A partir du prénom Soeiro, d’origine germanique, les familles SOARES au Portugal ou SUAREZ en Espagne trouveraient leur origine chez les wisigoths.
Ma branche, portugaise, est celle des SOARES (de) TANGIL.
Tangil est une paroisse de Monção, ma ville natale.
Deux autres branches seraient celle des « SOARES de ALBERGARIA » et celle des « SUAREZ de TOLEDO ».
Dans des temps très reculés, au débuts de la christianisation, un roi wisigoth, Soeiro, aurait eu son palais (Paço) à Tangil.
Lors du règne de Alfonso VI, en Castille, les batailles contre les royaumes musulmans du sud de la Péninsule devinrent permanentes, engageant toute la chrètienneté, celle de la péninsule ibérique, comme celle du reste de l’Europe. Ce fut la croisade d’Occident, prélude à la Reconquista.
Pendant plusieurs siècles, les royaumes wisigoths, puis chrétiens, du nord, à partir des Asturies ou de OVIEDO, se défendaient, ou selon les circonstances, attaquaient, soit les Omeyiades, soit les Almoravides. ou les Almohades.
J’ai dans mon arbre, né en 1375, Heitor SOARES TANGIL, qui épousa Mécia PEREIRA.
Ce grand-père Heitor fut seigneur de VALADARES (Portugal) et de LINHARES (Galice). Ces deux Coutos, ou seigneuries lui venaient de son père, et de sa mère.
Le fils d’Heitor et de Mécia, né vers 1420, fut Diogo SOARES TANGIL, seigneur du Couto de LINARES en Galice, marié à Inês de BRITO (Nobiliario de Familias Portuguesas, vol.IX, page 445, Soares Tangis).
Cette grand-mère Inês de BRITO était née vers 1450 à BEJA, ville du sud du Portugal. Ses parents étaient Francisco SOARES de BRITO, abbé de Valença et Beatriz da SILVA nonne. Tous les deux appartenaient à de grandes familles portugaises.
( Nobiliàrio de Familias Portuguesas, NFP, vol. IX, pages 412 (SILVAS))
Beatriz da SILVA était la fille de João GOMES da SILVA, « claveiro » de l’Ordem de Cristo. Le titulaire de cette fonction ou dignité occupait le troisième rang dans la hiérarchie de l’Ordre.
Depuis l’Age des Métaux, cette pointe occidentale extrême de la Péninsule Ibérique, très riche en argent, or et étain, avait attiré beaucoup de populations.
Le climat y était relativement clément et un réseau hydrographique très riche permettait des cultures abondantes de céréales.
Le pèlerinage vers St Jacques de Compostelle, initié vers l’an MIL, eut comme conséquence une affluence venant de toute l’Europe.
Bracara Augusta, actuelle BRAGA, devint le premier foyer chrétien de la région d’Entre DOURO e MINHO, grosso modo au nord de PORTO.
BRAGA investit des légions d’évêques et de prêtres pour diffuser l’Evangile.
Un danger permanent, la piraterie, demeura pendant des siècles, sur les terres côtières, Les pirates barbaresques et les vikings, lors d’incursions sauvages obligeaient les populations à se réfugier dans les « castros ». Ceux-ci étaient des constructions peu importantes, sur des hauteurs, semblables à des « mottes féodales » en France,, mais possédant malgré tout des murs bâtis en pierre.
La romanisation avait créé les premières routes pour favoriser le transport des produits miniers. Ces routes furent aussi celles qui devinrent le « caminho francês », amenant les pèlerins vers Compostelle. Les premiers pèlerinages vers Saint Jacques de Compostelle commencés très tôt les empruntaient.
Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle se vit accorder par le Pape les mêmes indulgences que le pèlerinage à ROME ou à Jerusalém. Ce dernier, était devenu extrêmement dangereux et tombait en désuétude.
Le premier siège comtal du PORTUCALE fut GUIMARAES, pas très distant de BRAGA, mais témoignant dès l’origine, de la nécessaire distance entre l’ordre sacré et l’ordre laïc.
Le pouvoir laïc, aux mains du Comte de PORTUCALE, se trouvait à GUIMARAES et le pouvoir religieux se trouvait à BRAGA.
C’est à GUIMARAES qu’est venu s’installer le couple comtal, formé par Henri de BOURGOGNE et sa jeune épouse Teresa de LEON, fille du roi de CASTILLE, Alfonso VI.
Le croisé bourguignon, se voyant attribuer le Comté de PORTUCALE et la main de l’Infanta Teresa de LEON, voyait ainsi récompensée sa contribution guerrière contre les Maures venus du sud.
Leur fils, Afonso HENRIQUES, fut le premier roi du Portugal.
Ci dessous ma ligne descendant de D. Diogo SOARES TANGIL , seigneur du Couto de LINARES, par sa petite fille Isabel SOARES, née vers 1500:
- Afonso LOURENCO de VALADARES et Teresa GIL SOARES TANGIL, senhora du Paço de TANGIL
- Heitor SOARES TANGIL c. 1375 et Mécia PEREIRA
- Diogo SOARES TANGIL et Inês de BRITO
- Isabel SOARES et Francisco PALHARES COELHO. NFP, vol IV, page 255 ( CASTROS)
- Maria SOARES vers 1500, et Rui LOPES de PUGA, NFP vol IX, page 456 ( SOARES TANGIS)
- Inês PUGA SOARES Y BRITO et Antonio LOPES de PUGA y J(X)UNQUEIRAS, capitaine et seigneur du Pazo de MONTERREAL à Santiago de TORTOREOS, Galice
- Diego SUAREZ de PUGA et N.
- Antonio LOPEZ de PUGA et N.
- Diego SUAREZ de PUGA et Josepha BENAVIDES
- Antonio SUAREZ de PUGA, chirurgien, et Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA, mariés en 1696, seigneurs de la casa-torre da Moreira à ARBO, Galice
- Diego de PUGA y SAAVEDRA, prêtre, et Angela FERNANDEZ
- Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA, née en 1726, et Domingo Antonio LORENZO
- Manuel Nicolas LORENZO de PUGA, né en 1755 et Rosa Quitéria ALVES FERNANDES, portugaise, née à Melgaço.
- Manuel José de JESUS PUGA, décédé en 1848 et Maria da Natividade RODRIGUES
- Manuel JESUS de PUGA, né en 1849, à Melgaço et 1° Ana Joaquina BALEIXO et 2° Dalinda ROMA de LEMOS
- Laura da Conceição PUGA, née en 1879 et Joaquim José PEREIRA JUNIOR, pharmacien
- João Antonio PUGA PEREIRA et Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES, mes Parents
