FAISEURS de ROIS ?

Je viens de m’apercevoir que parmi mes ancêtres, soit les portucalenses, soit les galiciens (galegos),je compte plusieurs qui furent les «  aios » (precepteurs-tuteurs) de jeunes princes, appelés à devenir rois.

C’est le cas du premier roi du PORTUGAL, Afonso HENRIQUES, élevé jusqu’à sa quatorzième année au sein de la famille de RIBADOURO, par D. Egas MONIZ de RIBADOURO. La mère du prince Afonso HENRIQUES, Teresa de LEON et le père, le comte bourguignon Henri, comte du PORTUCALE, l’avaient confié entièrement aux RIBADOURO.

Ce fut le cas du jeune Alfonso RAIMUNDEZ, fils de la reine Urraca de CASTILLE et du comte de GALICE, Raymond de BOURGOGNE. Dès le plus jeune âge, le petit Alfonso, devenu plus tard le roi Alfonso VII, el Imperador, partagea la vie familiale du Comte de TRASTAMARA, Pedro FROILAZ de TRAVA, son tuteur, dans le château des TRAVA, près de la Coruña. Il grandit parmi les seize enfants du comte, de TRASTAMARA qui s’intitulait « Princeps Galleciae ».

Ce fut aussi le cas du petit Alfonso SANCHEZ, devenu le grand roi de CASTILLA, Alfonso VIII, » el Noble, » ou « el de NAVAS ».

Orphelin de mère à sa naissance et de père, le roi Sancho, à 3 ans, sa garde et éducation furent confiés à la famille LARA, au bout de multiples querelles et de petites guerres. Le premier tuteur fut le comte MANRIQUE PEREZ de LARA. Le second, jusqu’à la majorité d’Alfonso, fut le frère de Manrique ce fut le comte Nuno PEREZ de LARA. La régence du royaume de CASTILLE, allait de pair avec le tutorat du pupille.

Cet usage me questionne. Pourquoi éloigner dès les toutes premières années de vie ces petits princes en les confiant à des familles en province ? Nul doute que les familles accueillantes offraient toutes garanties de valeur morale, de traditions compatibles avec le rang de l’enfant. Mais un éloignement de tant de kms de la cour royale, à   LEON ou à TOLEDO ?…

Force est de constater que l’éducation reçue par les deux cousins, Afonso HENRIQUES et Alfonso RAIMUNDEZ, les a éloignés affectivement des mères respectives. Teresa de LEON  et Urrraca de CASTILLA. Devenues veuves, les deux sœurs, vivant en concubinage pour l’une ou remariée pour l’autre reçurent les pires signes de désamour de la part de leurs fils. De ce désamour,  des guerres en furent la conséquence et l’illustration.

Quant à Alfonso SANCHEZ, futur Alfonso VIII, orphelin de père et mère, élevé chez les LARA, il fut un adulte heureux et apparemment équilibré.

J’ai dans mon arbre, tant du côté paternel, que du côté maternel tous ces aios et tuteurs.

J’ai D. Egas MONIZ de RIBADOURO, qui est mon 27ème grand-père, j’ai D. Pedro FROILAZ de TRAVA qui est mon 30ème grand-père et j’ai aussi D.Nuno PEREZ de LARA, qui est mon 28ème grand-père.

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