Qui a fait prisonnier François Ier à Pavie ?

C’est peut-être un de mes cousins de Galice. Si j’exprime un doute, ce doute ne concerne que ma parenté avec lui, D. Alonso PITA da VEYGA.

Car son fait d’armes a eu lieu, il est historique et ne pose pas de problèmes. Les documents probants existent, ceux signés du roi de France lui-même, et ceux signés de l’Empereur Carlos V quelques années plus tard, en 1529.

Ma parenté viendrait du fait que j’ai une grand-mère venant de la famille PITA (ou PITTA) da ORTIGUEIRA. Et entre les PITA da ORTIGUEIRA, enracinés dans le nord de la Galice, à quelques lieues de Compostelle, et les PITA da VEYGA, originaires de la même zone de la Galice, qui va vers le nord de Saint-Jacques de COMPOSTELLE, vers la côte, vers la COROGNE, le FERROL… le cousinage me paraît certain. D. Alonso PITA da VEYGA est né au FERROL, nord de la Galice.

Les PITTA qui ont fait souche au Portugal, les deux frères Gonçalo et Joao PITTA da ORTIGUEIRA, étaient des jeunes « hijos d’algo » qui en route avec leurs gens pour marquer des propriétés leur appartenant, firent une mauvaise rencontre avec les gens du comte de LEMOS, qui revendiquait les mêmes propriétés. Il y eut un mort du côté des gens du Comte et les deux frères savaient que la vengeance serait terrible.

Sans tarder ils fuient vers le nord du Portugal, où D. Paio RODRIGUES de ARAUJO, gouverneur de la forteresse de CASTRO LABOREIRO leur fait très bon accueil. Il les trouve « très distingués et de très agréables personnes » (N.F.P.) Il leur conseille d’aller à la rencontre du roi du Portugal, qui guerroyait pas très loin de là. Après mûre réflexion, ils décident d’aller plutôt se mettre au service du prince héritier, futur D. Joao II. Celui-ci les reçoit aussi très favorablement.

Fini leur pazo (manoir) de Santa Marta da Ortigueira, en Galice, désormais ils sont au service du futur roi du Portugal et on les trouve souvent cités lors de rencontres et batailles galaico ou castillano-portugaises. Ma liaison avec cette famille se fait quand une dame de la famille PITTA, Dona Felipa BRANDAO COELHO vient de CAMINHA en 1623, pour épouser, à MESSEGAES, Monção, un Cristovão de SA de PASSOS Ils ont vécu et sont décédés dans leur manoir, Quinta de Sto ANTAO, à MESSEGAES, Monçao.

Gonçalo PITTA da ORTIGUEIRA marié à N.
João PITTA da ORTIGUEIRA marié à Ignez VAZ
Francisco PITTA marié à Justa PIRES FROES
Inês PITTA d’ EÇA mariée à Gaspar da ROCHA BRANDÃO
Felipa BRANDÃO COELHO mariée à Cristovão de SÁ de PASSOS
Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée (1698) à Estevão PEREIRA da LOMBA, Juiz Dezembargador (Président de Cour d’Appel)
Caetano de SA PEREIRA BARBOSA, notaire, marié 1° Paula RODRIGUES de CALDAS,2°Luisa Teresa SA SOUSA
Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA n. 26/02/1774, issue du second mariage de Caetano, mariée à Manuel José LOURENçO PEREIRA, capitaine d’Ordonnances n. 26/09/1749
Serafina Teresa LOURENCO PEREIRA n. 30/08/1801 mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA, né en Galice
José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA (décédé 1915) marié à Maria Rosa ALVES
Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA, n. 03/07/1876 mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES, chef des Finances à Melgaço et Monção
Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES, n. 06/08/1906 mariée à João Antonio PUGA PEREIRA, n. 07/10/1902, mes Parents

On voit que ma Felipa est l’arrière-petite-fille de Gonçalo PITA da Ortigueira et de Ignez VAZ.

Mais la bataillle de PAVIE ?

La bataille de PAVIE où le roi de FRANCE fut fait prisonnier, étant tombé de son cheval et se trouvant en très mauvaise posture, entouré de chevaliers espagnols : un basque, D. Juan de URBIETA ; un galicien,D. Alonso PITA da VEYGA et un grenadin D. Diego DAVILA, se passait un siècle avant.

Don Alonso appartenait aux « tercios » de Galice, commandés par les ANDRADE.

Se fiant à la présentation et prestance du chevallier tombé, D. Alonso en déduisit qu’il devait être quelqu’un de position importante. Tout en le ménageant, il lui prend un foulard et un crucifix. François Ier apprécie la manière parfaitement chevaleresque dont se déroule la capture. Il a la vie sauve. Il en fait état très peu de temps après dans un document qui se trouve à SIMANCAS, dans les Archives Royales. Une rente à vie pour D. Alonso est notée, ainsi que son maintien pour ses héritiers. Le premier document est de la main du roi de France, François Ier, le second, daté de 1529, est de la main de l’Empereur Charles Quint. L’Histoire nous dit que François Ier est resté prisonnier en Espagne pendant un an et qu’après négociations ce sont ses deux fils qui le remplacèrent pour qu’il revienne en France.

Si j’avais une grand-mère PITA da VEYGA, au lieu de PITA da ORTIGUEIRA, peut-être toucherais-je encore une rente royale …

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