Une maison-tour, qu’est ce qu’une maison-tour ? Comment en parler ?
Elle existe toujours, belle et majestueuse telle une forteresse, sur un piton granitique. Elle s’appelle « a MOREIRA », et a abrité des générations et des générations de mes ancêtres galiciens, les VASQUEZ de PUGA et les SUAREZ de PUGA. Elle se trouve à S. Miguel de Cequeliños, ARBO, PONTEVEDRA.
Au long des siècles et surtout au début du XIX ème, après les invasions françaises, elle a été transformée, plutôt défigurée et remise au goût du jour.
A l’heure actuelle c’est son environnement agricole qui frappe, tout est vigne, tout est négoce d’albariño (alvarinho), le vin blanc pétillant qu’on ne trouve que dans cette zone frontière du nord du Portugal et de la Galice. Les coteaux qui l’entourent ne portent que la vigne, sur plus de 25 hectares. Et un mur épouvantable, simulant des créneaux de château, a été ajouté il n’y a pas longtemps, manifestement. Destiné sans doute à bien séparer la partie habitation de la partie agricole.
La « Domus fortis », la maison-tour, elle, garde fièrement sa vraie tour crénelée d’origine, ses échauguettes, ses blasons, sa chapelle et son pigeonnier, et domine aristocratiquement la petite vallée qui descend vers le fleuve, vers le Minho. Heureusement des pins-parasols et un chêne-liège vieux de plusieurs siècles restent là, bien plantés, des sentinelles fidèles au poste.
Leurs racines enveloppent, comme pour la protéger et la caresser, la masse rocheuse qui affleure de-ci, de-là. Ah ! Elle est belle MOREIRA. Un célèbre héraldiste galicien, Plàcido MENDEZ CRUCES, dans une étude consacrée aux maisons nobles du comté de CRECENTE, comté dont ARBO faisait partie, écrivit à son propos : « de l’ensemble des maisons nobles ici étudiées, le Pazo da MOREIRA occupe le premier rang ». Elle est belle, oui, mais son histoire est lourde, très lourde de drames. Drames liés à l’Histoire et drames familiaux.
Sa construction que l’on ne peut pas dater, visait à en faire un poste de vigie et de défense contre les voisins…portugais. D’où son caractère de manoir fortifié, de domus fortis.
En 1809, cette situation dominante a attiré sur elle l’intérêt des troupes françaises. Lors des combats livrés dans le sud de la Galice et le nord du Portugal, pour reprendre des forces, les soudards du maréchal SOULT en avaient pris possession lors d’une halte. De S. Miguel de Cequeliños, de MOREIRA, ils surveillaient la frontière nord du Portugal. Ils y ont pris une méchante râclée, de la part des portugais et des anglais de Wellington. En quittant ce séjour qui, étant donné la qualité de l’albariño, a dû les combler, ils ont détruit, brûlé, saccagé, et fait partir en fumée toutes les archives, toute la mémoire des VASQUEZ de PUGA et des SUAREZ de PUGA. Ceci pourrait presque passer pour un simple fait de guerre, tant, par ailleurs, ils se sont rendus coupables d’exactions impardonnables venant de ces « messagers de Liberté » !
Le hameau de Cequeliños, celui de ma 5ème grand-mère Angela Maria, où se trouve le pazo de MOREIRA, et le hameau de Mourentan, celui de mon 5ème grand-père, son mari, Domingo Antònio LORENZO, distants de très peu de kms s’étaient rendus coupables de quelques escarmouches contre l’occupant français. Au moment du départ, celui-ci présenta la note…très très salée. On mit le feu aux deux hameaux ! Voici un récit d’ESTRADA CATOYRA , se rapportant au passage du petit pont roman de Mourentan : « el combate de Mourentan fué el primero, màs sério y formal que nuestros valientes paisanos sostuvieron contra los franceses, logrando hacerles numerosas bajas y los dragones despuès de tres dias de inutiles esfuerzos, tuvieron que echar pié à tierra, tomaron el puente à la baioneta, y, segun su costumbre haciendo la guerra, como dice un escritor aleman, a la turca, pegaron fuego a los dos pueblos que tanto les habia costado conquistar… »
On aurait compté plus de 400 victimes « gallegas », à la fin de ces exactions.
Il faut dire que cette deuxième invasion française provoqua dans le nord du Portugal et en GALICE, province de Pontevedra, des dégâts incommensurables. Le désastre de la « ponte das barcas », la traversée du DOURO à Porto, par des populations en panique à l’approche des Français, est resté dans toutes les mémoires. Cela s’est passé le 29-03-1809. Il y eut environ 4000 morts !
Quant aux archives familiales, par tradition, elles étaient tenues par les prêtres qui officiaient dans les chapelles des manoirs. Naissances, baptêmes, mariages, décès, tout était consigné de leur main. A MOREIRA, après le départ des soldats de Soult, commandés par le major MARTINY, il ne restait que des cendres.
La plus ancienne date certaine sur un document est celle du mariage des parents de mon 6ème grand-père, D. Diego de PUGA y SAAVEDRA. Ses parents, D. Antònio SUAREZ de PUGA et D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA se sont mariés dans la chapelle du Pazo de « a MOREIRA » le 06-04-1696. Diego et Maria Rosa furent leurs seuls enfants, Maria Rosa étant née en 1699.
Avant cette date, grâce à un dossier de 105 documents constitué par un des arrière-petits-enfants de Maria Rosa, qui postulait au prestigieux Ordre Royal de CARLOS III, on a quelques dates et documents. C’est le site « PARES » du Ministère de la Culture Espagnol, qui a mis ce dossier en ligne. Et ce dossier, avec des réserves dues à sa date tardive, 1820, apporte néanmoins de très importants renseignements.
Il contient le procès de « hidalguia » (noblesse) reconnue en 1818, qui eut lieu à la Real Chancilleria de VALLADOLID, des contrats de mariage, des testaments, des successions, des donations, en somme tout ce qui avait pu être retrouvé dans les études des notaires. Les preuves de la détestable « limpieza de sangre » y sont aussi. La bouffée de vanité de l’impétrant D. Pedro VASQUEZ de PUGA y ARAUJO SARMIENTO PEREZ y PUGA, sûrement un as en équitation, puisqu’il était « maestrante de RONDA », a eu d’heureuses retombées. Il obtint satisfaction et la nomination dans l’Ordre Royal de Carlos III, par décret du 28-08-1824.
Et ce fut grâce à ce dossier de D. Pedro, « Maestrante de RONDA », que nous avons pu retrouver l’identité des parents de D. Antònio SUAREZ de PUGA et son testament. Le père est D. Diego SUAREZ de PUGA, la mère D. Josefa BENAVIDES, mes 8èmes grands-parents. Avant eux, rien de documenté, juste des suppositions.
Reste le manoir, preuve matérielle du lien entre les VASQUEZ de PUGA de 1400 et 1500 et les SUAREZ de PUGA de 1700. La casa-torre de MOREIRA, à S. Miguel de Cequeliños, figure parmi les éléments constitutifs du majorat, que D. Pedro VASQUEZ de PUGA , el Viejo,créa en 1454 avec son épouse Dona Guiomar LORENZO de TEMES. Ils étaient les seigneurs de LOUREDO (Boletin Provincial de los Monumentos Historicos y Artisticos, tomo 1, pag. 304). Or, un majorat, par définition, est un ensemble de biens inaliénables, qui se transmet de génération en génération, dans une famille, en priorité aux aînés, de sexe masculin. Leurs tombeaux Renaissance sont à admirer en l’Eglise Santo Domingo de RIBADAVIA, dont ils avaient fondé le premier Hôpital.
Le testament dicté, en 1414, par ce même D. Pedro VASQUEZ de PUGA, est remarquable., et témoigne du « ton » qui prévalait souvent entre cette noblesse provinciale et son personnel agricole.
Je cite :
-que l’on repartisse avec générosité le pain avec ceux qui travaillent ses terres ou qui sont nécessiteux
– Le jour de sa mort 300 messes doivent être dites,
suit : » Ytem mandamos o noso mordomo de ASTARIZ, po la boa conta que sempre a tido con nosa fasenda é bos servicios que sempre nos a feito, un vestido de pano preto con chapes e un capote, e que le dian duas vacas para cuando casar a sua filla Margarida, e que lle non pida conta dos que foy noso mordomo, porque desde ahora lle damos carta de pago de todo ello »
« Ytem nous voulons que notre régisseur de ASTARIZ, pour la bonne façon dont il a toujours pris soin de nos biens, reçoive une tenue en tissu noir, avec cape et capotte et qu’on lui donne deux vaches pour le jour où il mariera sa fille Margarida, et que personne ne lui demande des comptes de sa régence, puisque dès maintenant nous l’acquittons de tout »
Les seigneurs de la casa-torre de MOREIRA possédaient un droit de « tarima » réservée en l’église paroissiale, et ce droit qui devait revêtir une grande importance a été contesté à plusieurs reprises au long des années par les uns ou les autres. Il fut toujours reconnu et maintenu en faveur des VASQUEZ de PUGA.
D. Pedro VASQUEZ de PUGA, el Mozo, et son épouse Dona Sancha BELLA MOSQUERA renouvellent ce majorat en 1504. Disposant de 500 hommes en armes, seigneur de PRADO et LOUREDO, regidor de RIBADAVIA et Alcaide de ROUCOS. Il appartenait à la branche n° 2 des VASQUEZ de PUGA, la branche dite « de ROUCOS ». Il est cité, souvent, comme très lié au Saint-Office de la ville de RIBADAVIA et comme un « regidor » très puissant. Cette ville avait un statut tout à fait particulier en ce qui concerne l’identité et la place sociale des juifs. Cette branche n° 2 des VASQUEZ de PUGA, dite de ROUCOS , à partir de la province d’ORENSE, s’était enracinée dans la province de PONTEVEDRA, à RIBADAVIA et toute la zone frontière avec le PORTUGAL, dans des villes comme ARBO, TUY, AS NEVES (ancien SETADOS), SALVATIERRA de MINO.
La branche n°1 des VASQUEZ de PUGA resta pendant des siècles à TOEN, ORENSE, qui serait le berceau de la famille. La tour de PUGA, en ruines, y est encore visible de nos jours, ainsi que le Pazo de OLIVAR, racheté par le marquis de Sala de Partinico, Manuel Thomas de Carranza y de Luque.
La présence d’éperons (PUHAS, en galego) et de chaudières sur tous les blasons où les PUGA apparaissent, les classe parmi les seigneurs bannerets. En effet, les « ricos-hombres » étaient dits bannerets, quand le roi leur permettait de faire figurer sur leurs pierres d’armes et leurs drapeaux, des chaudières qui indiquaient le fait qu’ils pouvaient lever et nourrir des hommes en armes.
A SALVATIERRA de Miño, ville espagnole que seul l’étroit fleuve Minho separe de ma ville natale MONÇAO, il existe un monument national appelé « el portalon de la Inquisicion » où le blason des SUAREZ de PUGA apparaît, à côté de celui de l’Inquisition et de celui d’une autre famille puissante de la région, les BARBEITO PADRON. Le pouvoir des SUAREZ de PUGA dans la province de Pontevedra était-il lié, comme cause ou comme conséquence, à leur position très importante dans l’Inquisition ? Autrement dit, étaient-ils puissants parce qu’ils faisaient partie du Saint Office, ou en faisaient-il partie, parce qu’ils étaient puissants ?
RIBARTERME, paroisse de AS NEVES est le vrai fief des SUAREZ de PUGA, inquisiteurs, et multiples fois abbés, descendants du couple Pedro VASQUEZ de PUGA et Sancha BELLA MOSQUERA. La distance entre RIBARTERME et S. Miguel de CEQUELIÑOS, où se trouve MOREIRA, est de 8 kilomètres. A RIBARTERME, ils possédaient plusieurs manoirs, Barro, Sela, Prado, La Merced, Barreiro, Monterreal, et une chapelle.
Cette chapelle, qu’ils avaient fondée et qui leur appartenait, la Capilla de Nuestra Sra de la Concepcion, à Santiago de RIBARTERME, garde les ossements de tous les VASQUEZ de PUGA et SUAREZ de PUGA de cette « rama N° 2, de ROUCOS »
Mon 7ème grand-père, D. Antònio SUAREZ de PUGA, chirurgien et propriétaire de MOREIRA, demande dans son testament, écrit le 08-07-1727, que sa dépouille aille rejoindre celles de tous ses ancêtres dans cette chapelle à RIBARTERME.
Cette demande exprimée sur un document authentique, un testament fait par devant notaire, suffit à le relier à la « rama 2 des VASQUEZ de PUGA », dite de ROUCOS. Il retrouva, donc, dans cette chapelle, parmi beaucoup d’autres, D. Antònio LOPEZ de PUGA.
D. Antonio SUAREZ de PUGA, Abbé de Padrenda fut le protecteur de mon 7ème grand-père D. Antonio SUAREZ de PUGA, chirurgien et propriétaire de MOREIRA. Celui-ci dit avoir été orphelin tout petit. Et laisse une somme en héritage à une femme, Maria CUNTIN, qui s’occupa de lui dans » sa niñez ».
D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, mon 6ème grand-père, « el licenciado », comme l’appelait son père, D. Antònio, dans plusieurs documents est dit « presbitero », c’est-à-dire « prêtre ». On n’a pas sa date de naissance, mais iI a du naître un peu avant 1700, puisque ses parents, D. Antònio et D. Angela se sont mariés en avril 1696 et que sa sœur unique Maria Rosa est née en 1699.
Ma 5ème grand-mère, Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA, fille de D. Diego, est née à MOREIRA le 17-02-1726. La mère d’Angela Maria était Angela FERNANDEZ, célibataire, vivant probablement en concubinage avec D. Diego à MOREIRA, puisqu’un autre enfant, Diego, y est né, aussi.
D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, leur père, est mort très jeune, le 24-03-1736, laissant un testament où les deux enfants sont reconnus et dotés de suffisamment de « ducats vieux » pour voir leur avenir assuré. Angela Maria était âgée de 10 ans lors de ce décès.
Mais les drames que j’évoquais plus haut sont arrivés dans les années 1735 et 36. Laissons parler les faits :
- 06-03-1735 Décès de D. Antonio SUAREZ de PUGA,
- 13-03-1735 D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA, sa veuve, qui avait fait son testament en 1727, fait devant notaire ( à MOREIRA ou en l’étude ?) une donation à sa fille Maria Rosa, tout en préservant ce qui avait été prévu auparavant en faveur de son autre fils, D. Diego. Le notaire est leur parent D. Simon VASQUEZ de PUGA, « escribano de los Reinos de S.M. vecino de S. José de ALBEOS »,
- 17-03-1735 Décès de D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA, soit 4 jours après la donation et 11 jours après son mari, D. Antonio.
- 21-03-1736 Mon 6ème grand-père D. Diego de PUGA y SAAVEDRA dicte, probablement à l’article de la mort, son testament avec reconnaissance de trois enfants et désignation de sa sœur D. Maria Rosa comme légataire universelle,
- 24-03-1736 Décès de D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, mon 6ème grand-père
Quand on voit « a MOREIRA », si majestueuse sur son rocher, on peut imaginer le dramatisme de ces obsèques répétèes. Je ne sais pas si, comme celle de son père, la dépouille de mon 6ème grand-père Diego, est dans la chapelle de Santiago de RIBARTERME ou dans le Mausolée de famille dans le cimetière de Cequeliños. Ce Mausolée est coiffé d’une couronne de Marquis.
Mais la vie a repris ses droits.
Ma 5ème grand-mère, Angela Maria, épousa le 4 novembre 1748, âgée de 22 ans, à Mourentan, ARBO, PONTEVEDRA, mon 5ème grand-père Domingo Antònio LORENZO.
C’est leur fils Manuel Nicolas LORENZO de PUGA, né le 6 décembre 1755, à Mourentan, qui s’installa par mariage à MELGAÇO, au Portugal, et y constitua une famille, qui est la mienne.
Quant à MOREIRA, héritée par Maria Rosa, légataire universelle de son frère Diego, elle resta dans la possession de ses descendants, dont le « Maestrante de RONDA » D. Pedro VASQUEZ de PUGA jusqu’à des temps très récents.
Peut-être pour racheter, si cela est possible, les crimes de ses ancêtres inquisiteurs, D. Joaquim VASQUEZ de PUGA de la FUENTE PATINO, l’avant-dernier propriétaire, décédé en 1968, a consacré sa vie à la bienfaisance, et a acquis une aura de presque sainteté. Il affecta un legs très important à sa Fondation NITA, qui s’occupe de l’enfance déshéritée. A sa mort, en 1968, deux nièces, vieilles filles très croyantes, très big….., ayant hérité du pazo de « a MOREIRA », en ont fait don à l’Eglise. Et celle-ci, en 1970, dès qu’un œnologue argentin proposa de l’acheter, n’a pas hésité. Il faut s’y faire, la mondialisation est là !
Voici l’histoire d’ « a MOREIRA ».
- Vasco de PUGA, Caballero Pugado, on en a les premières traces à LOUREDO. A été le seigneur de beaucoup de terres et a fondé plusieurs églises. A été le seigneur de LOUREDO, MERENS, S. MAMED de PUGA. On trouve encore les ruines des châteaux et des tours, ainsi que les Eglises qu’il fit édifier. Marié avec D. Mencia LOPEZ de FIGUEIROA
- Lope VASQUEZ de PUGA marié à D. Ana de SOTOMAYOR, fille des seigneurs de SOTOMAYOR
- Pedro VASQUEZ de PUGA marié à D. Maria PEREZ de NOVOA ou NOBOA, fille des seigneurs du Pazo y Torre de MACEDA
- Vasco de PUGA, Caballero Levantado, marié à D.Maria YAÑEZ de ULLOA, fille de D.Pedro YANEZ de ULLOA, seigneur de MONTERREY
- Pedro VASQUEZ de PUGA, el Viejo, seigneur des pazos de PUGA, LOUREDO et MERENS. Créa le majorat de PUGA, en 1454.
- La casa-torre de MOREIRA faisait partie de ce majorat.
- Marié à D. Guiomar LORENZO de TEMES, laquelle fonda l’église de MUGARES, ils ont été les patrons « insolidum » des bénéfices de Santa Maria de Mugares, de Santa Maria de Astariz, Santa Maria de Féa y San Pedro de Moreiras.
- Pedro VASQUEZ de PUGA, el Blanco (à cause d’une mèche de cheveux blancs), seigneur de la Tour de LOUREDO, marié à D.Leonor RODRIGUEZ de SANDOVAL, fille de D. Juan RODRIGUES de SANDOVAL, Justizia Mayor de Galiza, c’est à dire administrateur de la Justice en GALICE
- Vasco VASQUEZ de PUGA, el Grande, ou, comme j’ai lu récemment «el Gigante », le Géant, marié à D. Briolanda OJEA de ALBAN ou ULLOA, sœur de D. Sancho de ULLOA, 1er Comte de MONTERREY
- Pedro VASQUEZ de PUGA, el Mozo, décédé après 1528, seigneur de PRADO, de MERENS, de SALCEDO, de LOUREDO, alcaide de ROUCOS, regidor de RIBADAVIA, marié à D.Sancha BELLA ou BELLO MOSQUERA, fille de D. Alonso VASQUEZ de VILLAR y BAAMONDE et de D. Violante LOPEZ MOSQUERA son épouse, seigneurs du Pazo y Torre de VILLAR de PAYO MUNIZ, BENTRACES et GUIMAREY. Le 30-09-1716 le roi Felipe V conceda aux seigneurs de la Torre y Pazo de GUIMAREY, en la personne de Pedro MOSQUERA y PIMENTEL de SOTOMAYOR le titre de Marquis et Grand d’ESPAGNE.
- Pedro LOPEZ de PUGA de MOSQUERA, seigneur de PRADO marié à Mencia de PINA
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- La descendance de ce couple n’est pas étudiée, en particulier la liaison avec les SUAREZ de PUGA de RIBARTERME. Mais le fait que D. Antonio LOPEZ de PUGA, commissaire du Saint Office, seigneur de PRADO, soit parmi les ancêtres de mon 7ème grand-père D. Antonio SUAREZ de PUGA, propriétaire de MOREIRA et que sa dépouille ait rejoint la chapelle de RIBARTERME, établi un lien net entre la « rama n° 2 de ROUCOS » et les propriétaires postérieurs de MOREIRA
La chance a voulu que, par des documents, testaments et « solicitud » (requête en reconnaissance de noblesse), archivés à la Real Chancilleria de VALLADOLID, une de mes lignes SUAREZ de PUGA soit établie de façon incontestable .
- D. Diogo SOARES TANGIL et D. Inês de BRITO ( Nobiliaire de Familles du Portugal N.F.P. de Felgueiras Gayo, titre « SOARES TANGIS »)
- D. Isabel SOARES et Francisco PALHARES COELHO ( Casa de TRUITE à Monção Portugal)
- D. Maria SOARES et D. Rui LOPEZ de PUGA
- D. Inês de PUGA SOARES de BRITO et D. Antonio LOPEZ de PUGA y J(X)UNQUEIRAS, propriétaires du Pazo de Montereal, à Tortoreos.
- D. Diego SUAREZ de PUGA et N. SUAREZ de PUGA. Par un testament de son frère Vasco de PUGA, fait à Tortoreos le 06/07/1601, et qui se trouve à La Real Chancilleria de VALLADOLID, il est établi qu’il est fils du couple précédent et frère du testateur . Par une « solicitud » en reconnaissance de noblesse, faite aussi à VALLADOLID, en 1702, par D. Feliciano de PUGA, la descendance du couple D. Antonio et Dona Inês ( de la branche portugaise des SOARES TANGIL), se trouve confirmée.
- D. Antonio LOPEZ de PUGA et N. LOPEZ de PUGA. Dans ce même testament de son oncle Vasco, cité ci-dessus, il est cité comme témoin, à coté de son père, Diego.
- D. Diego SUAREZ de PUGA et D. Josepha BENAVIDES (cités dans le testament de leur fils Antonio, fait en 1726 devant notaire, Me Miguel ARISMENDI), mais non-documentés.
- D. Antonio SUAREZ de PUGA, chirurgien, décédé en mars 1735 et D. Angela de ARAUJO PUGA y SAAVEDRA, décédée onze jours après son mari. Le testament de D. Antonio SUAREZ de PUGA, seigneur de MOREIRA, cité ci-dessus, est consultable sur internet sur le site PARES, du Ministère de la Culture Espagnol. Il fait partie du dossier de 105 documents présentés par leur arrière-petit-fils, D. Pedro VASQUEZ de PUGA, « Maestrante de RONDA », dans les années 1820, en requête d’admission à l’Ordre de CARLOS III.
- D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, « el Licenciado », prêtre, propriétaire de MOREIRA, décédé le 24 mars 1736, mon 6ème grand-père, et Angela FERNANDEZ, sa compagne.
- Angela Maria de PUGA y SAAVEDRA, reconnue dans le testament de son père, dicté quelques jours avant de mourir. Angela est née en 1726 mariée avec Domingo Antonio LORENZO
- Manuel Nicolas LORENZO de PUGA, établi au Portugal par mariage, et Rosa Quitéria ALVES FERNANDES. Mariage à PADERNE, Melgaço, le 23/05/1791.
- Manuel José de JESUS PUGA, décédé en décembre 1848, et Maria da Natividade RODRIGUES
- Manuel JESUS de PUGA, né en mai 1849 et Ana Joaquina BALEIXO
- Laura da Conceiçao PUGA, née en 1879 et Joaquim José PEREIRA JUNIOR, né en 1874
- João Antònio PUGA PEREIRA, né en 1902 et Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES, née en 1906, mes parents.
N.B. Des généalogistes galiciens travaillent actuellement sur ces « VASQUEZ de PUGA » et remettent en question les données, peu documentées, qui se rapportent au XVème siècle et ceux qui précédent. Il y aurait eu un peu de romance, et l’autorité de référence dans cette généalogie des maison nobles de Galice, Padre Crespo Pozo, s’y serait laissé prendre.
Une documentation sûre et fiable donnerait la primauté au couple :
Pedro VASQUEZ de PUGA et Guiomar LORENZO de TEMES, parents des 4 enfants suivants :
-Gonzalo de PUGA marié à Leonor VASQUEZ (LOPEZ) de MUGARES. Date certaine 1454
-Pedro VASQUEZ de PUGA (el Blanco, à cause d’une mèche blanche), marié à Leonor RODRIGUEZ de SANDOVAL. Donations effectuées en 1493 à un neveu Pero VAASQUEZ de PUGA
-Vasco de PUGA (el Grande) marié à Briolanja OXEA de ULLOA
-Violante VASQUEZ de PUGA mariée à Gutierre GONZALEZ de VILLARINO. Un de leurs fils, Nuno GUTIERREZ de PUGA, fut nommé « meiriño » de Allariz par le Comte de Benavente, en 1487 et 89.
A MO R E I R A
Uma casa-torre, o que é uma casa-torre ? Como falar dela ?
Ela ainda existe, bela e majestosa como uma fortaleza sobre um penedio. Chama-se « a MOREIRA », e deu abrigo a gerações e gerações dos meus antepassados galegos, sejam os VASQUEZ de PUGA, sejam os SUAREZ de PUGA. Està situada em S. Miguel de CEQUELIÑOS, ARBO, PONTEVEDRA. No decorrer do tempo e principalmente nos princìpios do XIX° século, depois das invasões francesas, sofreu muitas transformações, diria antes desfigurações e foi sendo adaptada à moda do dia.
Na hora actual é o ambiente agrìcola que impressiona, tudo é vinha, tudo é negòcio d’albariño (alvarinho), o vinho verde branco que sò se encontra nesta zona fronteiriça do norte de Portugal e da Galiza. As colinas à volta estão cobertas de vinha, sobre mais de 25 hectares. E um muro horrivel, imitando ameias de castelo, foi construido manifestamente hà pouco tempo. Sem dùvida destinado a separar a zona de habitação da parte agrìcola.
A casa-torre, ela, guarda orgulhosamente a sua torre original com ameias, as suas guaritas, os seus brasões, a sua capela e o seu pombal, e domina aristocràticamente o pequeno vale que desce até ao rio, o Minho. Felizmente uns pinheiros mansos e um sobreiro velho de centenas de anos, estão là, bem plantados, como sentinelas fiéis ao posto.
As suas raìzes abraçam, como para a proteger e acariciar, a massa rochosa que surge aqui ou ali. Ah ! Ela é bela a Moreira. Um cèlebre heraldista galego, Plàcido MENDEZ CRUZ, num estudo consagrado aos solares do Condado de CRESCENTE, de que ARBO fazia parte, escreveu sobre ela : « do conjunto das casas nobres estudadas aqui, o Pazo da MOREIRA ocupa o primeiro lugar ». Ela é bela, é verdade, mas a sua història é tão pesada, tão cheia de dramas. Dramas relacionados com a Història e dramas familiais.
A construção, que não é possivel datar, destinava-a a ser um posto de vigia e de defesa contra os vizinhos…portugueses. Daì o seu caràcter de solar fortificado.
Em 1809, esta situação elevada, tinha chamado a atenção das tropas francesas.Durante os combates que tiveram lugar no sul da Galiza e no norte de Portugal, os soldados do Marechal SOULT, para descansar, tinham-se instalado là. De S. Miguel de Cequeliños, da MOREIRA, eles vigiavam a fronteira norte de Portugal. Levaram naquela zona uma boa tareia que lhes foi administrada pelos portugueses e os ingleses de Wellington. Quando deixaram este pouso, que dado o bom alvarinho deve ter sido mais que agradàvel, destruiram, queimaram, destroçaram e fizeram arder todos os arquivos, toda a memòria dos VASQUEZ de PUGA e dos SUAREZ de PUGA. Tudo isso pode quasi aparecer como uma simples consequência da guerra, tanto eles se tormaram culpados de crimes imperdoàveis, vindos desses « mensageiros da Liberdade » !
O lugar de Cequeliños, o da minha 5a avò Angela Maria, onde se encontra a MOREIRA, e o lugar de Mourentan, o do meu 5° avô, seu marido, Domingo Antònio LORENZO, distantes sò de poucos kms, tinham desafiado um pouco os franceses. Na hora da partida, estes apresentaram a conta … dolorosa. Os dois lugares foram incendiados ! Eis o que escreveu ESTRADA CATOYRA a propòsito da passagem da ponte romana de Mourentan : « el combate de Mourentan fué el primero, màs sério y formal que nuestros valientes paisanos sustenieron contra los franceses, logrando hacerles numerosas bajas y los dragones despuès de tres dias de inutiles esfuerzos, tuvieron que echar pié à tierra, tomaron el puente à la baioneta, y, segun su costumbre haciendo la guerra, como dice un escritor aleman, a la turca, pegaron fuego a los dos pueblos, que tanto les habia costado conquistar… »
No fim dessas exacções ter-se-iam contado 400 vitimas galegas.
E preciso dizer que esta segunda invasão francesa provocou no norte de Portugal e na Galiza, na provìncia de Pontevedra, destroços incomensuràveis. O desastre da « ponte das barcas », na travessia do Douro, no Porto, por populações em estado de pànico total à chegada dos franceses, ficou em todas as memòrias. Isso passou-se no dia 29-03-1809. Houve mais de 4.000 mortos !
Quanto aos arquivos de familia, era de tradição que fossem os padres capelães das quintas quem os conservasse. Os nascimentos, batismos, casamentos, òbitos, tudo era escrito por eles. Na MOREIRA, quando os franceses de Soult, debaixo das ordens do major MARTINY, foram embora, sò ficaram cinzas.
A data certa mais antiga num documento, é a do casamento dos pais do meu 6° avô, D. Diego de PUGA y SAAVEDRA. Os seus pais, D. Antònio SUAREZ de PUGA e D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA casaram na capela do PAZO de « a MOREIRA » no dia 06-04-1696. O Diego e a Maria Rosa foram os ùnicos filhos, tendo a Maria Rosa nascido em 1699.
Antes dessa data, graças a um dossier de 105 documentos, preparado por um dos bisnetos da Maria Rosa, que era candidato à obtenção da prestigiosa Ordem Real de Carlos III, encontramos algumas datas e documentos. Foi o site « PARES » do Ministério da Cultura Espanhol que pôs em linha esse dossier. E, apesar das reservas que se impoem por causa da data tardia, 1820, ele oferece-nos dados importantìssimos.
Contem o processo de « fidalguia » reconhecida em 1818, junto da Real Chancilleria de VALLADOLID, os contractos de casamentos, os testamentos, as sucessões, as doações ou seja o que se pôde encontrar nos cartòrios notariais.As provas da detestàvel « limpieza de sangre » também là se encontram. A vaidade de D. Pedro VASQUEZ de PUGA y ARAUJO SARMIENTO PEREZ y PUGA, sem dùvida emérito cavaleiro, pois era « maestrante de RONDA », teve felizes consequências. A candidatura foi aceite e a sua admissão na Ordem Real de Carlos III oficializada por decreto de 28-08-1824.
E foi graças a esse dossier de D. Pedro, « Maestrante de RONDA », que se pôde encontrar o testamento de D. Antònio SUAREZ de PUGA e a identidade dos seus pais. O pai é D. Diego SUAREZ de PUGA, a mãe é D. Josefa BENAVIDES.
Temos também a quinta, prova material da ligação entre os VASQUEZ de PUGA de 1400 e 1500 e os SUAREZ de PUGA de 1700. A casa-torre da MOREIRA, em S. Miguel de Cequeliños, figura entre os elementos patrimoniais constitutivos do morgadio, que D. Pedro VASQUEZ de PUGA, el Viejo, instituiu em 1414 (ou 1454 ?) com a sua esposa Dona Guiomar LORENZO de TEMES. Eram eles os senhores de LOUREDO (Boletim Provincial dos Monumentos Historicos e Artisticos, tomo 1, pag. 304). Ora um morgadio, por definição, é um conjunto de bens inalienàveis, que se transmite de geração em geração, numa famìlia, em prioridade aos filhos primogénitos.
D. Pedro VASQUEZ de PUGA, el Mozo, e a sua esposa Dona Sancha BELLA MOSQUERA renovam o morgadio em 1504. Dispondo de 500 homens em armas, senhor de PRADO e de LOUREDO, regidor de RIBADAVIA e Alcaide de ROUCOS, ele e D. Sancha fundaram o primeiro hospital de RIBADAVIA e podemos ainda hoje admirar os seus tùmulos Renascença na Conventual de Santo Domingo de RIBADAVIA. Ele pertencia ao ramo n°2 dos VASQUEZ de PUGA, o ramo dito « de ROUCOS ». E sempre citado como muito influente no Santo Ofìcio da Inquisição da cidade de RIBADAVIA e como um regidor dispondo de grandes poderes. Esta cidade tinha um estatuto particular quanto à identidade e à posição social dos Judeus.
O ramo n°1 dos VASQUEZ de PUGA, esse, radicou-se durante séculos em TOEN, ORENSE, que seria o berço de origem da familia. A torre de PUGA, em ruinas, pode ver-se ainda hoje, assim como o Pazo de OLIVAR, comprado pelo marquês de Sala Partinico, Manuel Thomas de Carranza y de Luque.
A presença de esporas (PUHAS, em galego), e de caldeiras em todos os brasões em que aparecem os PUGA, faz deles « cavaleiros » com direito a bandeira. Com efeito, os « ricos-homens » eram ditos « cavaleiros com bandeira » (bannerets), quando o rei lhes permitia de ostentar sobre uma bandeira quadrada essas caldeiras, que afirmavam pùblicamente a capacidade que eles tinham, de levantar e de sustentar homens em armas.
Em SALVATIERRA de Miño, vila espanhola separada pelo rio Minho de Monção, a minha vila natal, existe um monumento nacional chamado « el portalon de la Inquisicion » onde aparece junto com o da Inquisição e o dos BARBEITO PADRON, o brasão dos SUAREZ de PUGA.
RIBARTERME, paròquia de AS NEVES (antigamente SETADOS) é o verdadeiro feudo dos SUAREZ de PUGA, inquisidores, e inùmeras vezes Abades, descendentes do casal Pedro VASQUEZ de PUGA e Sancha BELLA MOSQUERA. A distância entre RIBARTERME e S. Miguel de CEQUELIÑOS, onde se encontra a MOREIRA, é de 8 kilometros. Em RIBARTERME mesmo, eles tinham vàrios solares, Barro, Sela, Prado, La Merced, Barreiro, Monterreal e uma capela.Essa capela, que eles tinham fundado e que lhes pertencia, a Capilla de Nuestra Sra de la Concepcion, em Santiago de RIBARTERME, contem os restos de todos os VASQUEZ de PUGA e SUAREZ de PUGA desse ramo n°2 « de ROUCOS ».
Essa capela, que eles tinham fundado e que lhes pertencia, a Capela de Nosssa Senhora da Conceição, em Santiago de RIBARTERME, guarda os restos de todos os VASQUEZ de PUGA e SUAREZ de PUGA do « ramo n°2, de ROUCOS »
O meu 7° avô, D. Antònio SUAREZ de PUGA, cirurgião e proprietàrio da MOREIRA, pede no seu testamento, escrito em 08-07-1727, que o seu corpo và para junto de todos os dos seus antepassados nessa capela de RIBARTERME.
Esse pedido exprimido num documento autêntico, um testamento redigido ante notàrio, é suficiente para o relacionar com o ramo “n°2 dos VASQUEZ de PUGA”. Ele encontrou nessa capela, entre muitos outros, D. Antònio LOPEZ de PUGA, pai de D. Jacinto SUAREZ de PUGA, ele-mesmo pai de D. Juan SUAREZ de PUGA que foi o pai de D. Jacinto SUAREZ de PUGA ARAUJO. Deve notar-se que todos pertenciam à Inquisição como Comisssàrios e que todos eram abades de vàrias abadias.
Este ùltimo, D. Jacinto SUAREZ de PUGA ARAUJO, pode, muito razoàvelmente, ter sido o bisavô paterno do meu D. Diego de PUGA y SAAVEDRA.
D. Jacinto foi o pai de vàrios filhos, alguns deles legitimados. Entre esses filhos hà um homònimo do meu 7° avô. Com efeito, D. Antònio SUAREZ de PUGA, abade de PADRENDA e de DESTERIZ foi o protector do meu 7° avô D. Antònio SUAREZ de PUGA, cirurgião e proprietàrio da MOREIRA. Este ùltimo confessa que ficou orfão muito pequenino.
E que vemos em diversos documentos ? Que D. Antònio, abade de Padrenda e de Desteriz é o « filho » de D. Jacinto SUAREZ de PUGA ARAUJO, comissàrio do Santo Ofìcio, abade dos benefìcios de Ribarterme e de Padrenda. Ele revindica os direitos sobre uma capela de Cortegosa, fundada por Don Jacinto SUAREZ de PUGA ARAUJO, e essa revindicação, datada de 1718, exprimida por um acto notarial e destinada ao Bispo de TUI, é assim exposta : « Don Jacinto SUAREZ de PUGA ARAUJO, seu « pai », como sendo o seu parente mais pròximo pelo sangue ». Noutros documentos, lemos também que ele é « tio » do seu homònimo, o proprietàrio da MOREIRA, meu 7° avô. Daì uma grande probabilidade que ele seja « irmão » de D. Diego SUAREZ de PUGA, casado com D. Josefa BENAVIDES, meus oitavos avòs.
D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, o meu 6° avô, « el licenciado », como lhe chamava o seu pai, D. Antònio, em vàrios documentos é dito « presbìtero », quere dizer padre. Não conhecemos a data do seu nascimento, mas ele deve ter nascido um pouco antes de 1700, porque os pais, D. Antònio e D. Angela casaram em Abril de 1696 e que a sua ùnica irmã, Maria Rosa, nasceu em 1699.
A minha 5a avò, Angela Maria de PUGA Y SAAVEDRA, filha do D. Diego, nasceu na MOREIRA em 17-02-1726. A mãe da Angela Maria era Angela FERNANDEZ, solteira, vivendo provàvelmente em concubinato com D. Diego, na MOREIRA, pois um outro filho, Diego, nasceu também ali.
D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, pai de ambos, morreu muito jovem, em 23-03-1736, deixando um testamento onde os dois filhos são reconhecidos e dotados de suficientemente de « ducados viejos », para segurar o seu futuro. Angela Maria tinha dez anos quando o pai morreu.
Mas os dramas que eu evocava mais acima aconteceram nos anos 1735 e 36. Deixemos falar os feitos :
- 06-03-1735 Obito de D. Antònio SUAREZ de PUGA
13-03-1735 Obito de D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA, a sua viuva, que jà tinha testado em 1727, e que faz, perante notàrio ( na MOREIRA ou no cartòrio ?), uma doação à sua filha Maria Rosa, preservando, no entanto, tudo o que tinha sido decidido anteriormente em favor do outro filho, D. Diego. O notàrio é um dos parentes deles, D. Simon VASQUEZ de PUGA, « escribano de los reinos de S.M. vecino de S. José de ALBEOS »
17-03-1735 Obito de D. Angela ARAUJO de PUGA y SAAVEDRA, ou seja 4 dias apòs a doação.
21-03-1736 O meu 6° avô D. Diego de PUGA y SAAVEDRA dita, provàvelmente na hora da morte, o seu testamento com o reconhecimento de três filhos e a designação da sua irmã D. Maria Rosa, como herdeira universal
24-03-1736. Obito de D. Diego de PUGA y SAAVEDRA, meu 6° avô
Quando se vê a MOREIRA, tão majestosa no seu penedio, podemos imaginar o dramatismo desses funerais repetidos. Não sei se, como foi o caso com o seu pai, os restos mortais do meu 6° avô Diego, se encontram na capela de Santiago de RIBARTERME ou se foram para o Mausoléu da famìlia no cemitério de Cequeliños. Esse Mausoléu tem uma corôa de Marquês sobreposta.
Mas a vida retomou os seus direitos.
A minha 5a avò, Angela Maria, casou em 4 de Novembro 1748, aos 22 anos de idade, em Mourentan, ARBO, com o meu 5° avô Domingo Antònio LORENZO.
Quanto à MOREIRA, herdada pela Maria Rosa, legatària universal do seu irmão Diego, ficou propriedade dos seus descendentes, entre os quais o referido « Maestrante de RONDA » D. Pedro VASQUEZ de PUGA, atè muito recentemente.
Talvez para redimir, se isso fosse possivel, os crimes dos seus antepassados inquisidores, D. Joaquim VASQUEZ de PUGA de la FUENTE PATINO, o penùltimo proprietàrio, falecido em 1968, consagrou a sua vida à beneficência, e adquiriu uma aura de quasi santidade. Instituiu um fundo muito importante à sua Fundação NITA, que vem auxiliar a infância carente. A quando do seu falecimento, em 1968, duas sobrinhas, solteiras, muito religiosas, tendo herdado o pazo da MOREIRA, deram-no logo à Igreja. E esta ùltima, em 1970, desde que um oenologista argentino propôs comprà-la, não hesitou. Temos que aceitar, a mondialisação chegou até aqui.
Eis a història da « MOREIRA »











