Mes dames du temps jadis

Qui pourra m’aider à retrouver ces dames ? AVA, DOUCE, GALLA, ZAHIRA , BERNALDINA ?

Etaient-elles, brunes, blondes, gentilles, méchantes ?

La Méditerranée du Nord au Sud, de l’Est en Ouest est presque toujours là.

Galla PLACIDIA vient de Constantinople, fille de l’Empereur THEODOSE I, dit Le Grand. Après le décès de ses parents, en 395, Galla est confiée à sa tante Serena, à ROME. Elle y est présente lors du sac de la Ville par le chef wisigoth ALARIC, en 410. Elle est attribuée, comme otage, et mariée au frère d’Alaric, ATHAULF.

ATHAULF devient le chef des wisigoths, après le décès de son frère ALARIC.

Mais il y a un invité surprise à ce mariage… l’amour, Ils se sont aimés et un deuxième mariage, célébré sous le rite chrétien, aurait même eu lieu, à Narbonne. Car, THEODOSE, Empereur d’Orient était chrétien, et sa fille aussi. Aurait-elle converti ATHAULF ? Le couple sillonne l’Europe et finit par s’installer à Barcelone. C’est là qu’ils perdent un premier enfant mâle et c’est là que SINGERIC assassine ATHAULF, pour prendre sa place.

Il traite de façon inique la veuve d’ATHAULF, l’obligeant parfois à des marches à pied de dizaines de kilomètres, devant son cheval.

WALIA, un guerrier wisigoth, ambitieux, tue SINGERIC et négocie avec ROME et CONSTANTINOPLE le rachat de Galla. Les deux frères de Galla sont tous deux Empereurs, l’un d’Occident et l’autre d’Orient. Elle est rachetée par HONORIUS, empereur d’Occident, contre 600.000 mesures de céréales. Malgré sa vie religieuse très stricte, sa vie aventureuse se poursuit, avec encore un mariage avec un général romain, dont elle a deux enfants. Un des enfants sera l’empereur VALENTINIEN.

Elle réside surtout à RAVENNE, sur l’Adriatique. C’est là que l’on peut visiter ce qu’on appelle son tombeau, une pure merveille en mosaïques. En fait, ce qu’on appelle « le tombeau de Galla PLACIDIA » ne contiendrait en réalité qu’un tout petit coffret avec la dépouille du bébé, fils d’ATHAULF, décédé à BARCELONNE.

Le tombeau de Galla PLACIDIA est dans la crypte Impériale, à ROME.

tombeau

AVA de RIBAGORCE, fille d’un magnat pyrénéen, Raymond de RIBAGORCE et de son épouse Gersende de FEZENSAC épousa le comte Sancho GARCIA I de CASTILLA, dit le « comte aux blanches mains ». Leurs filles seront reines de plusieurs de ces royaumes chrétiens qui ont leur origine pendant la Reconquista réussie sur les royaumes et taïfas musulmans vaincus.

L’Histoire est plutôt muette sur la vie d’Ava de RIBARGORCE.

Celle qui m’est la plus proche dans le Temps est Bernaldina ANICIA, ma 14ème grand-mère romaine.

On sait qu’elle a vécu au Vatican avec D. Vasco MARINHO de CASTRO, et leurs enfants.

La légitimation de ceux-ci par le roi du Portugal D. Manuel I est datée du 7/06/1511 (Livre des Registres de Légitimation, Fls 93, rol 1030).

Le Pape Léon X, quand il n’était encore que le cardinal Jean de MEDICIS, fils de Laurent le Magnifique, maître de FLORENCE avait assuré la formation du galaico-portugais D. Vasco dès sa plus tendre enfance. Vers 1515 il lui permit le retour, avec moult richesses et honneurs, vers sa terre natale, la ville de Monção, située sur le fleuve frontière qui assurait alors comme de nos jours la séparation de la Galice (Espagne) et le Minho (Portugal). Il rentrait avec le rang d’archevêque, des diaconats multiples, tant en Galice qu’au Portugal, la possession de villes, … Les bulles confirmant une telle opulence de dons firent l’étonnement des autorités ecclésiastiques de Saint Jacques de Compostelle et de Braga.

Bernaldina, la compagne de vie de D. Vasco MARINHO de CASTRO appartenait à la gens ANICIA, une famille qui comptait des Saints, des Empereurs, des Philosophes, d’innombrables hommes politiques dont le premier serait Lucius ANICIUS GALLUS, consul à Rome en 160 A.C. Boece, grand mathématicien et philosophe, auteur d’un traité de Musicologie qui fit autorité pendant plus de 1000 ans, appartenait à la gens ANICIA. Comme Saint Benoit et plusieurs Papes. Je descends de ce   couple Bernaldina ANICIA et D. Vasco MARINHO de CASTRO, par la fille aînée,  Joana, épouse du noble galicien D. Lanzarote FALCAO De ce couple Joana et Lançarote viennent tous les MARINHO FALCAO. Cette famille fut pendant des siècles la plus puissante du nord du Portugal et de la Galice.

Mais les preuves documentées de la présence de Bernaldina ANICIA lors de cette installation de la famille, vers 1515, dans cette région galaico-portugaise, ne furent jamais trouvées. Le roi D. Manuel Ier légitima tous les enfants, confirma et augmenta toutes les « mercês » (dons) accordées par le Pape Leon X à D. Vasco MARINHO de CASTRO.

Bernaldina et D. Vasco sont mes 14èmes grands-parents. D. Vasco est décédé en 1522. Son tombeau se trouve dans l’église Matriz de Monção. Ce tombeau est un bijou des débuts du gothique au Portugal, y acclimaté sous le style manuelin, et dont le mosteiro dos Jeronimos à Lisbonne est la plus parfaite illustration.

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Le tombeau de D. Vasco dans l’église de Monção

DOUCE, Douce du GEVAUDAN ; en épousant le comte de BARCELONNE, et en lui confiant la gestion de son patrimoine en deçà des Pyrénées, c’est-à-dire, la Provence, le Gévaudan, le Rouergue, le Carladais, Douce fit de son mari, Ramon BERENGER III, le seigneur de presque la totalité de la côte nord de la Méditerranée. Cet état de choses a fortement déplu au Comte de TOULOUSE et créa un « climat » peu bienveillant entre les deux comtés. J’ai ce couple Douce et Ramon, 29èmes grands-parents, parmi mes ancêtres, par leur fille, Bérengère, qui épousa le roi de CASTILLE, Alphonse VII, el Imperador. L’introduction de la Poésie et de l’Occitan Ancien à la Cour de BARCELONNE furent, selon la tradition, l’oeuvre de Douce du GEVAUDAN.

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Douce de GEVAUDAN

De ZAHIRA ou ZAYRA Ibn ZAID on a peu d’informations. On sait qu’elle était une princesse OMEYYADE, du califat de CORDOBA, dans le sud d’Espagne, fille de Zaidan IBN ZAID. On sait qu’elle épousa Lovesendo RAMIREZ, fils du roi chrétien de LEON, Ramiro II. C’était une période de recherche de paix entre les royaumes chrétiens du nord de la péninsule et les royaumes ou les taifas musulmans du sud. Les mariages, accompagnés des conversions respectives, n’étaient pas rares. Le roi de LEON, Ramiro II, avait lui-même, en troisièmes noces, épousé une princesse musulmane. Du mariage de Zahira avec Lovesendo est descendue une des cinq familles les plus puissantes de l’époque, les ricos -homens de RIBADOURO.

Un membre de cette famille, D. Egas MONIZ de RIBADOURO, descendant de ZAYRA, fut le tuteur, le précepteur du premier roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES.

Egas MONIZ resta dans l’histoire du Portugal comme l’archétype du respect de la parole donnée.

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