La découverte du tourisme s’accompagna pour moi d’un grand traumatisme. Je devais avoir trois ou quatre ans, peut-être cinq, quand, en compagnie de mes parents, je visitais le château de GUIMARÃES.
Historiquement, cette ville, première capitale du PORTUCALE, et ce château, ont une très grande importance. Mais le traumatisme, dont je garde encore l’image, arriva par la vue d’un énorme rocher, dans la cour du château, et d’une chaîne en fer, scellée sur ce rocher. Le guide, d’un ton destiné à impressionner les visiteurs, nous apprend que le premier Roi du Portugal, D. Afonso HENRIQUES, avait fait enchaîner en ce lieu sa mère « a Raìnha Dona TERESA ».
Un fils qui fait enchaîner sa Maman ! Une maman qui est Reine ! Un rocher si énorme ! Un soleil si brûlant en plein mois d’août ! C’était trop ! Et encore, j’ignorais à ce moment-là que je possède un peu de l’ADN des deux… de la mère et du fils.
Cette leçon d’histoire, in situ, m’avait frappée par la dureté des mœurs qui permettaient à un fils de se comporter aussi indignement envers sa mère et aussi par l’état d’adultère, publiquement affiché, d’une reine avec son amant. Car, la reine Dona Teresa, veuve du Comte de PORTUCALE, D. Henri de BOURGOGNE, vivait en état d’adultère avec le Comte D. Fernando PEREZ de TRABA, qui avait une épouse et des enfants en Galice. D’ailleurs les historiens portugais ne les ont pas épargnés, ils ont toujours fustigé le comportement de ce couple, traité presque en « couple infernal », comme pour mieux mettre en valeur, par contraste, l’action du fils Afonso, fondateur du royaume du PORTUGAL.
Dona Teresa de LEON, la » raìnha Dona Teresa » en question, fille bâtarde de D. Afonso VI, Roi de CASTILLE et LEON, et de Ximène MONIZ, fut la mère du premier Roi du Portugal. La croisade d’Occident avait attiré vers la Péninsule Ibérique la fine fleur des seigneurs féodaux européens, pourfendeurs de musulmans, en quête d’aventure et de fortune. Parmi eux, Henri de BOURGOGNE, fils du Duc Henri de BOURGOGNE et d’une fille du Comte de BARCELONA, accompagné de son cousin Raymond, reçurent des récompenses de rêve. Rien moins que deux des filles du Roi pour épouses, ainsi que le royaume de Castille pour l’un et le Comté de PORTUCALE pour l’autre. On dirait un conte de fées, c’est pourtant la vérité.
Disons qu’Henri fut un peu moins bien loti que son cousin Raymond. Il n’a reçu qu’un Comté et pour épouse une Infante bâtarde. Cette Infante Teresa, élevée auprès de sa mère Ximena MONIZ au château de son grand-père maternel, comte de Bierzo, fut mariée à 13 ans, par son père, le Roi Alfonso VI. L’époux choisi fut le croisé Henri de BOURGOGNE, âgé de 24 ans. Raymond, le cousin bourguignon épousa Urraca, l’héritière légitime, et reçut la promesse du royaume de CASTILLE. La mort d’Afonso VI de CASTILLA y LEON très peu de temps après, plaça Urraca et le Prince Consort Raymond sur le trône. Ce qui fit de la demi-sœur Teresa et de son mari Henri de BOURGOGNE, devenus Comtes du PORTUCALE, leurs vassaux.
J’ai parlé dans un petit texte des premiers temps de ce Comté du PORTUCALE, devenu vers 1143 le royaume du Portugal, et dont le premier Roi fut justement ce prince Afonso qui enchaîna sa mère. Oh ! Les mœurs barbares de l’époque ! Il faut dire que la maman avait exagéré. Dès qu’elle se trouva veuve, et les mauvaises langues disent déjà avant, du vivant du Comte Henri, elle prit pour amant D. Fernando PEREZ de TRAVA ou TRABA, Comte de TRASTAMARA en GALICE.
Après le décès du Comte D. Henri de PORTUCALE, et pendant la minorité du prince Afonso, Teresa de LEON, Comtesse de PORTUCALE, assuma la régence du Comté, on peut dire en cogestion avec son amant. Le couple mena pendant des années une guerre non déclarée contre la Reine de Castille, après le décès d’Afonso VI, père d’Urraca et de Teresa. Le lien de suzerain à vassal tant que vécurent le roi Alfonso VI et le Comte de PORTUCALE avait été accepté, sans trop d’accrocs. Mais dès qu’il s’est agi de deux sœurs, ou de cousins, il pesa manifestement trop lourd.
Le projet politique de Teresa de LEON et de Fernando de TRABA, était celui de réunir la GALICE, anciennement un royaume, et le Comté de PORTUCALE en une seule entité. Ce serait un Comté, un Duché ou un Royaume GALAICO-PORTUGAIS. D’ailleurs, elle signait « Regina ».
Encore de nos jours, ce projet d’une union galaico-portugaise existe toujours, tant l’identité de ces territoires, identité linguistique, culturelle, géographique et historique est évidente.
Mais la liaison adultérine de la Comtesse Teresa et du Comte de TRASTAMARA ainsi que la nature de leur projet politique alimentaient toujours plus l’animosité des puissants de ce temps, ces cinq familles de « ricos-homens », les MAIA, les BRAGANÇA, les RIBADOURO, les BAIÃO et les SOUSA. A ceux-là vint s’ajouter un autre magnate, Pero GONÇALVES de MARNEL, alcaide de CASTELO de PAIVA, que Fernando PEREZ de TRABA avait écarté du gouvernement de COIMBRA, pour s’en approprier lui-même. COIMBRA était en dehors du Comté de PORTUCALE.
Le Comte de TRASTAMARA se trouvait ainsi, de fait, le maître de la GALICE, des Terres de SANTA MARIA au sud du Douro, jusqu’à COIMBRA, et par sa cogestion avec Teresa du PORTUCALE, le maître aussi de toute la région au nord, entre le DOURO et le MINHO. En 1127-1128, les « ricos-homens », avec à leur tête le tout jeune Prince Afonso, accompagné d’Ermigio MONIZ de RIBADOURO et de Pero GONÇALVES de MARNEL passent à l’action et déclenchent les hostilités contre la Régente et son compagnon.
Le Comte de TRASTAMARA, galicien, marié et père de famille en Galice, vivant en concubinage notoire avec la régente du Comté du PORTUCALE, concubinage que le Pape avait condamné, était célèbre pour son courage, ses exploits guerriers contre les Maures, son allure, dont les contemporains disaient :
« si vous voulez savoir à quoi ressemble un roi, regardez Fernando PEREZ ».
Peut-être le jeune Afonso HENRIQUES fut-il poussé à l’action par un « complexe d’Œdipe » ? Tout d’abord, se débarrasser de Fernan PEREZ de TRABA, ensuite « enchaîner » Maman. La bataille de S. Mamede, tout près de GUIMARAES, se conclut en faveur du Prince Afonso et des conjurés. L‘accrochage de la chaîne au rocher eu-t-il lieu à ce moment-là ? Des affrontements mineurs se sont poursuivis, jusqu’au jour où ayant pu rejeter les troupes de sa mère et du Comte de TRASTAMARA au-delà du fleuve Minho, il les a maintenus prisonniers dans le château de LANHOSO. Ils y séjournèrent pendant des années, en liberté surveillée, peut-on dire. A tel point que la reine de CASTILLE, Dona Urraca, elle-même, pria son neveu Afonso, de bien vouloir libérer Teresa.
L’action d’ Afonso HENRIQUES pour obtenir l’indépendance du Comté dont il était maintenant le titulaire se poursuivit, contre les Maures, Almohades, qui tenaient le sud du Portugal actuel, et contre son cousin, Afonso VII, Roi de CASTILLE, successeur d’Urraca et de Raymond de BOURGOGNE.
C’est à partir de ce séjour forcé dans le château de LANHOSO que cette page de l’ Histoire du PORTUGAL devient une page de mon histoire personnelle. Teresa de LEON fut la mère du premier roi du Portugal et de 5 princesses, filles du Comte D. Henri.
Mais de sa longue relation avec D. Fernando PEREZ de TRAVA, peut-être régularisée tardivement par un mariage, elle eut deux filles, Sancha et Teresa.
Cette Teresa FERNANDEZ de TRABA, fille de Teresa de LEON et de Fernando PEREZ de TRABA, se maria en 1160 avec le Comte D. Nuno PEREZ de LARA, qui était « l’Alferes » (Porte-drapeau) du Roi de LEON,
Ils sont parmi mes 27èmes grands-parents.
On peut voir encore de nos jours à Palência, l’Hôpital et le Couvent des Cisterciens qu’ils y fondèrent. Devenue veuve, Teresa FERNANDEZ de TRABA se remaria avec le Roi de LEON, D. FERNANDO II.
Les enfants de son premier mariage avec D. Nuno PEREZ de LARA furent élevés au Palais Royal, à LEON. Ils y vécurent comme des Infantes, très tôt orphelins de mère, morte en couches du 2ème enfant du Roi D. Fernando II.
- Fernando PEREZ de TRABA (1080-1155) comte de TRASTAMARA et Teresa de LEON (1080-1130) comtesse du PORTUCALE
- Teresa FERNANDEZ de TRABA mariée 1° au Comte Nuno PEREZ de LARA (1110-1177), « Alferes » du roi de LEON 2° au roi de LEON, Fernando II
- Gonzalo NUNEZ de LARA, seigneur de LARA (dcd 1222) marié à Maria DIAZ de HARO, fille de D. Diego LOPEZ de HARO, 10ème seigneur de VIZCAIA
- Nuno GONZALEZ de LARA, el Bueno, seigneur de LARA (1220-1275) marié à Teresa AFONSO de LEON, fille du Roi Afonso IX de LEON, senora de ALMUNIA y VILLANUEVA de CARNO
- Teresa NUNEZ de LARA mariée à Gil GOMES de ROA, seigneur de AZA y ROA
- Nuno GIL marié à Aldonza RODRIGUEZ de SALDANA
- Alvar NUNEZ DAZA marié à Juana de ROJAS
- Rodrigo ALVAREZ DAZA marié à Maria PEREZ PAIS de AMBIA
- Alvar RODRIGUEZ DAZA marié à Comêndola GONCALVES
- Paio RODRIGUES de ARAUJO, seigneur de LOBIOS marié à Brites VELHO de CASTRO
- Vasco RODRIGUES de ARAUJO marié à Leonor ou Maria RODRIGUES VELHO
- Pedro ANES de ARAUJO marié à Inês ou Joana VELOSO
- Gonçalo RODRIGUES de ARAUJO marié à Maria de MAGALHAES
- Pedro ANES de ARAUJO marié à Mor GOMES VELHO
- Brites VELHO de ARAUJO mariée à Alvaro RODRIGUES de CODORNIGA
- Guiomar RODRIGUES de ARAUJO MOGUEIMAS FAJARDO mariée à Vasco RODRIGUES
- Guiomar RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Pedro FERNANDES MARCOAS
- Inês RODRIGUES de MOGUEIMAS mariée à Miguel de PASSOS de FIGUEIROA
- Isabel de PASSOS de FIGUEIROA mariée à Fernando de SA de ARAUJO
- Cristovão de SA de PASSOS marié à Felipa de SA BRANDÃO
- Cristovão de SA marié à Isabel BARBOSA
- Angela BARBOSA e TRANCOSA mariée à Cosme FERNANDES VILARINHO
- Manuel de SA marié à Catarina RODRIGUES BACELAR
- Angela de SA BARBOSA BACELAR mariée à Estevão PEREIRA da LOMBA
- Caetano PEREIRA BARBOSA marié à Luisa Teresa SA SOUSA
- Josefa Rosa PEREIRA BARBOSA mariée à Manuel José LOURENÇO PEREIRA
- Serafina Teresa LOURENÇO PEREIRA mariée à Joaquim Antonio SENDIM de RIBAS-LIRA
- José Luis SENDIM de RIBAS-LIRA marié à Maria Rosa ALVES
- Cândida SENDIM de RIBAS-LIRA mariée à José Manuel CARDAO RODRIGUES
- Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES mariée à Joao Antonio PUGA PEREIRA
- Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SA LEAO PIMENTEL FERREIRA, 2° à Pierre LAFORIE
UMA AVO ACORRENTADA
Para mim, a descoberta do turismo acompanhou-se de um grande trauma.
Devia eu ter uns três ou quatro anos, talvez cinco, quando em companhia dos meus Pais, visitava o Castelo de GUIMARAES. Històricamente, esta cidade, primeira capital de PORTUCALE, e este castelo, têm uma grande importância.
Mas o trauma, de que retive a imagem, aconteceu à vista de um rochedo enorme, no terreiro do castelo e duma corrente em ferro que estava soldada a esse rochedo. O guia, de um ton destinado a impressionar os visitantes, informa-nos que o primeiro rei de Portugal, D. Afonso HENRIQUES, tinha feito acorrentar ali a sua mãe, « a raìnha D. TERESA ».
Um filho que faz acorrentar a sua mamã, uma mamã raìnha, um penedo assim tão grande, um sol assim de matar naquele mês de Agosto ! Era demais ! E ainda eu desconhecia nessa altura que possuo uma porção de ADN dos dois… da mãe e do filho !
Esta lição de història, in situ, chocou-me pela dureza dos costumes que permitiam a um filho de se comportar tão indignamente com a sua mãe e também por esse adultério pùblico de uma raìnha com o seu amante. De resto, os historiadores portugueses trataram sempre com grande severidade o comportamento desse casal, apresentado quase sempre como um «casal infernal », de maneira a melhor salientar, por contraste, o filho D. Afonso, fundador do reino de PORTUGAL .
Dona Teresa de LEON , fillha bastarda do rei de LEON y CASTELA, D. Afonso VI, e de Ximena MONIZ, foi a mãe do primeiro rei de PORTUGAL. A cruzada de Ocidente tinha atraìdo para a Penìnsula Ibérica a fina flor dos senhores feudais europeus, perseguidores de musulmanos, à procura de aventuras e de fortuna. Entre eles, Henrique de BORGONHA, filho do Duque Henri de BOURGOGNE e duma filha do Conde de BARCELONA , e o seu primo Raimundo, receberam recompensas de sonho. Nada menos do que a mão de duas das filhas do Rei e o reino de CASTELA para um e o Condado de PORTUCALE para o outro. Parece mesmo um conto de fadas, mas não, é a verdade històrica.
Digamos que Henrique teve um lote inferior em valor ao do seu primo. Recebeu sò um condado e por esposa uma Infanta ilegìtima. Esta Infanta Teresa, de 13 anos de idade, criada junto da sua mãe Ximena MONIZ, no castelo do avô materno, conde de Bierzo, foi dada em casamento pelo seu pai, Afonso VI, ao cruzado D. Henrique de BORGONHA, de 24 anos de idade.
O primo Raimundo casou com a Infanta Urraca, herdeira do reino de CASTELA y LEON. A morte pouco tempo depois do rei Afonso VI, fez do casal, ao tìtulo de reis de CASTELA, os suzeranos dos Condes de PORTUCALE, Teresa e Henrique.
Num curto texto, inserido neste blog, falei da fundação deste Condado Portucalense, que por volta de 1143 se tornou o reino de PORTUGAL, e que teve como primeiro rei, exactamente, esse prìncipe Afonso que mandou acorrentar a sua mãe. Oh ! Que bàrbaros costumes nesses tempos ! Note-se que a Mamã tinha exagerado. Desde que ficou viuva, e até antes, segundo as màs linguas, quando o Conde Henri estava ainda em vida, ela arranjou um amante, D. Fernando PEREZ de TRABA, ou TRAVA, Conde de TRASTAMARA, na Galiza.
Durante a minoridade do principe Afonso, ela assumiu a regência do Condado, quase em co-gerência com o seu amante e pràticamente , sem declaração de guerra, durante anos, esteve em guerra contra a irmã Urraca, raìnha de Castela, apòs a morte do pai de ambas. O elo de suzerano e vassalo, suportàvel em vida do rei Afonso VI e de Henrique de Borgonha, apòs a morte de ambos, pesava demais entre irmãs ou entre primos.
O projeto polìtico da Teresa de LEON e de Fernando de TRABA, era o de criar uma entidade ùnica entre a Galiza, antigamente um reino, e o Condado de Portucale. Teria sido um Condado, um Ducado, ou um Reino GALAICO-PORTUGUES. De resto, ela assinava « Raìnha ». Ainda, nos nossos dias, hà pessoas para acariciar esse projeto, tanto é evidente a identidade linguìstica, cultural, geogràfica e històrica.
Mas a relação adulterina da Condessa Teresa e do Conde de Trastàmara, além do projeto politico, alimentava cada dia mais a animosidade dos poderosos daquele tempo, ou sejam as cinco famìlias de « ricos-homens », os MAIAS, os BRAGANÇAS, os RIBADOUROS, os BAIOES e os SOUSAS. A esses veio juntar-se um outro magnate, Pero GONÇALVES de MARNEL, alcaide de CASTELO de PAIVA, a quem Fernando PEREZ de TRABA tinha confiscado COIMBRA, para se apoderar dela. COIMBRA não fazia parte do Condado Portucalense.
O Conde de TRASTAMARA, encontrava-se assim, de facto, o dono da GALIZA, das Terras de SANTA MARIA, ao sul do Douro, até COIMBRA, e, pela cogestão com Teresa de PORTUCALE, o dono também de toda a região do norte, entre o Douro e o Minho. Em 1127-1128, os « ricos-homens », comandados pelo jovem prìncipe Afonso, acompanhado de Ermìgio MONIZ de RIBADOURO e de Pero GONCALVES de MARNEL abrem as hostilidades contra a Condessa Regente e o seu companheiro.
O jovem prìncipe Afonso, herdeiro do Condado, tinha passado a infância e uma parte da adolescência no seio duma famìlia que figura entre os meus antepassados, a famìlia dos « ricos-homens » de RIBADOURO. O seu pai, o Conde D. Henri de BOURGOGNE, tinha confiado a sua formação e educação a D. Egas MONIZ de RIBADOURO, irmão de Ermìgio . A missão do educador consistia em fazer do jovem Afonso um perfeito cavaleiro medieval e, mais tarde, um Conde que seria o sucessor do Conde D. Henrique.
D. Afonso HENRIQUES permaneceu entre os RIBADOURO até aos seus 14 anos. Chegado a esse aniversàrio, em 1122, na Sé Catedral de ZAMORA, provocando o espanto dos presentes, armou-se ele mesmo cavaleiro. E empreendeu de se libertar da influência da sua mãe, mas principalmente do companheiro da mesma, D. Fernando PEREZ de TRABA. O Conde deTRASTAMARA, galego, casado e chefe de famìlia na GALIZA, vivendo em concubinato pùblico, condenado pelo Papa, com a Regente do Condado de PORTUCALE, era célebre pela sua coragem, os seus feitos de guerra contra os Mouros, a sua presença, da qual os contemporâneos diziam : « se queres saber como é um rei, olha para o Fernando PEREZ ».
E possìvel que o jovem Afonso HENRIQUES tenha sido movido por um « complexo de Œdipe ». Em primeiro lugar, ver-se libre do Fernan PEREZ de TRABA, em seguida « acorrentar » a Mamã. A batalha de S. Mamede, perto de GUIMARAES, concluiu-se pelo triunfo do prìncipe Afonso e dos conjurados. O episòdio da corrente teve ele lugar nessa altura ? As escaramuças e os encontros belicosos continuaram até ao dia em que o Prìncipe pôde obrigar as forças da sua mãe e do Conde de TRABA a atravessar o rio Minho. Prisioneiros no castelo de LANHOSO, em liberdade vigiada, para os libertar foi necessària a intervenção em favor de Teresa da sua meia irmã Urraca, raìnha de CASTELA.
A acção d’Afonso HENRIQUES para obter a independência do Condado continuou, contra os Mouros Almohades, e em seguida contra o seu primo Afonso VII rei de CASTELA e sucessor de Urraca e Raimundo de Borgonha.
Foi a partir dessa estadia forçada e prolongada no castelo de LANHOSO que esta pàgina da Història de PORTUGAL se transformou em uma pàgina que me é pessoal. D. Teresa de LEON foi a mãe do primeiro rei de Portugal e de 5 princesas, filhas do Conde D. Henri de BOURGOGNE.
Mas da sua relação duràvel com D. Fernando PEREZ de TRABA, talvez regularisada por um casamento, nasceram duas filhas, Sancha e Teresa.
Esta ùltima, Teresa FERNANDEZ de TRABA, casou em 1160 com o Conde D. Nuno PEREZ de LARA, que era o « Alferes » do rei de LEON, e são eles os meus 27° avos.
Em Palência, podemos visitar ainda hoje o Hospital e o Convento de Cister que eles ali fundaram.
Depois de viùva, D. Teresa FERNANDEZ de TRABA, voltou a casar com o Rei de LEON, D. Fernando II. Os filhos do primeiro casamento com D. Nuno PEREZ de LARA foram criados no Palàcio Real de LEON. Eram tratados como Infantes, cedo orfãos de mãe, pois ela morreu de parto, ao dar à luz o 2° filho do Rei D. Fernando I




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