Les deux MONIZ, Martim, celui de la Porte et Egas, celui de la Corde

português

Ce nom, Martim MONIZ, est connu de tous les petits écoliers du Portugal. Comme celui d’un autre MONIZ, Egas, à  la même époque. Ils sont contemporains et ont, tous les deux, marqué l’Histoire du pays. Je ne sais pas s’ils étaient apparentés entre eux. Mais, le fait que je descende des deux,  je ne le sais que depuis très peu de temps.

Martim était un noble chevalier, valeureux, arrière-arrière-petit fils du roi D. Fernando I de LEON et CASTILLA. Il se trouvait aux côtés de D. Afonso HENRIQUES, devenu Afonso I du Portugal, et premier roi du pays, quand celui-ci entreprit le siège de LISBONNE avec l’aide de croisés venus de toute l’Europe.
Les Almohades tenaient la ville et étaient les maîtres de toute la région, offrant une dure résistance aux assaillants. Les semaines passaient  et les chrétiens étaient près d’abandonner, quand un matin, faisant un tour en bas des murailles, Martim MONIZ  aperçoit une porte pas tout à fait fermée.
C’était le  21 octobre 1147.
Ayant donné le signal à ses compagnons, il voit la porte qui commence à se refermer. Se sacrifiant, il met son corps  dans l’entrebâillement et en empêche la fermeture totale. Les chrétiens accourent, forcent l’ouverture et Lisbonne est ainsi prise.

La porte où Martim MONIZ se sacrifia  porta son nom pour toujours, selon le souhait exprimé sur le champ par le roi D. Afonso HENRIQUES. Ses descendants furent récompensés,  entre autres, par la Tour et les Terres et Honra de VASCONCELOS. Ce nom resta dans la ligne  descendante, qui vint jusqu’à moi.
L’autre ancêtre, portant le même nom MONIZ, fut Egas MONIZ de RIBADOURO. Il est parfaitement contemporain de Martim MONIZ. Le destin d’Egas fut probablement moins guerrier que celui de Martim. En fait, il fut le Maître, au sens didactique du mot, du prince Afonso HENRIQUES.  Le Comte de PORTUCALE, Henri de BOURGOGNE, confia l’éducation et la formation de son fils, futur premier roi,  à D. Egas MONIZ de RIBADOURO,  qui appartenait à une des cinq familles de « ricos-homens » tenant tout le nord du Portugal actuel et une grande partie de la Galice. Le jeune prince Afonso vécu jusqu’à sa quatorzième année au sein de la famille MONIZ de RIBADOURO.
Mais il brûlait de secouer le joug qui le liait à sa mère, dans un premier temps, et à son cousin, Afonso VII de CASTILLA, dans un second temps. Après des turbulences politiques multiples, suivies de batailles, de simples escarmouches et duels, ou de tournois qui n’avaient rien d’amical, il parvint, après la bataille de S. Mamede, gagnée par lui, à renvoyer la Comtesse veuve Teresa, sa mère, vers le château de Lanhoso. Elle y resta prisonnière et s’y serait  remariée  avec son vieil amant Fernan PEREZ de TRAVA, comte de TRASTAMARA, dont elle  eut plusieurs enfants. Je parlerai par ailleurs de ce couple, que l’Histoire du PORTUGAL charge de tous les méfaits et malmène sérieusement et qui est présent dans mon arbre généalogique.
Quant au joug qui  liait le  prince Afonso HENRIQUES à son cousin castillan, c’était autre chose, beaucoup plus difficile à traiter, que d’enfermer une « faible femme » dans un château. Tout d’abord, il y avait le Droit Féodal, qui l’engageait comme vassal de son cousin, puis  il y avait la puissance du Pape, seul habilité à  reconnaître l’instauration d’un nouveau royaume chrétien. Ensuite, il y avait la réalité de la situation. CASTILLA était un royaume constitué depuis des siècles, avec des armées organisées et aguerries. Le jeune prince âgé d’à peine vingt ans, lui, ne disposait que de quelques petits milliers de soldats, à la tête desquels se trouvaient les représentants de ces « ricos-homens » dont je parle plus haut.
Jeunes dans leur grande majorité, valeureux, pleins de courage et de fougue, mais tellement inférieurs en nombre ! Parmi eux, j’ai un ancêtre Vasco GOMES de ABREU, probablement descendant d’un croisé, fils du Comte d’EVREUX, français, (ABREU déformation d’EVREUX). Vasco GOMES de ABREU participa avec éclat au fameux tournoi de VALDEVEZ,  aux côtés du prince Afonso. Ce fut un tournoi, qui eut lieu à une trentaine de kms de ma ville natale, MONÇAO, et où on décida par un commun accord entre portucalenses et castillans, que le sort des armes, sur le pré, déciderait d’une trêve future, qui, en fait, préfigura l’indépendance du Petit face au Grand.
Les portucalenses sortirent vainqueurs, la trêve fut effective et les négociations s’engagèrent, et c’est là que D. Egas MONIZ intervint. Lors de la négociation, sa Foi fut engagée, comme on disait à l’époque, sa Parole, comme on dit de nos jours. Par l’entremise de D. Egas, Afonso HENRIQUES, devenu Comte du PORTUCALE, après la mort de son père Henri de BOURGOGNE, promettait le respect d’un certain nombre de conditions face au suzerain castillan. Que très peu de temps après, évidemment, il ne respecta point. Il ne reconnut plus la suzeraineté de son cousin (les mères étaient sœurs) et  déclara l’indépendance du Comté.
Nous voici encore une fois dans le dilemme entre le Légal et le Légitime, entre le Légal et le Réel.
Archétype de l’Honneur, du respect de la parole donnée,  D. Egas,  voyant le Disciple y manquer, habillé lui et les siens de la bure des condamnés, pieds nus, la corde au cou, s’en va, motu proprio, à pied jusqu’à Tolède. Là, il se jette aux pieds d’ Afonso VII. Frappé de stupeur, ce dernier le renvoie libre vers le tout nouveau Portugal.

Ma ligne descendante de D. Egas MONIZ figure dans le petit texte  « ZAYRA, ma princesse maure ».

Egas Moniz, Azulejo Estação de São Bento (Porto)

Egas Moniz, Azulejo Estação de São Bento (Porto)

Station de métro Martim Moniz à Lisbonne

Station de métro Martim Moniz à Lisbonne

 Voici la ligne descendante de D. Martim MONIZ :

  • D. Martim MONIZ  et Teresa AFONSO
  • D. Pedro MARTINS da TORRE, seigneur  de VASCONCELOS  et  Teresa SOARES da SILVA
  • D. Joao PERES de VASCONCELOS, o Tenreiro et  Maria SOARES COELHO
  • D. Rodrigo ANES  de VASCONCELOS  et  Mécia RODRIGUES de PENELA
  • Guiomar RODRIGUES de VASCONCELOS  et  Estevão PAIS de AZEVEDO
  • Teresa CORREIA de AZEVEDO  et  Lourenço GOMES de ABREU
  • Vasco GOMES de ABREU  et   Maria ROIZ de PORTOCARRERO
  • Helena GOMES de ABREU  et  Vasco GIL BACELAR
  • Alvaro VAZ BACELAR  et  Joana MARINHO
  • D. Vasco MARINHO de CASTRO  et  Bernaldina ANICIA
  • Joana MARINHO da LOBEIRA  et  D. Lanzarote FALCÃO, premier Commandeur de la ville de MONÇAO, mes 13èmes grands-parents

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Este nome, Martim MONIZ, é  conhecido de todos os escolares de Portugal. Como o de um outro MONIZ, Egas, na mesma época. Eles foram contemporânios e ambos marcaram a Història do paìs. Nao sei se  eram aparentados. Mas, o facto que eu seja descendente de ambos, sò o soube muito recentemente.

Martim era um nobre e valente cavaleiro, trineto do rei D. Fernando I, rei de LEON e CASTELA. Encontrou-se ao lado de D. Afonso HENRIQUES, mais tarde Afonso I de PORTUGAL, e primeiro rei do paìs, quando este pôs o cêrco a LISBOA, ajudado por cruzados vindos de toda a Europa.

Os Almohadas ocupavam a cidade e eram os senhores de toda a região, oferecendo uma valente resistência aos assaltantes. As semanas iam passando e os cristãos preparavam-se a levantar o cerco, quando uma certa manhã, dando uma volta por baixo das muralhas da cidade,  Martim MONIZ descobre uma das portas mal fechada.

Era o dia 21 de Outubro 1147

Tendo dado sinal aos seus companheiros, ele vê a porta que começa a fechar-se. Sacrificando-se,  introduz-se  na estreita abertura e impede  a fechadura total. Os cristãos acodem, forçam a abertura e LISBOA é tomada  assim.

A porta em que o Martim MONIZ se sacrificou guardou o nome dele para sempre, segundo o desejo então exprimido pelo rei D. Afonso HENRIQUES. Os descendentes de Martim foram recompensados, entre outros, pela doação da Torre e das Terras e Honra de VASCONCELOS. O nome ficou na linha descendente, que chegou até mim.

O outro antepassado, de mesmo nome MONIZ, foi o Egas MONIZ de RIBADOURO, perfeitamente contemporânio do Martim. O destino do Egas deve ter sido menos guerreiro do que o do Martim. Na realidade ele foi o Preceptor, o Aio do prìncipe Afonso HENRIQUES.

O Conde de PORTUCALE, Henri de BOURGOGNE, tinha confiado a educação e formação do seu filho, futuro primeiro rei, a D. Egas MONIZ de RIBADOURO, que pertencia a uma das cinco famìlias de « ricos-homens » possuidores de todo o norte do Portugal actual e da Galiza. O jovem prìncipe viveu no seio da famìlia de RIBADOURO até ao seu décimo quarto aniversàrio.

Mas o seu maior desejo era o de se libertar do jugo da mãe, em primeiro lugar  e em seguida  do do seu primo, Afonso VII de CASTELA. Depois de muitas turbulências polìticas, seguidas ou não de batalhas, de torneios que não tinham nada de desportivo, ele conseguiu, depois da batalha de S. Mamede, em que  ficou vencedor, expedir a sua mãe, a Condessa vìuva Teresa, para um castelo na Galiza. Ali, ela ficou prisioneira  e pensa-se que voltou a casar com   o seu  « velho » amante, Fernan PEREZ de TRAVA, conde de TRASTAMARA, de quem teve vàrios filhos. Tenho a intenção de falar deste casal num outro texto, pois a Història de PORTUGAL carrega-os de todos os pecados e maltrata-os .Eles figuram como meus antepassados directos.

Quanto ao outro jugo, o que ligava o prìncipe D. Afonso HENRIQUES ao seu primo castelhano, isso era outra coisa, muito mais dificil de resolver do que o de manter prisioneira  num castelo uma « faible femme ». Havia em primeiro lugar o Direito Feudal, que o ligava como vassalo ao seu primo, havia em seguida o poder do Papa, ùnico habilitado a reconhecer a instauração dum novo reino cristão. Por fim havia a realidade da situação ? CASTELA era um reino constituìdo desde séculos, com exércitos  organisados e treinados. O jovem prìncipe, de vinte anos de idade, ele, dispunha sò de uns poucos milhares de soldados, à frente dos quais se encontravam os representantes desses « ricos-homens » de que falei.

Na sua grande maioria eram jovens, valentes, cheios de coragem e de ardor, mas tão inferiores pelo nùmero ! Entre eles tenho um antepassado Vasco GOMES de ABREU, Conde de REGALADOS, provàvelmente descendente de um cruzado, filho do Conde d’EVREUX francês, (EVREUX  deformação d’EVREUX). Vasco GOMES de ABREU participou de maneira tão destacada a todas essas batalhas que se tornou um dos companheiros mais pròximos de D. Afonso HENRIQUES. O torneio de VALDEVEZ que teve lugar a uns trinta kms da minha vila natal, MONCAO, de um comum acordo entre portucalenses e castelhanos, devia decidir duma trégua, que prefigurou a independência do Pequeno quanto ao Grande.

Os portucalenses saìram vitoriosos, a trégua foi efectiva e as negociações começaram, tendo então intervindo D. Egas MONIZ. Durante a discussão , ele fez valer a sua Fé, quere dizer nos nossos dias a sua Palavra de Honra, garantindo da parte do jovem Afonso HENRQUES, o respeito de certas convenções, entre o suzerano, ou seja o rei de Castela e o vassalo, ou seja o Conde de Portucale.

Claro que ràpidamente, o vassalo nada respeitou do que tinha sido decidido. Ignorou os direitos do seu primo (as mães eram irmãs) suzerano e declarou a independência do Condado.

Mas eis-nos mais uma vez face ao dilema entre o Legal e o Legìtimo, entre o Legal e o Real.

Arquétipo da HONRA, do respeito da palavra dada, D. Egas, vendo o seu discìpulo abandonar esses princìpios, vestiu-se ele e os seus dos trajos dos condenados, e pés descalsos, a corda ao pescoço, foi, de seu proprio arbìtrio até Toledo.

Chegado à Côrte, deitou-se aos pès do rei D. Afonso VII. Este soberano, mudo de admiração, mandou—o voltar libre para o novo PORTUGAL.

A minha linha descendente de D. Martim MONIZ encontra-se no fim do texto francês.

A linha descendente de D.Egas MONIZ està no fim do texto « ZAYRA, a minha princesa Moura »

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