Côte de la Mort et famille MARIÑO da LOBEIRA

português

A l’extrémité occidentale de la Galice, et donc d’Espagne et d’Europe, il y a une côte si dangereuse qu’on la nomme « la Cuesta de la Muerte ». Côte de la Mort, oui, mais côte d’une beauté à couper le souffle. Ressemblant à la Bretagne, géologiquement apparentée  avec elle, et  probablement accolée à elle, en des temps d’avant glaciation,  aux temps de la Pangée. Une côte en dentelle, toute déchirée, même déchiquetée, par les rias. Au Moyen Age cette côte si dangereuse offrait déjà l’abri de  quelques ports  naturels. Là, des marins, dans leurs frêles embarcations de cabotage ou de pêche,  échangeaient entre la  Grande-Bretagne, la Scandinavie et le  nord de l’Europe avec la Méditerranée.

Une branche de ma famille, les MARIÑO(MARINHO), étaient pendant le Bas Moyen Âge, les seigneurs de plusieurs de ces villes portuaires. L’origine de cette famille donna lieu à une légende très poétique, reprise sérieusement par les Nobiliaires du Moyen Age : un chevalier, mourant de fatigue, épuisé par le poids de son armure et par le soleil, tombe de cheval et  est en train de se  noyer. Une créature « MARINE », une sirène le tire vers la plage, le débarrasse de sa lourde armure  et le sauve d’une mort certaine. Elle le trouve si beau, qu’elle en tombe amoureuse. Lui, revenant peu à peu à la vie, s’aperçoit de la beauté de celle à qui il doit le salut, et tombe lui aussi en amour. Le couple fait sa demeure au fond de l’eau, a quatre enfants. Mais,  les années passant, le chevalier se languit de la vie terrestre et obtient de la pauvre sirène l’accord pour partir avec les  garçons. Ils doivent être armés chevaliers  comme leur père. Le cœur saignant de douleur, elle accède, n’imposant  qu’une condition : que dans toutes les générations à venir de MARIÑOS, un enfant mâle la rejoigne sous les eaux. Ainsi fut fait, et c’est la raison pour laquelle, en toutes les générations de cette famille, un enfant mâle aux yeux bleus disparait sans laisser de traces, et que sur les jambes de ces beaux éphèbes,  des écailles dorées remplacent les poils.

  Beaucoup plus prosaïquement, les MARINHOS sont une branche descendante des TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA, puissante famille de Galice, qui donna une dynastie à CASTILLE. Et ces MARINHOS-là, ceux des alentours de Santiago de Compostela précisément, sont issus du mariage, en  1170, de D. Mariana MARINHO avec le chevalier italien FRAIAO ( CAZADOR), venu guerroyer contre les Maures.

  La Cuesta de la Muerte était sous leur juridiction. Ils avaient bénéficié pendant des siècles des « mercês » (dons ) de la part des rois wisigoths,  puis des rois de Galice et aussi de ceux  du Portugal. Le 18-12-1302 le roi Fernando IV fait donation à Payo MARIÑO  de la ria de MUROS,  de Sta MARIA de FISTERRA , de   S. VICENZO et de S. Martin de DUIO, de Santa Maria de Morana, de S. Esteban de Landeira et de S. Pedro de Cibran.  Le 15-08-1307 le même roi fait donation au même Payo MARIÑO du Port de MUROS  et de la ville de SARRIA. Le 30-04-1374, le roi du Portugal, D. Fernando I,  fait donation du Comté de Valadares à Esteban ANES MARINHO. Quelques siècles après, lors d’une restructuration administrative, Valadares est intégré  dans le Concelho de Monção. D’abord installés près de S. Jacques de Compostelle ( Santiago), les MARINHOS s’avancent vers la côte, inexorablement. Rien qu’entre 1369 et 1374 on trouve les donations de villes comme OUGUELA, CAMPOMAIOR, S. FINS de PENAJOIA, PENAFIEL, VIMIANZO et d’autres  encore, faites à des MARIÑOS.

 Le château -fort primitif de VIMIANZO avait été l’œuvre des MARINHO da LOBEIRA, Mais de cela il ne reste plus rien, les guerres Irmandiñas lui ont été fatales. Dans un document administratif de 1300 ils disaient   posséder  déjà  9 châteaux et 5 villes.  Ils y avaient le monopole du sel et de la pêche.

En ces temps-là la viande et  le poisson, sardines, morue, ne se conservaient et ne s’échangeaient que salés. Et on sait la valeur attribuée au sel, et la fameuse gabelle, impôt si lourd.  La ria de MUROS  et NOIA leur appartiennent, ainsi que ces deux villes. L’implantation de cette famille au Portugal  est généralement datée  du  mariage de D. Joana MARINHO da LOBEIRA avec D. Lançarote FALCÃO, « hidalgo » galego de Pontevedra.

Joana et Lançarote sont mes 13ème grands-parents.

Joana était née à Rome aux alentours de 1490, fille du protonotaire apostolique D. Vasco MARINHO de CASTRO, né  à Monção, Portugal, aux alentours de 1465. La mère de Joana était D. Bernaldina ANICIA, appartenant à une très illustre famille romaine, les ANICIA. Cette famille comptait parmi les siens des Saints, des Empereurs, des Philosophes, des hommes politiques qui ont marqué l’Histoire de ROME, pendant des siècles.

Le mariage de D. Lançarote et de D. Joana a eu lieu  vers 1515, et  donna naissance à la famille MARINHO FALCÃO.

La date de 1515 est généralement retenue par le fait que le roi du Portugal D. Manuel I, en 1516, offre une très importante somme d’argent   » en cadeau de mariage  » à D. Lanzarote FALCÃO . Peu  d’années après, vers 1521,  il  le nomme  1er Commandeur  de  la ville de Monção.

En 1511, plus précisément le 7 juin 1511 (Livre 3, Registre des Légitimations, fls 93, rol 1038), le même roi D. Manuel I  avait légitimé les  enfants  de D. Vasco MARINHO de CASTRO, nés à Rome de D. Bernaldina ANICIA et de D. Vasco.

 Or le grand chroniqueur portugais Fernão LOPES, rapporte la présence active de D. Gonçalo MARINHO, aux côtés du roi D. João I, en juin 1385, lors de la reprise  de GUIMARÃES aux castillans,  GUIMARAÃES, première capitale du Portugal. En 1385 ! Ce D. Gonçalo MARINHO se distingua lors de ce fait d’armes, important dans un moment où l’indépendance du petit Portugal tenait à peu de choses. D. Gonçalo MARINHO, après la contribution  guerrière pour assurer l’indépendance du pays face à Castille, fonda plusieurs couvents et s’est  retiré  dans celui de S. Francisco qu’il avait aussi fondé, près de Viana do Castelo.

Il fut  déclaré BEAT après une vie pieuse et recluse. Un chagrin d’amour  aurait amené le jeune et vaillant guerrier à devenir moine. Tout ceci prouverait donc,  la présence de MARINHOS au Portugal, bien avant le mariage de mes 13èmes grands-parents  Joana et Lancelot (Lanzarote ou Lançarote).

D’ailleurs, cette présence avant la date généralement retenue, serait la conséquence du Grand Schisme d’ Occident. Les Portugais avaient gardé l’obédience à Rome, contrairement à Castille qui obéissait à l’Anti-Pape, celui d’Avignon. Au Vatican et dans les capitales restées fidèles, une croisade contre Castille avait même été envisagée !!! De ce fait,  certaines familles de Galice, de Castille ou d’Aragon, par fidélité au Pape de Rome, se seraient installées à cette époque au Portugal. Et y auraient fait souche.

Mais, en Galice même, la puissance des MARIÑOS  fait des envieux.  Entre autres, l’Archevêque de Santiago de Compostela. Santiago se situe à 30 kms de NOIA, fief des MARINHOS et où ils séjournent  souvent. VIMIANZO et NOIA sont leurs demeures principales. Les litiges entre les MARIÑOS et les différents archevêques remplissent des tiroirs et des tiroirs dans les Archives d’Espagne. Ils sont aussi en procès avec le roi. Le fait historique le plus dramatique de cette belligérance survient quand le chef de famille est  Rui (ROY) II SOGA MARIÑO da LOBEIRA, fils de Pedro PAES MARIÑO et de Sancha Inês MARIÑO de LOBEIRA.  Il est amené à prendre des positions politiques en faveur d’un certain archevêque, contre un autre. Un litige s’ensuit. Le roi Alfonso XI de Castille condamne Rui SOGA à rendre certaines villes, ainsi qu’une énorme somme d’argent, ce à quoi celui-ci se refuse.  Alfonso XI reprend VIMIANZO par les armes, et  l’attribue à l’Archevêque de Santiago de Compostelle.

Afin d’aider  leur fils et pour assurer  son émancipation, les parents de RUY SOGA   se retirent dans des couvents séparés, et par un acte notarié, datant du 19-03-1378, se dépouillent eux et leurs deux filles, de tous leurs biens, en sa faveur. Rien n’y fit, il refusa l’injonction du  roi. Mais, pris dans une embuscade, devant la belle église romane de NOIA, sur la grande place, Rui SOGA MARINHO da LOBEIRA  est décapité « pour avoir désobéi à son roi ».

Et même  après sa mort, en 1383, le roi Jean  I (XOAN) réclame à ses héritiers la somme de 213.000 maravedis, à rendre à Pedro RUIZ SARMIENTO, adelantado mayor de Galice( rang comparable à celui de gouverneur) et à déduire de la somme de 500.000 maravedis, que le roi, lui-même, doit à SARMIENTO.  Le 22-10-1383 les dettes des MARIÑOS envers l’Adelantado de Galice, Pedro RUIZ SARMIENTO, sont liquidées, et c’est devant notaire et témoins que  le 7-03-1384, Frei  Payo MARIÑO, devenu moine dans le Couvent de Bonaval et son épouse, devenue Sœur  Sancha VASQUEZ  MARIÑO da LOBEIRA, nonne dans le Couvent de Belvis, dénoncent et protestent la prétention maintenue de l’Archevêque Garcia MANRIQUE  sur cette dette.

Pendant des dizaines d’années, les descendants de Rui SOGA ont mené des actions en justice pour récupérer ce qu’ils considéraient leur être dû. Les pauvres parents ayant perdu un fils et s’étant dépouillé volontaire et inutilement  de tous leurs biens pour le sauver, ne sont plus en vie le 21-02-1391, quand l’  Archevêque MANRIQUE souscrit à la liquidation de la dite dette.

A l’origine de toute cette dramatique situation on trouve le fait que les MARIÑOS, parce que descendants des TRABA ou TRASTAMARA,  ne reconnaissaient pas l’autorité du roi de Castille,  ne se voulant vassaux  que  des rois de Galice. Or, le royaume de Galice avait été assimilé par celui de LEON et plus tard, avec celui-ci, assimilé par CASTILLE. Et cette insubordination des TRASTAMARA envers Tolède et Madrid se manifeste encore 100 ans plus tard, à travers le comportement de Rui SOGA MARIÑO de LOBEIRA.

Des associations culturelles militant pour l’autonomie de la Galice et pour la Langue galega portent son nom .Et l’ironie de toute l’histoire est que de cette famille  sont sortis plus tard plusieurs rois de Castille et d’Espagne.

A la dynastie des TRASTAMARA appartenaient parmi  d’autres Henrique IV de Castille et sa sœur Isabelle la Catholique. La bienveillance du Trône envers les MARIÑOS, malgré des accidents à différents moments de l’Histoire, se manifeste encore par la concession  du titre de Marquis, le 17-12-1705, par le roi Filipe V à Antonio MARIÑO de LOBEIRA y ANDRADE LEMOS y SOTOMAYOR.

unnamed château de Vimianzo

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église romane de Noia

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église romane de Noia

Rui SOGA MARINHO da  LOBEIRA  appartenait à une branche collatérale de la mienne.  Il ne figure pas dans mon arbre généalogique.  Voici l’explication :

Le mariage,  en 1170, de Mariana MARINHO avec le chevalier italien FRAIÃO, donna naissance entre autres enfants à  D. João FORJAZ (ou FROILAZ) MARINHO, né à NOIA, qui épousa Elvira ORDOÑEZ de BOVIDA. Ce couple a eu plusieurs enfants, dont Martin et Pedro.  Tous deux s’appellent  ANES ou EANES (fils de Jean) MARINHO

Le MARINHO dont descendait Rui SOGA  était probablement  Martin ANES  ou EANES MARINHO.

Le MARINHO, dont je viens, est probablement un frère de Martin, Pedro ANES MARINHO.

  • FRAIÃO marié à D. Mariana MARINHO
  • D. João FORJAZ MARINHO marié à Elvira ORDOÑEZ de BOVIDA
  • D. Pedro ANES MARINHO marié à Sancha VASQUEZ SARRAZA
  • D. Joao PIRES MARINHO marié à D.  Teresa PAIS MARINHO
  • Pedro ANES MARINHO marié à  D. Beatriz RODRIGUES de LIMA
  • D Vasco PEREZ MARINHO évêque d’Orense avec Teresa RODRIGUES de VALADARES
  • Pedro ANES MARINHO  marié à   Mécia LOPES TABUADA
  • Vasco MARINHO marié à Joana LOPES ALDÃO
  • Joana MARINHO avec Alvaro VAZ BACELAR
  • D. Vasco MARINHO de CASTRO, Protonotaire Apostolique avec D. Bernardina ANICIA
  • Joana MARINHO da LOBEIRA mariée à D. Lançarote FALCÃO
  • Dionisio MARINHO FALCAO marié à Isabel de ALMEIDA
  • Joao FALCÃO marié à Potência VAZ
  • Catarina MARINHO FALCÃO mariée à João RODRIGUES VILARINHO ou BACELAR
  • Catarina MARINHO mariée à Manuel ALVARES
  • João RODRIGUES VILARINHO, o Saramago,  marié à Francisca SOARES de BRITO
  • Ana SOARES de BRITO ou Ana RUIZ SOARES mariée à Manuel de CASTRO e ARAÙJO
  • Caetana de CASTRO SOARES mariée à Antònio ALVARES de SOUSA
  • Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES
  • Rosa Quitéria ALVES FERNANDES mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA
  • Manuel José de JESUS PUGA marié à Maria da Natividade RODRIGUES
  • Manuel JESUS de PUGA marié à Ana Joaquina BALEIXO
  • Laura da Conceição PUGA mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR
  • João Antònio PUGA PEREIRA marié à Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES
  • Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à 1° Alfredo Ernesto de SÀ LEÃO PIMENTEL FERREIRA,  2° à Pierre LAFORIE

————————————————————————————————– P O R T U G U E S ———

C O S T A  da  M O R T E e  Famìlia  MARINO da LOBERA
Na extremidade ocidental da Galiza, e portanto da Espanha e da Europa, hà uma costa tão perigosa que lhe chamam  « a Costa da MORTE ». Costa da Morte, porque não, mas costa duma beleza impressionante. Muito parecida com a Bretanha francesa, geològicamente aparentada e provàvelmente ligada a ela nos tempos da Pangée, antes da glaciação.Uma costa rendilhada, como se estivesse esfarrapada  pelas rias. Na Idade Média  essa costa tão perigosa oferecia jà o abrigo de alguns portos naturais. Ali, os marinheiros, nas pobres embarcações de pesca, faziam jà comércio entre a Grande-Bretanha, a Escandinàvia, o norte da Europa e o Maditerrâneo. Um ramo da minha famìlia, os MARINHOS (MARIÑOS), eram durante a Baixa Idade Média, os Senhores de algumas dessas vilas portuàrias.

O  nome desta famìlia deu origem a uma lenda muito poética, que os Nobiliàrios da Idade Média recolheram sem reservas : um cavaleiro, morto de cansaço, exausto pelo pêso da couraça e pelo sol, cai do cavalo e està a afogar-se. Um ser « maritimo », uma sereia, tira-o para a praia, desembaraça-o da pesada armadura e salva-o duma morte certa. Acha que ele é tão bonito, que se apaixona logo por ele. Ele, uma vez recuperados os sentidos, repara na beleza daquela a quem deve a vida, e apaixona-se também.

O casal habita no fundo do mar, tem quatro filhos. Mas, passando os anos, o cavaleiro tem saudades da  vida terrestre e obtem da pobre sereia o consentimento para sair da àgua com os fillhos. E preciso armà-los   cavaleiros como o papa. Com o coração endolorido, ela acede, e põe sò uma condição : que nos tempos  futuros,  em todas as gerações de MARIÑOS, um filho de sexo masculino và viver com ela no fundo do  mar. Assim se fez, e é por essa razão, que em todas as gerações de MARIÑOS, um filho varão com os olhos azuis desaparece sem deixar  vestìgios, e que nas pernas desses belos mancebos, se vêem escamas douradas em vez de pêlos.

Muito mais prosaicamente os MARINHOS são um ramo descendente dos TRAVA, TRABA ou TRASTAMARA, poderosa famìlia da Galiza, que deu uma dinastia  a CASTELA. E esses MARIÑOS, mais precisamente os da região de Santiago de Compostela, vêm do casamento, em 1170, da D. Mariana MARINHO com o cavaleiro italiano FRAIAO( CAZADOR), que tinha vindo lutar contra os Mouros. A Costa da Morte pertencia-lhes. Durante séculos tinham  recebido « mercês » da parte dos reis wisigodos, em seguida da parte dos reis da Galiza e mesmo dos reis de Portugal. Em 18-12-1302, o rei Fernando IV faz doação ao Payo MARINHO,  da ria de MUROS, de Sta Maria de FISTERRA, de S. Vicenzo e de S. Martinho de DUIO, de Santa Maria de MORANA, de Santo Estevão de LANDERA e de S Pedro de CIBRAN.

O mesmo rei, em 15-08-1307, faz doação ao mesmo Payo MARINHO do porto de MUROS e da vila de SARRIA.

Em 30-04-1374, o rei D. Fernando I do Portugal, faz doação do Condado de VALADARES   a Esteban ANES MARINHO. Uns séculos mais tarde, quando duma restructuração administrativa,  VALADARES foi integrado no Concelho de Monção.

Primitivamente instalados junto de Santiago de Compostela, os MARINHOS avançam em direcção da costa, inexoràvelmente. Sò entre 1369 e 1374, encontramos a doação de vilas, como OUGUELA, CAMPOMAIOR, S. FINS de PENAJOIA, PENAFIEL e VIMIANZO e ainda outras feitas aos MARINHOS

Num documento administrativo de 1300 eles declaravam possuir 9 Castelos e 5 vilas. Detinham nessas terras o monopòlio do sal e da pesca. Nessas épocas, a carne e o peixe, sardinhas, bacalhau, sò se conservavam  e trocavam depois de serem salgados. E todos conhecemos o valor atribuìdo  ao sal, a famosa gabela, imposto esmagador. A ria de MUROS e a vila de NOIA pertencem-lhes. A implantação desta famìlia em Portugal é geralmente datada do casamento de  D. Joana MARINHO da LOBEIRA com o fidalgo galego de PONTEVEDRA, D. Lançarote FALCÃO.  Joana tinha nascido em ROMA, por volta de 1490, filha do Protonotàrio Apostòlico D. Vasco MARINHO de CASTRO,  nascido em Portugal. O casamento deve ter sido contraìdo depois de 1515, e deu origem à famìlia MARINHO FALCÃO. A data de 1515 é previligiada porque temos a prova  que o rei D. Manuel I, em 24-04-1517, faz presente duma quantia avultada , 168.000 reis, como « presente de casamento » a D. Lanzarote FALCÃO, e que poucos anos depois, o mesmo rei nomeia o  mesmo D. Lanzarote como 1° Comendador de Monção.

Joana e Lançarote são os meus 13os avòs.

Ora o grande cronista português Fernão LOPES faz menção da presença actuante de D. Gonçalo MARINHO ao lado do rei D. João I, em Junho de 1385, quando se deu a retomada de GUIMARAES aos castelhanos, GUIMARAES, primeira capital de Portugal. Em 1385 ! Este D. Gonçalo MARINHO distinguiu-se nesse feito de armas, importante num momento em que a independência do pequeno Portugal dependia de tão pouco. D. Gonçalo MARINHO, depois dessa participação para ajudar a independência do paìs  face a  CASTELA, fundou vàrios conventos e retirou-se no de S. Francisco em VIANA do CASTELO, que ele mesmo tinha também fundado.
Foi declarado BEATO, apòs uma vida em claustro e cheia de piedade. O jovem e corajoso cavaleiro teria escolhido a vida no convento, depois de um desgosto de amor.  Estes factos provariam a presença de MARINHOS em Portugal, muito  antes do casamento de D. Lançarote e de D. Joana. De resto, essa presença mais cedo do que a  data geralmente admitida, seria a consequência do Grande Cisma do Ocidente.
PORTUGAL tinha-se mantido na obediência a ROMA, ao contràrio da CASTELA, que obedecia ao Anti-Papa, o de Avignon. No Vaticano e nas capitais cristãs fieis, uma cruzada contra CASTELA tinha  mesmo sido projectada !!! Em consequência de tudo isso, famìlias da GALIZA, de CASTELA ou de ARAGÃO, por fidelidade ao Papa de Roma, instalaram-sse nesses tempos em PORTUGAL. E muitas teriam criado raiz.
Mas na Galiza mesmo, o poder dos MARIÑOS suscita muita inveja. Entre outros, o Arcebispo de Santiago de Compostela. Santiago fica a uns 30 Klm de NOIA, feudo dos  MARINHOS e lugar onde eles permanecem habitualmente. VIMIANZO e NOIA são as estâncias preferidas dessa famìlia. As questões judiciais entre os MARINHOS  e os diferentes Arcebispos ocupam metros e metros de gavetas nos  Arquivos  Espanhois. Eles  estão também em contendas judiciais com o rei.

O feito històrico mais dramàtico para esta famìlia ocorreu quando o chefe de famìlia era Rui (ROY) II SOGA MARIÑOda LOBEIRA, filho de Pedro PAES MARIÑO e de Sancha Inês MARIÑO da LOBEIRA. Em certa ocasião  ele toma partido por um arcebispo de Santiago contra um outro. Segue-se uma questão no tribunal. O rei Alfonso XI de CASTELA condana o Rui SOGA a devolver certainas vilas, assim como a pagar uma enorme quantia, coisas a que SOGA se recusa. Afonso XI retoma pela força VIMIANZO e dà-o ao Arcebispo de Santiago de Compostela.
Para ajudar o filho e para garantir a sua emancipação, os pais entram em  dois conventos separados e, por um acto notarial, em data do 19-03-1378, abandonam tudo o que possuìam a favor dele. Inùtil ! Rui SOGA não se  submete às ordens do rei. Mas, pouco tempo depois cai numa embuscada, e deante da linda igreja romana de NOIA, na praça principal, Rui SOGA MARINHO da LOBEIRA é decapitado por « ter desobedecido ao seu rei ».
E mesmo apòs a sua morte, em 1383, o rei João I ( XOAN) exige dos seus herdeiros o pagamento de 213.000 maravedis, a entregar a Pedro RUIZ SARMIENTO, adelantado-mor da GALIZA e a deduzir de 500.000 maravedis, que o rei ele mesmo deve ao SARMIENTO.
No dia 22-10-1383 as dìvidas dos MARINHOS quanto ao adelantado-mor da Galiza, Pedro RUIZ  SARMIENTO, foram liquidadas, e é  ante notàrio e testemunhas que em 07-03-1384, Frei Payo MARINHO, frade no convento de Bonaval e a sua esposa, freira no convento de Belvis, sob o nome de  Irmã Sancha VASQUEZ MARIÑO da LOBEIRA, denunciam e protestam contra a pretensão mantida  pelo Arcebispo Garcia MANRIQUE sobre essa dìvida.
Durante dezenas de anos, os descendentes de Rui SOGA ficaram envolvidos em questões em justiça para recuperar o que eles consideravam lhes ser devido. Os pobres pais, tendo visto morrer o filho e tendo-se despojado voluntària e inùtilmente de todos os bens para o salvar, jà não são deste mundo quando  no dia 21-02-1391, o Arcebispo MANRIQUE subscreve à liquidação da dita dìvida.
Na origem desta tràgica situação  encontra-se  o facto de os MARINOS, como descendentes dos TRABA ou TRASTAMARA, não reconhecerem a autoridade do rei de CASTELA, sò se considerando vassalos dos reis da GALIZA. Ora, o reino da GALIZA tinha sido assimilado pelo reino de LEON e mais tarde ambos os reinos foram  assimilados pelo de CASTELA.
E essa insubordinação dos TRASTAMARA face a TOLEDO e MADRID, manifesta-se ainda uns 100 anos mais tarde, pelo comportamento do Rui SOGA MARIÑO da LOBEIRA.
Hà associações culturais que militam pela autonomia da GALIZA e da Lìngua Galega, que escolheram o  nome de Rui SOGA. E a ironia desta història é que desta famìlia TRASTAMARA saìram mais tarde vàrios reis de Castela e da Espanha.
À dinastia dos TRASTAMARA pertenciam entre outros Henrique IV de CASTELA e a sua irmã Isabel a Catòlica. E que apesar de «  acidentes » no decurso do tempo, os favores do trono destinados aos MARINHOS  mantiveram-se e  aparecem ainda na concessão do titulo de Marquês atribuido pelo rei Filipe V, em 17-12-1705 a Antònio MARIÑO de LOBEIRA y  ANDRADE LEMOS y SOTOMAYOR.

Rui SOGA MARINO da LOBEIRA não pertence à minha àrvore genealògica. Ele pertencia a um ramo colateral.
O casamento em 1170 de Mariana MARINHO com o cavaleiro italiano  FRAIÃO, deu entre outros filhos nascimento  a D. João FORJAZ (ou FROILAZ) MARINHO, nascido em NOIA, que casou com Elvira ORDONEZ de BOVIDA,
Este casal teve vàrios filhos entre os quais Martim e Pedro. Ambos se chamam ANES  ou EANES (filho de Joao)  MARINHO.

O MARINO de quem descendia Rui SOGA era provàvelmente Martim ANES ou EANES MARINHO.

O MARINO, meu antepassado, era provàvelmente um irmão do Martim, ou seja o Pedro ANES MARINO.

FRAIAO marié à D. Mariana MARINHO

D. Joao FORJAZ MARINHO marié à Elvira ORDONEZ de BOVIDA

D. Pedro ANES MARINHO marié à Sancha VASQUEZ SARRAZA

D. Joao PIRES MARINHO marié à D.  Teresa PAIS MARINHO

Pedro ANES MARINHO marié à  D. Beatriz RODRIGUES de LIMA

D Vasco PEREZ MARINHO évêque d’Orense avec Teresa RODRIGUES de VALADARES

Pedro ANES MARINHO  marié à   Mécia LOPES TABUADA

Vasco MARINHO marié à Joana LOPES ALDAO

Joana MARINHO avec Alvaro VAZ BACELAR

D. Vasco MARINHO de CASTRO, Protonotaire Apostolique avec  Bernaldina ANICIA

Joana MARINHO da LOBEIRA mariée à D. Lançarote FALCÃO

Dionisio MARINHO FALCÃO marié à Isabel de ALMEIDA

Joao FALCÃO marié à Potência VAZ

Catarina MARINHO FALCÃO mariée à Joao RODRIGUES VILARINHO ou BACELAR

Catarina MARINHO mariée à Manuel ALVARES

João RODRIGUES VILARINHO, o Saramago,  marié à Francisca SOARES de BRITO

Ana SOARES de BRITO ou Ana RUIZ SOARES mariée à Manuel de CASTRO e ARAUJO

Caetana de CASTRO SOARES mariée à Antonio ALVARES de SOUSA

Ana ALVES de SOUSA mariée à Lourenço José FERNANDES

Rosa Quitéria ALVES FERNANDES mariée à Manuel Nicolas LORENZO de PUGA

Manuel José de JESUS PUGA marié à Maria da Natividade RODRIGUES

Manuel JESUS de PUGA marié à Ana Joaquina BALEIXO

Laura da Conceiçao PUGA mariée à Joaquim José PEREIRA JUNIOR

Joao Antonio PUGA PEREIRA marié à Amândia SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES

Natércia Estela SENDIM de RIBAS-LIRA RODRIGUES PUGA PEREIRA mariée à Pierre LAFORIE

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