- Pour qui démarre une recherche généalogique enracinée dans le nord du Portugal ou en Galice, impossible de ne pas buter de façon répétée sur un personnage remarquable, haut-en-couleurs, Pedro MADRUGA. Ce nom qui veut dire « lève-tôt » est un sobriquet attribué à un homme puissant, qui compta en Espagne, juste avant et pendant le règne des Rois Catholiques.
Son nom était Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, comte de Caminha. Et voici les indices qui pourraient faire de lui un de mes ancêtres colatéraux. Après le mariage de Emerenciana SUAREZ de PUGA JUNQUEIRAS FAJARDO, fille des titulaires du Pazo de Monterreal em Tortòreos, Galice, Espagne, avec Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR , le couple, de Galice est venu s’installer dans le manoir, Quinta de Santo Antão, en terre portugaise, à Monção. Ce rameau de la famille était titulaire dans les années 1600 du majorat qui, au-delà de villes de Galice, dont FEARDOS, MILMENDA et GOMESENDE, incluait le Pazo de Monterreal à Tortòreos (Galice) et la Quinta de Santo Antão à Messegães, MONÇÃO, Portugal. Il n’est pas encore possible d’établir de façon documentée le fait que Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR puisse être un descendant de Pedro MADRUGA. Les blasons présents sur les manoirs d’un côté et de l’autre de la frontière, à Tortòreos et à Monção, le laissent penser, mais… l’accès aux sources, aux documents écrits, en Galice, est un authentique parcours du combattant.
J’ai un 7ème grand-père Manuel de CASTRO e ARAÙJO, né à Santo Antão, Messegães, MONÇÃO, le 11-11- 1674. Le blason de ce manoir rappelle les familles CASTRO, SÀ, SOTOMAIOR et PUGA. Je m’accorde le plaisir de parler de ce personnage passionnant, qu’il puisse se révéler par la suite mon ascendant direct ou un collatéral.
Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR était dit « o noso rei » (notre roi) par les habitants du sud-ouest de la Galice, tant il en imposait. Né bâtard, de la liaison de D.Fernan YANES de SOTOMAYOR avec une dame Constanza de ZUNIGA, sœur ou nièce de la Comtesse de Santa Marta de RIBADAVIA, son père lui a attribué un précepteur et lui fit donner à TUI une éducation très complète pour l’époque. Il paraissait se destiner au sacerdoce, et le roi Henri IV de Castille, frère d’Isabelle la Catholique, aurait même prévu pour lui l’Archevêché de S. Jacques de Compostelle. Une façon de se débarrasser des FONSECA, détestés des SOTOMAYOR et du Roi, qui était un TRASTÀMARA. Mais, dans son histoire personnelle, dès le début, l’ordre habituel des choses parut changé. Où a-t-on vu un demi-frère légitime, lui, qui se déplace jusqu’à la Cour pour obtenir du roi que le frère bâtard soit reconnu comme son héritier, jouissant de toutes les prérogatives de la légitimité ? C’est pourtant ce que fit D. Alvar de SOTOMAYOR en faveur de Pedro, son demi-frère, en 1468. De ceci découlera le changement de nom : Il s’appelera désormais ALVAREZ de SOTTOMAIOR.
Pedro MADRUGA est resté dans l’Histoire de GALICE, comme le pacificateur, lors de la révolte Irmandiña. En ces périodes considérées comme les plus agitées politiquement, avec des révoltes de paysans, commerçants et noblesse de terroir, se soulevant contre les grands féodaux et la Couronne, lors des deux guerres Irmandiñas (1467-1469), ensuite lors de la querelle dynastique qui opposa une tante, Isabelle la Catholique, sœur du défunt roi Henri IV de TRASTAMARA, à sa nièce Jeanne, la Beltraneja, fille légitime du même roi, Pedro MADRUGA joua habillement de sa position de grand seigneur régional. Le sobriquet « la Beltraneja » dont était affublée la princesse Joana, l’héritière, avait sa source dans la rumeur qui lui attribuait comme père D. Beltran de la CUEVA.
Don Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR était marié à D. Teresa de TÀVORA, de la puissante famille portugaise des TÀVORAS. Il pouvait compter sur la protection assurée du roi du Portugal D. Afonso V, qu’il avait amené à épouser Jeanne, la prétendante à la couronne de Castille, dont il avait pris le parti. Si les choses se présentaient mal pour lui d’un côté ou l’autre de la frontière, il lui suffisait de franchir le fleuve Minho. En Galice il possédait un château-forteresse à SOTOMAYOR. Au Portugal il était Comte de CAMINHA et y a passé de longues périodes, peut-être même des années.
On sait que dans la querelle de succession dynastique, la tante, Isabelle la Catholique, l’emporta sur la nièce et que des « guerrillas », des prises et destructions de châteaux, des escarmouches s’en suivirent perturbant la paix civile de toute la Galice pendant des années. Les fiefs et possessions de D. Pedro ALVARES de SOTOMAYOR s’étendaient sur tout le sud de la Galice et le nord du Portugal. Il était Comte de CAMINHA au Portugal, vicomte de TUY et auto-proclamé Maréchal de BAIONA en Galice. Habile dans les manœuvres politiques, avec les rois de Castille et du Portugal, il se trouve pendant une quinzaine d’années en conflit armé, et quelques rares fois en alliance, avec les FONSECA, redoutable famille d’Archevêques de Santiago de Compostela et de Séville. Ces FONSECA, oncles et neveux confondus, durant le règne des Rois Catholiques, sont Evêques de SANTIAGO et SEVILLE, mais aussi de CORDOBA, BADAJOZ, PALENCIA et BURGOS. En Galice, les FONSECA et MADRUGA se portent ombrage mutuellement.
MADRUGA est réputé pour son courage physique, sa maîtrise des armes et surtout son sens de l’improvisation tactique. Ses innombrables succès militaires seraient dus non seulement à ses talents de chef de guerre, mais aussi à l’apparition d’arquebuses inconnues à l’époque. Pendant ces guerres Irmandiñas pour faire face à toutes les révoltes, avec leur cortège de destruction de châteaux féodaux et d’exactions, la coalition a besoin d’un chef, d’un « caudillo ».
A Monção, ma ville natale, a lieu une réunion des chefs de guerre, avec D. Juan de PIMENTEL, frère du Duque de Benavente, l’Archevêque de Santiago de COMPOSTELLE, D. Alfonso II da FONSECA, le Comte de LEMOS et D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR; alias Pedro MADRUGA. C’est lui qui est choisi comme « Caudillo ».
Les Irmandiños (Fraternités) étaient des « confréries » de paysans n’en pouvant plus des impôts, taxes et corvées qui les écrasaient. Ces guerres Irmandiñas sont considérées comme bien plus sérieuses que les « Jacqueries » françaises. Et l’originalité de cette insurrection est qu’aux côtés des insurgés Irmandiños on trouve des éléments de la noblesse rurale et des prêtres. Face à eux, en défense du pouvoir central, représenté par les rois Catholiques, à Castille, on trouve les Grands Seigneurs Féodaux et le Haut Clergé, dont l’Archevêque de S. Jacques de Compostelle, FONSECA. A la tête de quelques milliers d’hommes, les troupes du Caudillo reprennent les châteaux un à un. D.Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR oblige les Irmandiños à reconstruire beaucoup de ceux qui avaient été détruits, et peu à peu pacifie toute la Galice. Non sans mettre à terre, lui, les châteaux appartenant à ses adversaires, comme ceux des TENORIO et ceux des MONTENEGRO. Les Irmandiños (Fraternités) sont mises hors la loi et disparaissent.
Le nom de Madruga reste associé à cette victoire et à la cruauté dont il fit preuve tout au long. Ses méthodes étaient impitoyables. A l’évêque de TUI qui lui reprochait tant de destructions de châteaux, témoins d’histoires familiales aussi nobles et riches que la sienne, il répond orgueilleusement : « En Galice une seule maison suffit, la mienne ». Exécutions sommaires des Irmandiños, décapitation des nobles et même, comme avec l’Abbé de S. Croyo, ou Clòdio, victime d’une humiliation publique mémorable, la promenade forcée sur un âne, avec des colliers d’aulx autour du cou. On connait la symbolique de l’ail parmi les chrétiens. C’est le Diable, rien d’autre.
Mais les règlements de comptes dans le camp des vainqueurs ne vont pas tarder. Certain jour, accouru en appui de sa famille au château de Ribadavia, Pedro MADRUGA y trouve déjà une Assemblée de nobles, venus aussi au secours. Certains d’entre eux, tels D. Pedro SARMIENTO de SOTOMAYOR, lui sont notoirement hostiles. Méfiant par nature, un jour qu’il se promène hors l’enceinte de la Ville, Pedro MADRUGA voit venir un chevalier, porteur d’un message de l’Archevêque FONSECA. A la question du messager : « Etes-vous D. Pedro de SARMIENTO ? », il répond : « Yo soy », « je le suis ». La lecture du message intercepté justifie sa méfiance.
Il y est ordonné par FONSECA aux Seigneurs présents, d’étrangler MADRUGA sur le champ. Rentré au château, il tue sans délai Pedro SARMIENTO et seule la fuite a pu sauver les autres nobles présents.
Pendant son exil au Portugal, l’Archevêque da FONSECA était entouré d’une vraie cour, comme celle de St. Jacques de Compostelle. Parmi ces nobles et hiérarques religieux galiciens se trouvait D. Juan da NOBOA (B=V).
A la fin des révoltes Irmandiñas, une fois la paix revenue, et sous injonctions répétées des rois Catholiques, les biens accaparés par les uns et les autres dans chaque camp, doivent être restitués aux propriétaires premiers. La chose fut très, très difficile, et les litiges (pleitos) innombrables. Il ne faut pas oublier que la noblesse ne relevait pas des tribunaux ordinaires, elle ne pouvait relever que de ses pairs, auprès de la Real Audiência de Calice, qui transmettait à VALLADOLID.
Et, bien sûr, dans chaque camp on cherchait à ne pas se trouver parmi les perdants.
A ORENSE, il y a un de ces « pleitos » qui oppose un groupe de nobles au Mosteiro (Couvent) de MONTEDERRAMO, probablement cistercien.
En 1486 les Rois Catholiques font injonction au Comte de RIBADAVIA, à Juan de PIMENTEL (frère du Comte, puis Duque de BENAVENTE), à Luis de VILAMARIN, à Pero VASQUEZ de PUGA, à Nuno GONZALEZ et à Gonzalo de PUGA de ne plus s’occuper des affaires de l’Eglise et de l’Evêché d’ OURENSE, et de rendre les biens usurpés pendant les Guerres Irmandiñas.
Juan de NOBOA, qui après son exil au Portugal, s’était trouvé dans la même situation de confusion juridique, et qui bénéficiait de la protection très précieuse de l’Archevêque FONSECA, écrit un jour, dans un probable accès de rage mal contenue, en galaico-portugais, à l’adresse des moines de MONTEDERRAMO , qui devaient lui réclamer les titres de possession :
« E eu que titulo hei de mostrar mais que habelas herdado de meu pai, o meu pai do meu aboo, e o meu aboo dos nosos antepasados que as possuiron desde que o mundo foi mundo. Vos e San Bernardo ( que era de Franza) e a puta que vos pariu que tendes que ver coa miña facenda por uns poucos papeis derrocadeiros que presentais…
« Et moi, quel tître dois-je présenter, les ayant hérités de mon père, mon père de mon grand-père, et mon grand-père des ancêtres qui les possédaient depuis que le monde fut monde. Vous et S. Bernard (qui était de France) et la pu…. qui vous a mis au monde qu’avez-vous à voir avec mon patrimoine pour des papiers douteux que vous présentez …
C’est cru, c’est « hard », je n’ai pas besoin de traduire. ( Parir = accoucher, Facenda = patrimoine).
Pedro MADRUGA lui aussi, avait selon les témoins contemporains un langage fleuri, où les jurons prédominaient.
Mais, jurons ou pas jurons, sa fin arriva et comme souvent, elle fut le fruit d’une trahison. La plus douloureuse des trahisons, puisqu’elle eut lieu au sein de sa propre famille. Sa femme, Teresa de TAVORA, dans le but de favoriser leur fils aîné, en mauvaise posture à la Cour des Rois Catholiques, lui tend un piège affectif, où il tombe très facilement. MADRUGA, ayant obtenu une audience avec les souverains, afin d’être pardonné, prend la route de Castille.
A ALBA de TORMES, ayant pris conseil auprès de ses amis et cousins, les Ducs d’ ALBA et de MEDINACELI, il est reçu par Isabelle et Ferdinand, le 11-04-1486.
Que s’est-il passé lors de cette audience ? Les souverains avaient-ils oublié que MADRUGA avait pacifié pour eux toute la Galice ? Avaient-ils pardonné son activisme politique et guerrier en faveur de Jeanne « la Beltraneja » ? Avaient-ils pardonné la mort de SARMIENTO ? Ou, en accord avec SOTOMAYOR quelque chose d’autre a-t-elle été décidée secrètement ?
Il s’en va dans un Couvent attendre leur pardon et c’est là que s’épaissit le mystère de sa mort, sans témoins, sans corps, sans funérailles, sans réclamation de la dépouille par la famille, dans des circonstances étranges, relatées de façon contradictoire par les uns ou les autres à l’époque, en donnant peut-être naissance au « roman » réactualisé qui veut que MADRUGA et Christophe COLON soient une seule et même personne. Cette hypothèse avait fait l’objet d’un livre de Celso GARCIA de la RIEGA vers 1850. Ce livre qui avait fait grand bruit à l’époque était basé sur des documents retrouvés à ce moment-là dans des Archives de PONTEVEDRA.
En me gardant bien d’entrer dans les différentes polémiques sur l’identité de l’un ou de l’autre, sujets sur lesquels mon incompétence est totale, je signale ici uniquement ce qui fonderait l’hypothèse du COLON galicien. Une parmi beaucoup d’autres : COLON galicien, COLON génois, COLON portugais, COLON castillan et même COLON polonais !
Voici quelques unes parmi les nombreuses « preuves » du COLON galicien :
– Au jour, 11-04-1486, et heure de cette entrevue avec les rois Catholiques, tous les deux, C. COLON et D.Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR apparaitraient dans ce que nous appelons de nos jours l’Agenda Royal. On peut imaginer que c’est D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR qui est entré pour être reçu par les Rois Catholiques … et que c’est Christophe COLON, qui en est ressorti,
– la dame ZUNIGA, mère de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, portait aussi le nom de COLON, très peu usité en Galice,
– Pedro MADRUGA, au moment de sa naissance illégitime, à S.Salvador de POIO, PONTEVEDRA, se serait appelé Cristobal Pedro ZUNIGA de COLON. Quelques années après, après la reconnaissance de paternité par son père, D. Fernan YANES de SOTOMAYOR, il se serait appelé Pedro FERNANDEZ de SOTOMAYOR. Après la démarche de son demi-frère auprès du roi, pour que la totalité des droits en héritage soit accordée à lui, fils bâtard, il aurait adopté le nom qui le rendit célèbre D. Pedro ALVAREZ (du nom d’Alvar, son frère) de SOTOMAYOR, par sobriquet MADRUGA,
– en poursuivant l’énumération des « preuves », on a le nom d’une suite de localités visitées et dénommées par l’Amiral dans le Nouveau Monde. Ce relevé toponymique correspondrait très exactement à ce qui aurait été une suite « remémorée » de hameaux ou de lieux-dits de son « hypothétique rincon » de Galice, les « Rias Bajas » de Pontevedra. On relèverait en tout quelques 200 noms de lieux qui coïncident et à noter que pas un seul ne rappellerait Gênes ou l’Italie,
– le 18/12/1492, au Nouveau Monde, l’Amiral organise une grande fête dédiée à Santa Maria Mayor. Ce jour est celui de la fête annuelle à San Salvador de POIO, lieu de naissance de Pedro MADRUGA,
– la caravelle « la Santa Maria » de C. COLON a été construite à PONTEVEDRA et son premier nom était « la Gallega »,
– dans les écrits de COLON on trouve plus de 500 mots typiquement galaico-portugais,
– l’identité des prénoms des enfants et la protection historiquement attestée d’un fils de Pedro MADRUGA par l’Amiral, qui lui confia le gouvernement d’une île, PUERTO RICO,
– les dates de séjour de Pedro MADRUGA au Portugal, qui correspondraient à des absences d’Espagne de C. COLON,
– le fait, peu connu, mais attesté, que D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, était un marin accompli, ayant beaucoup navigué avec des pirates français !
– selon les tenants du COLON de Gênes, l’ « historique », il serait resté en Italie, pendant 25 ans. Comment expliquer, alors, le fait que l’AMIRAL COLON, quelques années plus tard, ait dû recourir à un traducteur pour correspondre avec une personnalité italienne ?
– des liens familiaux au Portugal, par la famille de la femme de Pedro MADRUGA, D.Teresa de TAVORA. Un frère de celle-ci, Martim de TAVORA a épousé une sœur de Pedro CORREIA da CUNHA,
– Pedro CORREIA (CORREA) da CUNHA, qui était une personne très influente à la Cour du Portugal, était le mari de la demi-sœur de l’épouse portugaise de C. COLON,
– Izéu PERESTRELO FURTADO de MENDONCA mariée avec Pedro CORREIA et sa soeur Felipa MONIZ PERESTRELO, mariée avec Christophe COLON étaient filles de Bartolomeu PERESTRELO, grand navigateur, découvreur et donataire de MADERE et PORTO-SANTO. Elles étaient issues de deux mariages du navigateur. Pedro CORREIA et COLON sont beaux-frères
– En résumé, on peut dire que Pedro MADRUGA était beau-frère de Martim de TAVORA, qui était beau-frère de Pedro CORREIA, qui était beau-frère de Ch. COLON.
– elles et leurs maris vivaient dans un monde de grands navigateurs, et on sait par Bartolomeu de LAS CASAS et Hernando COLON, que c’est Pedro CORREIA da CUNHA qui renseigna abondamment Ch. COLON sur l’existence d’îles et de peuples au-delà de la Mer Océane, vers l’Ouest,
– l’identité graphologique entre les écrits de l’un et de l’autre aurait été confirmée lors d’un congrès en 2013, à Barcelona, par 80 graphologues,
– une recherche ADN à laquelle se sont prêtés un universitaire américain, de nom Antonio Pedro de SOTOMAYOR, et un habitant de Puerto-Rico, de nom COLON, avance pour la date retenue, aux alentours de 1500, une concordance à 99,71% pour qu’un ancêtre commun puisse avoir existé,
– un texte de Francesillo de ZUNIGA, chroniqueur de la Cour de Castille, daté du XVI siècle, dit clairement que Diego de SOTOMAYOR, fils de Pedro MADRUGA, est le fils de C. COLON,
– un manuscrit du Dr. MORALES y PADILLA, daté de 1620, attribue trois enfants à C. COLON et non deux. Le troisième fils, Cristobal de SOTOMAYOR, était connu à Puerto-Rico comme Cristobal COLON de SOTOMAYOR, fils de Pedro MADRUGA. Ce qui renforce la thèse de la double identité du découvreur du Nouveau Monde,
– sans parler du détail, qui compte tenu du respect des traditions au moment des décès, me trouble particulièrement : les funérailles de Christophe COLON se sont passées dans une grande discrétion, sans aucune manifestation ni représentation des souverains, et la dépouille mortelle après plusieurs tombeaux provisoires et avant de partir définitivement vers le Nouveau Monde, a trouvé un « refuge » prolongé, dans la chapelle de la famille SOTOMAYOR, à Valladolid, auprès de D. Fernan Yanes de SOTOMAYOR, père de Pedro MADRUGA.
L’Histoire et la culture Galiciennes gardent vivant le souvenir de Pedro MADRUGA. Une symphonie et un Opéra « Pedro Madruga » lui sont dédiés.
Dans ma branche paternelle, j’ai une 6ème Grand-mère, Caetana de CASTRO SOARES, qui, pour des raisons que la raison ne connait pas, m’inspire une affection particulière. Je ne sais rien d’elle, à part les données de l’état civil : ses parents, les lieux de naissance, de vie et de décès. Je sais quels enfants elle a eus et qui était son mari. Son père fut Manuel de CASTRO e ARAUJO, de SANTO ANTAO. Sa mère fut Ana SOARES de BRITO.
- Manuel de CASTRO e ARAUJO marié à Ana SOARES de BRITO
- Caetana de CASTRO SOARES, ( née en 1705), mariée à Antònio ALVARES de SOUSA,( né en 1709)
- Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES
- Rosa Quitéria ALVES FERNANDES, (1769), mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA (né le 6-12-1755)
- Manuel José de JESUS PUGA (décédé 1848) marié à D. Maria da Natividade RODRIGUES
- Manuel JESUS de PUGA (né 1849) marié à Ana Joaquina BALEIXO
- Laura da Conceicao PUGA (née en 1879) mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR (né en 1874)
- João Antònio PUGA PEREIRA (1902) marié à Amândia SENDIM de RIBAS LIRA RODRIGUES (1906)
- Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA (1930) mariée à Pierre LAFORIE (1932)
————————————————————————————————– P O R T U G U E S ———
Para quem quere fazer uma pesquisa genealògica enraìzada no norte de PORTUGAL e na GALIZA, é quase impossivel progredir sem encontrar a cada passo uma pessoa notàvel, que concentra toda a atenção, Pedro MADRUGA. Este nome que quere dizer « levanta-se cedo » é uma alcunha que foi dada a um homem que marcou o seu tempo, antes e durante o reinado dos reis Catòlicos.
O nome dele era D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, conde de CAMINHA. Seguem os ìndices que poderiam fazer dele um dos meu antepassados. Depois do casamento de Emerenciana SUAREZ de PUGA JUNQUEIRAS FAJARDO, filha dos propritàrios do PAZO de Monterreal, em Tortòreos, Galiza, ESPANHA com Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR, o casal veio instalar-se na Quinta de Santo Antão, em terra portuguesa, em MONÇAO. Este ramo da famìlia, por volta de 1600, era titular de um morgadio que incluia, na Galiza, alèm de vilas como FEARDOS, MILMENDA e GOMESENDE, esse Pazo de Monterreal e a Quinta de Santo Antão em Messegães, MONÇAO, Portugal. Para jà, ainda não foi possivel estabelecer documentalmente o facto que Bartolomeu de CASTRO OZORES de SOTOMAYOR fosse um descendente directo do Pedro MADRUGA. Os brasões presentes de um lado e outro da fronteira nas duas Quintas, levam-nos a essa hipòtese, mas a consulta de fontes escritas na Galiza, é duma dificuldade extraordinària.
Eu tenho um 7° avô, Manuel de CASTRO e ARAUJO, nascido em Santo Antão, MONÇAO, em 11-11-1674. O brasão da Quinta evoca as famìlias CASTRO, SA, SOTOMAIOR e PUGA. Mas, dadas as dùvidas que persistem falta de documentos, nao farei a ligação entre esse avô e Pedro MADRUGA. Mas acordo-me o prazer de falar deste personagem apaixonante.
D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR era chamado « o noso rei » pelos habitantes do sudoeste da Galiza, tanto ele impunha o respeito. Embora fosse bastardo de nascimento, da relação de D. Fernão YANES de SOTOMAYOR com uma dama Constança de ZUNIGA, irmã ou sobrinha da Condessa de Santa Marta de RIBADAVIA, o seu pai atribuiu-lhe um professor que lhe dispensou em TUY uma educação muito completa para aquela época. Tudo levava a pensar que se destinava ao sacerdòcio, e o rei Henrique IV, um TRANSTAMARA, irmão de Isabel a Catòlica, teria mesmo previsto para D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR o Arcebispado de Santiago de Compostela. Seria uma maneira de se ver livre dos FONSECA, detestados pelos SOTOMAYOR e pelos TRANSTAMARAS.
E é de notar que na sua història pessoal, desde o princìpio, os acontecimentos sucedem-se de maneira pouco habitual. Onde é que se viu um meio-irmão legìtimo que vai à Côrte pedir ao Rei que o seu meio irmão bastardo seja reconhecido como seu herdeiro, com a atribuição de todas as prerogativas da legitimidade ? Foi, no entanto, o que fez D. Alvar de SOTOMAYOR em favor de Pedro, seu meio-irmão, em 1468.
Pedro MADRUGA ficou célebre na Historia da GALIZA como o prototipo do Cavaleiro Medieval. Nesses tempos, considerados como os mais agitados polìticamente, com revoltas de camponeses e da nobreza rural contra a Corôa e os grandes Senhores Feudais, nas chamadas Guerras Irmandiñas (1467-1469), em seguida durante a querela dinàstica, que opôs uma tia, Isabel a Catòlica, irmã do defunto rei Henrique IV à sua sobrinha Joana, a Beltraneja, filha legìtima do mesmo rei, Pedro MADRUGA implicou-se a fundo servindo-se de seu estatuto de grande Senhor regional. A alcunha “ a Beltraneja” atribuìda à princesa Joana, herdeira, tinha origem no boato, baseado na suposta impotência do Rei e que lhe dava por pai D. Beltran de la CUEVA.
D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR era o marido de D. Teresa de TAVORA, da importante familia portuguesa dos TAVORAS. Dispunha da proteção segura do rei de Portugal, D. Afonso V, que ele tinha levado a desposar a princesa Joana, pretendente ao trôno de CASTELA, de quem era partidàrio. Se as coisas se apresentavam mal para ele de um lado ou outro da fronteira, bastava atravessar o rio Minho.Na GALIZA tinha um castelo fortaleza em Sotomayor. Em Portugal era Conde de CAMINHA e passou là longos perìodos, talvez mesmo anos.
Sabemos que na querela de sucessão dinàstica, a tia, Isabel a Catòlica, ganhou face à sobrinha e que muitas guerrilhas, muitos assaltos e destruções de castelos se sucederam, perturbando a paz civil de toda a Galiza durante dezenas de anos. As propriedades e domìnios de D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR estendiam-se sobre todo o sul da GALIZA e o norte de PORTUGAL. Ele era Conde de CAMINHA em Portugal e Visconde de TUY e autoproclamado marechal de BAIONA, na Galiza. Muito hàbil nas manobras polìticas, com os reis de Castela e de Portugal, durante uns quinze anos andou envolvido em conflitos armados, e muito raramente aliado com os FONSECA, da temìvel famìlia de Arcebispos de Santiago de Compostela e de Sevilha. Estes FONSECA, tios e sobrinhos, durante o reino dos Reis Catòlicos são Bispos de SANTIAGO e de SEVILHA, mas também de CORDOBA, BADAJOZ, PALENCIA e BURGOS. Na GALIZA é indubitàvel que os FONSECA e o Pedro MADRUGA se fazem sombra uns aos outros.
MADRUGA tem grande reputação de coragem fìsica, de mestria nas armas e principalmente um extraordinàrio sentido da improvisação tàctica. Os inùmeros sucessos militares que alcançou seriam devidos não sò aos seus talentos de “senhor da Guerra”, mas também à aparição de espingardas de um tipo desconhecido até ali. Durante as Guerras Irmandiñas, para afrentar todas essas revoltas, com o habitual cortejo d’exações e de destrução de castelos, a « coalição » dos Grandes, vê-se na obrigação de designar um chefe, um « caudillo ».
Em MONÇAO, a minha vila natal, reuniram-se esses chefes de guerra. Estavam presentes o irmão do Duque de BENAVENTE, D. Juan de PIMENTEL, o Arcebispo de Santiago de COMPOSTELA, D. Afonso II da FONSECA, o Conde de LEMOS e D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, aliàs Pedro MADRUGA. Foi ele que os outros escolheram como « caudillo ».
Os Irmandiños (Fraternidades) eram umas confrarias de camponeses, esmagados por tantos impostos, taxas e trabalhos devidos aos senhores. Essas guerras são consideradas como revoltas de maior gravidade do que as « Jacqueries » francesas. E a originalidade desta insurreição, reside no facto de haver junto aos camponeses irmandiños, alguns elementos da nobreza rural e alguns padres. Frente a eles, em defesa do poder central, representado pelos reis Catòlicos, em CASTELA, encontram-se os grandes Senhores Feudais e o Alto Clericato, representado pelo Arcebispo de Santiago de COMPOSTELA, FONSECA. A frente de uns milhares de homens, as tropas do Caudillo retomam os castelos uns apòs os outros. D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR obriga os Irmandiños a reconstruir muitos dos que tinham sido destruìdos e pacifica toda a Galiza, pouco a pouco. Não, sem destruìr, ele, os castelos pertencendo aos adversàrios, como os dos TENORIO e dos MONTENEGRO. As Fraternidades são postas fora da lei e desaparecem.
Mas o nome de Pedro MADRUGA ficou associado a esta vitòria e também à crueldade de que fez prova, ao longo da guerra. Os seus métodos eram sem piedade. Ao bispo de TUY, que tentava fazer-lhe ver que as destruìções que cometia punham fim a històrias familiais tão ricas como a sua, respondeu com soberba : « Na Galiza basta haver uma casa, a minha ». Execuções sumàrias de Irmandiños, decapitação de nobres e mesmo humilhações pùblicas memoràveis, como com o abade de S. CROYO ou CLODIO, forçado a dar um passeio em cima de um burro, com colares de alhos ao pescoço. Sabe-se o que simbolisava o alho para os cristãos nesses tempos. Era ùnica e simplesmente o Diabo.
Mas a hora de apurar as contas aproximava-se no campo dos vencedores. Certo dia, vindo com urgência para prestar socorro à sua familia no castelo de RIBADAVIA, Pedro MADRUGA encontra à chegada uma Assembleia de nobres, vindos também em defesa. Alguns de entre eles, como D. Pedro SARMIENTO de SOTOMAYOR, são seus inimigos declarados. Por natureza desconfiado, certo dia em que passeava por volta do castelo, vê chegar um mensageiro, portador de uma mensagem do Arcebispo FONSECA. A pergunta do portador, « O Senhor é D. Pedro de SARMIENTO ?”, ele responde “ Yo soy” (“Sou”). A leitura da mensagem justifica plenamente a desconfiança que o tinha movido. FONSECA ordenava aos Senhores presentes de estrangular MADRUGA sem tardar. Desde que regressou ao castelo, degolou imediatamente o SARMIENTO e os outros sò escaparam porque fugiram como relâmpagos.
O seu fim de vida, como acontece muitas vezes, foi o fruto de uma traição, e a mais dolorosa das traições, pois teve lugar no seio da famìlia. A sua esposa, Teresa de TAVORA, para ajudar o filho mais velho do casal, que encontrava problemas na côrte dos Reis Catolicos, preparou-lhe uma armadilha afectiva, em que ele caiu fàcilmente. MADRUGA, tendo obtido uma audiência dos soberanos, afim de ser perdoado, mete-se a caminho para Castela.
Em ALBA de TORMES, depois de ter recebido os conselhos dos seu amigos e primos, os Duques d’ALBA e de MEDINACELLI, é recebido por Isabel et Fernando, no dia 11-04-1486.
Que é que se passou durante essa audiência ? Os soberanos teriam esquecido que deviam a D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR a pacificação de toda a Galiza ? Teriam eles perdoado ou não o activismo politico e guerreiro do mesmo, em favor da « Beltraneja » ? Teriam eles perdoado a morte de SARMIENTO ? Ou, em acordo com D. Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, algo de diferente foi decidido secretamente ?
Ao deixar os Reis, Madruga vai para um Convento esperar o perdão e é aì que começa o mistèrio da sua morte, sem testemunhas, sem cadàver, sem cerimònia fùnebre, sem reclamação do corpo feita pela famìlia, numas circunstâncias estranhas, relatadas de maneira contraditòria por uns e outros na época dos feitos, e dando talvez origem ao « romance » reactualisado, que vê uma e mesma pessoa no MADRUGA e em Cristovão COLOMBO. Esta hipòtese tinha aparecido por volta de 1850 num livro de Celso GARCIA de la RIEGA. O livro tinha feito um escândalo na época (hoje dirìamos um buzz !) e basear-se-ia em documentos descobertos nessas datas nos Arquivos de PONTEVEDRA.
Abstendo-me eu de entrar nas controvérsias sobre a identidade de um e do outro, matérias em que a minha ignorância e incompetência são totais, atrevo-me aqui a adiantar ùnicamente a hipòtese do COLOMBO galego. Um, entre muitos outros : COLOMBO galego, COLOMBO genovês, COLOMBO português, COLOMBO castelhano e até COLOMBO polaco !
Eis algumas das numerosas « provas » do COLOMBO galego :
No dia da audiência concedida pelos Reis Catòlicos, à mesma hora, os nomes de Cristovão COLOMBO e de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR aparecem no que agora chamamos a Agenda Real. Pode-se imaginar que entrou D. Pedro de SOTOMAYOR e que saìu … Cristovão COLOMBO. Era o dia 11-04-1486,
a mãe de Pedro ALVAREZ de SOTOMAYOR, Constanza de ZUNIGA, chamava-se também COLON (COLOMBO), nome raro na Galiza,
Pedro MADRUGA, quando nasceu, ilegìtimo, em S. Salvador de POIO, PONTEVEDRA, teria sido baptizado Cristobal Pedro ZUNIGA de COLON. Anos depois, quando o seu pai, D. Fernan YANES de SOTOMAYOR, o legitimou, teria recebido o nome de Pedro FERNANDEZ de SOTOMAYOR. E ainda anos mais tarde, quando o seu meio irmão Alvar obteve dos Reis Catòlicos que MADRUGA, bastardo, lhe sucedesse legìtimamente, com todos os direitos subsequentes, ter-se-ia chamado do nome que o tornou célebre Pedro ALVAREZ (de Alvar) de SOTOMAYOR,
prosseguindo a enumeração das « provas », temos uma relação de localidades visitadas e baptizadas pelo Grande Almirante no Novo Mundo. Esta relação toponìmica corresponderia exactamente ao que seria uma « recordação » de lugares e aldeias sucedendo-se umas às outras nas RIAS BAJAS, rincon de PONTEVEDRA que MADRUGA conhecia bem. Haveria mais de 200 nomes que coincidem … e nenhum evocando a Itàlia,
no dia 18-12-1492, no Novo Mundo, o Almirante organisou uma grande Festa em honra de Santa Maria Maior. Esse dia é o da Festa Anual em S. Salvador de POIO, aldeia natal de Pedro MADRUGA,
a caravela « Santa Maria » de C. COLOMBO foi construìda em PONTEVEDRA e o seu primeiro nome foi « a Galega »,
nos documentos escritos por C. COLOMBO encontrar-se-iam mais de 500 palavras tìpicas do galaico-português,
a identidade dos nomes dos filhos de um e outro e a protecção, històricamente documentada de um filho de Pedro MADRUGA, pelo Grande Almirante, que lhe concedeu o governo duma ilha, PUERTO RICO,
as datas das presenças de Pedro MADRUGA em Portugal, que se « encaixariam » perfeitamente com ausências em ESPANHA de C. COLOMBO,
o detalhe, pouco conhecido, que Pedro MADRUGA era um perfeito navegador, tendo praticado muito na Galiza com piratas franceses,
segundo os defensores do C. COLOMBO italiano, o “històrico”, ele viveu na ITALIA até aos 25 anos. Como explicar, então, que o Almirante COLOMBO, anos mais tarde, tenha recorrido aos serviços de um tradutor para corresponder com uma personalidade italiana ?
Os elos familliais em Portugal, pela famìlia de Teresa de TAVORA, esposa de MADRUGA. Um irmão de Teresa, Martim de TAVORA, era casado com uma irmã de Pedro CORREIA da CUNHA,
Pedro CORREIA da CUNHA que era uma personalidade muito influente na Côrte de Portugal, era casado com uma meia irmã da espôsa portuguesa de C. COLOMBO,
Izéu PERESTRELO FURTADO de MENDONCA, espôsa de Pedro CORREIA da CUNHA e sua irmã Felipa MONIZ PERESTRELO, espôsa de COLOMBO, eram filhas de dois casamentos de Bartolomeu PERESTRELO, grande navegador, descobridor e mandatàrio de Madeira e Porto-Santo,
Pedro CORREIA da CUNHA e Cristovão COLOMBO eram cunhados,
Todos viviam num meio de navegadores, e sabe-se por Bartolomeu de LAS CASAS e por Hernan COLOMBO que Pedro CORREIA da CUNHA forneceu a C. COLOMBO muitas informações sobre as terras e ilhas para là do Oceano, em direcção do Ocidente,
A identidade grafològica entre os escritos de um e do outro teria sido confirmada por 80 peritos, em BARCELONA, em 2013, no âmbito de um Congresso de Grafologia,
Uma pesquisa A.D.N. a que se prestaram um universitàrio americano de nome Antònio Pedro de SOTOMAYOR e um habitante de PUERTO RICO de nome COLON, deu uma concordância a 99,71% da possibilidade que, nos anos 1500, essas duas pessoas possam ter tido um antepassado comum,
Um documento escrito de Francesillo de ZUNIGA, cronista da côrte de CASTELA, datado do século XVI, diz claramente que Diego de SOTOMAYOR, filho de Pedro MADRUGA, é filho de C. COLOMBO. Um detalhe tão importante foi atribuìdo a um « êrro de escrita »,
Um manuscrito inédito do Dr. MORALES y PADILLA, datado de 1620, atribue 3 filhos e não 2 a Cristovão COLOMBO. O 3° filho, Cristobal de SOTOMAYOR, era conhecido em PUERTO RICO, como Cristobal COLON de SOTOMAYOR, filho de Pedro MADRUGA. O que dà força à tese da dupla identidade do descobridor do Novo Mundo,
Sem falar de um detalhe que me perturba mais particularmente, tendo em conta as tradições no momento dos funerais. As cerimònias fùnebres de C. COLOMBO decorreram numa grande discreção, sem manifestações nem representação dos monarcas e os restos mortais, depois de vàrios abrigos provisòrios e antes de atravessarem definitivamente o Oceano Atlântico, receberam um asilo prolongado de vàrios anos em VALLADOLID, na capela dos SOTOMAYORES, junto de D. Fernan YANES de SOTOMAYOR, pai de Pedro MADRUGA…
A Història e a Cultura Galegas guardaram viva a memòria de Pedro MADRUGA, pois uma Sinfonia e uma Opera « Pedro MADRUGA » lhe são dedicados.



