Un ancêtre, Consul à ROME, vers l’an 160 A.C. ?

Toute la gens ANICIA pourrait se référer à lui, Lucius ANICIUS GALLUS .

Au même titre qu’on pourrait se référer à Lucy ou à Adam et Eve ?

Non, car de lui nous avons les documents qui attestent qu’il était Consul à Rome dans les années 160 avant l’ère chrétienne, qu’il a conduit et gagné une guerre contre le roi d’Ilirie et que beaucoup d’autres preuves le concernant existent encore.

Peut-être le premier à avoir tiré gloire d’un tel ancêtre aura été l’Empereur Charles Quint, qui appartenait à la gens ANICIA, comme ma 14ème grand-mère, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome et compagne de vie de D. Vasco MARINHO de CASTRO, protonotaire apostolique du Pape LEON X., Jean de MEDICIS, fils de Laurent le Magnifique de FLORENCE.

Cette famille ou gens ANICIA a brillé à ROME, pendant la République, comme pendant l’Empire.

Le tout premier membre bien identifié de cette famille, probablement plébéienne de Praeneste ( la ville actuelle de Palestrina) serait Quintus ANICIUS PRAENESTINUS , qui fut nommé edile curule (magistrat) en 304 A.C., mais le premier à occuper des fonctions de prestige, à Rome, fut le Consul Lucius ANICIUS GALLUS

La liste des membres célèbres de la gens ANICIA comprend, au long des siècles, des philosophes, des mathématiciens, des hommes politiques et d’Eglise, de tous grades jusqu’à Empereurs et Papes.

La famille, richissime, possédait des latifundia sur la péninsule italienne et dans tout l’Empire, y compris en Ibérie et dans le nord d’Afrique… Une des collines de Rome, le CELIO, leur appartenait en totalité. Leur résidence romaine s’ y trouvait.

Lors du sac de Rome par les wisigoths d’Alaric  BALTHES du 24 au 27 août 410, ce serait l’intervention d’une dame de la famille ANICIA, Faltonia ANICIA PROBA, veuve du Consul Sextius ANICIUS PETRONIUS PROBUS, qui aurait sauvé l’église Saint Pierre de la destruction. Par ses pourparlers avec ALARIC, chef des envahisseurs barbares et par les « dons » qu’elle lui aurait consentis, le chef wisigoth se serait détourné du projet de destruction totale de l’actuel Vatican.

A noter que le mausolée de son mari se trouve juste contre le tombeau de Saint Pierre à Rome.

C’est cette même dame Faltonia, qui amène avec elle à Carthage, sur un bateau, pour les mettre hors de portée des barbares, une cohorte de jeunes vierges et veuves romaines ainsi que sa bru et sa propre petite-fille, Demaetrias, destinataire d’exhortations morales et de vie venant entre autres, de Saint Augustin et du Pape.

Ils lui conseillaient de rester vierge, ce qu’elle fit.

Lors du décès de Sextius PROBUS, en 371, ses deux fils mineurs furent nommés consuls, en hommage à leur père. Ceci ne s’était jamais vu à Rome. Mais par sa puissance politique, patrimoniale et financière la famille « tenait »  le Sénat.

Beaucoup de travaux de recherche existent pour étudier l’évolution de cette famille d’origine probablement modeste, devenue au fil des siècles et sous des régimes politiques divers une des familles patriciennes les plus puissantes de Rome.

Faltonia PROBA aurait été le premier membre des ANICII à embrasser la religion nouvelle, le christianisme. La nobilitas de Rome mit des siècles pour abandonner la foi polythéiste traditionnelle, où perdurait, très enraciné, le culte des ancêtres. Saint Grégoire le Grand, Docteur de l’Eglise, appartenait à la gens ANICIA.

Saint Grégoire, le grand Pape, ayant hérité d’une fortune incommensurable au décès de son père, transforma la demeure familiale des ANICIA, sur le Celio, en un monastère, où il partagea lui-même la vie monastique, peut-être sous le règlement de Saint Benoît, qui appartenait lui aussi à la famille ANICIA.

Il est tout à fait remarquable le fait que je possède, exactement aux mêmes dates une autre ancêtre à Rome. Il s’agit de Galla Placidia, fille de l’Empereur d’Orient Teodose I le Grand, née à Constantinople, mais résidant à Rome, sous la protection de sa tante Serena, lors du sac des wisigoths en 410. Ce sac aurait été la punition infligée par le chef des wisigoths, Alaric,  au frère de Gallla Placidia, l’Empereur HONORIUS, qui se refusait à payer une somme promise et donc due.

Elle a  été obligée de  partir avec eux, comme otage, et dû aussi épouser le frère d’ Alaric, ATHAULF. Mais l’amour serait venu pendant leur mariage. Un mariage qui a vu ATHAULF devenir roi des wisigoths après la mort d’ Alaric,et qui a vu aussi l’assassinat du même ATHAULF cinq ans après.

Je viens de trouver la preuve des relations existantes entre les ANICIA et la famille de Galla PLACIDIA

La présence des deux familles à Rome aux mêmes dates m’interrogeait.

Honorius, Empereur d’Occident, et frère de Galla, s’est vu offrir par le consul de 406, ANICIUS PETRONIUS PROBUS, un diptyque en ivoire, avec déjà l’invocation de la protection du Christ.

Les descendants de Galla PLACIDIA et d’ ATHAULF BALTHES, les wisigoths installés dans la péninsule ibérique, se convertirent très tôt au christianisme. Ils furent comtes et rois pendant des siècles et durent mener de rudes batailles contre les musulmans. J’ai dans mon arbre généalogique les descendants de Galla Placidia et Athaulf, installés en Galice, Léon et Castlla,

J’ai aussi trouvé ma grand-mère au 14ème degré, Bernaldina ANICIA, née vers 1460 à Rome. Je ne connais pas ses ancêtres, mais par son nom on sait qu’elle appartenait à la « gens ANICIA ».

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