Archives pour la catégorie Promenade dans mes quartiers

Quinta de Santo Antão évanouie

Il a existé, mais n’existe plus. C’était un manoir, dont on a des preuves multiples, écrites, et un beau blason.

Il se trouvait à Messegães, une paroisse de Monção, ma ville natale, au nord du Portugal.

Les preuves les plus anciennes s’y rapportant, le citent comme faisant partie du Couto du Mosteiro de PADERNE, paroisse de Melgaço. Les commendataires de ce couto possédaient donc cette « quinta » (manoir).

Par les héritages et les mariages au long des siècles, il changea de mains et appartint à des Espagnols. Les PUGA, ma famille de Galice, qui figurent sur le blason y sont probablement parce que Emerenciana SUAREZ de PUGA, sitôt mariée, a quitté son manoir familial gallego, le pazo de Monterreal, à Tortoreos, pour rejoindre sa propriété au Portugal. Ceci se passa vers 1700 et quelques. L’éloignement ne faisait pas peur. En Galice elle vivait dans le Pazo de Monterreal à Santiago de Tortoreos avec ses parents, et quelques centaines de mètres plus bas, en prenant un bateau, elle était chez elle, mais à Messegaes, au Portugal., dans la quinta de Santo Antão. Son époux fut Bartolomeu de CASTRO OZORES.

Voici le blason de Santo Antão, à Messegães. Les familles qui y figurent sont : CASTRO, SA, SOTOMAIOR et PUGA.

La vie devait se passer agréablement d’un côté et l’autre du fleuve. Pas de douane, pas de passeport, on prend le bateau amarré qui attend les voyageurs (!). Et dix minutes plus tard, on arrive dans le Pazo des parents à Tortoreos. Le père d’Emerenciana est capitaine. Une autre de ses filles est dame de compagnie de la reine à Madrid, c’est Dona Ana Maria, partie vers la Cour avec la Comtesse de Ollacau, plus tard Marqueza de Llanera.

La vie devait ressembler beaucoup à celle que j’ai connu chez mon arrière-grand-père paternel, dans sa quinta de Reiriz, à deux klms de Monçao.

Du côté de Galice ou du côté portugais, on vivait selon les mêmes règles.

Je me rappelle, tout d »un coup, une des histoires que ma grand-mère m’a raccontée.

A Reiriz, on avait reçu, pour prendre le thé, deux jeunes filles, enfants d’un nouveau juge, qui venait d’être nommé à Monçao. On était en été et la bienséance voulait que ma grand-mère Laure et sa jeune sœur Ernestina accompagnassent le retour des visiteuses juqu’à l’entrée de la ville.

Mais à hauteur du cimetière, pratiquement à mi-chemin, voilà qu’apparait Gina, une jeune folle qui divagait et mendiait.

La vue de ces quatre jeunes filles, bien habillées et portant des chapeaux pour se protéger du sollleil, a dû l’exciter. Elle se place derrière elles et à l’aide d’une petite branche, les fouettant , les oblige à obéir, « droite, gauche, mes petits cabris droite, gauche». Le défilé triomphal dure le temps d’arriver presque à l’entrée de la ville, là où un Monsieur intervient pour faire partir Gina.

Ma grand-mère me raccontait ça, peut-être 60 ans plus tard et nous avions encore des frissons de peur.

Dans le forum de généalogie que je fréquente, nous sommes quelques dizaines qui descendons des familles présentes sur le blason. Bien identifiés, nous nous considérons « primos » (cousins) et toutes les classes sociales me paraissent représentées. Dont un grand mathématicien, des avocats, des universitaires, des paysans.

Qui a fait prisonnier François Ier à Pavie ?

C’est peut-être un de mes cousins de Galice. Si j’exprime un doute, ce doute ne concerne que ma parenté avec lui, D. Alonso PITA da VEYGA.

Car son fait d’armes a eu lieu, il est historique et ne pose pas de problèmes. Les documents probants existent, ceux signés du roi de France lui-même, et ceux signés de l’Empereur Carlos V quelques années plus tard, en 1529.

Ma parenté viendrait du fait que j’ai une grand-mère venant de la famille PITA (ou PITTA) da ORTIGUEIRA. Et entre les PITA da ORTIGUEIRA, enracinés dans le nord de la Galice, à quelques lieues de Compostelle, et les PITA da VEYGA, originaires de la même zone de la Galice, qui va vers le nord de Saint-Jacques de COMPOSTELLE, vers la côte, vers la COROGNE, le FERROL… le cousinage me paraît certain. D. Alonso PITA da VEYGA est né au FERROL, nord de la Galice.

Les PITTA qui ont fait souche au Portugal, les deux frères Gonçalo et Joao PITTA da ORTIGUEIRA, étaient des jeunes « hijos d’algo » qui en route avec leurs gens pour marquer des propriétés leur appartenant, firent une mauvaise rencontre avec les gens du comte de LEMOS, qui revendiquait les mêmes propriétés. Il y eut un mort du côté des gens du Comte et les deux frères savaient que la vengeance serait terrible.

Sans tarder ils fuient vers le nord du Portugal, où D. Paio RODRIGUES de ARAUJO, gouverneur de la forteresse de CASTRO LABOREIRO leur fait très bon accueil. Il les trouve « très distingués et de très agréables personnes » (N.F.P.) Il leur conseille d’aller à la rencontre du roi du Portugal, qui guerroyait pas très loin de là. Après mûre réflexion, ils décident d’aller plutôt se mettre au service du prince héritier, futur D. Joao II. Celui-ci les reçoit aussi très favorablement.

Fini leur pazo (manoir) de Santa Marta da Ortigueira, en Galice, désormais ils sont au service du futur roi du Portugal et on les trouve souvent cités lors de rencontres et batailles galaico ou castillano-portugaises. Ma liaison avec cette famille se fait quand une dame de la famille PITTA, Dona Felipa BRANDAO COELHO vient de CAMINHA en 1623, pour épouser, à MESSEGAES, Monção, un Cristovão de SA de PASSOS Ils ont vécu et sont décédés dans leur manoir, Quinta de Sto ANTAO, à MESSEGAES, Monçao.

Gonçalo PITTA da ORTIGUEIRA marié à N.
João PITTA da ORTIGUEIRA marié à Ignez VAZ
Francisco PITTA marié à Justa PIRES FROES
Inês PITTA d’ EÇA mariée à Gaspar da ROCHA BRANDÃO
Felipa BRANDÃO COELHO mariée à Cristovão de SÁ de PASSOS
Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée (1698) à Estevão PEREIRA da LOMBA, Juiz Dezembargador (Président de Cour d’Appel)
Caetano de SA PEREIRA BARBOSA, notaire, marié 1° Paula RODRIGUES de CALDAS,2°Luisa Teresa SA SOUSA
Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA n. 26/02/1774, issue du second mariage de Caetano, mariée à Manuel José LOURENçO PEREIRA, capitaine d’Ordonnances n. 26/09/1749
Serafina Teresa LOURENCO PEREIRA n. 30/08/1801 mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA, né en Galice
José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA (décédé 1915) marié à Maria Rosa ALVES
Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA, n. 03/07/1876 mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES, chef des Finances à Melgaço et Monção
Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES, n. 06/08/1906 mariée à João Antonio PUGA PEREIRA, n. 07/10/1902, mes Parents

On voit que ma Felipa est l’arrière-petite-fille de Gonçalo PITA da Ortigueira et de Ignez VAZ.

Mais la bataillle de PAVIE ?

La bataille de PAVIE où le roi de FRANCE fut fait prisonnier, étant tombé de son cheval et se trouvant en très mauvaise posture, entouré de chevaliers espagnols : un basque, D. Juan de URBIETA ; un galicien,D. Alonso PITA da VEYGA et un grenadin D. Diego DAVILA, se passait un siècle avant.

Don Alonso appartenait aux « tercios » de Galice, commandés par les ANDRADE.

Se fiant à la présentation et prestance du chevallier tombé, D. Alonso en déduisit qu’il devait être quelqu’un de position importante. Tout en le ménageant, il lui prend un foulard et un crucifix. François Ier apprécie la manière parfaitement chevaleresque dont se déroule la capture. Il a la vie sauve. Il en fait état très peu de temps après dans un document qui se trouve à SIMANCAS, dans les Archives Royales. Une rente à vie pour D. Alonso est notée, ainsi que son maintien pour ses héritiers. Le premier document est de la main du roi de France, François Ier, le second, daté de 1529, est de la main de l’Empereur Charles Quint. L’Histoire nous dit que François Ier est resté prisonnier en Espagne pendant un an et qu’après négociations ce sont ses deux fils qui le remplacèrent pour qu’il revienne en France.

Si j’avais une grand-mère PITA da VEYGA, au lieu de PITA da ORTIGUEIRA, peut-être toucherais-je encore une rente royale …

Clotilde de France, fille de Clovis

Les wisigoths, peuple « barbare » venu de Scandinavie, christianisés sous le rite arien, ont remplacé les romains, quand ceux-ci, ceux de la fin de l’Empire d’Occident, perdaient pied un peu partout en Europe.  Les wisigoths occupaient toute l’Occitanie, toute l’Aquitaine.

Les Pyrénées étaient un obstacle, c’est certain, mais nullement infranchissable pour de tels guerriers. Ils les franchirent, donc, et entrèrent en négociations avec la royauté et les duchés de France. Négociations qui entre autres résultats, aboutirent au mariage du roi wisigoth Amalric I BALTHES avec la fille de CLOVIS, Clotilde de France, portant le même prénom que sa mère, la reine Clotilde. 

Le mariage a lieu, mais Clotilde se plaint à sa famille des mœurs très violentes de son époux. Celui-ci la battait, et comme preuve de ces violences, elle fait porter à son frère  Childebert un mouchoir tâché de sang. Une expédition guerrière part pour exfiltrer la pauvre Clotilde.

Malheureusement, celle-ci  décède pendant ce voyage de retour vers la Cour Franque.

Je retrouve ces ancêtres, par leur fils RECAREDO, roi d’Espagne, marié à Clodosinda de Austrasie

Après Recaredo,  les Ordoño, les Ramiro, se succèdent, en passant par Pelàgio, prince des Astùries, qui, à partir de son réduit de wisigoths christianisés, à Oviedo, posa les bases du royaume chrétien de LEON.

On peut considérer que la Reconquista partit de là, dans la lutte qui dura des siècles, jusqu’aux rois Catholiques, pour chasser vers le sud de la péninsule, et pour finir  de l’autre côté de la Méditerranée, les Infidèles, autrement dit les Musulmans. 

En 1212, à NAVAS de TOLOSA, mon  23ème grand-père, Alfonso VIII de CASTILLA, avait, par une victoire décisive, cantonné pour des siècles les musulmans dans le sud de la péninsule. Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, grosso modo deux siècles plus tard, achevèrent l’ouvrage.

Un mariage avait eu lieu entre une  princesse wisigothe, Toda ERMIGES, et un des rejetons de la grande famille de RIBADOURO, au Portugal. Cette famille était une des cinq familles de « ricos homens » du pays.

De leur descendance au long des siècles, y compris pendant  la naissance des comtés, devenus par la suite, les royaumes chrétiens de la péninsule ibérique, j’arrive à la famille de ma grand-mère maternelle, Cândida SENDIM de RIBAS LIRA, RODRIGUES par mariage, née le  3/7/1876.

  • ALARICO II BALTHES, roi des wisigoths, marié à THEODOGOTA des OSTROGODES 
  • AMALARICO I BALTHES, roi des Wisigoths, marié à CLOTILDE de France, fille de CLOVIS 
  • RECAREDO, roi d’Espagne, marié à CLODOSINDA de Austrasie 
  • SUINTILA, roi d’Espagne, marié à TEODORA 
  • SUINTILA II, roi d’Espagne marié à  N 
  • FAVILA, Duque de CANTABRIE, marié à N 
  • PELAGIO, PRINCE des ASTURIES marié à GAUDASIA 
  • ERMESINDA, princesse des ASTURIES mariée à AFONSO I, roi des ASTURIES 
  • FROILA I, roi de LEON marié à MUNIA FROILAZ 
  • FROILA de LEON marié à N 
  • BERMUDO, prince de LEON marié à URSINDA  MUNIADONA de COIMBRA 
  • RAMIRO I, roi de LEON marié à PATERNA de CASTILLE 
  • ORDONO I, roi de LEON marié à MUNIADONA de VIERZO 

J’ai trouvé sur internet le message ci-dessous, adressé par le roi ORDONO I (?) à un de mes ancêtres, TRONCOSO de LIRA, présent dans la ligne de ma grand-mère maternelle.

Voici le message :  « Cousin. Je vous salue par la grâce du Saint Esprit. Vous savez bien quel zèle et courage je mets à chasser les Maures, chiens, ennemis de notre foi, et à présent je me trouve en manque de gens, raison pour laquelle vous me feriez plaisir avec vos frères, parents et vassaux en vous trouvant en cette ultime bataille, vous y rendant avec l’urgence que ça demande et je vous récompenserai. Celui qui peut tout vous garde. Datée de la montagne, an 931, et par son ordre le secrétaire  Fragan. Don ORDONO »

  • ORDONO II, roi de LEON marié à ELVIRA MENDES de PORTUGAL 
  • ORDONO III, roi de LEON marié à XIMENA GARCEZ de PAMPLONA 
  • RAMIRO II, roi de LEON marié en troisièmes noces à ONEGA 
  • Lovesendo RAMIREZ marié à Zahyra IBN ZAYDAN descendante de Mohamed IBN ABD er-RHAMAN III, 1er Calife de CORDOBA, lui-même descendant du Prophète Mahomet 
  • Aboazar LOVESENDES marié à Unisco GODINHES 
  • Ermigio ABOAZAR marié à Vivili TURTEZENDES 
  • Toda ERMIGES mariée à Egas MONIZ de RIBADOURO et 2°à Pedro TURTEZENDES 
  • Ermigio VIEGAS marié à Unisco PAIS 
  • Monio ERMIGES , seigneur de RIBADOURO,marié à OUROANA 
  • Egas MONIZ , o Aio, marié à Dordia PAIS de AZEVEDO 2° Teresa AFONSO 
  • Elvira VIEGAS mariée à Pedro PAIS « Alferes » 
  • D. Joao PIRES da MAIA marié à D. Guiomar MENDES de SOUSA 
  • D. Paio ANES de AMBIA marié à D. Maria RODRIGUES de BAIAO 
  • D. Pedro PAIS de AMBIA, seigneur de LOBIOS, marié à D. Maria FERNANDES de LIMA 
  • Maria PERES PAIS de AMBIA mariée à Rodrigo ALVAREZ DAZA 
  • Alvar RODRIGUES DAZA, seigneur de LOBIOS, marié à Comendola GONCALVES 
  • Paio RODRIGUES de ARAUJO marié à Brites VELHO de CASTRO 
  • Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES 
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO 
  • Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES CODORNIGA 
  • Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO mariée à Vasco RODRIGUES 
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS 
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PAÇOS (ou PASSOS)  de FIGUEIROA 
  • Isabel de PAÇOS de FIGUEIROA  mariée à Fernando de SA de ARAUJO 
  • Cristovao de SA de PACOS marié à Felipa BRANDAO COELHO 
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA 
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO 
  • Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR 
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevao PEREIRA da LOMBA 
  • Caetano PEREIRA BARBOSA  marié à Luisa Teresa de  SA e SOUSA 
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENCO PEREIRA 
  • Serafina  Teresa LOURENCO PEREIRA mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA 
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES 
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel RODRIGUES 
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA 
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA  mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA  LEAO PIMENTEL FERREIRA  2° à Pierre LAFORIE

Mes dames du temps jadis

Qui pourra m’aider à retrouver ces dames ? AVA, DOUCE, GALLA, ZAHIRA , BERNALDINA ?

Etaient-elles, brunes, blondes, gentilles, méchantes ?

La Méditerranée du Nord au Sud, de l’Est en Ouest est presque toujours là.

Galla PLACIDIA vient de Constantinople, fille de l’Empereur THEODOSE I, dit Le Grand. Après le décès de ses parents, en 395, Galla est confiée à sa tante Serena, à ROME. Elle y est présente lors du sac de la Ville par le chef wisigoth ALARIC, en 410. Elle est attribuée, comme otage, et mariée au frère d’Alaric, ATHAULF.

ATHAULF devient le chef des wisigoths, après le décès de son frère ALARIC.

Mais il y a un invité surprise à ce mariage… l’amour, Ils se sont aimés et un deuxième mariage, célébré sous le rite chrétien, aurait même eu lieu, à Narbonne. Car, THEODOSE, Empereur d’Orient était chrétien, et sa fille aussi. Aurait-elle converti ATHAULF ? Le couple sillonne l’Europe et finit par s’installer à Barcelone. C’est là qu’ils perdent un premier enfant mâle et c’est là que SINGERIC assassine ATHAULF, pour prendre sa place.

Il traite de façon inique la veuve d’ATHAULF, l’obligeant parfois à des marches à pied de dizaines de kilomètres, devant son cheval.

WALIA, un guerrier wisigoth, ambitieux, tue SINGERIC et négocie avec ROME et CONSTANTINOPLE le rachat de Galla. Les deux frères de Galla sont tous deux Empereurs, l’un d’Occident et l’autre d’Orient. Elle est rachetée par HONORIUS, empereur d’Occident, contre 600.000 mesures de céréales. Malgré sa vie religieuse très stricte, sa vie aventureuse se poursuit, avec encore un mariage avec un général romain, dont elle a deux enfants. Un des enfants sera l’empereur VALENTINIEN.

Elle réside surtout à RAVENNE, sur l’Adriatique. C’est là que l’on peut visiter ce qu’on appelle son tombeau, une pure merveille en mosaïques. En fait, ce qu’on appelle « le tombeau de Galla PLACIDIA » ne contiendrait en réalité qu’un tout petit coffret avec la dépouille du bébé, fils d’ATHAULF, décédé à BARCELONNE.

Le tombeau de Galla PLACIDIA est dans la crypte Impériale, à ROME.

tombeau

AVA de RIBAGORCE, fille d’un magnat pyrénéen, Raymond de RIBAGORCE et de son épouse Gersende de FEZENSAC épousa le comte Sancho GARCIA I de CASTILLA, dit le « comte aux blanches mains ». Leurs filles seront reines de plusieurs de ces royaumes chrétiens qui ont leur origine pendant la Reconquista réussie sur les royaumes et taïfas musulmans vaincus.

L’Histoire est plutôt muette sur la vie d’Ava de RIBARGORCE.

Celle qui m’est la plus proche dans le Temps est Bernaldina ANICIA, ma 14ème grand-mère romaine.

On sait qu’elle a vécu au Vatican avec D. Vasco MARINHO de CASTRO, et leurs enfants.

La légitimation de ceux-ci par le roi du Portugal D. Manuel I est datée du 7/06/1511 (Livre des Registres de Légitimation, Fls 93, rol 1030).

Le Pape Léon X, quand il n’était encore que le cardinal Jean de MEDICIS, fils de Laurent le Magnifique, maître de FLORENCE avait assuré la formation du galaico-portugais D. Vasco dès sa plus tendre enfance. Vers 1515 il lui permit le retour, avec moult richesses et honneurs, vers sa terre natale, la ville de Monção, située sur le fleuve frontière qui assurait alors comme de nos jours la séparation de la Galice (Espagne) et le Minho (Portugal). Il rentrait avec le rang d’archevêque, des diaconats multiples, tant en Galice qu’au Portugal, la possession de villes, … Les bulles confirmant une telle opulence de dons firent l’étonnement des autorités ecclésiastiques de Saint Jacques de Compostelle et de Braga.

Bernaldina, la compagne de vie de D. Vasco MARINHO de CASTRO appartenait à la gens ANICIA, une famille qui comptait des Saints, des Empereurs, des Philosophes, d’innombrables hommes politiques dont le premier serait Lucius ANICIUS GALLUS, consul à Rome en 160 A.C. Boece, grand mathématicien et philosophe, auteur d’un traité de Musicologie qui fit autorité pendant plus de 1000 ans, appartenait à la gens ANICIA. Comme Saint Benoit et plusieurs Papes. Je descends de ce   couple Bernaldina ANICIA et D. Vasco MARINHO de CASTRO, par la fille aînée,  Joana, épouse du noble galicien D. Lanzarote FALCAO De ce couple Joana et Lançarote viennent tous les MARINHO FALCAO. Cette famille fut pendant des siècles la plus puissante du nord du Portugal et de la Galice.

Mais les preuves documentées de la présence de Bernaldina ANICIA lors de cette installation de la famille, vers 1515, dans cette région galaico-portugaise, ne furent jamais trouvées. Le roi D. Manuel Ier légitima tous les enfants, confirma et augmenta toutes les « mercês » (dons) accordées par le Pape Leon X à D. Vasco MARINHO de CASTRO.

Bernaldina et D. Vasco sont mes 14èmes grands-parents. D. Vasco est décédé en 1522. Son tombeau se trouve dans l’église Matriz de Monção. Ce tombeau est un bijou des débuts du gothique au Portugal, y acclimaté sous le style manuelin, et dont le mosteiro dos Jeronimos à Lisbonne est la plus parfaite illustration.

Capture d’écran 2014-06-14 à 21.59.08

Le tombeau de D. Vasco dans l’église de Monção

DOUCE, Douce du GEVAUDAN ; en épousant le comte de BARCELONNE, et en lui confiant la gestion de son patrimoine en deçà des Pyrénées, c’est-à-dire, la Provence, le Gévaudan, le Rouergue, le Carladais, Douce fit de son mari, Ramon BERENGER III, le seigneur de presque la totalité de la côte nord de la Méditerranée. Cet état de choses a fortement déplu au Comte de TOULOUSE et créa un « climat » peu bienveillant entre les deux comtés. J’ai ce couple Douce et Ramon, 29èmes grands-parents, parmi mes ancêtres, par leur fille, Bérengère, qui épousa le roi de CASTILLE, Alphonse VII, el Imperador. L’introduction de la Poésie et de l’Occitan Ancien à la Cour de BARCELONNE furent, selon la tradition, l’oeuvre de Douce du GEVAUDAN.

Douce_I_of_Provence

Douce de GEVAUDAN

De ZAHIRA ou ZAYRA Ibn ZAID on a peu d’informations. On sait qu’elle était une princesse OMEYYADE, du califat de CORDOBA, dans le sud d’Espagne, fille de Zaidan IBN ZAID. On sait qu’elle épousa Lovesendo RAMIREZ, fils du roi chrétien de LEON, Ramiro II. C’était une période de recherche de paix entre les royaumes chrétiens du nord de la péninsule et les royaumes ou les taifas musulmans du sud. Les mariages, accompagnés des conversions respectives, n’étaient pas rares. Le roi de LEON, Ramiro II, avait lui-même, en troisièmes noces, épousé une princesse musulmane. Du mariage de Zahira avec Lovesendo est descendue une des cinq familles les plus puissantes de l’époque, les ricos -homens de RIBADOURO.

Un membre de cette famille, D. Egas MONIZ de RIBADOURO, descendant de ZAYRA, fut le tuteur, le précepteur du premier roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES.

Egas MONIZ resta dans l’histoire du Portugal comme l’archétype du respect de la parole donnée.

Lancelot, mon treizième grand-père

En galicien il s’appelait Lanzarote (Lancelot), Lanzarote Falcão. Sa famille était la « grande familia  de Pontevedra ». Ils possédaient les chantiers navals, des navires de commerce qui assuraient les échanges entre la région Galice-nord du Portugal avec la Méditerranée, surtout Barcelone, Marseille et l’Italie.

Son père,Tristan Francez, (Français) était d’origine pyrénéenne, d’où le nom. Au-delà des Pyrénées, c’était la France. Sa mère, Lucrécia, appartenait à la famille Falcao, le père de Lucrécia était Goterre Falcao, régisseur (administrateur) de Pontevedra.

Les Falcao seraient les descendants d’un noble anglais, Folch, appartenant à la Chambre Haute (Chambre des Lords).

Le mariage de Lançarote Falcao avec Joana, fille de D. Vasco Marinho de Castro, protonotaire Apostolique et confesseur du Pape Leon X a dû faire l’objet de tractations et a dû être un « mariage arrangé », puisque la fiancée était née à Rome et y résidait. La mère de Joana était Bernaldina Anicia, appartenant à la « gens Anicia ».

Pour Lançarote, venant de Pontevedra, l’installation à Monção a dû représenter peu de dépaysement, mais pour Joana ça a dû être effrayant. Quitter Rome, plus précisément le Vatican, pour s’installer dans un manoir à quelques kilomètres de la Ville de Monção …

Il ne faut pas oublier qu’elle venait de Rome, du Vatican de Leon X.

Un Pape qui était le fils de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, de Florence. La Sixtine était en train d’être achevée, les ors et apparats pontificaux avait habitué Joana à une vie tout à l’opposé de ce que le nord provincial et rustique du Portugal pouvait lui offrir en ce début de 1500.

En 1522, peu de temps après le décès, , de D. Vasco Marinho de Castro, à Monção,  D. Lançarote fut nommé le premier « commandeur » de la ville de Monção par le roi D. Manuel I du Portugal.

La famille aurait continué à vivre dans le manoir de S. João de Longos Vales et dans un pazo urbain, dans la ville même.

Le mariage a donné origine à la famille MARINHO FALCAO, composée probablement de 6 garçons et 2 filles.

Daté du 10/01/1525, il y a à la Torre do Tombo, où sont conservées les Archives Portugaises, un « alvara » confirmant la « rente royale » de 15000 reais, servie annuellement, peut-être depuis 1515,  à D. Lançarote Falcao.

D. Lançarote FALCAO et Dona Joana MARINHO da LOBERA sont mes 13èmes grands-parents.

Un ancêtre, Consul à ROME, vers l’an 160 A.C. ?

Toute la gens ANICIA pourrait se référer à lui, Lucius ANICIUS GALLUS .

Au même titre qu’on pourrait se référer à Lucy ou à Adam et Eve ?

Non, car de lui nous avons les documents qui attestent qu’il était Consul à Rome dans les années 160 avant l’ère chrétienne, qu’il a conduit et gagné une guerre contre le roi d’Ilirie et que beaucoup d’autres preuves le concernant existent encore.

Peut-être le premier à avoir tiré gloire d’un tel ancêtre aura été l’Empereur Charles Quint, qui appartenait à la gens ANICIA, comme ma 14ème grand-mère, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome et compagne de vie de D. Vasco MARINHO de CASTRO, protonotaire apostolique du Pape LEON X., Jean de MEDICIS, fils de Laurent le Magnifique de FLORENCE.

Cette famille ou gens ANICIA a brillé à ROME, pendant la République, comme pendant l’Empire.

Le tout premier membre bien identifié de cette famille, probablement plébéienne de Praeneste ( la ville actuelle de Palestrina) serait Quintus ANICIUS PRAENESTINUS , qui fut nommé edile curule (magistrat) en 304 A.C., mais le premier à occuper des fonctions de prestige, à Rome, fut le Consul Lucius ANICIUS GALLUS

La liste des membres célèbres de la gens ANICIA comprend, au long des siècles, des philosophes, des mathématiciens, des hommes politiques et d’Eglise, de tous grades jusqu’à Empereurs et Papes.

La famille, richissime, possédait des latifundia sur la péninsule italienne et dans tout l’Empire, y compris en Ibérie et dans le nord d’Afrique… Une des collines de Rome, le CELIO, leur appartenait en totalité. Leur résidence romaine s’ y trouvait.

Lors du sac de Rome par les wisigoths d’Alaric  BALTHES du 24 au 27 août 410, ce serait l’intervention d’une dame de la famille ANICIA, Faltonia ANICIA PROBA, veuve du Consul Sextius ANICIUS PETRONIUS PROBUS, qui aurait sauvé l’église Saint Pierre de la destruction. Par ses pourparlers avec ALARIC, chef des envahisseurs barbares et par les « dons » qu’elle lui aurait consentis, le chef wisigoth se serait détourné du projet de destruction totale de l’actuel Vatican.

A noter que le mausolée de son mari se trouve juste contre le tombeau de Saint Pierre à Rome.

C’est cette même dame Faltonia, qui amène avec elle à Carthage, sur un bateau, pour les mettre hors de portée des barbares, une cohorte de jeunes vierges et veuves romaines ainsi que sa bru et sa propre petite-fille, Demaetrias, destinataire d’exhortations morales et de vie venant entre autres, de Saint Augustin et du Pape.

Ils lui conseillaient de rester vierge, ce qu’elle fit.

Lors du décès de Sextius PROBUS, en 371, ses deux fils mineurs furent nommés consuls, en hommage à leur père. Ceci ne s’était jamais vu à Rome. Mais par sa puissance politique, patrimoniale et financière la famille « tenait »  le Sénat.

Beaucoup de travaux de recherche existent pour étudier l’évolution de cette famille d’origine probablement modeste, devenue au fil des siècles et sous des régimes politiques divers une des familles patriciennes les plus puissantes de Rome.

Faltonia PROBA aurait été le premier membre des ANICII à embrasser la religion nouvelle, le christianisme. La nobilitas de Rome mit des siècles pour abandonner la foi polythéiste traditionnelle, où perdurait, très enraciné, le culte des ancêtres. Saint Grégoire le Grand, Docteur de l’Eglise, appartenait à la gens ANICIA.

Saint Grégoire, le grand Pape, ayant hérité d’une fortune incommensurable au décès de son père, transforma la demeure familiale des ANICIA, sur le Celio, en un monastère, où il partagea lui-même la vie monastique, peut-être sous le règlement de Saint Benoît, qui appartenait lui aussi à la famille ANICIA.

Il est tout à fait remarquable le fait que je possède, exactement aux mêmes dates une autre ancêtre à Rome. Il s’agit de Galla Placidia, fille de l’Empereur d’Orient Teodose I le Grand, née à Constantinople, mais résidant à Rome, sous la protection de sa tante Serena, lors du sac des wisigoths en 410. Ce sac aurait été la punition infligée par le chef des wisigoths, Alaric,  au frère de Gallla Placidia, l’Empereur HONORIUS, qui se refusait à payer une somme promise et donc due.

Elle a  été obligée de  partir avec eux, comme otage, et dû aussi épouser le frère d’ Alaric, ATHAULF. Mais l’amour serait venu pendant leur mariage. Un mariage qui a vu ATHAULF devenir roi des wisigoths après la mort d’ Alaric,et qui a vu aussi l’assassinat du même ATHAULF cinq ans après.

Je viens de trouver la preuve des relations existantes entre les ANICIA et la famille de Galla PLACIDIA

La présence des deux familles à Rome aux mêmes dates m’interrogeait.

Honorius, Empereur d’Occident, et frère de Galla, s’est vu offrir par le consul de 406, ANICIUS PETRONIUS PROBUS, un diptyque en ivoire, avec déjà l’invocation de la protection du Christ.

Les descendants de Galla PLACIDIA et d’ ATHAULF BALTHES, les wisigoths installés dans la péninsule ibérique, se convertirent très tôt au christianisme. Ils furent comtes et rois pendant des siècles et durent mener de rudes batailles contre les musulmans. J’ai dans mon arbre généalogique les descendants de Galla Placidia et Athaulf, installés en Galice, Léon et Castlla,

J’ai aussi trouvé ma grand-mère au 14ème degré, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome. Je ne connais pas ses ancêtres, mais par son nom on sait qu’elle appartenait à la « gens ANICIA ».

Pedro Fróilaz de Traba

Pedro FROILAZ de TRABA, comte de Trastamara

Ce lointain ancêtre galicien fut de son vivant la personne la plus importante de GALICE…et d’ailleurs. Il s’intitula, comme son fils Fernan le fit plus tard, « princeps Galaecia ».Le comté de Trastamara ne lui suffisait pas.

Je descends de son fils, Fernan PEREZ de TRABA qui fut le compagnon de vie de l’Infante Teresa de LEON, mère du premier roi du PORTUGAL. Ils sont mes 29èmes grands-parents.

Le père de Fernan, Pedro, appartenait à la rico-hombrie, et était très bien en cour avec la sœur de Teresa, Urraca, et son premier mari, le comte Raymond de Bourgogne. Ce comte bourguignon avait pris part à une croisade avec son cousin, Henri.

Tel q’on peut l’imaginer dans les romans de chevalerie, les deux cousins, appartenant à la cour de BOURGOGNE, âgés d’un peu plus de 20 ans, traversent les Pyrénées et s’en vont jusqu’en CASTILLE, LEON et GALICE pour combattre les infidèles. Les rois ou comtes chrétiens de la Péninsule Ibérique avaient grand besoin du concours guerrier de cette jeunesse ultramontane.

La récompense en valait la peine. Pour les deux cousins, la main des deux filles du roi Alfonso VI, Urraca et Teresa, et le comtés de GALICE pour Raymond et celui du PORTUCALE pour Henri.

Le fils de Raymond et d’Urraca, Alfonso Raimundez, qui sera le roi de Castille, Leon et Galice, Alfonso VII, el Imperador, est confié par ses parents dès la prime enfance au comte Pedro FROILAZ de TRAVA. Il restera des années dans le château familial, près de La CORUNA, partageant la vie de famille des TRAVA, riche de 16 enfants. Pedro Froilaz se maria 2 fois.

Son éducation est assurée par le « pater familiae », Pedro FROILAZ qui était son tuteur-précepteur. Les jeux et divertissements sont sans aucun doute dirigés par le fils aîné, Fernan, qui plus âgé de 15 ans, doit déjà en imposer, comme il le fit sa vie durant. Les parties de chasse à travers les « coutos » du comté de TRASTAMARA, les pêches dans la côte rocheuse de Galice, les leçons d’équitation et d’escrime devaient occuper le plus clair de leur temps.

Et pendant ce temps-là, le tuteur-précepteur oeuvrait politiquement pour contrecarrer tous les mauvais coups venant du deuxième mari de la reine Urraca. Car, à peine décédé Raymond de Bourgogne sa veuve s’était remariée avec Alfonso de Aragon. Très mal disposé envers ce petit Alfonso Raimundez, il se verrait bien roi de Galice. Et Urraca, à la faveur de ses humeurs amoureuses, très changeantes, tantôt défendait son fils, tantôt le mettait en danger. Heureusement, celui-ci avait Pedro Froilaz. Avec l’appui de de l’archevêque Diego GELMIREZ, cotuteur de l’enfant il put créer une ligue avec toute la rico-hombrie de Galice, et celle-ci d’une seule voix, en la cathédrale de S. Jacques de Compostelle reconnut l’ enfant de 7 ans comme le seul roi légitime.

Ceci se passa le 17/09/1111.

Les luttes, les batailles, les complots contre les uns et les autres continuèrent et s’intensifièrent, car le cousin germain de Alfonso, l’autre Afonso, fils du comte bourguignon Henri, et de ce fait appelé Afonso HENRIQUES, se disputait avec sa mère et l’amant de celle-ci pour faire accéder à l’indépendance son comté du PORTUCALE.

Qui était l’amant de Teresa de LEON ? Fernan PEREZ de TRAV(B)A, le fils aîné de Pedro FROILAZ.

Couvert de gloire sur les champs de bataille contre les musulmans, il avait une épouse et des enfants en Galice. Mais sa liaison adultérine avec Teresa de LEON, comtesse du PORTUCALE, devenue veuve du comte bourguignon Henri, liaison publiquement affichée et publiquement dénoncée par le Pape à Rome, durait et dura toute leur vie. Des enfants en furent le fruit. Des enfants, frères et sœurs utérins du premier roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES. Dans cette fratrie recomposée, comme on dit de nos jours, j’ai une grand-mère, Teresa, Teresa FERNANDEZ de TRABA.

Teresa, prénommée comme sa mère, était l’épouse du Comte D. Nuno PEREZ de LARA, régent de CASTILLE, pendant la minorité du futur roi Alfonso VIII, el de Navas.

Quand le comte D. Nuno décéda, elle et ses enfants prirent place au Palais royal de LEON et assez vite le mariage de la jeune veuve avec le roi Fernando II eut lieu. Un enfant est né, mais le drame arriva à la naissance du second. La mère et l’enfant sont décédés lors de l’accouchement.

Teresa, qui est ma 28ème grand-mère repose pour l’éternité, avec le titre de Régina, dans le Panthéon Royal de Santo Isidoro de LEON.

Voici ma ligne descendante :

  • Pedro FROILAZ de TRABA, comte de TRASTAMARA et Urraca FROILAZ , sa première

épouse.

  • Fernan PEREZ d e TRAVA, comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON, comtesse du

PORTUCALE

  • Teresa FERNANDEZ de TRABA mariée 1° au Comte Nuno PEREZ de LARA (1110-1177)« Alferes » du roi de LEON  2° au roi de LEON, Fernando II
  • Gonzalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA (dcd 1222) marié à Maria DIAZ de HARO, fille de D. Diego LOPEZ de HARO, 10ème seigneur de VIZCAIA
  • Nuno GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA (1220-1275) marié à Teresa AFONSO de LEON, fille du Roi Afonso IX de LEON,  señora de ALMUNIA y VILLANUEVA de CARNO
  • Teresa NUNEZ de LARA mariée à Gil GOMES de ROA, seigneur de AZA y ROA
  • Nuno GIL marié à Aldonza RODRIGUEZ de SALDANA
  • Alvar NUNEZ DAZA marié à Juana de ROJAS
  • Rodrigo ALVAREZ DAZA marié à Maria PEREZ PAIS de AMBIA
  • Alvar RODRIGUEZ DAZA marié à Comêndola GONCALVES
  • Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS marié à Brites VELHO de CASTRO
  • Vasco RODRIGUES de ARAUJO marié à Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Inês ou Joana VELOSO
  • Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
  • Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES de CODORNIGA
  • Guiomar  RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO  mariée à Vasco RODRIGUES
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
  • Isabel de PASSOS de FIGUEIROA mariée à Fernando de SA de ARAUJO
  • Cristovão de SA de PASSOS marié à Felipa de SA BRANDÃO
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA  mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevão PEREIRA da LOMBA
  • Caetano PEREIRA BARBOSA marié à Luisa Teresa SA SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
  • Serafina Teresa  LOURENÇO PEREIRA  mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA, 2° à Pierre LAFORIE

FAISEURS de ROIS ?

Je viens de m’apercevoir que parmi mes ancêtres, soit les portucalenses, soit les galiciens (galegos),je compte plusieurs qui furent les «  aios » (precepteurs-tuteurs) de jeunes princes, appelés à devenir rois.

C’est le cas du premier roi du PORTUGAL, Afonso HENRIQUES, élevé jusqu’à sa quatorzième année au sein de la famille de RIBADOURO, par D. Egas MONIZ de RIBADOURO. La mère du prince Afonso HENRIQUES, Teresa de LEON et le père, le comte bourguignon Henri, comte du PORTUCALE, l’avaient confié entièrement aux RIBADOURO.

Ce fut le cas du jeune Alfonso RAIMUNDEZ, fils de la reine Urraca de CASTILLE et du comte de GALICE, Raymond de BOURGOGNE. Dès le plus jeune âge, le petit Alfonso, devenu plus tard le roi Alfonso VII, el Imperador, partagea la vie familiale du Comte de TRASTAMARA, Pedro FROILAZ de TRAVA, son tuteur, dans le château des TRAVA, près de la Coruña. Il grandit parmi les seize enfants du comte, de TRASTAMARA qui s’intitulait « Princeps Galleciae ».

Ce fut aussi le cas du petit Alfonso SANCHEZ, devenu le grand roi de CASTILLA, Alfonso VIII, » el Noble, » ou « el de NAVAS ».

Orphelin de mère à sa naissance et de père, le roi Sancho, à 3 ans, sa garde et éducation furent confiés à la famille LARA, au bout de multiples querelles et de petites guerres. Le premier tuteur fut le comte MANRIQUE PEREZ de LARA. Le second, jusqu’à la majorité d’Alfonso, fut le frère de Manrique ce fut le comte Nuno PEREZ de LARA. La régence du royaume de CASTILLE, allait de pair avec le tutorat du pupille.

Cet usage me questionne. Pourquoi éloigner dès les toutes premières années de vie ces petits princes en les confiant à des familles en province ? Nul doute que les familles accueillantes offraient toutes garanties de valeur morale, de traditions compatibles avec le rang de l’enfant. Mais un éloignement de tant de kms de la cour royale, à   LEON ou à TOLEDO ?…

Force est de constater que l’éducation reçue par les deux cousins, Afonso HENRIQUES et Alfonso RAIMUNDEZ, les a éloignés affectivement des mères respectives. Teresa de LEON  et Urrraca de CASTILLA. Devenues veuves, les deux sœurs, vivant en concubinage pour l’une ou remariée pour l’autre reçurent les pires signes de désamour de la part de leurs fils. De ce désamour,  des guerres en furent la conséquence et l’illustration.

Quant à Alfonso SANCHEZ, futur Alfonso VIII, orphelin de père et mère, élevé chez les LARA, il fut un adulte heureux et apparemment équilibré.

J’ai dans mon arbre, tant du côté paternel, que du côté maternel tous ces aios et tuteurs.

J’ai D. Egas MONIZ de RIBADOURO, qui est mon 27ème grand-père, j’ai D. Pedro FROILAZ de TRAVA qui est mon 30ème grand-père et j’ai aussi D.Nuno PEREZ de LARA, qui est mon 28ème grand-père.

Philippe von Hohenstaufen

Mourir assassiné,  à 31 ans, quand on est un mari heureux et un père de quatre petites filles, quel malheur ! Ce fut le sort de Philippe, Duc de SOUABE et roi des Germains, mon 22ème grand-père, père d’ Elisabeth de SOUABE. Tout ce que je lis sur Phillip me rassure, c’était quelqu’un de bien, de vraiment bien. Son mariage avec la fille de l’Empereur de Byzance, Irene Maria Angelina, fut un mariage heureux.

Phillipe Duc de SOUABE et roi de GERMANIE était le fils de Frédric I Barberousse et de Béatrice de BOURGOGNE.

Après une période de grands affrontements régionaux, où sa sagesse et sa nature mesurée avaient beaucoup contribué à l’apaisement, il se trouvait en voyage d’agrément au château de BAMBERG pour assister à un mariage. Son épouse, Irene Maria Angelina, ne l’avait pas accompagné, se trouvant tout près d’accoucher.

Il avait festoyé abondamment et apprécié les mets servis, ce qui l’emmena à réclamer une saignée, lors du repos pris dans ses appartements.

C’est là qu’ un seigneur Oton de WITTELSBACH, électeur palatin, vint le trouver, armé de pied en cap, avec épée au côté.

Ayant participé ensemble, par le passé, à des tournois amicaux, Philipe ne se méfia pas et lui permit l’entrée.

Immédiatement, le Wittelsbach se jetta sur lui en criant : « cette fois-ci ce n’est pas pour rire » et lui trancha la veine du cou. Les seigneurs présents ont tenté d’appréhender l’assassin, sans résultat. Il put rejoindre ses hommes qui l’attendaient dans la cour du château et à bride abattue tout le monde prit le large.

Otton de Wittelsbach fut jugé et exécuté plus tard pour ce crime.

Philipe est décrit par ses contemporains comme un prince éclairé, très attentif aux autres, très courtois, pieux sans bigoterie, et doté de beaucoup d’humour, un humour qui pouvait aller jusqu’à l’autodérision.

C’est ce détail de sa personnalité qui me le rend extrêmement attachant et sympathique. De l’autodérision chez un prince allemand du Haut Moyen-Age, qui l’eut cru ? Et me voici, moi, victime de préjugés. Qu’en sais-je, moi, des prince allemands du Moyen-Age ? Et de leur humour ? Ce qui est certain c’est que sa mort violente a laissé consternés ses contemporains. Même ses adversaires ont manifesté beaucoup de peine et de la considération pour ce prince si plein de grâces et de qualités, fauché dans la fleur de l’âge.

Une de ses filles, Elisabeth , épousa le roi de Castille, Fernando III, le Saint.

Leur fils l’Infante D. Manuel, avec une dame appelée Nuña a donné naissance à une branche, qui est la mienne.

  • Frédéric Barberrousse, Empereur du Saint Empire et Béatrice de BOURGOGNE
  • Phillip von HOHENSTAUFEN, duc de SOUABE, puis roi des ALLEMANDS et Irène Angelina, princesse de BYSANCE
  • Elisabeth von SCHWABEN et Fernando III, le Saint, roi de Castilla
  • Manuel, Infante de Castille, seigneur de Escalona et Penafiel né à CARRION de los CONDES en 1234 et décédé à Penafiel en 1283 et Nuña
  • Sancho MANUEL, seigneur de Infantado et de Carrillon de los Condes et Inês DIAS de TOLEDO, fille de l’amiral de Castilla
  • Inês DIAS MANUEL c. 1325 et Vasco MARTINS de SOUSA CHICHORRO, 1er seigneur de MORTAGUA, au Portugal
  • Inês VASQES de SOUSA et Diogo GOMES da SILVA, premier seigneur de CHAMUSCA
  • João GOMES da SILVA, « claveiro » de l’Ordre de Cristo et N
  • Beatriz da SILVA, nonne et Francisco SOARES de BRITO, abbé de Valença
  • Inês SOARES de BRITO et Diogo SOARES TANGIL, seigneur du Couto de Liñares, en Galice
  • Isabel SOARES et Francisco de PALHARES COELHO, seigneur de TRUYTE à Monção, Portugal
  • Maria SOARES et Rui LOPES de PUGA
  • Inês PUGA SOARES y BRITO c. 1525 et Antonio LOPES de PUGA y JUNQUEIRAS, seigneurs du Pazo de MONTERREAL, à Tortoreos, Galice
  • Diego SUAREZ de PUGA et N
  • Antonio LOPEZ de PUGA et N.
  • Diego SUAREZ de PUGA et Josepha BENAVIDES
  • Antonio SUAREZ de PUGA, chirurgien, seigneur de la casa-torre «  A MOREIRA » à Cequeliños, ARBO et D. Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA
  • D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, « Licenciado », prêtre, et Angela FERNANDEZ
  • Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA et Domingo Antonio LORENZO
  • Manuel Nicolas LOURENCO de PUGA et Rosa Quitéria ALVES FERNANDES
  • Manuel José de JESUS PUGA décédé en 1848 et Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel JESUS de PUGA, receveur, né en 1849 et Ana Joaquna BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA, née en 1879, et Joaquim José PEREIRA JUNIOR, pharmacien
  • João Antonio PUGA PEREIRA, né en 1902 et Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES, née en 1906, mes parents

 

Teresa de LEON, et Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA

En avançant dans un arbre généalogique, au milieu de dizaines, de milliers de noms, certains captent notre intérêt plus que d’autres. Pourquoi ?

Dans le cas de Teresa de LEON, c’est probablement son époque, cet entre-deux de l’an 1000, dans le château du grand-père, comte de Bierzo, enraciné dans cette province au sud des Asturies. Teresa de LEON fut le fruit de la relation amoureuse entre le roi de CASTILLA y LEON, D. Afonso VI et de Ximena MONIZ, fille du Comte de Bierzo, à LEON.

Quelle fut son éducation ? Dispensée par qui ? Probablement par des gens d’église. Elle fut mariée par son père à l’âge de 13 ans, avec le noble croisé Henri de Bourgogne, âgé lui de 23 ans. Comtesse, Régente, Reine, maîtresse de Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA.

Elle est une de mes grand-mères. Elle était née en 1080 et est décédée en 1130. Je la retrouve comme une de mes 29èmes grand-mères en compagnie du Comte de TRASTAMARA, Fernando PEREZ de TRABA (ou TRAVA).

Après le décès du Comte Henri de BOURGOGNE, son mari, Teresa, devenue comtesse-régente du PORTUCALE, vécu une longue liaison amoureuse et qui fit scandale avec le galicien marié et père de famille Fernan PEREZ de TRABA. Elle partagea avec lui non seulement la couche, mais aussi la gouvernance du Comté de PORTUCALE, pendant la minorité de son fils Afonso.

Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA, selon le « Nobiliàrio do Conde  D. Pedro »,

« foy a maior pessoa que houve en Hespanha , que Rey não fosse ». Ce qui, traduit, veut dire qu’

« à part le Roi, il n’y eu en Hespagne quelqu’un d’aussi puissant ».

Le peuple, lui, disait: « Si tu veux savoir à quoi ressemble un roi, regarde Fernan PEREZ ».

Etant donné que j’ai déjà parlé deux fois de Teresa de LEON et de la fille, Teresa FERNANDEZ de TRABA, qu’elle eut avec le Comte de Trastamara, je vais regarder de plus près ce compagnon et père si remarquable.

Il appartenait à la famille TRABA, qui était dès l’origine de l’Ibérie la plus importante , tous comtés et royaumes chrétiens confondus, Castille, Léon, Aragon, Galice, Navarre, Portucale.

Il était, à la suite de son propre père,  comte de TRASTAMARA et on possède plusieurs documents où il signe comme « princeps »  Galaeciae.

En fait, il gouvernait la Galice et une grande partie du nord et centre du Portugal. Il avait la gouvernance des Terres de Santa Maria, au nord de Coimbra et par son concubinage publique avec la Comtesse Régente du PORTUCALE, il partageait avec elle la gouvernance du Comté qui avait  le fleuve  Minho  (Miño) pour frontière nord avec la Galice .

La renommée acquise par Fernan PEREZ sur les champs de bataille faisait de lui une vraie  «star».

Par sa naissance, étant le fils de Pedro (Pero) FROILAZ de TRABA, il avait été élevé dès le plus jeune âge des deux, avec le futur roi Alfonso VII, el Imperador.

Le Comte de Galice, Raymond de BOURGOGNE et son épouse, la reine Urraca de LEON, fille d’Alfonso VI, avaient, en effet,  confié entièrement leur fils et héritier à Pedro FROILAZ.

Il en était le co-tuteur et le curateur.

Le futur Alfonso VII, partagea la vie de famille et l’éducation des enfants TRABA dans leur château près de LA CORUNA.

Issus de deux mariages, ceux-ci   étaient nombreux, seize garçons et filles.

Fernan, fils du premier mariage de Pedro FROILAZ, étant né en 1090 était âgé de 15 ans de plus que le futur Alfonso VII, el Imperador, qui fut roi de CASTILLA, de LEON et de la GALICE, né lui en 1105. L’intimité de vie quotidienne du prince héritier avec le futur comte de TRASTAMARA, Fernan PEREZ, dont il partagea l’éducation, a dû créer une relation insolite  entre un souverain et son vassal quelques années plus tard. Car, comment peut-on imaginer une cohabitation entre le futur roi, enfant, et le « grand frère », Fernan PEREZ, sans des cavalcades à travers les terres de TRABA, les courses à la mer pour cueillir les coquillages, les poulpes cachés dans les rochers, l’apprentissage de la chasse, les « batailles » à  l’épée  indissociables  de toute éducation en ce temps-là. Ce fut forcément la complicité d’un grand et d’un petit frère. Sauf que le petit allait devenir le suzerain et roi du grand.

L’Histoire nous apporte quantité de faits et de documents prouvant l’importance de l’action persévérante de Pedro FROILAZ pour maintenir, consolider et renforcer la position d’Alfonso Raimundez, face aux prétentions de la mère de l’enfant, la reine Urraca, et de son second mari, le roi Alfonso I d’ARAGON.

Pedro FROILAZ créa un parti galicien, fidélisant un maximum de seigneurs, passa des accords et eut des désaccords avec D. Diego GELMIREZ, évêque de Compostelle, co-tuteur de l’Infante. Pedro FROILAZ intrigua, mena des batailles contre la reine Urraca, mère de son pupille, tant celle-ci se pliait aux volontés politiques de son second époux. Et, plus grave, Urraca variait dans les décisions politiques selon ses « humeurs amoureuses » au sein de son  couple avec Alfonso de ARAGON

On peut dire qu’Alfonso VII, « el Imperador », ne put atteindre le trône de CASTILLA, LEON et GALICIA, que par l’action dévouée et constante de Pedro FROILAZ, de TRABA, comte de TRASTAMARA.

Le 17/09/1111, en la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle, avec l’aide du co-tuteur de l’enfant, l »Archevêque D. Diego GELMIRES, il a pu obtenir de toute la noblesse de Galice la reconnaissance de cet enfant de 7 ans, qui deviendra le grand roi, Alfonso VII, comme le seul légitime roi de CASTILE, de LEON et de GALICE.  Cet acte fut  primordial pour contrecarrer l’ambition du roi d’ARAGON, second époux de la mère de Alfonso RAIMUNDEZ.

Sans oublier la résistance qui se faisait jour tout près, aux frontières avec le jeune comté du PORTUCALE, dont le titulaire était le cousin d’Alfonso  Afonso HENRIQUES

Afonso HENRIQUES, l’héritier de ce jeune comté, neveu d’Urraca et cousin germain d’Alfonso VII,  secouait le joug de la suzeraineté. Et jetait les fondations du nouveau royaume.

Pedro FROILAZ se battit pour son protégé, comme pour un fils.  Quand le petit Alfonso RAIMUNDEZ  a atteint l’âge de 7 ans  il put le faire couronner « roi de Galice »  en la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Et le « grand frère», Fernan PEREZ, prit souvent part à cet activisme.

Les années 800 et 900 furent peut-être celles qui virent les comtes de Castille, de Léon, de Galice mener les plus dures batailles pour consolider, en terre majoritairement musulmane, l’existence de comtés chrétiens, devenus royaumes par la suite.

Ce fut le temps des « ricos-hombres », une toute petite poignée de nobles, souvent descendants des wisigoths, enracinés dans leurs provinces, disposant de vassaux et prêts à aider leur Comte lors de rencontres guerrières, plus ou moins importantes.

Dans mon arbre je retrouve pratiquement toutes ces familles qui constituaient ce que le Duc de Saint-Simon dans son chef-d’oeuvre « les Mémoires » a tant étudié et évoqué comme la « rico-hombrie ».

Du coté des Pyrénées, vers la Navarre, l’Aragon le même statut social appelle la désignation de « magnates ».

Les « ricos-hombres », « ricos-homens » et « magnates » désignent, en fait, les mêmes seigneurs, au débuts de la civilisation chrétienne dans la Peninsule Ibérique. Des seigneurs puissants, pouvant fournir au Comte ou au Roi, dès que celui-ci le demande, des hommes en armes, que lui-même, le « rico-hombre « ou « magnate » puisqu’il est riche (rico) se chargera de nourrir et armer.

Le roi ou le comte reconnaissant dispensera  d’innombrables « mercês ». en retour.

Ainsi le patrimoine du seigneur « rico-homem » se trouvera agrandi et lui-même, de ce fait plus « rico ».

Toutes confondues, soit en Galice, soit dans le comté du Portucale, les grandes familles appartenant à la rico-hombrie seraient : les CASTRO, les SOTOMAIOR, les LARA, les TRABA (V), les MAIA, les SOUSA, les BRAGANCA, les RIBADOURO, les BAIAO.

En grande majorité les mariages n’avaient lieu qu’entre eux. Mais, l’arrivée de croisés, nobles apportant le sang bleu des autres pays chrétiens d’Europe, a donné lieu à des mariages hors de la rico-hombrie.

La relation de la comtesse de PORTUCALE avec le comte de TRASTAMARA, un TRABA, a peut-être été favorisée par l’appartenance commune à la Galice.

Les premières années de vie de l’un et l’autre s’étaient passées dans cette pointe extrême occidentale de la Péninsule Ibérique, qui est d’une beauté ensorcelante. Au cœur du Portugal, à Guimarães ou Coimbra, parler de leur « rincon » natal, revivre l’enfance, l’adolescence, si courte pour Teresa, mariée à 13 ans, devait les rapprocher.

La Galice, comme la Bretagne, comme le pays de Galles baignent dans un air si chargé, chargé …de quoi ? De mystère, de légende, de poésie.

Un poète né dans ma ville, dans un petit poême sans prétentions, écrit :

« Vendo-os assim tão pertinho, a Galiza mailo Minho são como dois namorados que o rio traz separados, quase desde o nascimento. Deixailos pois namorar, jà que os pais para casar não lhes dão consentimento » João VERDE à Monção.

C’est écrit en galaico-portugais et la traduction en est :

« Les voyant ainsi, si proches, la Galice et le Minho, sont comme deux amoureux que le fleuve maintient séparés, presque dès leur  naissance. Laissez -les donc flirter, étant donné que les parents ne leur accordent pas le droit de se marier ».

Quand on connait un peu la géographie du nord du Portugal, on s’aperçoit   que mes ancêtres, surtout les RODRIGUES de ARAUJO et les ANES de ARAUJO,  dans les années qui correspondent  à la fin de la première dynastie, grosso modo, sous les rois D. DINIZ jusqu’à D. Fernando I, par la seigneurie de châteaux tels LINDOSO et CASTRO LABOREIRO, tiennent entre leurs mains la sécurité des frontières nord du royaume.  Ils se succèdent  comme « fronteiros-mor ».

Ci-après, ma ligne descendante du couple Fernan et Teresa :

*Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON, comtesse du PORTUCALE

*Teresa FERNANDEZ de TRABA et Nuño PEREZ de LARA,  l’alferes, (porte-drapeau) du roi de LEON, Fernando II.  A la suite de son frère Manrique  PEREZ de LARA, et pendant la minorité d’Alfonso VIII,  D. Nuño PEREZ de LARA fut le Régent du royaume de CASTILLA.  La comtesse Teresa FERNANDEZ de TRABA, devenue veuve, épousa en secondes noces le roi de LEON, Fernando II. Elle est morte en couches lors de la naissance du deuxième enfant, fils du roi Fernando II

*Gonçalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA  et Maria DIAZ de HARO, fille  de Diego LOPEZ de HARO,  10ème seigneur de VISCAYA

*Nuño GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA et Teresa ALFONSO de LEON, fille du roi Alfonso IX et de sa maitresse portugaise Aldonça MARTINS da SILVA.   Teresa fut seigneure de ALMUNIA et VILLANUEVA de CARNO.        N.F.P. vol VI, pg 244 (LARAS)

*Teresa NUNEZ de LARA et Gil GOMEZ de ROA, seigneur de AZA  y  ROA

*Nuño GIL , seigneur de AZA et Aldonza   RODRIGUEZ de SALDANA

*Alvar NUNEZ DAZA, seigneur de AZA y ROA et  Juana de ROJAS

*Rodrigo ALVAREZ DAZA c. 1260, et Maria PEREZ  PAIS  de AMBIA

*Alvar RODRIGUEZ DAZA, seigneur de LOBIOS  et Comêndola GONCALVES

*Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS et Brites VELHO de CASTRO,  N .F.P.  vol II, pg 12 ( ARAUJOS)

*Vasco RODRIGUES de ARAUJO, capitaine des Gardes  du roi D. DINIZ, commandeur de MONTE MOLIM  et  Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO.   NFP, volI, pg 13  (ARAUJOS)

*Pedro ANES de ARAUJO, seigneur de ARAUJO,  et Inês ou Joana VELOSO

*Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS et d’  ARAUJO, alcaide-mor de LINDOSO, et CASTRO LABOREIRO, et Maria de  MAGALHAES, descendante de D. Nuno FREIRE de ANDRADE

*Pedro ANES de ARAUJO et Mor GOMES VELHO

*Brites VELHO de ARAUJO  et Alvar RODRIGUES de CODORNIGA ou  CADORNIGA, Né en 1392,  D. Alvaro de CADORNIGA fut seigneur du Couto et de la Juridiction de Mogueimas

*Guiomar RODRIGUES de ARAUJO  MOGUEIMAS FAJARDO  et Vasco RODRIGUES, commandeur de PADERNE  à Melgaço, Portugal

*Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS  et Pedro FERNANDES  MARCOAS

*Inês RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS et Miguel de PASSOS  de FIGUEIROA

*>Isabel de PASSOS de FIGUEIROA  et Fernando de SA de ARAUJO, seigneurs de Quinta de Santo Antão, à Messegães, Monção, Portugal. Fernando de SA de ARAUJO était chevalier de  l’Ordem de Cristo.

*Cristovão de SA de PASSOS  et Felipa de SA BRANDAO,  Felipa  appartenait à la famille PITA de Caminha

*Cristovão de SA et Isabel BARBOSA,,  qui  appartenait à la famille  des   QUEIROZ, seigneurs de Quinta do Hospital, à Ceivães, Monção.

*Angela BARBOSA e TRANCOSA et Cosme FERNANDES VILARINHO

*Manuel de SA et Catarina RODRIGUES  BACELAR

*Angela de SA BARBOSA  BACELAR  et Estevão PEREIRA da LOMBA, greffier de DROIT seculier, diplômé à COIMBRA

*Caetano PEREIRA  BARBOSA , greffier de Droit séculier et  Luisa Teresa SA SOUSA

*Josefa Rosa PEREIRA  BARBOSA  et Manuel José LOURENCO PEREIRA, capitaine d’ordonnances

*Serafina Teresa LOURENCO PEREIRA et  Joaquim Antonio  SENDIM de RIBAS LIRA, exilé politique venant de Galice. Appartenait à la famille TRONCOSO de LIRA

*José Luis SENDIM de RIBAS LIRA, châtreur, faisant office de vétérinaire  et Maria Rosa ALVES

*Cândida SENDIM de RIBAS LIRA  et José Manuel CARDAO RODRIGUES, chef des Finances du Concelho de Melgaço, puis de Monção

*Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES et João Antonio PUGA PEREIRA, mes Parents