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Un ancêtre, Consul à ROME, vers l’an 160 A.C. ?

Toute la gens ANICIA pourrait se référer à lui, Lucius ANICIUS GALLUS .

Au même titre qu’on pourrait se référer à Lucy ou à Adam et Eve ?

Non, car de lui nous avons les documents qui attestent qu’il était Consul à Rome dans les années 160 avant l’ère chrétienne, qu’il a conduit et gagné une guerre contre le roi d’Ilirie et que beaucoup d’autres preuves le concernant existent encore.

Peut-être le premier à avoir tiré gloire d’un tel ancêtre aura été l’Empereur Charles Quint, qui appartenait à la gens ANICIA, comme ma 14ème grand-mère, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome et compagne de vie de D. Vasco MARINHO de CASTRO, protonotaire apostolique du Pape LEON X., Jean de MEDICIS, fils de Laurent le Magnifique de FLORENCE.

Cette famille ou gens ANICIA a brillé à ROME, pendant la République, comme pendant l’Empire.

Le tout premier membre bien identifié de cette famille, probablement plébéienne de Praeneste ( la ville actuelle de Palestrina) serait Quintus ANICIUS PRAENESTINUS , qui fut nommé edile curule (magistrat) en 304 A.C., mais le premier à occuper des fonctions de prestige, à Rome, fut le Consul Lucius ANICIUS GALLUS

La liste des membres célèbres de la gens ANICIA comprend, au long des siècles, des philosophes, des mathématiciens, des hommes politiques et d’Eglise, de tous grades jusqu’à Empereurs et Papes.

La famille, richissime, possédait des latifundia sur la péninsule italienne et dans tout l’Empire, y compris en Ibérie et dans le nord d’Afrique… Une des collines de Rome, le CELIO, leur appartenait en totalité. Leur résidence romaine s’ y trouvait.

Lors du sac de Rome par les wisigoths d’Alaric  BALTHES du 24 au 27 août 410, ce serait l’intervention d’une dame de la famille ANICIA, Faltonia ANICIA PROBA, veuve du Consul Sextius ANICIUS PETRONIUS PROBUS, qui aurait sauvé l’église Saint Pierre de la destruction. Par ses pourparlers avec ALARIC, chef des envahisseurs barbares et par les « dons » qu’elle lui aurait consentis, le chef wisigoth se serait détourné du projet de destruction totale de l’actuel Vatican.

A noter que le mausolée de son mari se trouve juste contre le tombeau de Saint Pierre à Rome.

C’est cette même dame Faltonia, qui amène avec elle à Carthage, sur un bateau, pour les mettre hors de portée des barbares, une cohorte de jeunes vierges et veuves romaines ainsi que sa bru et sa propre petite-fille, Demaetrias, destinataire d’exhortations morales et de vie venant entre autres, de Saint Augustin et du Pape.

Ils lui conseillaient de rester vierge, ce qu’elle fit.

Lors du décès de Sextius PROBUS, en 371, ses deux fils mineurs furent nommés consuls, en hommage à leur père. Ceci ne s’était jamais vu à Rome. Mais par sa puissance politique, patrimoniale et financière la famille « tenait »  le Sénat.

Beaucoup de travaux de recherche existent pour étudier l’évolution de cette famille d’origine probablement modeste, devenue au fil des siècles et sous des régimes politiques divers une des familles patriciennes les plus puissantes de Rome.

Faltonia PROBA aurait été le premier membre des ANICII à embrasser la religion nouvelle, le christianisme. La nobilitas de Rome mit des siècles pour abandonner la foi polythéiste traditionnelle, où perdurait, très enraciné, le culte des ancêtres. Saint Grégoire le Grand, Docteur de l’Eglise, appartenait à la gens ANICIA.

Saint Grégoire, le grand Pape, ayant hérité d’une fortune incommensurable au décès de son père, transforma la demeure familiale des ANICIA, sur le Celio, en un monastère, où il partagea lui-même la vie monastique, peut-être sous le règlement de Saint Benoît, qui appartenait lui aussi à la famille ANICIA.

Il est tout à fait remarquable le fait que je possède, exactement aux mêmes dates une autre ancêtre à Rome. Il s’agit de Galla Placidia, fille de l’Empereur d’Orient Teodose I le Grand, née à Constantinople, mais résidant à Rome, sous la protection de sa tante Serena, lors du sac des wisigoths en 410. Ce sac aurait été la punition infligée par le chef des wisigoths, Alaric,  au frère de Gallla Placidia, l’Empereur HONORIUS, qui se refusait à payer une somme promise et donc due.

Elle a  été obligée de  partir avec eux, comme otage, et dû aussi épouser le frère d’ Alaric, ATHAULF. Mais l’amour serait venu pendant leur mariage. Un mariage qui a vu ATHAULF devenir roi des wisigoths après la mort d’ Alaric,et qui a vu aussi l’assassinat du même ATHAULF cinq ans après.

Je viens de trouver la preuve des relations existantes entre les ANICIA et la famille de Galla PLACIDIA

La présence des deux familles à Rome aux mêmes dates m’interrogeait.

Honorius, Empereur d’Occident, et frère de Galla, s’est vu offrir par le consul de 406, ANICIUS PETRONIUS PROBUS, un diptyque en ivoire, avec déjà l’invocation de la protection du Christ.

Les descendants de Galla PLACIDIA et d’ ATHAULF BALTHES, les wisigoths installés dans la péninsule ibérique, se convertirent très tôt au christianisme. Ils furent comtes et rois pendant des siècles et durent mener de rudes batailles contre les musulmans. J’ai dans mon arbre généalogique les descendants de Galla Placidia et Athaulf, installés en Galice, Léon et Castlla,

J’ai aussi trouvé ma grand-mère au 14ème degré, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome. Je ne connais pas ses ancêtres, mais par son nom on sait qu’elle appartenait à la « gens ANICIA ».

Pedro Fróilaz de Traba

Pedro FROILAZ de TRABA, comte de Trastamara

Ce lointain ancêtre galicien fut de son vivant la personne la plus importante de GALICE…et d’ailleurs. Il s’intitula, comme son fils Fernan le fit plus tard, « princeps Galaecia ».Le comté de Trastamara ne lui suffisait pas.

Je descends de son fils, Fernan PEREZ de TRABA qui fut le compagnon de vie de l’Infante Teresa de LEON, mère du premier roi du PORTUGAL. Ils sont mes 29èmes grands-parents.

Le père de Fernan, Pedro, appartenait à la rico-hombrie, et était très bien en cour avec la sœur de Teresa, Urraca, et son premier mari, le comte Raymond de Bourgogne. Ce comte bourguignon avait pris part à une croisade avec son cousin, Henri.

Tel q’on peut l’imaginer dans les romans de chevalerie, les deux cousins, appartenant à la cour de BOURGOGNE, âgés d’un peu plus de 20 ans, traversent les Pyrénées et s’en vont jusqu’en CASTILLE, LEON et GALICE pour combattre les infidèles. Les rois ou comtes chrétiens de la Péninsule Ibérique avaient grand besoin du concours guerrier de cette jeunesse ultramontane.

La récompense en valait la peine. Pour les deux cousins, la main des deux filles du roi Alfonso VI, Urraca et Teresa, et le comtés de GALICE pour Raymond et celui du PORTUCALE pour Henri.

Le fils de Raymond et d’Urraca, Alfonso Raimundez, qui sera le roi de Castille, Leon et Galice, Alfonso VII, el Imperador, est confié par ses parents dès la prime enfance au comte Pedro FROILAZ de TRAVA. Il restera des années dans le château familial, près de La CORUNA, partageant la vie de famille des TRAVA, riche de 16 enfants. Pedro Froilaz se maria 2 fois.

Son éducation est assurée par le « pater familiae », Pedro FROILAZ qui était son tuteur-précepteur. Les jeux et divertissements sont sans aucun doute dirigés par le fils aîné, Fernan, qui plus âgé de 15 ans, doit déjà en imposer, comme il le fit sa vie durant. Les parties de chasse à travers les « coutos » du comté de TRASTAMARA, les pêches dans la côte rocheuse de Galice, les leçons d’équitation et d’escrime devaient occuper le plus clair de leur temps.

Et pendant ce temps-là, le tuteur-précepteur oeuvrait politiquement pour contrecarrer tous les mauvais coups venant du deuxième mari de la reine Urraca. Car, à peine décédé Raymond de Bourgogne sa veuve s’était remariée avec Alfonso de Aragon. Très mal disposé envers ce petit Alfonso Raimundez, il se verrait bien roi de Galice. Et Urraca, à la faveur de ses humeurs amoureuses, très changeantes, tantôt défendait son fils, tantôt le mettait en danger. Heureusement, celui-ci avait Pedro Froilaz. Avec l’appui de de l’archevêque Diego GELMIREZ, cotuteur de l’enfant il put créer une ligue avec toute la rico-hombrie de Galice, et celle-ci d’une seule voix, en la cathédrale de S. Jacques de Compostelle reconnut l’ enfant de 7 ans comme le seul roi légitime.

Ceci se passa le 17/09/1111.

Les luttes, les batailles, les complots contre les uns et les autres continuèrent et s’intensifièrent, car le cousin germain de Alfonso, l’autre Afonso, fils du comte bourguignon Henri, et de ce fait appelé Afonso HENRIQUES, se disputait avec sa mère et l’amant de celle-ci pour faire accéder à l’indépendance son comté du PORTUCALE.

Qui était l’amant de Teresa de LEON ? Fernan PEREZ de TRAV(B)A, le fils aîné de Pedro FROILAZ.

Couvert de gloire sur les champs de bataille contre les musulmans, il avait une épouse et des enfants en Galice. Mais sa liaison adultérine avec Teresa de LEON, comtesse du PORTUCALE, devenue veuve du comte bourguignon Henri, liaison publiquement affichée et publiquement dénoncée par le Pape à Rome, durait et dura toute leur vie. Des enfants en furent le fruit. Des enfants, frères et sœurs utérins du premier roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES. Dans cette fratrie recomposée, comme on dit de nos jours, j’ai une grand-mère, Teresa, Teresa FERNANDEZ de TRABA.

Teresa, prénommée comme sa mère, était l’épouse du Comte D. Nuno PEREZ de LARA, régent de CASTILLE, pendant la minorité du futur roi Alfonso VIII, el de Navas.

Quand le comte D. Nuno décéda, elle et ses enfants prirent place au Palais royal de LEON et assez vite le mariage de la jeune veuve avec le roi Fernando II eut lieu. Un enfant est né, mais le drame arriva à la naissance du second. La mère et l’enfant sont décédés lors de l’accouchement.

Teresa, qui est ma 28ème grand-mère repose pour l’éternité, avec le titre de Régina, dans le Panthéon Royal de Santo Isidoro de LEON.

Voici ma ligne descendante :

  • Pedro FROILAZ de TRABA, comte de TRASTAMARA et Urraca FROILAZ , sa première

épouse.

  • Fernan PEREZ d e TRAVA, comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON, comtesse du

PORTUCALE

  • Teresa FERNANDEZ de TRABA mariée 1° au Comte Nuno PEREZ de LARA (1110-1177)« Alferes » du roi de LEON  2° au roi de LEON, Fernando II
  • Gonzalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA (dcd 1222) marié à Maria DIAZ de HARO, fille de D. Diego LOPEZ de HARO, 10ème seigneur de VIZCAIA
  • Nuno GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA (1220-1275) marié à Teresa AFONSO de LEON, fille du Roi Afonso IX de LEON,  señora de ALMUNIA y VILLANUEVA de CARNO
  • Teresa NUNEZ de LARA mariée à Gil GOMES de ROA, seigneur de AZA y ROA
  • Nuno GIL marié à Aldonza RODRIGUEZ de SALDANA
  • Alvar NUNEZ DAZA marié à Juana de ROJAS
  • Rodrigo ALVAREZ DAZA marié à Maria PEREZ PAIS de AMBIA
  • Alvar RODRIGUEZ DAZA marié à Comêndola GONCALVES
  • Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS marié à Brites VELHO de CASTRO
  • Vasco RODRIGUES de ARAUJO marié à Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Inês ou Joana VELOSO
  • Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
  • Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
  • Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES de CODORNIGA
  • Guiomar  RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO  mariée à Vasco RODRIGUES
  • Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
  • Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
  • Isabel de PASSOS de FIGUEIROA mariée à Fernando de SA de ARAUJO
  • Cristovão de SA de PASSOS marié à Felipa de SA BRANDÃO
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA  mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevão PEREIRA da LOMBA
  • Caetano PEREIRA BARBOSA marié à Luisa Teresa SA SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
  • Serafina Teresa  LOURENÇO PEREIRA  mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA, 2° à Pierre LAFORIE

FAISEURS de ROIS ?

Je viens de m’apercevoir que parmi mes ancêtres, soit les portucalenses, soit les galiciens (galegos),je compte plusieurs qui furent les «  aios » (precepteurs-tuteurs) de jeunes princes, appelés à devenir rois.

C’est le cas du premier roi du PORTUGAL, Afonso HENRIQUES, élevé jusqu’à sa quatorzième année au sein de la famille de RIBADOURO, par D. Egas MONIZ de RIBADOURO. La mère du prince Afonso HENRIQUES, Teresa de LEON et le père, le comte bourguignon Henri, comte du PORTUCALE, l’avaient confié entièrement aux RIBADOURO.

Ce fut le cas du jeune Alfonso RAIMUNDEZ, fils de la reine Urraca de CASTILLE et du comte de GALICE, Raymond de BOURGOGNE. Dès le plus jeune âge, le petit Alfonso, devenu plus tard le roi Alfonso VII, el Imperador, partagea la vie familiale du Comte de TRASTAMARA, Pedro FROILAZ de TRAVA, son tuteur, dans le château des TRAVA, près de la Coruña. Il grandit parmi les seize enfants du comte, de TRASTAMARA qui s’intitulait « Princeps Galleciae ».

Ce fut aussi le cas du petit Alfonso SANCHEZ, devenu le grand roi de CASTILLA, Alfonso VIII, » el Noble, » ou « el de NAVAS ».

Orphelin de mère à sa naissance et de père, le roi Sancho, à 3 ans, sa garde et éducation furent confiés à la famille LARA, au bout de multiples querelles et de petites guerres. Le premier tuteur fut le comte MANRIQUE PEREZ de LARA. Le second, jusqu’à la majorité d’Alfonso, fut le frère de Manrique ce fut le comte Nuno PEREZ de LARA. La régence du royaume de CASTILLE, allait de pair avec le tutorat du pupille.

Cet usage me questionne. Pourquoi éloigner dès les toutes premières années de vie ces petits princes en les confiant à des familles en province ? Nul doute que les familles accueillantes offraient toutes garanties de valeur morale, de traditions compatibles avec le rang de l’enfant. Mais un éloignement de tant de kms de la cour royale, à   LEON ou à TOLEDO ?…

Force est de constater que l’éducation reçue par les deux cousins, Afonso HENRIQUES et Alfonso RAIMUNDEZ, les a éloignés affectivement des mères respectives. Teresa de LEON  et Urrraca de CASTILLA. Devenues veuves, les deux sœurs, vivant en concubinage pour l’une ou remariée pour l’autre reçurent les pires signes de désamour de la part de leurs fils. De ce désamour,  des guerres en furent la conséquence et l’illustration.

Quant à Alfonso SANCHEZ, futur Alfonso VIII, orphelin de père et mère, élevé chez les LARA, il fut un adulte heureux et apparemment équilibré.

J’ai dans mon arbre, tant du côté paternel, que du côté maternel tous ces aios et tuteurs.

J’ai D. Egas MONIZ de RIBADOURO, qui est mon 27ème grand-père, j’ai D. Pedro FROILAZ de TRAVA qui est mon 30ème grand-père et j’ai aussi D.Nuno PEREZ de LARA, qui est mon 28ème grand-père.

Philippe von Hohenstaufen

Mourir assassiné,  à 31 ans, quand on est un mari heureux et un père de quatre petites filles, quel malheur ! Ce fut le sort de Philippe, Duc de SOUABE et roi des Germains, mon 22ème grand-père, père d’ Elisabeth de SOUABE. Tout ce que je lis sur Phillip me rassure, c’était quelqu’un de bien, de vraiment bien. Son mariage avec la fille de l’Empereur de Byzance, Irene Maria Angelina, fut un mariage heureux.

Phillipe Duc de SOUABE et roi de GERMANIE était le fils de Frédric I Barberousse et de Béatrice de BOURGOGNE.

Après une période de grands affrontements régionaux, où sa sagesse et sa nature mesurée avaient beaucoup contribué à l’apaisement, il se trouvait en voyage d’agrément au château de BAMBERG pour assister à un mariage. Son épouse, Irene Maria Angelina, ne l’avait pas accompagné, se trouvant tout près d’accoucher.

Il avait festoyé abondamment et apprécié les mets servis, ce qui l’emmena à réclamer une saignée, lors du repos pris dans ses appartements.

C’est là qu’ un seigneur Oton de WITTELSBACH, électeur palatin, vint le trouver, armé de pied en cap, avec épée au côté.

Ayant participé ensemble, par le passé, à des tournois amicaux, Philipe ne se méfia pas et lui permit l’entrée.

Immédiatement, le Wittelsbach se jetta sur lui en criant : « cette fois-ci ce n’est pas pour rire » et lui trancha la veine du cou. Les seigneurs présents ont tenté d’appréhender l’assassin, sans résultat. Il put rejoindre ses hommes qui l’attendaient dans la cour du château et à bride abattue tout le monde prit le large.

Otton de Wittelsbach fut jugé et exécuté plus tard pour ce crime.

Philipe est décrit par ses contemporains comme un prince éclairé, très attentif aux autres, très courtois, pieux sans bigoterie, et doté de beaucoup d’humour, un humour qui pouvait aller jusqu’à l’autodérision.

C’est ce détail de sa personnalité qui me le rend extrêmement attachant et sympathique. De l’autodérision chez un prince allemand du Haut Moyen-Age, qui l’eut cru ? Et me voici, moi, victime de préjugés. Qu’en sais-je, moi, des prince allemands du Moyen-Age ? Et de leur humour ? Ce qui est certain c’est que sa mort violente a laissé consternés ses contemporains. Même ses adversaires ont manifesté beaucoup de peine et de la considération pour ce prince si plein de grâces et de qualités, fauché dans la fleur de l’âge.

Une de ses filles, Elisabeth , épousa le roi de Castille, Fernando III, le Saint.

Leur fils l’Infante D. Manuel, avec une dame appelée Nuña a donné naissance à une branche, qui est la mienne.

  • Frédéric Barberrousse, Empereur du Saint Empire et Béatrice de BOURGOGNE
  • Phillip von HOHENSTAUFEN, duc de SOUABE, puis roi des ALLEMANDS et Irène Angelina, princesse de BYSANCE
  • Elisabeth von SCHWABEN et Fernando III, le Saint, roi de Castilla
  • Manuel, Infante de Castille, seigneur de Escalona et Penafiel né à CARRION de los CONDES en 1234 et décédé à Penafiel en 1283 et Nuña
  • Sancho MANUEL, seigneur de Infantado et de Carrillon de los Condes et Inês DIAS de TOLEDO, fille de l’amiral de Castilla
  • Inês DIAS MANUEL c. 1325 et Vasco MARTINS de SOUSA CHICHORRO, 1er seigneur de MORTAGUA, au Portugal
  • Inês VASQES de SOUSA et Diogo GOMES da SILVA, premier seigneur de CHAMUSCA
  • João GOMES da SILVA, « claveiro » de l’Ordre de Cristo et N
  • Beatriz da SILVA, nonne et Francisco SOARES de BRITO, abbé de Valença
  • Inês SOARES de BRITO et Diogo SOARES TANGIL, seigneur du Couto de Liñares, en Galice
  • Isabel SOARES et Francisco de PALHARES COELHO, seigneur de TRUYTE à Monção, Portugal
  • Maria SOARES et Rui LOPES de PUGA
  • Inês PUGA SOARES y BRITO c. 1525 et Antonio LOPES de PUGA y JUNQUEIRAS, seigneurs du Pazo de MONTERREAL, à Tortoreos, Galice
  • Diego SUAREZ de PUGA et N
  • Antonio LOPEZ de PUGA et N.
  • Diego SUAREZ de PUGA et Josepha BENAVIDES
  • Antonio SUAREZ de PUGA, chirurgien, seigneur de la casa-torre «  A MOREIRA » à Cequeliños, ARBO et D. Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA
  • D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, « Licenciado », prêtre, et Angela FERNANDEZ
  • Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA et Domingo Antonio LORENZO
  • Manuel Nicolas LOURENCO de PUGA et Rosa Quitéria ALVES FERNANDES
  • Manuel José de JESUS PUGA décédé en 1848 et Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel JESUS de PUGA, receveur, né en 1849 et Ana Joaquna BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA, née en 1879, et Joaquim José PEREIRA JUNIOR, pharmacien
  • João Antonio PUGA PEREIRA, né en 1902 et Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES, née en 1906, mes parents

 

Teresa de LEON, et Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA

En avançant dans un arbre généalogique, au milieu de dizaines, de milliers de noms, certains captent notre intérêt plus que d’autres. Pourquoi ?

Dans le cas de Teresa de LEON, c’est probablement son époque, cet entre-deux de l’an 1000, dans le château du grand-père, comte de Bierzo, enraciné dans cette province au sud des Asturies. Teresa de LEON fut le fruit de la relation amoureuse entre le roi de CASTILLA y LEON, D. Afonso VI et de Ximena MONIZ, fille du Comte de Bierzo, à LEON.

Quelle fut son éducation ? Dispensée par qui ? Probablement par des gens d’église. Elle fut mariée par son père à l’âge de 13 ans, avec le noble croisé Henri de Bourgogne, âgé lui de 23 ans. Comtesse, Régente, Reine, maîtresse de Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA.

Elle est une de mes grand-mères. Elle était née en 1080 et est décédée en 1130. Je la retrouve comme une de mes 29èmes grand-mères en compagnie du Comte de TRASTAMARA, Fernando PEREZ de TRABA (ou TRAVA).

Après le décès du Comte Henri de BOURGOGNE, son mari, Teresa, devenue comtesse-régente du PORTUCALE, vécu une longue liaison amoureuse et qui fit scandale avec le galicien marié et père de famille Fernan PEREZ de TRABA. Elle partagea avec lui non seulement la couche, mais aussi la gouvernance du Comté de PORTUCALE, pendant la minorité de son fils Afonso.

Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA, selon le « Nobiliàrio do Conde  D. Pedro »,

« foy a maior pessoa que houve en Hespanha , que Rey não fosse ». Ce qui, traduit, veut dire qu’

« à part le Roi, il n’y eu en Hespagne quelqu’un d’aussi puissant ».

Le peuple, lui, disait: « Si tu veux savoir à quoi ressemble un roi, regarde Fernan PEREZ ».

Etant donné que j’ai déjà parlé deux fois de Teresa de LEON et de la fille, Teresa FERNANDEZ de TRABA, qu’elle eut avec le Comte de Trastamara, je vais regarder de plus près ce compagnon et père si remarquable.

Il appartenait à la famille TRABA, qui était dès l’origine de l’Ibérie la plus importante , tous comtés et royaumes chrétiens confondus, Castille, Léon, Aragon, Galice, Navarre, Portucale.

Il était, à la suite de son propre père,  comte de TRASTAMARA et on possède plusieurs documents où il signe comme « princeps »  Galaeciae.

En fait, il gouvernait la Galice et une grande partie du nord et centre du Portugal. Il avait la gouvernance des Terres de Santa Maria, au nord de Coimbra et par son concubinage publique avec la Comtesse Régente du PORTUCALE, il partageait avec elle la gouvernance du Comté qui avait  le fleuve  Minho  (Miño) pour frontière nord avec la Galice .

La renommée acquise par Fernan PEREZ sur les champs de bataille faisait de lui une vraie  «star».

Par sa naissance, étant le fils de Pedro (Pero) FROILAZ de TRABA, il avait été élevé dès le plus jeune âge des deux, avec le futur roi Alfonso VII, el Imperador.

Le Comte de Galice, Raymond de BOURGOGNE et son épouse, la reine Urraca de LEON, fille d’Alfonso VI, avaient, en effet,  confié entièrement leur fils et héritier à Pedro FROILAZ.

Il en était le co-tuteur et le curateur.

Le futur Alfonso VII, partagea la vie de famille et l’éducation des enfants TRABA dans leur château près de LA CORUNA.

Issus de deux mariages, ceux-ci   étaient nombreux, seize garçons et filles.

Fernan, fils du premier mariage de Pedro FROILAZ, étant né en 1090 était âgé de 15 ans de plus que le futur Alfonso VII, el Imperador, qui fut roi de CASTILLA, de LEON et de la GALICE, né lui en 1105. L’intimité de vie quotidienne du prince héritier avec le futur comte de TRASTAMARA, Fernan PEREZ, dont il partagea l’éducation, a dû créer une relation insolite  entre un souverain et son vassal quelques années plus tard. Car, comment peut-on imaginer une cohabitation entre le futur roi, enfant, et le « grand frère », Fernan PEREZ, sans des cavalcades à travers les terres de TRABA, les courses à la mer pour cueillir les coquillages, les poulpes cachés dans les rochers, l’apprentissage de la chasse, les « batailles » à  l’épée  indissociables  de toute éducation en ce temps-là. Ce fut forcément la complicité d’un grand et d’un petit frère. Sauf que le petit allait devenir le suzerain et roi du grand.

L’Histoire nous apporte quantité de faits et de documents prouvant l’importance de l’action persévérante de Pedro FROILAZ pour maintenir, consolider et renforcer la position d’Alfonso Raimundez, face aux prétentions de la mère de l’enfant, la reine Urraca, et de son second mari, le roi Alfonso I d’ARAGON.

Pedro FROILAZ créa un parti galicien, fidélisant un maximum de seigneurs, passa des accords et eut des désaccords avec D. Diego GELMIREZ, évêque de Compostelle, co-tuteur de l’Infante. Pedro FROILAZ intrigua, mena des batailles contre la reine Urraca, mère de son pupille, tant celle-ci se pliait aux volontés politiques de son second époux. Et, plus grave, Urraca variait dans les décisions politiques selon ses « humeurs amoureuses » au sein de son  couple avec Alfonso de ARAGON

On peut dire qu’Alfonso VII, « el Imperador », ne put atteindre le trône de CASTILLA, LEON et GALICIA, que par l’action dévouée et constante de Pedro FROILAZ, de TRABA, comte de TRASTAMARA.

Le 17/09/1111, en la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle, avec l’aide du co-tuteur de l’enfant, l »Archevêque D. Diego GELMIRES, il a pu obtenir de toute la noblesse de Galice la reconnaissance de cet enfant de 7 ans, qui deviendra le grand roi, Alfonso VII, comme le seul légitime roi de CASTILE, de LEON et de GALICE.  Cet acte fut  primordial pour contrecarrer l’ambition du roi d’ARAGON, second époux de la mère de Alfonso RAIMUNDEZ.

Sans oublier la résistance qui se faisait jour tout près, aux frontières avec le jeune comté du PORTUCALE, dont le titulaire était le cousin d’Alfonso  Afonso HENRIQUES

Afonso HENRIQUES, l’héritier de ce jeune comté, neveu d’Urraca et cousin germain d’Alfonso VII,  secouait le joug de la suzeraineté. Et jetait les fondations du nouveau royaume.

Pedro FROILAZ se battit pour son protégé, comme pour un fils.  Quand le petit Alfonso RAIMUNDEZ  a atteint l’âge de 7 ans  il put le faire couronner « roi de Galice »  en la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Et le « grand frère», Fernan PEREZ, prit souvent part à cet activisme.

Les années 800 et 900 furent peut-être celles qui virent les comtes de Castille, de Léon, de Galice mener les plus dures batailles pour consolider, en terre majoritairement musulmane, l’existence de comtés chrétiens, devenus royaumes par la suite.

Ce fut le temps des « ricos-hombres », une toute petite poignée de nobles, souvent descendants des wisigoths, enracinés dans leurs provinces, disposant de vassaux et prêts à aider leur Comte lors de rencontres guerrières, plus ou moins importantes.

Dans mon arbre je retrouve pratiquement toutes ces familles qui constituaient ce que le Duc de Saint-Simon dans son chef-d’oeuvre « les Mémoires » a tant étudié et évoqué comme la « rico-hombrie ».

Du coté des Pyrénées, vers la Navarre, l’Aragon le même statut social appelle la désignation de « magnates ».

Les « ricos-hombres », « ricos-homens » et « magnates » désignent, en fait, les mêmes seigneurs, au débuts de la civilisation chrétienne dans la Peninsule Ibérique. Des seigneurs puissants, pouvant fournir au Comte ou au Roi, dès que celui-ci le demande, des hommes en armes, que lui-même, le « rico-hombre « ou « magnate » puisqu’il est riche (rico) se chargera de nourrir et armer.

Le roi ou le comte reconnaissant dispensera  d’innombrables « mercês ». en retour.

Ainsi le patrimoine du seigneur « rico-homem » se trouvera agrandi et lui-même, de ce fait plus « rico ».

Toutes confondues, soit en Galice, soit dans le comté du Portucale, les grandes familles appartenant à la rico-hombrie seraient : les CASTRO, les SOTOMAIOR, les LARA, les TRABA (V), les MAIA, les SOUSA, les BRAGANCA, les RIBADOURO, les BAIAO.

En grande majorité les mariages n’avaient lieu qu’entre eux. Mais, l’arrivée de croisés, nobles apportant le sang bleu des autres pays chrétiens d’Europe, a donné lieu à des mariages hors de la rico-hombrie.

La relation de la comtesse de PORTUCALE avec le comte de TRASTAMARA, un TRABA, a peut-être été favorisée par l’appartenance commune à la Galice.

Les premières années de vie de l’un et l’autre s’étaient passées dans cette pointe extrême occidentale de la Péninsule Ibérique, qui est d’une beauté ensorcelante. Au cœur du Portugal, à Guimarães ou Coimbra, parler de leur « rincon » natal, revivre l’enfance, l’adolescence, si courte pour Teresa, mariée à 13 ans, devait les rapprocher.

La Galice, comme la Bretagne, comme le pays de Galles baignent dans un air si chargé, chargé …de quoi ? De mystère, de légende, de poésie.

Un poète né dans ma ville, dans un petit poême sans prétentions, écrit :

« Vendo-os assim tão pertinho, a Galiza mailo Minho são como dois namorados que o rio traz separados, quase desde o nascimento. Deixailos pois namorar, jà que os pais para casar não lhes dão consentimento » João VERDE à Monção.

C’est écrit en galaico-portugais et la traduction en est :

« Les voyant ainsi, si proches, la Galice et le Minho, sont comme deux amoureux que le fleuve maintient séparés, presque dès leur  naissance. Laissez -les donc flirter, étant donné que les parents ne leur accordent pas le droit de se marier ».

Quand on connait un peu la géographie du nord du Portugal, on s’aperçoit   que mes ancêtres, surtout les RODRIGUES de ARAUJO et les ANES de ARAUJO,  dans les années qui correspondent  à la fin de la première dynastie, grosso modo, sous les rois D. DINIZ jusqu’à D. Fernando I, par la seigneurie de châteaux tels LINDOSO et CASTRO LABOREIRO, tiennent entre leurs mains la sécurité des frontières nord du royaume.  Ils se succèdent  comme « fronteiros-mor ».

Ci-après, ma ligne descendante du couple Fernan et Teresa :

*Fernan PEREZ de TRABA, comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON, comtesse du PORTUCALE

*Teresa FERNANDEZ de TRABA et Nuño PEREZ de LARA,  l’alferes, (porte-drapeau) du roi de LEON, Fernando II.  A la suite de son frère Manrique  PEREZ de LARA, et pendant la minorité d’Alfonso VIII,  D. Nuño PEREZ de LARA fut le Régent du royaume de CASTILLA.  La comtesse Teresa FERNANDEZ de TRABA, devenue veuve, épousa en secondes noces le roi de LEON, Fernando II. Elle est morte en couches lors de la naissance du deuxième enfant, fils du roi Fernando II

*Gonçalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA  et Maria DIAZ de HARO, fille  de Diego LOPEZ de HARO,  10ème seigneur de VISCAYA

*Nuño GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA et Teresa ALFONSO de LEON, fille du roi Alfonso IX et de sa maitresse portugaise Aldonça MARTINS da SILVA.   Teresa fut seigneure de ALMUNIA et VILLANUEVA de CARNO.        N.F.P. vol VI, pg 244 (LARAS)

*Teresa NUNEZ de LARA et Gil GOMEZ de ROA, seigneur de AZA  y  ROA

*Nuño GIL , seigneur de AZA et Aldonza   RODRIGUEZ de SALDANA

*Alvar NUNEZ DAZA, seigneur de AZA y ROA et  Juana de ROJAS

*Rodrigo ALVAREZ DAZA c. 1260, et Maria PEREZ  PAIS  de AMBIA

*Alvar RODRIGUEZ DAZA, seigneur de LOBIOS  et Comêndola GONCALVES

*Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS et Brites VELHO de CASTRO,  N .F.P.  vol II, pg 12 ( ARAUJOS)

*Vasco RODRIGUES de ARAUJO, capitaine des Gardes  du roi D. DINIZ, commandeur de MONTE MOLIM  et  Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO.   NFP, volI, pg 13  (ARAUJOS)

*Pedro ANES de ARAUJO, seigneur de ARAUJO,  et Inês ou Joana VELOSO

*Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS et d’  ARAUJO, alcaide-mor de LINDOSO, et CASTRO LABOREIRO, et Maria de  MAGALHAES, descendante de D. Nuno FREIRE de ANDRADE

*Pedro ANES de ARAUJO et Mor GOMES VELHO

*Brites VELHO de ARAUJO  et Alvar RODRIGUES de CODORNIGA ou  CADORNIGA, Né en 1392,  D. Alvaro de CADORNIGA fut seigneur du Couto et de la Juridiction de Mogueimas

*Guiomar RODRIGUES de ARAUJO  MOGUEIMAS FAJARDO  et Vasco RODRIGUES, commandeur de PADERNE  à Melgaço, Portugal

*Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS  et Pedro FERNANDES  MARCOAS

*Inês RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS et Miguel de PASSOS  de FIGUEIROA

*>Isabel de PASSOS de FIGUEIROA  et Fernando de SA de ARAUJO, seigneurs de Quinta de Santo Antão, à Messegães, Monção, Portugal. Fernando de SA de ARAUJO était chevalier de  l’Ordem de Cristo.

*Cristovão de SA de PASSOS  et Felipa de SA BRANDAO,  Felipa  appartenait à la famille PITA de Caminha

*Cristovão de SA et Isabel BARBOSA,,  qui  appartenait à la famille  des   QUEIROZ, seigneurs de Quinta do Hospital, à Ceivães, Monção.

*Angela BARBOSA e TRANCOSA et Cosme FERNANDES VILARINHO

*Manuel de SA et Catarina RODRIGUES  BACELAR

*Angela de SA BARBOSA  BACELAR  et Estevão PEREIRA da LOMBA, greffier de DROIT seculier, diplômé à COIMBRA

*Caetano PEREIRA  BARBOSA , greffier de Droit séculier et  Luisa Teresa SA SOUSA

*Josefa Rosa PEREIRA  BARBOSA  et Manuel José LOURENCO PEREIRA, capitaine d’ordonnances

*Serafina Teresa LOURENCO PEREIRA et  Joaquim Antonio  SENDIM de RIBAS LIRA, exilé politique venant de Galice. Appartenait à la famille TRONCOSO de LIRA

*José Luis SENDIM de RIBAS LIRA, châtreur, faisant office de vétérinaire  et Maria Rosa ALVES

*Cândida SENDIM de RIBAS LIRA  et José Manuel CARDAO RODRIGUES, chef des Finances du Concelho de Melgaço, puis de Monção

*Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES et João Antonio PUGA PEREIRA, mes Parents

 

San Rosendo à CELANOVA (Galice)

La généalogie est vraiment un sac de surprises. 

On peut se découvrir des ancêtres époustouflants, des bandits ou des saints.

San Rosendo,  galicien, est une de ces surprises. Quand je dis « mes ancêtres », je ne dis pas la vérité vraie. Il est un collatéral de mes ancêtres, une sorte de très très grand-oncle.

En Galice il fait l’objet d’un culte religieux très ancien et toujours vivace.

Sa vie a été nimbée de sainteté.

Il s’agit de D. Rosendo GUTIERREZ, fils de D. Gutierre MENENDEZ, comte de CELANOVA et de Sainte Aldara ERIS, son épouse.

Il serait né le 26/11/0907 à Santo Tirso, petite ville près de PORTO au Portugal et serait décédé en 0977 dans le monastère de San Salvador de Celanova qu’il avait fondé. Sa naissance hors de la Galice s’explique par le fait que son grand-père paternel Hermenegildo GUTERRES était Comte du Portugal.

Parmi les nombreuses charges exercées, il aurait été :

  • vice-roi de la Galice
  • évêque de Compostelle
  • Abbé de son monastère de Celanova
  • Administrateur Apostolique de Iria Flavia (actuelle ville de PADRON) et de Santiago de Compostelle entre 968 et 977
  • Dans les luttes et litiges entre rois OR, il fit office d « arbitre politique »

 

San Rosendo

San Rosendo

Je le dis mon grand-oncle, voici pourquoi :

  • En 0860, nous avons le mariage de Ermesinda GATONES de VIERZO avec le Comte de PORTUGAL, Hermenegildo GUTERRES
  • Parmi leurs enfants on retrouve Gutierre MENENDEZ, 2ème Comte de SOBRADO marié à Aldara ou Ilduara ERIS (Sainte). Ils sont les parents de Rosendo (Saint) .
  • Une fille du couple, donc sœur de Rosendo, Elvira MENDEZ de PORTUGAL, épouse Ordoño II, roi de LEON.
  • Ce couple Elvira et Ordoño sont les parents de RAMIRO II, roi de LEON vers l’an 900.
  • Ramiro II épouse en 3èmes noces ARTIGA ou ONEGA, probablement d’origine musulmane, convertie
  • Le fils de ce dernier couple, Ramiro et Onega, est Lovesendo RAMIREZ, qui épousa la princesse Omeyiade Zayra IBN ZAYDAN, appartenant à la famille des califes de CORDOBA.

Ma ligne descendante de ce couple Lovesendo et Zayra est consultable sur l’article de ce blog « Zayra, ma princesse Maure ».

C’est l’époque qui me paraît la plus mystérieuse, comme celle d’un paysage surgissant du brouillard, comme par des échappées.

Après les Romains, les Wisigoths sont les maîtres de toute cette région, l’Entre Douro e Minho, l’actuel Portugal au nord de Coimbra, qui a inclus pendant des siècles la Galice.

A partir de OVIEDO, dans les Asturies, un petit royaume wisigoth-chrétien se défendit contre les musulmans et agrandit peu à peu son territoire, repoussant chaque fois les « infidèles » un peu plus vers le Sud.

Les « ricos-hombres », à peine une demi-douzaine, étaient ces grandes familles médiévales, descendantes presque toutes des wisigoths et ayant la capacité de fournir au roi des centaines d’ hommes en armes.

Les « croisés » arrivant de toute l’Europe, tels, en ce qui concerne la France, les ABREU (appartenant à la famille des Comtes d’ EVREUX) ou les BORGONHA (Henri et Raymond, cousins, appartenant à la famille des Ducs de BOURGOGNE) avaient apporté à ces « ricos-hombres » le sang bleu du reste de l’Europe.

Or, l’atmosphère guerrière permanente allait de pair avec une christianisation, bien ou mal acceptée par les populations primitives, descendantes des Celtes et des Ibères. Les voies de communication rendaient possibles tous les échanges.

Par exemple, vers la ville d’ASTORGA convergeaient les voies romaines venant de BRAGA au Portugal, de MERIDA, de TOLEDO, de ZARAGOZA et de LUGO, en Galice.

Les populations d’origine arabe, les mozarabes, furent christianisées de gré ou de force.

Pour revenir à Saint Rosendo, il appartenait, par son père et par sa mère, à des familles très puissantes de Galice et de Léon-Asturies.

Par son père il était cousin germain des rois : Ramiro II de LEON, Sancho ORDONEZ de Galice, Alfonso IV de LEON et du Comte Osorio GUTIERREZ.

 Il est nommé évêque de Mondonedo, succédant à son oncle et maître, l’évêque Graon.

Dès le plus jeune âge il fait preuve d’une grande sagesse. Cette sagesse sera mise à l’épreuve souvent dans les arbitrages qu’il est appelé à exercer entre les grandes familles, auxquelles il appartenait.

Son action est vantée et saluée à tel point que le roi de LEON, en une période de vacance de pouvoir, le nomme vice-roi de Galice.

Il impose la règle bénédictine dans tous les couvents de sa juridiction et se retire encore jeune dans le couvent de Celanova, qu’il avait fondé. Dès son décès, en 977, des quantités de miracles lui furent attribués, la canonisation eut lieu 200 ans plus tard et le culte se maintint au point que l’on prénomme toujours des enfants d’après son prénom, Rosendo. 

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Couvent de san Salvador à Celanova ( san rosendo à Ourense)

 

 

 

 

La vie dans les manoirs de GALICE

Faisant suite, dans mon blog, à l’article « Un SAAVEDRA peut-il en cacher un autre ? », voici une partie du travail que je continue sur cette famille de la côte ouest de Galice.

J’ai eu des contacts par mail avec le Professeur Pegerto SAAVEDRA, professeur d’Histoire à l’Université de St Jacques de Compostelle.

Cet éminent universitaire travaille régulièrement sur les familles « hidalgas » de Galice. Et certains de ses travaux, accessibles sur internet, nous font « vivre de l’intérieur », dans l’intimité même de leurs manoirs, le quotidien de nos ancêtres.

Par exemple, la lecture récente d’un de ses articles « LA VIDA EN LOS PAZOS GALLEGOS : ENTRE LITERATURA Y HISTORIA  », paru dans la revue Pedralbes en 2003.

C’est par ma 5ème grand-mère, Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA, née en février 1726, que je rentre dans la lignée des SAAVEDRA. Par son père D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, elle descendait des SUAREZ de PUGA liés aux XUNQUEIRAS ou JUNQUEIRAS.

  • Jeronimo LOPEZ de XUNQUEIRAS et Inês ANES de ARAUJO
  • Antonio LOPEZ de PUGA y XUNQUEIRAS et Inês de PUGA SOARES e BRITO
  • Diego SUAREZ de PUGA et N. SUAREZ de PUGA
  • Antonio LOPEZ de PUGA et N. LOPEZ de PUGA
  • Diego SUAREZ de PUGA et Josefa BENAVIDES
  • Antonio SUAREZ de PUGA et Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA
  • Diego de PUGA y SAAVEDRA et Angela FERNANDEZ
  • Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA et Domingo Antonio LORENZO, mes 5èmes grands-parents galiciens.
  • Manuel Nicolas LORENZO de PUGA, fils du couple Angela Maria et Domingo Antonio est né le 6 décembre 1755 à Mourentan, ARBO, Galice. Il vécut à Melgaço, au Portugal et s’y maria. Il est mon 4ème grand-père.

Mais comme le nom SAAVEDRA ou SABEDRA apparaît pour la première fois par son grand-père maternel, D. Diego SABEDRA de ARAUJO, prêtre à Cequeliños, et vrai père de Dona Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA, c’est sur les RIAS BAJAS, REDONDELA, RIBADAVIA et presqu’île du MORRAZO, fiefs des SAAVEDRA, que je dois me concentrer.

Ce nom qui fut celui du géant littéraire Miguel de CERVANTES, a probablement été apporté de la côte des RIAS BAJAS, peut-être de REDONDELA, lors du mariage d’un SAAVEDRA avec une fiancée ARAUJO résidant plus à l’intérieur des terres.

A ARBO, qui appartient administrativement au District de PONTEVEDRA, le nom SABEDRA ou SAAVEDRA est peu présent.

Le père de Doña Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA, grand-mère paternelle de mon Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA était D. Diego SABEDRA de ARAUJO.

La mère était Francisca TEIXEIRA, née à ALBEOS.

Par le testament daté du 24 Mars 1706, fait par D. Diego SABEDRA de ARAUJO, Licenciado, on peut deviner ses liens familiaux avec la ville de REDONDELA, dans la zone littorale du sud ouest galicien, celle des RIAS BAJAS.

Il demande 100 messes dans un couvent de cette région. Or, c’est là, à REDONDELA justement, qu’une branche des SAAVEDRA a pris racine depuis des siècles.

Et, bien sûr, en cherchant des SAAVEDRA du côté de REDONDELA, je trouve des JUNQUEIRAS et des ALDAO (ALDAN).

Les XUNQUEIRAS étaient devenus les seigneurs de Caramiñal par la grâce des Rois Catholiques, après qu’un Esteban de XUNQUEIRAS avait participé à la prise de GRANADA.

Mais la famille est documentée dès 1370, date à laquelle le Juge de PONTEMARCOS, Don Gonzalo LOPEZ DOZON, lors de son mariage avec Doña Elvira EANS de XUNQUEIRAS est doté par le roi.

Le Pazo-forteresse, situé près de La Coruña, à Pobra de Caramiñal, avait été bâti au XIIIème siècle par Fernan MARTIN de XUNQUEIRAS.

Les révoltes Irmandiñas des années 1467-69 virent la destruction de ce pazo-forteresse comme celle de dizaines et dizaines d’autres manoirs et châteaux. Seule resta debout la Tour du XIII siècle, encore visible de nos jours.

La reconstruction du Pazo fut donc entreprise par Esteban de Xunqueiras, après la prise de Granada. L’embellissement et confort furent l’œuvre de ses descendants.

D’où les styles, variés, Renaissance et Baroque , qui s’y entremêlent, suite aux apports successifs.

Pazo-Torre de XUNQUEIRAS

Vers le milieu du XVI siècle, le Pazo-Torre de XUNQUEIRAS changea de mains après le mariage de Teresa VASQUEZ de J(X)UNQUEIRAS, señora de la Casa y Torre de XUNQUEIRAS et de POBRA de CARAMINAL, avec Ares PARDO das MARINAS, seigneur, lui, du Pazo de BERGONDO, de PARGA et de CILLOBRE. Le tout fut intégré dans l’immense domaine patrimonial des Ducs de MEDINACELI.

Ces Grands d’Espagne, qui appartiennent à une branche royale, celle des « de La Cerda », possèdent également en Galice le splendide Pazo da OCA, en La Estrada. C’est le Pazo le plus visité de Galice.

Pazo da OCA

Sans oublier leur « Casa de PILATOS » à SEVILLA, demeure principale de la famille et siège de la Fondation Ducale qui détient les archives, dont celles de la famille de XUNQUEIRAS, intégrées dans celles de CAMARASA, ainsi que les bases de données où les chercheurs du monde entier, universitaires ou amateurs, puisent les généalogies de ceux, qui comme moi, sont enracinés en Galice.

Casa de Pilatos

La Galice et le Minho, au nord du Portugal, sont des territoires avec une Histoire et une Sociologie tellement riches que leur étude occupera des générations de chercheurs, pour les siècles à venir. Vers la moitié du XVIII siècle il y avait environ 6.500 familles nobles en Galice.

La ferme, dans l’environnement de chaque manoir, avec les potagers, vergers, champs pour les céréales, le vignoble, les dépendances pour le personnel et pour le matériel agricole, est généralement séparée par des murs de l’enceinte habitée par la famille du maître et par les domestiques.

Le « horreo », grenier, et le « palomar », colombier, sont toujours présents.

D’après le Professeur Pegerto SAAVEDRA, la politique familiale, dans cette Galice du Moyen Age et de la Renaissance consistait à privilégier les mariages entre « vinculeiros », c’est à dire entre héritiers destinés à recueillir la totalité ou la plus grosse part d’une succession.

La richesse allait à la richesse, et on vit se constituer ainsi des fortunes impressionnantes.

On trouve même assez souvent le cas de « filles », héritant à la place d’un frère aîné, car on peut envisager pour elles un mariage avec un « vinculeiro ». Un tel mariage renforcerait le pouvoir de la famille .

Surtout, si on tient présent à l’esprit, que la reconnaissance du statut de « Hijo d’algo » ( hidalgo), résultat de tout un procès en recherche généalogique, mené à la Real Chancilleria de VALLADOLID, accordait à la noblesse l’exemption totale du payement d’impôts et taxes, au delà de l’attribution de la charte de blason et de privilèges judiciaires. Les reconnus « nobles » ne pouvaient être jugés que par leurs pairs.

Sans toutefois oublier que, prise dans son ensemble, la Galice était une province pauvre et rurale.

La grande majorité de ces familles habitaient dans leurs manoirs, et vivaient des rentes royales, de celles payées par les fermiers et très souvent des revenus de charges exercées.

Charges de toute nature, administratives, judiciaires, militaires ou de Droit Privé, comme celles d’avocat, notaire, etc. Surtout pas le moindre métier manuel ou mécanique. Métiers interdits. Seules la Médecine et la Chirurgie restaient accessibles à la noblesse.

Dans l’article cité plus haut, le Professeur SAAVEDRA illustre son travail par des références à des œuvres littéraires de deux écrivains gallegos très célèbres , la Comtesse Dona Emilia PARDO BAZAN et D. Ramon VALLE-INCLAN , qui était un invité permanent du pazo de Xunqueiras.

Tous deux avant les honneurs littéraires et la renommée acquise à Madrid, avaient vécu dans leurs manoirs de Galice. La « vida pacega » qui était la leur, par l’appartenance à la noblesse de terroir, nourrissait leurs œuvres.

On peut trouver un équivalent littéraire  dans l’oeuvre de George SAND.

Mais vers le milieu du XVII siècle, se fait sentir au fin fond de la Galice l’appel des grandes villes, Madrid, Tolède ou les merveilleuses villes andalouses telles Sevilla, Granada ou Cordoba qui offrent une vie culturelle autrement riche, par le théâtre, le concert, les modes vestimentaires.

Ils imitaient en cela les nobles courtisans, les grandes familles de Cour, qui, eux, possédaient depuis des siècles une résidence à Madrid ou Tolède. Ils ne venaient dans leurs pazos gallegos qu’en Eté ou pour les fêtes paroissiales, vendanges ou événement familial majeur, comme des obsèques ou un baptême.

La noblesse de terroir galicienne commença alors à déserter les campagnes et à se partager entre le manoir en Eté et Saint Jacques de Compostelle, Léon, Tolède, Valladolid ou Madrid le reste de l’année. Ces murs qui avaient abrité leurs ancêtres depuis des siècles n’étaient plus que des résidences secondaires, confiées à des régisseurs et produisant des rentes.

Les régisseurs encaissaient les loyers et les revenus fermiers, géraient les ventes et les achats des produits des fermes et rendaient compte annuellement aux « maîtres » absents.

Régulièrement aussi, surtout si la demeure urbaine du maître n’était pas très éloignée, des quantités impressionnantes de victuailles empruntaient les routes et les chemins pour être consommées en ville.

J’ai trouvé dans ma branche SAAVEDRA, aliée aux ALDAO (ALDAN), les rapports annuels concernant l’économie du manoir du ROSAL. L’expédition hebdomadaire des produits de la ferme vers St Jacques de Compostelle y est comptabilisée.

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Pazo «  O Rosal »

Si on regarde une carte de Galice, côté Atlantique, dans la partie sud-ouest, on aperçoit entre la ria de VIGO et celle de PONTEVEDRA, une presqu’île.

C’est la presqu’île d’EL MORRAZO. Les îles CIES, classées au Patrimoine Mondial, sont au bout de cette péninsule.

Pratiquement en face de VIGO, mes ALDAN (ALDAO) habitaient le Pazo du ROSAL. Par des mariages entre vinculeiros et des héritages successifs, ces ALDAN possédaient dans les années 1700 une des plus grandes fortunes de Galice.

La famille résidait à Saint Jacques de Compostelle, dans leur Pazo urbain et le ravitaillement empruntait toutes les semaines la route entre le ROSAL et la Ville compostellane.

Le Pazo du ROSAL a été hérité par un D. Gonzalo de SAAVEDRA après dispositions prises par un oncle et une tante, sans enfants. Ceci se passait dans les années 1600 environ. Par la suite et pratiquement sur 200 ans, ce pazo n’est plus sorti de la famille.

Lors de la fête annuelle, au nom de l’orago de la paroisse, la tradition voulait que le seigneur offre à tous les paroissiens un gigantesque pic-nic, où l’on sacrifiait deux bœufs, plusieurs veaux, des dizaines de « paires de volaille », des tonneaux de vin, et des quintaux de gâteaux au miel e noix, spécialité de la région.

Par son travail à SEVILLE, dans le fonds Camarasa des Archives de la Fondation Ducale de Medinaceli, le Professeur Pegerto SAAVEDRA, nous offre aussi un relevé annuel de la comptabilité du Pazo da OCA.

Ce relevé couvre pratiquement un siècle. Le siècle qui vit la dépense exploser par les travaux princiers, entrepris par Don Fernando GAYOSO ARIAS OZORES, VII comte d’Amarante. Confortés par les rentes du Comté d’AMARANTE, les GAYOSO, entreprennent des travaux gigantesques.

En parallèle avec les dépenses habituelles de sustentation des humains et des animaux, on ajoute la dépense de maçons, souvent des maîtres tailleurs de pierre, de forgerons, souvent aussi des maîtres forgerons, de menuisiers et d’ébénistes, vitriers, etc. Sans parler des légions de jardiniers, dirigés par le français François VIET. Et, à demeure, le charpentier CADET, français lui aussi.

Nous avons aussi les journées de travail, par métier. La nourriture n’était pas prise en compte, chacun se débrouillait pour sa propre « popotte ».

Je reprends, au hasard, ci-dessous quelques éléments des tableaux du Professeur SAAVEDRA.

Sur un tableau 5 figure un relevé des journées de travail payées, au Pazo de OCA, pendant la période 1796-1797. Qui dit journée de travail, dit un travailleur .

Don Fernando GAYOSO, ayant hérité le Pazo da OCA, après le décès d’un oncle sans descendants, se trouve donc déjà à la tête d’un patrimoine impressionnant quand il se marie avec Dona Maria Josefa de los COBOS BOLANO, héritière, elle, du marquisat de la PUEBLA de PARGA et des seigneuries de CILLOBRE, TORES et XUNQUEIRAS.

De cette inépuisable source de rentes arrivent les sommes destinées à faire du Pazo de OCA, dans la province de Pontevedra , le « Versailles galego ».

En attente de quelques documents-clés confirmant de façon sûre certaines parentés, voici un document intéressant :

A l’Université de S. Jacques de Compostelle, en 1608, on trouve un D. Diego de SAAVEDRA y ALDAO ou ALDAN.

Il pourrait être un bon candidat au tître de grand-père de D. Diego SABEDRA de ARAUJO, décédé le 20-01-1717 à Cequeliños, ARBO, dans la « casa-torre    A MOREIRA ».

Sur le dossier d’inscription au Collège de FONSECA, dans l’Université de St Jacques de Compostelle, figure la généalogie de D. Diego de SAAVEDRA y ALDAO, pour prouver la « pureté de sang ».

Né à Pontevedra, ses parents sont:

-D. Mendo de SAAVEDRA, de Pontevedra et Dona Inês PEREZ de ARAUJO

-Grands-Parents paternels : D. Gonzalo de SAAVEDRA de Pontevedra et D. Antonia de ANDRADE

-Grands-parents maternels : D. Alonso LOPEZ VELOSO, de RIBADAVIA et D. Gregoria PEREZ de ARAUJO, de Ventusela (RIBADAVIA)

-Arrière Grands-parents paternels paternels : D. Pedro de SAAVEDRA (hijo del Padre D. Gonzalo de SAAVEDRA) et D. Maria SANCHEZ de ALDAO ( hija de D. Nuño ALVAREZ)

-Du côté maternel on trouve Juan MENDEZ, fils du Cardinal Juan MENDEZ de MORRAZO, lui même descendant du Cardinal Juan MENDEZ de MORRAZO.

– Arrière Grands Parents MP : Juan GONZALEZ VILARINO ( fils de Antonio ou Pedro VASQUEZ et Beatriz LOPEZ) et Isabel LOPEZ, fille de Gil AIRES.

– Arrière Grands Parents MM : Sebastian de ANO ( fils de Gregorio de ANO et de Maria MARCOS) et Inês PEREZ de ARAUJO ( sans mention des parents)

Pendant plusieurs générations, une presque endogamie apparaît dans cette famille, les ALDAO et les SAAVEDRA se mariant presque exclusivement entre eux.

C’est très à regret que j’arrête ici, pour un temps, ce travail de recherche sur mon 8ème grand-père D. Diego SABEDRA de ARAUJO.

J’ai le testament par lequel il reconnaît être le vrai père de la châtelaine de MOREIRA, Dona Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA, ma 7ème grand-mère.

La lecture de ce testament nous permet d’éclairer sa descendance, mais malheureusement il ne nous apprend rien de certain sur sa propre ligne ascendante.

Encore une fois, les documents venant de Galice, me font défaut.

Alfonso et Eleanore

Parmi mes innombrables grands-parents, je trouve dans la ligne paternelle, un couple remarquable.

Lui, Alfonso VIII, el Noble, roi de Castille ; elle Eleanore ou Eleonore ou Aliénor PLANTAGENET, princesse d’Angleterre.

Eleanore PLANTAGENET

Eleanore PLANTAGENET

Alfonso est né à SORIA le 11-11-1155 et sa mère, Blanche de NAVARRE, devenue reine de CASTILLE par le mariage avec Sancho III, el Deseado, y est morte en couches, lors de sa naissance.

Son père, le roi Sancho est mort trois ans plus tard, à l’âge de 23 ans.

Voilà Alfonso, à trois ans, orphelin de père et mère.

Les dangers s’accumulent sur sa tête, le plus immédiat étant représenté par son oncle paternel, Fernando II, roi de LEON, qui veut faire de cet enfant un vassal.

Un enfant qui avait été proclamé roi de CASTILLA par les « Cortes » à l’âge de trois ans.

Pour de bonnes ou mauvaises raisons, les grandes familles CASTRO, HARO, LARA et TRAVA (TRABA) déclenchent une vraie guerre civile, se disputant la garde du petit Alfonso.

On nomme des tuteurs. De 1158 à 1164 cette charge revient à Manrique PEREZ de LARA, de la puissante famille des LARA.

De 1164 à 1169, date où le jeune roi est armé chevalier, c’est le frère de Manrique qui est le tuteur ainsi que Régent du royaume de CASTILLA.

Ce second tuteur n’est autre que mon ancêtre, dans la ligne maternelle, le Comte D. Nuno PEREZ de LARA.

La ville de AVILA se porta garante de la sécurité du petit roi. Elle le préserva de son oncle et des tentatives d’enlèvement des CASTRO et des HARO. Il fut protégé, tel un trésor vivant.

Dans le petit texte de ce blog« Téresa de LEON », je donne , dans la ligne maternelle, ma descendance du couple Nuno PEREZ de LARA et Teresa FERNANDEZ de TRAVA, demi-sœur utérine du premier roi du Portugal.

A 14 ans Alfonso VIII est armé chevalier et à 15 il épouse celle que les tractations anglo-castillanes lui avaient destinée, Eleanore PLANTAGENET.

Eleonore PLANTAGENET est née à DOMFRONT, en Normandie, le 20-10-1162.

Son père était le roi Henri II d’Angleterre, et sa mère  était  Aliénor d’AQUITAINE, épouse d’Henri après l’avoir été du roi de France, Louis VII.

La venue au monde d’Eleanore parmi les derniers nés d’une fratrie de huit, a probablement eu lieu dans un climat familial déjà très dégradé.

Le couple Henri-Aliènor après une intense et fertile passion amoureuse se déchirait de façon très violente.

Le meurtre de St Thomas Becket, en sa Cathédrale de CANTORBERY, signa le point de non retour dans les relations du couple royal. Les infidélités d’Henri II n’arrangeaient rien.

Une guerre, des complots, des assassinats, faisaient régner un climat peu propice au développement harmonieux d’un enfant.

Aliénor d’Aquitaine quitte le roi et quitte l’Angleterre pour établir sa Cour à Poitiers.

Avec sa cadette Jeanne, et le petit Jean (Sans Terre), né quand la reine Aliénor avait déjà 45 ans, Eleanore fut ballottée entre l’Angleterre, POITIERS, et Fontevraud. Ces deux petites princesses et le petit Jean auraient très peu cohabité avec leurs parents.

Ce qui étonne c’est que dans le cas d’ Alfonso comme dans celui d’ Eleanore, une enfance aussi traumatisante, ait pu aboutir à deux adultes apparemment si équilibrés.

Le mariage eut lieu en Septembre 1170 à TARAZONE, petite bourgade à la frontière de l’ARAGON et de CASTILLE.

Eleanore PLANTAGENET

Eleanore PLANTAGENET

Alfonso VIII de Castille

Alfonso VIII de Castille

Il faut imaginer la petite princesse, âgée de 9 ans, partant de BORDEAUX accompagnée d’un cortège où on comptait sa mère, la reine Aliénor,  les évêques d’ Angoulême, de Saintes, Agen, Dax, Poitiers ( le seul évêque anglais) et l’archevêque de Bordeaux.

Elle part pour des Noces Royales et est accueillie par les évêques de Palência, Burgos, Segovia et Calahorra.

Pour la distraire des fatigues du voyage, il y a des troubadours et des musiciens.

Arrivée à destination, à TARAZONA, elle fait connaissance avec Alfonso, qui d’après tous les témoignages du Temps était fort beau.

D’elle on dit que c’était une « délicieuse » enfant.

Le cortège castillan était très fourni, des religieux, toute la haute noblesse castillane et aragonaise, à la tête desquels se trouvait mon Grand-père, le Comte D. Nuño PEREZ de LARA, toujours Régent de CASTILLA .

Après des années de fiançailles, en attendant ses premières règles, Eleonore parfait son éducation de reine, bien initiée à Fontevraud.

Ils formèrent un vrai couple, parents d’au moins douze enfants.

Leur ouverture aux « choses de l’Esprit », à la Science, à la Culture, faisant venir de toute l’Europe des poètes, des troubadours, des savants, fit de leur Cour, celle où le concept de « courtoisie » serait apparu pour la première fois, la cour royale d’Europe la plus évoluée culturellement.

L’éducation de leurs enfants aurait bénéficié de tout cet environnement.

La reine de France, Blanche de CASTILLE, mère de St. Louis, que les chroniques parent de toutes les vertus, en serait la preuve vivante. Ainsi que sa soeur Urraca, devenue reine du Portugal.

On était encore dans l’ « l’Age d’Or d’el Andalou ».

A TOLEDE, on pouvait croiser des savants juifs ou musulmans, arrivés du sud de la péninsule, de CORDOBA ou de GRANADA, des érudits venus de France ou d’Angleterre. Les relations avec la Cour de France et celle d’Henri II d’Angleterre étaient au beau fixe..

Eleonore fonda en 1197,en la Cathédrale de Tolede, une chapelle dédiée à St. Thomas Becket. Cette chapelle était servie par un prêtre anglais.

Rien d’étonnant, alors, qu’ Alfonso VIII ait créé, vers 1210, à Palência , le « STUDIUM  GENERALE », la première Université de la Péninsule.

A BURGOS, on peut toujours visiter LAS HUELGAS, Monastère et Panthéon Royal de CASTILLE.

C’est aussi à LAS HUELGAS que la musicologie européenne s’enrichit il y a quelques dizaines d’années, par la découverte d’un Codice, qui émerveilla tous les amoureux de la musique.

Alfonso et Eleanore voulurent la création de ce Monastère pour y accueillir les dames de Sang Royal. L’inauguration eut lieu en 1187.

Ils ont aussi voulu y avoir leur dernière demeure.

Dans la nef centrale on peut voir leurs splendides tombeaux.

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Dès leur création, LAS HUELGAS jouirent de privilèges extraordinaires : don de 54 villes, droits exorbitants pour l’Abbesse, entre autres celui de nommer les curés, de disposer d’un accès direct au Pape, sans passer par la Curie Romaine., etc.

La deuxième Abbesse fut l’ Infante Constance, une de leurs douze enfants.

Mais la place singulière qui est celle d » Alfonso VIII dans l’histoire d’Espagne tient surtout à une bataille.

Une bataille qui lui valut un deuxième surnom, avec celui d’ « El Noble ».

Ce fut celui d’« El de NAVAS »

Pendant les XII et XIII siècles pour les différents royaumes chrétiens de la Péninsule, l’ennemi constant était les Almohades.

Venus du Maroc, après y avoir vaincu les Almoravides, ils s’emparent de presque tout le sud de la Péninsule Ibérique.

Au Portugal tous les territoires au sud du TAGE, c’est à dire les actuels ALENTEJO et ALGARVE appartenaient aux Almohades,

Les royaumes d’ARAGON, NAVARRA, CASTILLE et GALICE-LEON souvent empêtrés dans des luttes et querelles de frontières, se trouvent obligés de faire front commun contre les Almohades venus du sud.

Des alliances, des traités de paix, des « accords secrets » avec l’ennemi commun, ainsi que la présence de « mercenaires » chrétiens auprès des musulmans, faisaient régner un climat particulier.

Il faut savoir que dans des temps très proches, des Rois et des Infantes de LEON avaient épousé des princesses Omeyiade, de CORDOUE.

Et qu’entre 900 et 1200, une relative période de paix avait pu s’établir entre le califat de CORDOBA, GRANADA et les royaumes chrétiens de l’actuelle moitié nord de l’Espagne.

L’arrivée des Almohades change la donne.

En 1195, Alfonso VIII à la tête des castillans subit une défaite mémorable à ALARCOS.

Les années qui vont suivre, presque 20 ans, lui servent à planifier sa vengeance.

Il obtient du Pape un acte décisif.

Le Vatican proclame la « Croisade ». .

La trêve parmi les royaumes chrétiens laisse les mains libres à Alfonso.

Attaquer Castille, pendant la croisade, valait une excommunication pour l’attaquant. Mais pas seulement.

Une croisade appelle le concours de tous les Chrétiens, c’est à dire, ceux de France, d’Italie, d’Angleterre, etc.

Lors des offices religieux, partout en Europe on prêche la croisade.

La foi religieuse et la soif du butin, des richesses promises par le pillage, motivent les croisés, néophytes ou vétérans.

Le rassemblement général est annoncé pour la Pentecôte, en Mai de 1212, à TOLEDO.

L’Armée doit rassembler :

  • les MESNADAS, tout d’abord la Royale, entourant et protégeant le Souverain,
  • ensuite celles des Ordres de Chevalerie : SANTIAGO, CALATRAVA, TEMPLE et HOPITAL,
  • ensuite, celles des Seigneurs, RICOS-HOMBRES, participant à leurs frais à l’entretient et maintien de centaines de chevaliers et de péones,
  • Peut-être pour finir, les engagés des villes et municipalités, les volontaires et, dans le cas de la bataille de NAVAS de TOLOSA, les « ULTRAMONTANOS ».
  • Les ULTRAMONTANOS c’est ainsi qu’on désignait tous ceux qui venaient d’au delà des Pyrénées.

Pour des raisons que l’Histoire n’a pas pu éclaircir, de ces Ultramontanos arrivés à TOLEDE pour s’engager, évalués à plus de 100.000, ne se trouvèrent sur le champ de bataille qu’à peine un dixième.

Pendant les semaines d’attente, jusqu’à la mi-Juillet 1212, dans un campement situé hors de TOLEDE, l’incommodité, la chaleur d’un mois de Juin caniculaire, le ravitaillement insuffisant, créèrent une entente difficile entre eux et la Cour.

Le premier accroc sérieux se produisit, quand les Ultramontanos, ignorant le relatif état de tolérance qui était le « modus vivendi » habituel entre le roi et les « moros »(musulmans) et les « judios » (juifs) des villes conquises, se livrèrent à un épouvantable massacre au voisinage de TOLEDE et en ville même, dans les quartiers habités par les juifs.

Ceci fut un véritable choc culturel !

La conséquence fut ce retour des ULTRAMONTANOS « avant de livrer bataille » vers leurs pays d’origine.

Quelques uns d’entre eux profitèrent de la proximité géographique de St. Jacques de Compostelle pour y faire leurs dévotions.

C’était toujours ça de pris !

Ils n’auraient pas fait le voyage pour rien…

La description de la bataille elle-même est accessible sur les livres d’Histoire et sur internet.

« NAVAS de TOLOSA », qui se traduisit par la victoire totale des Chrétiens, avec Alfonso VIII de CASTILLA à leur tête, resta dans l’Histoire Médiévale comme la « mère de toutes les batailles ».

La grande Reconquista partit de là.

Définitivement, les musulmans restèrent cantonnés dans le sud de la Péninsule Ibérique, en attendant le départ, presque trois siècles plus tard, vers le Maroc et l’Algérie, lors du règne des Rois Catholiques.

Alfonso VIII ne vécut que 2 ans après cette mémorable victoire. Il meurt « de fièvres » le 5 octobre 1214, dans un petit village, au retour d’une  équipée guerrière de peu d’importance.

Eleanore lui survit à peine quelques semaines, elle meurt à son tour le 31 octobre 1214.

Voici ma ligne de descendance de ce couple royal :

  • Alfonso VIII de CASTILLA et Eleonore PLANTAGENET
  • Urraca de CASTILLA et Alfonso II, roi du Portugal
  • Afonso III, roi du Portugal et Marinha PERES de ENXARA
  • Afonso DINIS et Maria PAIS RIBEIRA
  • Diogo AFONSO de SOUSA et Violante LOPES PACHECO
  • Alvaro DIAS de SOUSA et Maria TELES de MENESES
  • Lopo DIAS de SOUSA et N.
  • Inês DIAS de SOUSA et João de ABREU
  • Alvaro de ABREU et Guiomar AFONSO VILARINHO
  • Pedro de ABREU et Aldonça VAZ SOARES
  • Guiomar VILARINHO de ABREU et Gomes RODRIGUES de MAGALHAES
  • Pedro GOMES de ABREU et Beatriz de ANTAS ou Caterina AFONSO
  • Gaspar GOMES de ABREU et Ana AFONSO
  • Isabel GOMES de ABREU et João RODRIGUES
  • Maria RODRIGUES GOMES de ABREU et Gregorio RODRIGUES
  • Maria GOMES de ABREU et Antonio GONCALVES
  • Ana Maria GOMES de ABREU et Gonçalo ALVARES de SOUSA
  • Antonio ALVARES de SOUSA et Caetana de CASTRO SOARES
  • Ana ALVES de SOUSA et Lourenço JOSEPH FERNANDES
  • Rosa Quitéria ALVES FERNANDES et Manuel Nicolas LORENZO de PUGA
  • Manuel José de JESUS PUGA et Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel de JESUS PUGA et Ana Joaquina BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA et Joaquim José PEREIRA JUNIOR
  • João Antonio PUGA PEREIRA et Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES, mes Parents

A Casa dos PITTAS

Combien de fois, ai-je admiré ce palais urbain !

Quand la promenade nous conduisait à cette jolie ville, située à quelques dizaines de km de Monção, juste à l’embouchure du fleuve MINHO, la « Casa dos PITTAS » était toujours au programme.

D’une simplicité austère, toute en longueur sur deux niveaux et se terminant par une sorte de tour médiévale, sur quatre niveaux, où se trouvait la chapelle, elle excitait mon imagination, me faisait songer à ceux qui l’avaient faite bâtir, qui l’avaient habitée. Qui étaient-ils, d’où venaient-ils avec ce nom qui sonne si peu portugais ?

La «folle du logis» se donnait à cœur joie.

Mais de là à penser que je venais de cette maison, que ce nom avait été celui de certains de mes ancêtres !

De telles surprises ne s’offrent qu’à ceux qui travaillent sur leur généalogie.

Avant de parler de la famille PITTA ou PITA, parlons de leur célèbre maison.

La construction aurait eu lieu entre 1649 et 1652, hors de l’enceinte médiévale de la ville.

Son style est un «manuelin tardif», déjà épuré, avec les motifs ornementaux seulement sur les sept fenêtres de la façade.

Comme on peut le voir ici.

                                  Casa dos PITAS à Caminha

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Les PITAS da ORTIGUEIRA étaient des « hijos d’algo » du royaume de Galice, seigneurs entre autres de SANTA MARTA  da ORTIGUEIRA, où se trouvait leur manoir (pazo), situé à seize lieues de St. Jacques de Compostelle.

Sous le royaume de D. Afonso V , donc entre 1432 et 1481, on trouve, dans ma branche  maternelle, l’installation au PORTUGAL de Gonçalo PITTA da ORTIGUEIRA  et de son frère Juan , « cavaleiros-fidalgos».

En compagnie de ce frère, Gonçalo PITTA da ORTIGUEIRA prit un jour la route entre SANTA MARTA et PONTEDEUME, près de la COROGNE.

Ils y allaient, avec leur personnel, pour installer des blasons sur des propriétés qui leur appartenaient.

Hélas, le Comte de LEMOS, parmi les plus puissants seigneurs de Galiza à cette époque-là, revendiquait les mêmes propriétés.

Et une rencontre fâcheuse se produisit entre les frères PITTA et des vassaux et gens d’armes du Comte.

Dans le décours de l’escarmouche qui s’ensuivit, Gonçalo tua un des vassaux du Comte de LEMOS.

Sûrs des suites à venir, ils prirent, à bride abattue, le chemin de la frontière portugaise, où un château forteresse, CASTRO LABOREIRO, dont l’alcaïde était D. Paio RODRIGUES de ARAUJO, les accueillit.

L’alcaïde voyant arriver des chevaliers « aussi distingués et de si agréables personnes » ‘(Nobiliaire de Familles du Portugal) leur conseille d’aller se présenter au roi D. Afonso V, qui guerroyait pas très loin, en Castille. Et qui sans doute « les accueillerait avec faveur » (N.F.P.)

Réflexion faite, ils étaient bien, à l’abri au Portugal, pourquoi aller se jeter dans la gueule du loup, en retournant de l’autre côté de la frontière ?

Se remettre à portée des gens du Comte de LEMOS ?

La rencontre avec le roi pouvait attendre. Ils choisissent d’aller plutôt à la rencontre du Prince héritier du Portugal, futur D. João II, qui se trouvait à GUARDA.

En route vers GUARDA, ils font une longue pause à PONTE do LIMA.

Ils  y retrouvent un parent PITTA da ORTIGUEIRA, qui  exerçait la charge prestigieuse de « Almoxarife ».

L’almoxarife est le fonctionnaire royal chargé des recettes et rentes du domaine royal pour une province.

Arrivés à GUARDA, le prince D. João les accueille très favorablement, et les prend à son service. Ils font désormais partie de sa Maison.

Leur présence au Portugal est attestée par des participations régulières aux batailles, grandes ou petites, que les deux royaumes de la Péninsule Ibérique se livrent à l’époque.

Le roi D. Afonso V est appelé « l’Africain », et on retrouve les PITTA dans différentes excursions guerrières en Afrique du Nord.

Evidemment le roi et le Prince héritier ne furent pas avares de récompenses.

Les PITTAS ont pu se constituer un majorat, maintenu pendant plusieurs siècles.

Dans la propriété primitive, avant la construction de la Casa qui se trouve donc à CAMINHA,   Gonçalo fut ainsi autorisé à lever une sauveté, qui offrait l’asile à tout fugitif persécuté par les autorités, fussent-elles laïques ou religieuses. Ce genre de privilège était très rare, et surtout concédé à l’Eglise.

Tout fugitif, s’accrochant à ce « pelourinho » se plaçait sous la protection des PITTAS.

João, le frère cadet, compagnon dans la fuite et dans les exploits guerriers accomplis après l’arrivée à PONTE do LIMA, reste dans cette ville, où il se marie.

Appartenant aux PITAS de CAMINHA, j’ai une ancêtre Felipa BRANDÃO COELHO, qui épousa Cristovão de SA de PASSOS.

Cet avô ( grand-père), Cristovão de SA de PASSOS était le fils et héritier du couple Fernando de SA de ARAUJO, « cavaleiro da ORDEM de CRISTO », et Isabel de PASSOS de FIGUEIROA, propriétaires de la fameuse Quinta de Santo Antão, à S. Miguel de MESSEGÃES, MONÇÃO .

Cristovão et son épouse Felipa ont habité la Quinta de Santo Antão jusqu’à leur mort.

Cristovão y est décédé le 24-02-1623.

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Blason de la Quinta de SANTO ANTAO, à S. Miguel de Messegães Monção, représentant les familles:  CASTRO ( de 6 arroelas), SA,  SOTOMAYOR  et PUGA

  • Gonçalo PITTA da ORTIGUEIRA marié à N.
  • João PITTA da ORTIGUEIRA marié à Ignez VAZ
  • Francisco PITTA marié à Justa PIRES FROES
  • Inês PITTA d’ EÇA mariée à Gaspar da ROCHA BRANDÃO
  • Felipa BRANDÃO COELHO mariée à Cristovão de SÁ de PASSOS
  • Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
  • Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
  • Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée (1698) à Estevão PEREIRA da LOMBA, Juiz Dezembargador (Président de Cour d’Appel)
  • Caetano de SA PEREIRA BARBOSA, notaire, marié 1° Paula RODRIGUES de CALDAS,2°Luisa Teresa SA SOUSA
  • Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA n. 26/02/1774, issue du second mariage de Caetano, mariée à Manuel José LOURENçO  PEREIRA, capitaine d’Ordonnances  n. 26/09/1749
  • Serafina Teresa LOURENCO PEREIRA n. 30/08/1801 mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA, né en Galice
  • José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA (décédé 1915) marié à Maria Rosa ALVES
  • Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA, n. 03/07/1876 mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES, chef des Finances à Melgaço et Monção
  • Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES, n. 06/08/1906 mariée à João Antonio PUGA PEREIRA, n. 07/10/1902, mes Parents

BEAUTE FATALE : a RIBEIRINHA

Le Portugal venait à peine de naître.

Le petit comté, offert par le roi de Castille, avec la main de sa fille bâtarde, à un croisé bourguignon pour services guerriers rendus, venait d’accéder à l’indépendance.

Son deuxième roi était D. Sancho I.

Ce roi, appelé « o Povoador », non content d’agrandir territorialement le royaume légué par son père D. Afonso HENRIQUES, de créer des zones de peuplement nouvelles, s’impliqua personnellement dans ce peuplement. Il eut 11 enfants légitimes de son épouse, Dulce de Barcelone, Infante d’ARAGON, et au moins huit bâtards de deux maîtresses attitrées.

Ces deux maîtresses, la galicienne Maria AIRES de FORNELOS et la portugaise Maria PAIS RIBEIRA, étaient réputées comme étant  les plus belles femmes de leur époque.

J’avais parlé de D. Maria PAIS RIBEIRA, surnommée « a RIBEIRINHA » dans ce blog, dans le texte « A la poursuite de la boule rouge ». Je l’avais citée pour son homonymie avec une de mes grands-mères, la 20ème, née un siècle plus tard.

A ce moment-là, mes recherches ne m’avaient pas encore permis d’appréhender le fait que la belle et célèbre RIBEIRINHA était aussi dans ma ligne.

Mais avançons chronologiquement.

Sancho I avait pour légitime épouse D.Dulce de Barcelone, Infante de ARAGON, qui lui donna 11 enfants, dont des princesses devenues reines du Danemark, de Castille, de Léon.

Dona Maria AIRES de FORNELOS, la maîtresse galicienne, dont le château était situé tout près du fleuve MINHO, qui marque aujourd’hui, comme alors, la frontière nord du Portugal, recevait très souvent la visite du souverain portugais.

Pour traverser le fleuve celui-ci passait par ma ville natale, Monção. Le château de FORNELOS, dont il ne reste que la tour, haute de 19 mètres, se trouve à un peu plus de dix kilomètres, côté Galice.

Après GUIMARAES, la capitale du Portugal était alors COIMBRA.

Ces rencontres amoureuses demandaient donc un long déplacement. Quelques centaines de kilomètres !

On ne connaît pas la durée de cette passion. Deux enfants en furent le fruit.

Et la belle Maria AIRES, après avoir été délaissée, épousa D.Gil VASQUEZ de SOVEROSA,  noble portugais, dont elle eut une fille, qui elle même aussi, fit plus tard le bonheur du roi de LEON, Alfonso IX.

Le refroidissement de la passion du roi fut la conséquence d’un coup de foudre. D.Sancho I du Portugal avait croisé « la Femme », celle qui, telle une Ava GARDNER de nos jours, faisait fantasmer tous les hommes.

C’était donc, « la  RIBEIRINHA ». De son vrai nom, D. Maria PAES RIBEIRO, fille de D. Paio MONIZ de RIBEIRA et de D. Urraca NUNES de BRAGANCA.

De carnation très blanche, coiffée d’une flamboyante chevelure rousse, elle séduisait par sa beauté, et par une grâce et un charme incomparables.

Une chanson qui lui fut dédiée, resta dans la Littérature portugaise, comme la première écrite dans la langue médievale galaico-portugaise, ancêtre du portugais et du galego actuels : « a cantiga  da Ribeirinha ».

Avoir une grand-mère, qui par sa grâce et beauté, inspira à un poète, le premier texte  poétique  connu,   écrit en langue galaico-portugaise, quel bonheur ! De toutes les grandeurs qui accompagnent mon arbre généalogique, je donne la première place   à celle-ci.

De la longue liaison entre le roi et D. Maria PAES RIBEIRA sont nés 6 enfants.

D.Sancho était né en 1154 et est décédé en 1211.

D.Maria PAES était née vers 1170 et décéda en 1258.

De leurs six enfants, je retrouve une fille, Dona Teresa SANCHES, dans ma ligne paternelle. Mais avant d’énoncer cette ascendance, il faut raconter ce que la beauté célèbre de « la Ribeirinha » lui a causé comme désagréments.

Le roi D.Sancho I totalement épris de D. Maria PAES avait décidé d’innombrables dons, au long des années, en sa faveur et celle de leurs enfants. Les donations de villes, de droits de toute sorte se succédaient. Plusieurs villes, telles que PARADA, POUSADELA et VILA do CONDE leur furent offertes .

Après le décès du roi, à COIMBRA, elle décide de se retirer à VILA do CONDE, qui se trouve un peu au nord de PORTO.

Finies les cérémonies funèbres à COIMBRA, au début du deuil et plongée dans une grande tristesse, D. Maria PAES prend la route.

Accompagnée de plusieurs membres de son entourage, dont un de ses frères, Martim, habillée de blanc, couleur du deuil, D. Maria prend place dans le long cortège.

La mauvaise surprise arrive aux alentours de la petite ville de Avelãs do Caminho (Noisettes du chemin!!!).

Un guet-apens y avait été minutieusement préparé par D. Gomes LOURENCO VIEGAS, un courtisan, qui l’ayant vue au Palais Royal, à COIMBRA, en était tombé fou amoureux.

Aidé par ses gens d’armes, il attaque le cortège, vainc en combat singulier Martim et rapte la RIBEIRINHA.

A bride abattue, les arrières protégées par ses gens, il chevauche jusqu’au royaume de LEON, dans les ASTURIES. Une équipée de plusieurs centaines de kilomètres ! Heureusement pour le ravisseur, pas de télégraphe, ni de téléphone …

Arrivés à LEON, commencent les tractations entre la famille de RIBEIRINHA, le roi du PORTUGAL, D Afonso II, et le roi de LEON, Fernando I.

Gomes LOURENCO VIEGAS, convoqué au Palais Royal de LEON par le roi, avoue avoir violé D. Maria, qui n’était pas consentante, mais refuse d’être extradé, invoquant la certitude d’une vengeance exercée par  la famille PAES RIBEIRO.

Or, « souvent femme varie, bien fol est qui s’y  fie».

Ayant subi les derniers outrages, mais jouant de sa séduction, Maria feint d’aimer le ravisseur, lui promet le pardon royal et familial et même le mariage après le retour à COIMBRA. Il tombe dans le panneau.

Que nenni ! Arrivés à COIMBRA, elle implore justice auprès du roi AFONSO II et le prie de punir le coupable avec la plus extrême rigueur.

Il est jugé et exécuté.

Maria, dans sa petite quarantaine, toujours aussi séduisante, épouse D.Juan FERNANDEZ de LIMA, le Bon, noble galicien, dont elle a encore des enfants.

A un âge très avancé, elle s’est retirée dans le couvent de GRIJO, au Portugal, et repose pour l’Eternité dans le couvent de BOURO.

Ses deux filles, eues avec le roi D. Sancho I, Teresa ( 23ème grand-mère dans mon ascendance) et Constança SANCHES ont couvert de dons ces deux couvents.

  • D. Sancho I, 2ème roi du Portugal ( 1154-1211) et D. Maria PAES RIBEIRA, a RIBEIRINHA (c. 1170-1258)
  • D. Teresa SANCHES (c.1205 -1230)) et D. Alfonso TELLEZ, 2ème seigneur de MENESES et 1er seigneur de ALBUQUERQUE
  • D. João AFONSO TELO de MENESES, AlferesMor du roi Afonso III du Portugal, 2ème seigneur d’ALBUQUERQUE et D. Elvira GONZALEZ GIRON
  • D. Gonzalo ANES RAPOSO et D. Urraca FERNANDEZ de LIMA
  • D. Afonso MARTINS TELES RAPOSO, fondateur du Couvent de Odivelas, Alcaide de MARVAO et D. Berengària LOURENCO de VALADARES
  • D. Martim AFONSO TELO de MENESES (c. 1310) et D. Aldonça ANES de VASCONCELOS
  • D. Maria TELES de MENESES et 1° D. Alvaro DIAS de SOUSA – 2° D. João, Infante du PORTUGAL, Duc de Valência de Campos, en Espagne. Cette 18ème grand-mère, sœur de la reine du Portugal, D. Leonor TELES, fut poignardée par son second mari, fils d’Inês de CASTRO.  Je parle de ce drame dans ce blog : « Le fils d’Inês de CASTRO »
  • D. Lopo DIAS de SOUSA (1362), seigneur de ENXARRA dos CAVALEIROS, de MAFRA e ERICEIRA, 7ème Mestre da ORDEM de CRISTO, successeur de mon ancêtre D. Nuno FREIRE de ANDRADE, et prédécesseur de l’Infante D. Henri le Navigateur. On ne connait pas l’épouse de D. Lopo, N.
  • D. Inês DIAS de SOUSA (1390) et D. João de ABREU
  • Alvaro de ABREU (1410) et Guiomar AFONSO VILARINHO
  • Pedro de ABREU et Aldonça VAZ SOARES
  • Guiomar VILARINHO de ABREU et Gomes RODRIGUES de MAGALHAES
  • Pedro GOMES de ABREU et Catarina AFONSO
  • Gaspar GOMES de ABREU (1535)et Ana AFONSO
  • Isabel GOMES de ABREU (mariage à Melgaço, le 15-02-1609) et João RODRIGUES
  • Maria RODRIGUES GOMES de ABREU (née 10-01-1615) et Gregorio RODRIGUES
  • Maria GOMES de ABREU et Antonio GONCALVES
  • Ana Maria GOMES de ABREU (1690) et Gonçalo ALVARES de SOUSA
  • Antonio ALVARES de SOUSA (1709) et Caetana de CASTRO SOARES ( 1705)
  • Ana ALVES de SOUSA ( mariage le 24-11-1765 à Paderne, , Melgaço) et Lourenço Joseph FERNANDES
  • Rosa Quitéria  ALVES FERNANDES et Manoel Nicolas LORENZO de PUGA, (né le 06-12-1755 à Mourentan, ARBO, Galice)
  • Manoel José de JESUS PUGA (mariage le 14-02-1836) et D. Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manoel de JESUS PUGA ( né 26-05-1849 à Melgaço) et Ana Joaquina BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA (née 12-11-1879) et Joaquim José PEREIRA JUNIOR ( né 26-09-1874)
  • João Antonio PUGA PEREIRA ( 1902)  et Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES (1906), mes Parents
  • Natércia Estela  SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA et 1° Alfredo de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA  et  2° Pierre LAFORIE