateral.
O casamento em 1170 de Mariana MARINHO com o cavaleiro italiano  FRAIÃO, deu entre outros filhos nascimento  a D. João FORJAZ (ou FROILAZ) MARINHO, nascido em NOIA, que casou com Elvira ORDONEZ de BOVIDA,
Este casal teve vàrios filhos entre os quais Martim e Pedro. Ambos se chamam ANES  ou EANES (filho de Joao)  MARINHO.

O MARINO de quem descendia Rui SOGA era provàvelmente Martim ANES ou EANES MARINHO.

O MARINO, meu antepassado, era provàvelmente um irmão do Martim, ou seja o Pedro ANES MARINO.

FRAIAO marié à D. Mariana MARINHO

D. Joao FORJAZ MARINHO marié à Elvira ORDONEZ de BOVIDA

D. Pedro ANES MARINHO marié à Sancha VASQUEZ SARRAZA

D. Joao PIRES MARINHO marié à D.  Teresa PAIS MARINHO

Pedro ANES MARINHO marié à  D. Beatriz RODRIGUES de LIMA

D Vasco PEREZ MARINHO évêque d’Orense avec Teresa RODRIGUES de VALADARES

Pedro ANES MARINHO  marié à   Mécia LOPES TABUADA

Vasco MARINHO marié à Joana LOPES ALDAO

Joana MARINHO avec Alvaro VAZ BACELAR

D. Vasco MARINHO de CASTRO, Protonotaire Apostolique avec  Bernaldina ANICIA

Joana MARINHO da LOBEIRA mariée à D. Lançarote FALCÃO

Dionisio MARINHO FALCÃO marié à Isabel de ALMEIDA

Joao FALCÃO marié à Potência VAZ

Catarina MARINHO FALCÃO mariée à Joao RODRIGUES VILARINHO ou BACELAR

Catarina MARINHO mariée à Manuel ALVARES

João RODRIGUES VILARINHO, o Saramago,  marié à Francisca SOARES de BRITO

Ana SOARES de BRITO ou Ana RUIZ SOARES mariée à Manuel de CASTRO e ARAUJO

Caetana de CASTRO SOARES mariée à Antonio ALVARES de SOUSA

Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES

Rosa Quitéria ALVES FERNANDES mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA

Manuel José de JESUS PUGA marié à Maria da Natividade RODRIGUES

Manuel JESUS de PUGA marié à Ana Joaquina BALEIXO

Laura da Conceiçao PUGA mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR

Joao Antonio PUGA PEREIRA marié à Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES

Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à Pierre LAFORIE

GALLA PLACIDIA Princesse Romaine

português

C’est le souvenir de notre premier voyage en Italie qui m’offre celle par qui je commencerai la promenade, GALLA PLACIDIA, ou GALA PLACIDA. Notre voyage avait commencé par Ravenne. Pourquoi Ravenne ? Avant Rome, avant Venise et Florence, pourquoi Ravenne ?

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Plus de 50 ans après,  je crois avoir la réponse. Lors de ce premier voyage en Italie, Ravenne s’imposa. Et à Ravenne, plus que l’Eglise St. Vital et ses mosaïques, ce fut le mausolée de GALLA PLACIDIA.  Une pure merveille. Je n’arrivais pas à en repartir. L’heure de la  fermeture chassait les touristes, Pierre s’impatientait, je ne pouvais pas me détacher. Une émotion particulière, un sentiment étrange me retenaient dans  cette  lumière  bleutée, dans  la beauté des tableaux en mosaïque, rassemblés  et exécutés probablement par des artistes venus de Constantinople. Constantinople,  dont  l’Empereur était Théodose I le Grand, père de GALLA.

 Et Elia  GALLA PLACIDIA, princesse romaine qui  a fait partie du  butin d’ALARIC, roi wisigoth, lorsque celui-ci et ses hommes se livrèrent au sac de ROME en 410, est une de mes très, très lointaines grand-mères. Pour obtenir le départ  des Barbares, les Romains promirent beaucoup : la Septimanie, l’Aquitaine, la Bétique seraient aux wisigoths s’ils voulaient bien « ficher le camp »… GALLA PLACIDIA servit-elle de garant pour l’exécution des promesses ?

Cela paraît possible  mais, on est des humains, il y a le cœur, il y a l’amour, et GALLA devait être magnifique. Toutes les représentations,  les mosaïques, les monnaies,  qui la montrent, nous donnent à voir une beauté singulièrement  intemporelle. ATAULF,  le frère d’ALARIC tombe amoureux de la belle romaine, l’épouse, et 54 générations plus tard  je me trouve une petite place parmi ses descendants. Née probablement vers 388, elle a été la fille d’un empereur, la demi-sœur de deux empereurs, la femme d’un roi, puis d’un empereur et la mère d’un autre, encore. Mais, née à Constantinople, fille d’un Empereur d’Orient,  que faisait- elle à Rome,  lors du sac par les wisigoths ? Elle y était, confiée à sa tante Serena, épouse d’un prestigieux général romain, après les décès de Theodose I dit Le Grand, en 395  et celui de GALA, sa propre mère.

  Faisant partie du butin, elle fut enlevée et probablement « attribuée » au frère d’ALARIC,   ATHAULF. Mais  elle s’éprend   éperdument de son mari, qui devient roi des wisigoths après le décès d’ALARIC. Son mariage avec le wisigoth est célébré sous deux rites. Une première fois selon un rite germanique et quelques années après, selon le rite chrétien, probablement à Narbonne. La conversion d’ATHAULF au christianisme était-elle en cours ? N ‘oublions pas que le  père de Gala, THEODOSE, fut l’Empereur romain qui imposa la religion chrétienne dans tout l’Empire, sous peine de mort…Et, malheureusement, on lui impute aussi, peut-être à tort, la destruction de la Grande Bibliothèque d’ ALEXANDRIE. Excès de zèle religieux ! De nos jours, les mêmes crimes inqualifiables sont encore commis.

Reine des wisigoths, élevée au cœur des centres du Pouvoir  à Constantinople et à Rome, elle s’intéresse à la gestion du royaume, accompagne son mari partout et s’installe avec lui et leurs enfants  à Barcelone. Malheureusement elle y perd un enfant  mâle, âgé de quelques semaines. Et   un malheur n’arrivant jamais seul, ATHAULF est assassiné peu après. Le nouveau roi des  wisigoths, SINGERIC,  traite GALLA PLACIDIA de façon inique, l’obligeant à parcourir à pied, devant son cheval,  une vingtaine de km. Mais la punition arrive  par la main de WALLIA, guerrier wisigoth estimé de ses hommes, qui assassine  SINGERIC. La popularité de WALLIA reposait sur la promesse d’attaquer à nouveau l’Empire Romain. Mais alors que faire de cette princesse romaine, veuve d’un roi, devenue plutôt encombrante ?  Pourquoi ne pas en tirer quelque profit ? Sitôt dit, sitôt fait. Il  revend PLACIDIA  au frère de celle-ci,  l’Empereur Romain d’Occident, HONORIUS. Le prix : 600.000 mesures de grain …

PLACIDIA est de retour à Rome vers 416 et y épouse Flavius CONSTANTIUS, un général très dévoué à l’empereur HONORIUS. Flavius CONSTANTIUS est fait co-Auguste de l’Empire d’Occident et peu de temps après, devient l’Empereur CONSTANTIUS III. Une pneumonie met fin à son ascension, et GALLA se retrouve veuve pour la deuxième fois. De son mariage avec CONSTANTIUS   deux enfants étaient nés, le futur Empereur VALENTINIAN III et une fille Justa Grata HONORIA, qui, par sa vie dissipée donne beaucoup de soucis à sa mère, extrêmement pieuse. Une des frasques de Justa HONORIA est la proposition de mariage qu’elle fait transmettre à ATILA, accompagnée de la bague impériale d’une valeur inestimable. Elle est condamnée à mort et seule l’intervention désespérée de sa mère a pu la sauver. Mais, Justa HONORIA est expédiée dare-dare vers Constantinople et contrainte au mariage avec un sénateur.  Les relations de GALLA avec son frère  HONORIUS  s’enveniment, alimentées par des ragots relatant des actes incestueux. Les gens de l’un et  l’autre s’entretuent  en pleine rue, à RAVENNE, pour défendre l’honneur de leurs maitres respectifs. GALLA trouve plus prudent de s’éloigner d’Italie, et se réfugie chez son autre frère, l’Empereur d’Orient THEODOSE II, à CONSTANTINOPLE. Son retour  en Italie a lieu après la mort de HONORIUS. La  Cour est à RAVENNE depuis des années. Elle s’y installe et avec une grande sagesse, y  exerce le pouvoir pendant la minorité de son fils VALENTINIEN, futur empereur.

A 61 ans, le 27 novembre 450 elle y décède.  A Ravenne, malgré la désignation «  mausolée de GALA PLACIDIA », se trouverait, en réalité, dans un cercueil en argent, la dépouille du petit garçon, mort à Barcelone.  La vraie dépouille de GALA  se trouve à ROME, dans la Crypte Impériale, auprès de son père, l’Empereur THEODOSE I.

  • -ATAULF, roi des Wisigoths,  marié à  Galla PLACIDIA
  • -TEODORIC  marié  à  Flavia Galla PLACIDIA
  • -TEODORIC  marié  à  N.
  • -EURICO I BALTHES, roi des Wisigoths, marié à RAGNAHILDE
  • -ALARICO II BALTHES, roi des wisigoths, marié à THEODOGOTA des OSTROGODES
  • -AMALARICO I BALTHES, roi des Wisigoths, marié à CLOTILDE de France, fille de CLOVIS
  • -RECAREDO, roi d’Espagne, marié à CLODOSINDA de Austrasie
  • -SUINTILA, roi d’Espagne, marié à TEODORA
  • -SUINTILA II, roi d’Espagne marié à  N
  • -FAVILA, Duque de CANTABRIE, marié à N
  • -PELAGIO, PRINCE des ASTURIES marié à GAUDASIA
  • -ERMESINDA, princesse des ASTURIES mariée à AFONSO I, roi des ASTURIES
  • -FROILA I, roi de LEON marié à MUNIA FROILAZ
  • -FROILA de LEON marié à N
  • -BERMUDO, prince de LEON marié à URSINDA  MUNIADONA de COIMBRA
  • -RAMIRO I, roi de LEON marié à PATERNA de CASTILLE
  • -ORDONO I, roi de LEON marié à MUNIADONA de VIERZO

J’ai trouvé sur internet le message ci-dessous, adressé par le roi ORDONO I (?) à un de mes ancêtres,     TRONCOSO de LIRA , présent dans la ligne de ma Grand-mère maternelle.

Voici le message :  » Cousin. Je vous salue par la grâce du Saint Esprit. Vous savez bien quel zèle et courage je mets à chasser les Maures, chiens, ennemis de notre foi, et à présent je me trouve  en manque de gens, raison pour laquelle vous me feriez plaisir avec vos frères, parents et vassaux en vous trouvant en cette ultime bataille, vous y rendant avec l’urgence que ça demande et je vous récompenserai. Celui qui peut tout vous garde. Datée de la montagne, an 931, et par son ordre le secrétaire  Fragan.

Don ORDONO, roi

  • -ORDONO II, roi de LEON marié à ELVIRA MENDES de PORTUGAL
  • -ORDONO III, roi de LEON marié à XIMENA GARCEZ de PAMPLONA
  • -RAMIRO II, roi de LEON marié en troisièmes noces à ONEGA
  • -Lovesendo RAMIREZ marié à Zahyra IBN ZAYDA, descendante de Mohamed IBN ABD er-RHAMAN III, 1er Calife de CORDOBA, lui-même descendant du Prophète Mahomet
  • -Aboazar LOVESENDES marié à Unisco GODINHES
  • -Ermigio ABOAZAR marié à Vivili TURTEZENDES
  • -Toda ERMIGES mariée à Egas MONIZ de RIBADOURO et 2°à Pedro TURTEZENDES
  • -Ermigio VIEGAS marié à Unisco PAIS
  • -Monio ERMIGES , seigneur de RIBADOURO,marié à OUROANA
  • -Egas MONIZ , o Aio, marié à Dordia PAIS de AZEVEDO 2° Teresa AFONSO
  • -Elvira VIEGAS mariée à Pedro PAIS « Alferes »
  • -D. Joao PIRES da MAIA marié à D. Guiomar MENDES de SOUSA
  • -D. Paio ANES de AMBIA marié à D. Maria RODRIGUES de BAIAO
  • -D. Pedro PAIS de AMBIA, seigneur de LOBIOS, marié à D. Maria FERNANDES de LIMA
  • -Maria PERES PAIS de AMBIA mariée à Rodrigo ALVAREZ DAZA
  • -Alvar RODRIGUES DAZA, seigneur de LOBIOS, marié à Comendola GONCALVES
  • -Paio RODRIGUES de ARAUJO marié à Brites VELHO de CASTRO
  • -Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
  • -Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
  • -Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES CODORNIGA
  • -Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO mariée à Vasco RODRIGUES
  • – Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • -Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PAÇOS ou PASSOS de FIGUEIROA
  • -Isabel de PAÇOS de FIGUEIROA  mariée à Fernando de SA de ARAUJO
  • -Cristovao de SA de PACOS marié à Felipa BRANDAO COELHO
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • -Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • -Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevao PEREIRA da LOMBA
  • -Caetano PEREIRA BARBOSA  marié à Luisa Teresa de  SA e SOUSA
  • -Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENCO PEREIRA
  • -Serafina  Teresa LOURENCO PEREIRA mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • -José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • -Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel RODRIGUES
  • -Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
  • -Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA  mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA  2° à Pierre LAFORIE

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GALLA PLACIDIA, Princesa Romana 

È a recordação da nossa primeira viagem à Italia, que me oferece aquela com quem vou começar o passeio, GALLA PLACIDA, ou GALA PLACIDIA. A nossa viagem tinha começado por RAVENA. Porquê por RAVENA ? Antes de Roma, antes de Veneza ou Florência, porquê RAVENA ?

Uns 50 anos mais tarde, penso ter a resposta. A quando dessa primeira viagem na Italia, RAVENA impôs-se. E, em RAVENA, mais ainda do que a Igreja S. Vital com os seus mosaicos, foi o mausoleu da GALLA PLACIDA. Uma autêntica maravilha. Nao conseguia sair de là. A hora de fechar começava a expulsar os turistas, o Pierre perdia paciência, eu não conseguia saìr. Uma emoção particular, um sentimento exquisito retinham-me naquela luz azulada, na beleza daqueles paineis feitos de mosaicos, juntos e provàvelmente executados por artistas vindos de Constantinopla.

Constantinopla, cujo Imperador foi Teodòsio I, o Grande, pai da GALLA. E a GALLA PLACIDIA, princesa romana que fez parte do despojo de ALARICO, rei visigodo, quando ele e os seus companheiros saquearam ROMA, no ano 410, é uma das minhas muito, muito longìnquas avòs.

Para obter a partida dos Bàrbaros, os Romanos prometeram mundos e fundos : a Septimània, a Aquitània, a Bética seriam deles se « fizessem o favor de lavantar o acampamento »…A GALLA PLACIDIA teria ela servido de garantia  quanto a  essas promessas ?  Não é impossivel, mas, …somos humanos e hà o coraçao, hà o amor, e a GALLA devia ser magnìfica. Todas as representações, os mosaicos, as moedas, que a mostram, oferecem-nos uma beleza particularmente intemporal. ATAULFO, o irmão do ALARICO apaixona-se pela bela romana, casa com ela, e 54 gerações mais tarde, eu meto-me num cantinho no meio dos seus inùmeros descendentes.

Nascida provàvelmente por volta de 388, ela foi filha de um imperador, meia-irmã de dois imperadores,  esposa de um rei e de um imperador e  mãe dum outro. Mas, tendo nascido em Constantinopla, filha do Imperador de Oriente, que fazia ela em Roma, quando os visigodos  foram saquear a cidade ? Ela estava là, confiada à sua tia Serena, esposa dum prestigioso general romano, depois da morte de seu pai Teodosio I, dito o Grande, em 395, e também a morte da sua pròpria mãe, GALA. Fazendo parte do espòlio, ela foi levada e provàvelmente « atribuida » ao irmão d’ ALARICO, ATAULFO. Mas ela apaixona-se por ele, e dà-se que o ATAULFO, sucede ao ALARICO, pouco tempo depois, quando este morre. O casamento com o visigodo é realizado segundo dois ritos. Uma primeira vez, sob o rito germànico, e uns anos mais tarde, segundo o rito cristão. A conversão de ATAULFO ao cristianismo teria começado ? E preciso lembrar-nos que o pai da GALA, o TEODOSIO, foi o Imperador que impôs a religião cristã a todo o Império, sob  pena de morte. E, infelizmente, também é acusado, talvez injustamente, da destrução da Grande Biblioteca de Alexandria. Excesso de zelo religioso ! Nos nossos dias , ainda se cometem os mesmos crimes imperdoàveis.  

Quanto à GALA, raìnha dos visigodos, tendo sempre vivido junto dos centros do poder, tanto em Constantinopla, como em Roma, interessa-se à gestão do reino, acompanha sempre o marido e instala-se com ele e com os filhos em Barcelona. Infelizmente foi là que perdeu um filhinho varão, de poucas semanas de idade. E como uma desgraça nunca vem sòzinha, o ATAULFO é assassinado pouco depois. O novo rei dos visigodos, SINGERICO, trata a GALA PLACIDIA de maneira inìqua, obrigando-a a percorrer a pé, deante do seu cavalo, uns vinte kilòmetros. Mas o castigo chega breve, pela mão de WALLIA, um guerreiro visigodo, estimado pelos seus soldados,  que assassina SINGERICO. A popularidade de WALLIA vinha da promessa que ele  tinha feito às suas tropas de atacar novamente o Império Romano .Mas então que fazer desta princesa romana, viùva dum rei ? A resposta veio logo. E o WALLIA vende a GALLA ao seu irmão HONORIO, imperador d’Ocidente, em Roma. O preço : 600.000 medidas de grão.

PLACIDIA regressa a Roma, por volta de 416 e casa  com Flavio CONSTANTIO, um general extremamente dedicado ao imperador HONORIO. Flavio CONSTANTIUS adquire o tìtulo de co-Augusto do império do Ocidente e pouco tempo depois  torna-se o Imperador CONSTANTIUS III. Uma pneumonia põe fim ràpidamente à sua ascensão, e GALLA fica viùva pela segunda vez. Do casamento com o CONSTANTIUS nasceram-lhe dois filhos, o futuro imperador VALENTINIANO III e uma filha Justa Grata HONORIA, que por causa da vida dissoluta que leva, dà muito desgosto à mãe, extremamente religiosa. Uma das extravagâncias da Justa HONORIA, foi a proposta de casamento que ela fez transmitir ao ATILA, acompanhada do anel imperial, dum valor inestimàvel. Por isso foi condenada à morte, e sò a salvou a intervenção desesperada da sua mãe. Mas a menina Justa Grata é expedida em grande velocidade para Constantinopla e obrigada a casar com um senador.

As relações da GALLA  com o seu irmão HONORIUS azedam-se, alimentadas por boatos relatando actos incestuosos. O pessoal dum e da outra matam-se em brigas de rua, em RAVENA, para defender a honra dos respectivos  patrões. A GALLA acha mais prudente saìr da Itàlia, e vai refugiar-se junto do outro irmão, o imperador d’Oriente TEODOSIO II, em Constantinopla. Sò regressa à Itàlia  depois da morte de HONORIUS.  A Côrte encontra-se em RAVENA  desde hà muitos anos. Ela volta a instalar-se ali, e durante a menoridade do seu filho VALENTINIANO, o futuro imperador, exerce uma regência  cheia de prudência e de bom senso.

Ela faleceu  no dia 27 de Novembro 450, aos 61 anos. Em RAVENA, apesar da indicação « mausoleu de GALA PLACIDIA », encontrar-se-iam na realidade, num caixãozinho de prata, os restos do menino, falecido em Barcelona. Os verdadeiros restos de GALA encontram-se em ROMA, na Crypta Imperial, junto dos do seu pai, o Imperador TEODOSIO  I, o Grande.

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Rêveries romaines, fictives  et passablement anachroniques de D. Vasco MARINHO

português

Dans cette moiteur d’août, combien je regrette la fraîcheur de mon MINHO ! Rome est étouffante,  Bernardina et les enfants  sont partis à la villa, heureusement. Mais moi, ici, au Vatican, je dois assurer la  permanence. Monseigneur Jean est parti à Florence, pour des histoires de famille. Là, je dois rester en observation, pour parer à tous les coups, d’où qu’ils viennent. Les espagnols intriguent et versent des kilos d’or, pour corrompre. Que dois-je faire ? Réclamer un peu ?  Mais si Monseigneur l’apprend… adieu l’archevêché qu’il m’a promis pour bientôt. Je dois être sur mes gardes par rapport à tout le monde. Les agents d’Isabelle et Ferdinand je les ai tous plus ou moins identifiés, les « monsignori » italiens qui mangent à tous les râteliers et vont vers le plus offrant, ce sont  ceux-là  les plus dangereux.

 Les histoires des Borgia, la belle  Lucrécia, ses frères, le père… le saint ; tout ça est fini, heureusement, tout ça a excité la cité, les racontars, pendant des années.   Quelle honte, quelle infamie ! Au Vatican ! On sait qu’il y a eu beaucoup de mensonges, d’horreurs sur les incestes, les meurtres, etc. Dès que je peux,  je rentre chez moi. En Galice ou à Monção les enfants seront plus  en sécurité qu’ici. Il est certain que jamais ils ne retrouveront les magnificences de Rome, la grande musique, les beautés antiques et tout ce qui est en train de se faire.   Giuliano DELLA  ROVERE, qui a tant intrigué pour ça, est le Pape Jules II à présent. Et au prix de beaucoup d’entourloupes par rapport aux indulgences, qu’est- ce qu’il investit dans l’Art ! Je crois que là, il est aussi fort que mes Maîtres de Florence, Laurent et Jean. Il paraît que le plafond de la SIXTINE sera une splendeur comme on n’en a jamais vu. MICHELANGELO, des BUONARROTI de Florence, que je connaissais bien, est sur les échafaudages depuis des années, on dirait un mendiant, tout sale, déguenillé. RAPHAEL a droit à tous les égards  de la part du Saint Père.

Mais pour revenir à Jules II,   on est certain qu’il  est  à l’origine des infamies colportées sur les Borgia. Moi, je m’entends bien avec les uns et les autres. Il le faut bien ! Avec les Borgia, comme ils sont de Valência, mes origines galiciennes, aidaient. On parlait pays. Quoique moi je ne me considère pas espagnol. Je suis galego par ma mère et portugais par mon père. Je suis un « raiano », pur galaico-portugais. Les italiens de DELLA  ROVERE savent l’affection que me porte mon  Maître, et ils connaissent la puissance des MEDICIS …  A Florence, Laurent  le Magnifique, père de mon Maître, était vraiment Magnifique. D’ailleurs,  j’aurais préféré rester à Florence, plutôt que de vivre à Rome.  C’est au moins aussi beau, et  pour élever des enfants,  tellement plus calme, sans cette agitation malsaine. Mais Monseigneur Jean, s’il  voulait préparer son avenir pontifical, se devait d’être présent au Vatican.

 Joana, mon aînée, est sage et se réserve pour le mariage qui l’ attend à Pontevedra. Le promis est Lançarote FALCAO. Les FALCAO sont une très vieille famille, d’origine anglaise, les FOLCH,  Et le futur beau-père de Joana, Tristan FRANCES, d’origine transpyrénéenne, après son mariage avec Lucrécia FALCAO, a acquis une très belle position à Pontevedra. Il en est déjà le regidor et son commerce maritime, hérité du père, progresse de façon spectaculaire, on me dit. Lors du pèlerinage de mon roi D. Manuel I, à Compostelle, c’est chez Tristan FRANCES qu’il séjourna, à Pontevedra. En retour, et en reconnaissance de la qualité de l’accueil, le roi lui a attribué une rente viagère  de 15000 reis, payée annuellement. La rente part du 1er janvier 1503. Le Seigneur fasse, qu’elle soit servie longtemps. Et j’apprends que le frère de Lançarote,  Guterre FALCAO, vient d’être nommé Alcaïde de Pontevedra.

Joana se trouvera bien, j’en suis sûr. Avec toute la culture acquise ici à ROME, lors de son retour  en Galice , au sein d’une famille  puissante, elle marquera sa place. Sauf à la Cour, à Madrid, il y a peu de dames éduquées comme elle.   En Angleterre, les FALCAO s’appelaient  FOLCH, c’étaient des gens de la Chambre HAUTE, très liés au Duque de LANCASTER.  Les premiers à venir dans la Péninsule Ibérique faisaient partie de la délégation qui accompagna  notre reine, D. Filipa de LANCASTER, quand elle est venue pour épouser le roi  D. Joao I. Ma seule crainte par rapport aux FALCAO, c’est qu’ils soient   du genre  » rêveur « , toujours le nez dans les livres de chevalerie. Un transport au cerveau est vite arrivé ! Le fiancé de ma petite Joana  s’appelle Lancelot, son père s’appelle Tristan. En attendant  Parcifal ?  Mais Lancelot, selon les informations venant de Galice, a les pieds sur terre, et j’ai suffisamment de garanties de la part de Lisbonne sur son avenir dès notre retour.

Si je mène à bien «  la mission », la création de la Commanderie de Monção se fera. Et le mari de Joana en sera le premier Commandeur.

Leurs enfants seront MARINHO FALCAO.

 Dans la famille de mon  père, chez  les BACELAR et les ABREU de REGALADOS, on disait que le cortège des Anglais qui accompagnait Dona Filipa de LANCASTER était entré au Portugal par la frontière nord, par Melgaço, parce que c’étaient eux, mes ancêtres, qui avaient eu la haute main sur tout, l’hospitalité  offerte à toute la délégation anglaise, la sécurité, le personnel, les déplacements, tout. Mes ancêtres maternels, les MARINHOS,  galegos de pure souche, si  on met de côté la poétique légende de la sirène,  sont en fait une branche des TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA. En Galice, depuis les wisigoths, on ne fait pas mieux.

Pour revenir à mes soucis de père, c’est la petite, Margarida, qui m’en donne, du souci. Sa mère n’arrive pas à la tenir, elle veut faire comme les romaines, sortir, batifoler, s’occuper de colifichets. Les garçons, et comment faire autrement ? Se battent à l’épée, plus que de raison, car leur qualité de fils d’un protonotaire apostolique,  protégé par le probable futur Souverain Pontife, engendre beaucoup de jalousies et d’affronts. Mon travail missionné par Lisbonne,  a fini par aboutir. Sur le terrain, ici à Rome, ce fut harassant. Les soi-disant Rois Catholiques s’opposèrent par tous les moyens  aux différentes ébauches de Traité. Tant de travail, de nuits blanches, de dangers à déjouer, tant d’or distribué, pour finir par des refus. Moi, j’avais comme instruction ultime, comme dernière limite dans les concessions, cette ligne à l’Ouest du Cap-Vert. Je ne sais pas  pourquoi  précisément là, mais on m’avait laissé entendre qu’un ou deux voyages secrets de Duarte PACHECO PEREIRA y seraient pour quelque chose. Ce serait arrivé  en 1492  et  en 1498 à peu de temps de distance de  celui de COLOMBO , le gendre de  Bartolomeu PERESTRELO.

Celui-là aussi, c’est le brouillard. Colombo, pour les uns  est né à Gênes, pour les autres il est ou Portugais ou Espagnol. Il a appris à naviguer avec les portugais, à Sagres, ça c’est sûr. Mais, pourquoi écrit-il toujours en castillan ? Pourquoi pas en italien ou en portugais ?  PACHECO PEREIRA, selon ce qui m’a été dit, aurait découvert des terres merveilleuses, avec une végétation incroyable, où des arbres rouges, d’un bois rouge de braise, se voyaient de loin, mais ça, c’est le « grand secret ». Si les espagnols l’avait su,  il n’y aurait  jamais eu, ni même d’ébauches   de traité. Surtout que depuis que le Génois a découvert ce qu’il appelle les Indes Occidentales, ils étaient devenus intraitables.  L’Inde, on la connaît  depuis longtemps, avant que  Vasco da GAMA y  arrive par la mer, on faisait déjà le commerce des épices avec elle. C’est justement pour casser le monopole de Venise  sur les épices, que Vasco da GAMA était  parti. Après que Bartolomeu DIAS  a  doublé le fameux Cap des Tourmentes, que feu le roi D. Joao II a rebaptisé en « Cap de Bonne Espérance ». Bonne Espérance de quoi ? Justement d’arriver  en Inde par cette voie.

 Le projet de la ligne  méridienne à 370 lieues à l’ouest de Cap-Vert, c’est autre chose. C’était  se garder pour le  Portugal, et là, grâces lui soient données, le roi D. Joao II a tenu bon. Il a refusé de signer la première mouture du Traité. Ce  serait donc,  nous réserver ces îles ou terres plus vastes touchées par Duarte PACHECO PEREIRA en 1498, celles que très officiellement Pedro ALVARES CABRAL découvrit en 1500 et appela Terras de VERA CRUZ. Et dont personne, à  part une toute petite poignée de personnes, n’avait idée.

Feu le Pape, Alexandre de BORJA, BORGIA, comme on dit ici, en tant qu’espagnol a fait  ce qu’il fallait pour satisfaire Isabel et Ferdinand. Et les projets de Traité sont  restés  dans les maroquins ! Dès  que le Cardinal DELLA  ROVERE est devenu le Pape Jules II, mon roi a eu plus de chances de voir aboutir toute l’affaire.  Et c’est à TORDESILLAS, près de Valladolid, que la ligne imaginaire se concrétisa dans le Traité qui accordait au Portugal, par avance,  ces terres magnifiques que Pedro ALVARES CABRAL « découvrit par hasard » quelques années plus tard,  le BRESIL.

Moi,   on ne peut pas dire que je sois maltraité par le nouveau Pontife. Les Bulles que j’espérais depuis si longtemps viennent d’être promulguées. J’ai obtenu le canonicat de  S. Jacques de Compostelle que j’espérais. La Commanderie de S. Joao de LONGOS VALES, tout près de Monção vient de m’être attribuée ainsi que des archidiaconats dans le Minho et en Galice. S. Joao de LONGOS VALES, le nom seul de ce petit coin de mon Minho  me remplit d’émotion, « les Longues Vallées »…  Mes rentes des Abbayes, Chapelles et Eglises sont confirmées. En ce moment et avant de songer au retour chez moi, dans mon Minho verdoyant, je dois m’occuper de l’Ambassade que mon Roi confia à Tristao da CUNHA. Je ne sais pas comment, à partir de Lisbonne,  ils vont acheminer plus d’une centaine de personnes et surtout  ces animaux exotiques, qui, venus de l’Inde, n’ont jamais été vus en Europe. On m’a annoncé un éléphant, qui sera offert à Sa Sainteté, des léopards, des panthères, des oiseaux rares. Comment nourrir et soigner ces pauvres bêtes ? Et la sécurité des joyaux, des tissus incrustés de pierres précieuses et de gemmes ? Et les tonnes d’épices, inconnues en Europe ? Je ne voudrais pas être à la place de Tristao da CUNHA.  En attendant  l’aboutissement de ce que mon Maître a entrepris depuis des années et dont je tirerai aussi bénéfice, je vais thésaurisant ce que je peux. J’ai quatre enfants, un train de vie très dispendieux, et ROME ruinerait  Crésus.  Bernardina appartenant à la « gens ANICIA », très ancienne famille patricienne, a l’habitude de dépenser sans compter, mais moi je ne reviendrai au pays que si je peux y figurer dignement, ainsi que mes enfants.


D. Vasco MARINHO de CASTRO est mon ancêtre, mon 14ème grand-père, présent dans plusieurs branches. Né vers 1465 dans le manoir de REGALADOS, à MONCAO, demeure de ses Grands-Parents  paternels,   Comtes du même nom,   il est le fils de  Alvaro VAZ BACELAR  et de la noble et jeune galicienne Joana MARINHO.  Son enfance, entourée de mystère, se partagea entre  son lieu de naissance, Monção, et les manoirs de sa famille maternelle, en Galice. Les années d’adolescence, son éducation s’y  sont passées  et c’est là que le destin se présenta à lui, en la personne du cardinal Jean de Médicis, fils du célèbre Duc, Laurent le Magnifique. Lors d’un pèlerinage à Santiago de Compostela, le Cardinal et sa suite furent les hôtes de la famille MARINHO (MARINO). L’intelligence et la vivacité du jeune Vasco auraient impressionné à tel point   les italiens, que la proposition de l’amener en Italie et de prendre en charge sa formation, fut faite et acceptée. Il vécut les années du cardinalat de Jean de Médicis  dans son intimité, en tant que Secrétaire Privé. Quand Jean de Médicis fut élu Pape, sous le nom de Léon X, de Secrétaire Particulier, D. Vasco devint Protonotaire Apostolique, ayant  rang d’Archevêque, mais son intimité avec le Pape se maintint, et les repas journaliers pris à la table pontificale aussi. Les bénéfices personnels dont il jouit, ainsi que toute sa famille, à Rome, au Portugal et  en Galice, dépassèrent tout ce qui se faisait jusque -là. A tel point que son entregent est soupçonné dans les grandes manœuvres diplomatiques qui eurent lieu à ce moment -là de l’Histoire de l’Europe.

Il  est à Rome quand COLOMB découvre le Nouveau Monde, quand Pedro ALVARES CABRAL  découvre le Brésil, quand Vasco da GAMA atteint l’INDE, en contournant l’AFRIQUE. D. Joao II, à qui succède D. Manuel I, pour le côté portugais, et Isabel de Castille  et Fernand d’Aragon pour l’Espagne se disputent le partage du Monde. Et le Pape Jules II, avant Léon X, doit trancher dans ces conflits. En secret, D. Vasco aurait été à la manœuvre, et le Traité de TORDESILLAS aurait  apporté la touche finale à tant d’interminable diplomatie.  La ligne méridienne imaginaire, tracée à 370 miles maritimes à  l’ouest des îles du Cap-Vert, offre le BRESIL comme un paquet-cadeau au Portugal. Les négociateurs portugais restèrent arcboutés  sur l’établissement de cette ligne pendant des décennies. Le succès des enseignements de l’Ecole de SAGRES, créée 100 ans avant,  évidents pour ce qui concerne la navigation, ont très probablement porté leurs fruits dans la cartographie, aussi.

Et, installé avec femme et enfants au Vatican, il a pu suivre la création de la Chapelle Sixtine. Les visites du Pape au « chantier » de création de Michelange se passaient, régulièrement,  après le repas papal, et il ne faut pas oublier que D. Vasco MARINHO de CASTRO prenait tous les repas à la table du Souverain   Pontife.

D. Vasco revient chez lui, dans son petit coin du nord du Portugal, accompagné de ses enfants, trois ou quatre selon les sources.  Ces enfants, Joana, mon ancêtre, Pedro et Margarida, et peut-être un quatrième Payo sont nés à ROME, des amours du Protonotaire Apostolique  avec Dame Bernaldina ANICIA, d’une très vieille famille patricienne, les ANICIA.  Cette famille a eu plusieurs saints, fondateurs d’Ordres religieux, au moins deux  PAPES, S. Grégoire le Grand et S. Félix et deux empereurs, Constantin et Justinien, sans compter les savants, les philosophes et les politiciens, les Consuls et Sénateurs, qui furent plusieurs dizaines à travers le temps. Le grand ANICIUS Manlius Severinus BOETHIUS, philosophe et mathématicien, traducteur d’ ARISTOTE, appartenait à cette « gens ANICIA ».  L’Empereur Charles Quint, puisque la Maison d’Autriche avait un ANICIUS parmi ses ancêtres, et   se sachant, donc,  parent d’une vieille dame ANICIA encore présente dans le voisinage de Rome, lors de sa visite en Italie, pour son  Couronnement, voulut l’ attirer  vers des palais plus conformes à son statut, ce qu’elle refusa. Elle lui dit préférer mourir là où elle était née et avait passé sa vie. Pendant ce séjour romain, il lui aurait rendu visite à plusieurs reprises.

Quant à D. Vasco,  il revint dans son  Minho, sans Bernardina, peut-être décédée en 1496, couvert d’honneurs et de richesses.  Le roi D. Manuel I   légitima ses enfants  le 7/6/1511  (ARCHIVES de TORRE do TOMBO, , Légitimations, page 93),  confirma tous les bienfaits, en rajouta même. Son gendre, D. Lançarote FALCAO fut nommé par le roi D. Manuel I,  le premier Commandeur de la ville de Monção, le 17-07-1521.  D. Vasco MARINHO de CASTRO a  quitté ce monde en 1522, et dort de son dernier sommeil dans l’Igreja Matriz de Monção, où je fus baptisée en 1930.

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  • -D. Vasco MARINHO de CASTRO , Protonotaire Apostolique auprès du Pape LEON X     et  Bernardina ANICIA
  • -D. Joana MARINHO da LOBEIRA mariée à D. Lançarote FALCAO, premier Commandeur de Monção
  • -Dionisio MARINHO FALCAO marié à Isabel de ALMEIDA
  • -Joao MARINHO FALCAO marié à Potência VAZ
  • -Catarina MARINHO FALCAO mariée à Joao RODRIGUES VILARINHO ou BACELAR
  • -Catarina MARINHO mariée à Manuel ALVARES
  • -Joao RODRIGUES VILARINHO, o Saramago marié à Francisca SOARES de BRITO
  • -Ana SOARES de BRITO ou Ana ROIZ SOARES marié à Manuel de CASTRO e ARAUJO
  • -Caetana de CASTRO SOARES mariée à Antonio ALVARES de SOUSA
  • -Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES
  • -Rosa Quitéria ALVES FERNANDES mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA
  • -Manuel José de JESUS PUGA marié à Maria da Natividade RODRIGUES
  • -Manuel JESUS de PUGA marié à Ana Joaquina BALEIXO
  • -Laura da Conceiçao PUGA mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR
  • -Joao Antonio PUGA PEREIRA marié à Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES
  • -Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée  1° Alfredo Ernesto de SA  LEAO  PIMENTEL  FERREIRA, 2°  à  Pierre LAFORIE

DEVANEIOS ROMANOS, FICTICIOS e BASTANTE ANACRONICOS de D. VASCO MARINHO

Nesta moleza de Agosto, que falta me faz  a frescura do meu MINHO ! ROMA é uma estufa, a Bernardina e as crianças foram para a quinta, felizmente. Mas eu, aqui, no Vaticano tenho de ficar de permanência. Monsignor João foi a FLORENCIA tratar de questões de famìlia. Aqui, eu fico em observação, pronto a enfrentar todas as situações, sejam elas o que forem. Os Espanhois intrigam e distribuem kilos de ouro para corromper. Que é que devo fazer ? Apanhar algum para mim ? Mas se o Monsignor João vem a saber… adeus o arcebispado que me foi prometido para breve. Tenho de desconfiar de tudo e de todos. Os agentes da Isabel e do Fernando, consegui mais ou menos identificà-los todos, os mais perigosos a meu ver são os « monsignori » italianos, que comem em todas as mangedouras e vão para o lado que mais paga, esses são  os mais perigosos. As històrias sobre os BORGIAS, a bela Lucrécia, os irmãos, o Pai…o Santo ; tudo isso acabou, felizmente, tudo isso trouxe  a cidade em alvoroço durante anos. Que vergonha, que infâmia ! No Vaticano ! Sabe-se que houve muitas mentiras, houve horrores inventados sobre os incestos, os assassinatos, etc. Eu, desde que posso, regresso à casa. Na Galiza ou em Monção, as crianças ficarão muito mais em segurança do que aqui.

O que é certo é que nunca mais disfrutarão das magnificências de ROMA, a grande mùsica, as belezas antigas e tudo o que està a realizar-se agora. O Giuliano DELLA ROVERE, que tanto intrigou para chegar là, é agora o Papa Jùlio II. E, à custa de muita trafulhice quanto às indulgências, que de ouro ele aplica nas obras de Arte ! Penso, que a esse propòsito, ele pode comparar-se aos meus Senhores de Florência, Lourenço e João. Parece que o tecto da SIXTINA vai ser  uma maravilha como  nunca se viu. MICHELANGELO, dos BUONARROTI de Florência, que eu bem conheci, anda pelos andaimes desde hà anos, parece um mendigo, todo sujo, em farrapos. O RAPHAEL, esse, tem direito a todos os salamaleques do Pai Santo. Mas, para voltar ao Jùlio II, toda a gente sabe que foi ele que lançou a campanha infamante sobre os BORGIAS.

Eu dou-me bem com uns e com os outros. E preciso ! Com os BORGIAS, como eles são originàrios de VALENCIA, as minhas origens galegas, ajudavam. Falavamos da « terrinha ». Embora eu não me considere espagnol. Sou galego pela minha mãe e português pelo meu pai. Sou um « raiano », puro galaico-português. Os italianos de DELLA ROVERE sabem bem a afeição que tem por mim o meu Signor, e eles sabem também o poder dos MEDICIS… em Florência, Lourenço o Magnìfico, pai do meu Patrão, era realmente Magnìfico. De resto  se me tivessem dado a escolher eu teria preferido ficar em FLORENCIA, em vez de ROMA. E pelo menos tão bonita, e para a educação das crianças, quanto mais calma, sem este alvoroço permanente. Mas  Monsignor Jean para preparar o pontificato, tinha que se instalar no Vaticano.

A minha Joana é muito sensata e prepara-se para o casamento que a espera em Pontevedra. O noivo é o Lançarote FALCAO. E o futuro sogro da Joana é o Tristan FRANCES, de origem transpyrenaica. O Tristan, depois do casamento  com a Lucrécia FALCAO adquiriu uma òptima posição social  em Pontevedra. E jà regedor e o comércio marìtimo, que herdou do seu pai, progressa de maneira espectacular, segundo me dizem. Quando o nosso rei D. Manuel I foi en peregrinação a Compostela, ficou hospedado em casa do Tristão FRANCES, em Pontevedra. Como recompensa, por reconhecimento da qualidade do acolhimento, o rei atribuiu-lhe uma renda vitalìcia de 15000 reis anuais. Deus faça que a renda seja mantida por muitos anos. E também fui informado hà pouco de que o irmão do Lançarote, o Guterre FALCAO, tinha sido nomeado Alcaïde de Pontevedra.

A Joana vai encontrar-se muito bem, tenho a certeza. Quando entrar no seio de uma famìlia poderosa, tudo o que retirou da vida cultural aqui em ROMA, vai fazê-la salientar-se. A não ser em MADRID, na Côrte, não hà senhoras que possam comparar-se com ela.

Na Inglaterra, os FALCAO chamavam-se FOLCH, eram gente da Camara dos Lordes, gente muito ligada aos Duques de LANCASTER. Os primeiros que vieram para a Peninsula Ibérica faziam parte da delegação que acompanhou a nossa Raìnha, D. Filipa de LANCASTER, quando ela veio para se casar com o rei D. João I. A ùnica coisa que me inquieta quanto aos FALCOES,  é que eles sejam do género « sonhadores », o nariz sempre metido nos livros de Cavalaria. Uma congestão cerebral pode vir depressa ! O noivo da minha Joaninha chama-se Lançarote, o Pai chama-se Tristão. Para quando o Perceval ? Mas, segundo as informações que recebo da Galiza, o Lançarote tem a cabeça bem assentada, e a mim Lisboa garantiu-me  muito boas coisas para o seu futuro, desde o nosso regresso a Portugal.    Se eu levar ao cabo a minha « missão », a Comenda de MONÇAO serà criada. E o marido da minha  Joana serà o primeiro  Comendatàrio.

Os filhos deles serão os MARINHOS FALCOES.

Na famìlia do meu pai, nos BACELARES ou nos ABREUS de REGALADOS, dizia-se que o cortejo de Ingleses que acompanhava a Raìnha D. Filipa de LANCASTER, tinha entrado em Portugal pela fronteira do norte, por MELGAÇO, porque tinham sido eles, os meus antepassados, que tinham tratado de tudo, a hospitalidade oferecida a toda a delegação inglesa, a segurança, o pessoal, os transportes, tudo. Os meus antepassados maternos, os MARINHOS, galegos de pura gema,  se se deixa de lado a lenda tão poética da sereia, são na realidade um dos ramos dos TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA. Na GALIZA, depois dos wisigodos, nao hà  melhor.

Mas para voltar às minhas preocupações de pai, é a mais pequena, a Margarida que me preocupa. A mãe não consegue segurà-la, ela quere fazer tal como as romanas, passsear, namoriscar, sò pensar em ninharias. Os rapazes, esses, e como fazer de outra maneira ?  Batem-se à  espada, com razão e sem razão, porque o facto de serem filhos de um Protonotàrio Apostòlico, protegido pelo provàvel futuro Soberano Pontìfice, suscita muita inveja e afrontos.

O meu trabalho ordenado por Lisboa, foi levado a cabo. Aqui mesmo, em ROMA, foi dificìlimo. Os tais Reis Catòlicos tentaram sabotar por todos os meios  as diferentes fases do Tratado. Tanto trabalho, tantas noites sem dormir, tantos perigos a evitar, tanto ouro distribuìdo, para enfrentar sempre  rejeitas. Eu tinha como meta inultrapassàvel, como ùltimo limite nas concessões, essa linha a Oeste do Cabo Verde.  Durante  todo esse tempo, eu não sabia  porque era ali precisamente, mas  tinham-me dado a entender  que uma ou duas viagens secretas do Duarte PACHECO PEREIRA estavam ligadas a isso.  Teriam acontecido em 1492 ou 1498, a pouco tempo de distância  da viagem do COLOMBO, genro de Bartolomeu PERESTRELO. Esse também, que brumas ! O COLOMBO, para uns nasceu em Génova, para outros é português ou espagnol. Aprendeu a navegação com os portugueses, em Sagres, isso é certo. Mas, porque é que escreve sempre em castelhano ? E nunca em italiano ou português ? PACHECO PEREIRA, segundo o que me tinham dado  a entender, descobriu terras maravilhosas, com uma vegetação incrìvel, onde àrvores vermelhas, de um vermelho de brasa, se avistavam de longe, mas isso é o « grande segredo ». Se os espanhois tivessem tido conhecimento da coisa, nunca se teria obtido nem sequer rascunhos de tratados. E até mesmo porque, depois de o Genovês ter descoberto o que ele chama as Indias Ocidentais, eles tinham-se mostrado intratàveis. A India, conhecêmo-la hà muito, jà antes de o Vasco da GAMA ter là chegado por mar, negociavamos as especiarias com ela. E foi exatamente para fazer cair o monopòlio de VENEZA sobre as especiarias, que Vasco da GAMA empreendeu a viagem por mar. Depois de o Bartolomeu DIAS ter dobrado o famoso Cabo das Tormentas, que o defunto rei D. Joao II  chamou  « Cabo de Boa Esperança ». Boa Esperança de quê ? Exatamente disso, de chegar à India por mar.

O projecto da linha meridiana, a 370 léguas a oeste do  Cabo Verde, isso é outro assunto. Era guardar para Portugal, e ali graças lhe sejam dadas, o rei D João II não cedeu, rejeitou  a primeira prova do Tratado. O projecto era, pois, de  nos reservar   essas ilhas ou terras mais vastas, que o Duarte PACHECO PEREIRA  tinha descoberto, aquelas que muito oficialmente o Pedro ALVARES CABRAL descobriu em 1500 e que chamou Terras de VERA CRUZ. E  das quais, ninguém, a não ser meia dùzia de pessoas, tinha conhecimento ! O defunto Papa, Alexandre BORJA, BORGIA, segundo dizem por aqui, como espanhol fez o que era preciso para satisfazer a Isabel e o Fernando. E os projectos de Tratado ficaram nos cartões! Desde  que o Cardinal DELLA ROVERE foi eleito Papa sob o nome de Jùlio II, o meu soberano recuperou mais umas chances de concluìr  a questão. E foi em TORDESILLAS, perto de VALLADOLID, que a linha imaginària se concretisou no  Tratado que atribuìa a Portugal, a priori, essas terras magnìficas que o Pedro ALVARES CABRAL descobriu «  por acaso » pouco tempo depois.

Eu, pessoalmente, nao posso dizer que o novo Pontìfice me trate mal. As Bulas que eu esperava hà tanto tempo, acabam de ser promulgadas. Recuperei o canonicato de Santiago de Compostela de que estava à espera. A Comenda de S. João de LONGOS VALES, perto de Monção, foi-me atribuìda, assim como os archidiaconatos no Minho e na Galiza. S. João de LONGOS VALES, basta sò o nome desse cantinho do meu Minho para me emocionar, «  os Longos Vales »… As rendas dos Mosteiros, Capelas e Igrejas  foram-me confirmadas.

Neste momento e antes de preparar o regresso ao Paìs, ao meu  verde Minho, tenho que tratar da Embaixada que o meu Rei confiou ao Tristão da CUNHA. Não sei como, a partir de Lisboa, eles vão encaminhar mais de uma centena de homens e, principalmente, esses animais exòticos, que, vindos da India, nunca foram vistos na Europa. Anunciaram-me um elefante, que serà oferecido à Sua Santidade, leopardos, panteras, pàssaros rarìssimos. Como vai ser possìvel alimentar e tratar de todos esses pobres bichos ? E a segurança das joias, dos tecidos incrustados de pedras preciosas ? E as toneladas de especiarias, desconhecidas na Europa ? Eu por nada  quereria da missão do Tristão da CUNHA.  Na esperança que chegue em breve o que o meu Senhor prepara desde hà tanto tempo, e de que eu também tirarei  proveito, vou aferrulhando o que posso. Tenho quatro filhos, um trem de vida muito custoso, e ROMA seria capaz de arruinar, mesmo Crésus. A Bernardina, vindo da « gens ANICIA », familia patrìcia muito antiga, gasta sem contar, mas eu sò voltarei à minha terra quando là puder figurar dignamente, assim como os meus filhos.

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D. Vasco MARINHO de CASTRO é um dos meus antepassados, o meu 14° avô, presente en vàrias linhas. Tendo nascido por volta de 1465 na quinta de REGALADOS, em Monção, propriedade dos seus avòs paternos, Condes do mesmo nome, o seu pai foi  Alvaro VAZ BACELAR e a sua mãe a jovem  galega Joana MARINHO. A sua infância, bastante misteriosa, repartiu-se entre a terra onde tinha nascido, MONÇAO, e as Quintas da sua familia materna, na Galiza.

Os anos da adolescência, a  educação passaram-se ali e foi ali também que o destino se apresentou a ele, na pessoa do Cardeal João de MEDICIS, filho do cèlebre Lourenço, o Magnìfico, Duque de FLORENCIA. Durante uma peregrinação a Santiago de Compostela, o Cardeal e a sua comitiva foram os hòspedes da famìlia MARINHO (MARINO). A inteligência e a vivacidade do jovem Vasco teriam impressionado os italianos a tal ponto, que a proposta de o levar para a Italia, foi feita e foi aceite.

Viveu  durante anos na  intimidade do Cardeal, a tìtulo de secretàrio particular. Quando João de MEDICIS foi eleito Papa, sob o nome de Léon X, D. Vasco, de Secretàrio Particular, passou a Protonotàrio Apostòlico, equivalente a Arcebispo, mas a intimidade com o Papa manteve-se, assim como a participação diària às refeições  pontificais. Os benefìcios pessoais que recolheu, assim como toda a sua famìlia, em Roma, em Portugal e na Galiza, ultrapassaram o que se tinha visto até então.

A tal ponto, que hà duvidas sobre a sua implicação nas grandes manobras diplomàticas que decorriam nessa época, na Història da Europa. Ele encontra-se em Roma quando o Cristovão COLOMBO descobre o Novo Mundo, quando o Pedro ALVARES CABRAL descobre o Brasil. D. João II, a quem sucedeu D. Manuel I, pelo lado português, e Isabel de Castilha e Fernando de Aragão, pelo lado da Espanha, disputam-se sobre a partição do MUNDO.E o Papa JULIO II, antes de LEON X, deve arbitrar quanto a essas questões. Em segredo, D. Vasco poderia ter participado às negociações, e o Tratado de TORDESILLAS, teria trazido o retoque final a tão longa diplomacia. A linha meridiana imaginària, traçada a 170 milhas marìtimas a Ouest de CABO-VERDE, oferece o BRASIL, como um presente a PORTUGAL. Os negociadores portugueses, entre os quais se destacava Duarte PACHECO PEREIRA, fincaram-se sobre a definição dessa linha, durante anos. O sucesso do ensino da Escola  de Sagres, criada uns 100 anos antes,  no que toca à navegação jà não precisa de ser demonstrado. Provàvelmente, também se fez sentir na cartografia.

D. Vasco regressou ao seu berço, num cantinho do norte de Portugal, acompanhado dos filhos, três ou quatro, não se tem a prova documental da existência do quarto. Esses filhos, Joana, a minha antepassada, Pedro e Margarida, talvez um quarto, Payo, nasceram em Roma dos amores do Protonotàrio Apostòlico com a Dama Bernaldina ANICIA, duma muito antiga familia patrìcia, os ANICIA. O Imperador Carlos V, sabendo que a Casa da Austria contava o romano ANICIO Alibrio, entre os seus antepassados, quando veio à Italia para se fazer coroar, foi visitar vàrias vezes uma Dama ANICIA, residente numa velha propriedade dos arrabaldes de Roma. Esta senhora recusou a proposta que Carlos V lhe fez de uma vivenda na capital mesmo, e mais conforme ao seu nìvel social. Preferia, disse ela, morrer là onde tinha nascido e vivido.

D. Vasco, como disse, regressou ao Minho, coberto de honras e de riquezas, mas sem Bernardina, falecida talvez em 1496. O rei D. Manuel I legitimou os filhos em 07-06-1511, confirmou todas as mercês, juntou  algumas suplementares. O genro de D. Vasco, D. Lançarote FALCAO, meu 13° avô, foi nomeado primeiro Comendatàrio da vila de Monção pelo mesmo  rei em 17-07-1521. D. Vasco MARINHO de CASTRO despediu-se deste mundo em 1522,  e dorme do seu ùltimo sono na Igreja Matriz de MONÇAO, onde eu fui batisada em 1930.